Référendum du 28 septembre 1958

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Le référendum du 28 septembre 1958, proposé sous la présidence de la République de René Coty et du gouvernement dirigé par Charles de Gaulle, demandait aux Français de ratifier le projet de Constitution préparé par le Comité Consultatif Constitutionnel et le Parlement sous l'égide de Michel Debré et du Président du Conseil, le général De Gaulle. Ce texte celui de la constitution posait les fondements de la Cinquième République.

Confortée par plus des quatre cinquièmes des voix, la nouvelle constitution fut promulguée le 4 octobre 1958 et la Ve République proclamée le jour suivant.

Dans les colonies françaises le référendum vise également à la création de la Communauté française. La Guinée est la seule à rejeter le référendum et à accéder à l'indépendance.

Positions des entités politiques[modifier | modifier le code]

Les partis qui militèrent en faveur du oui au référendum pour l'établissement de la Ve République :

A contrario, les partis qui firent campagne pour le non :

Résultats (métropole et colonies)[modifier | modifier le code]

La question posée aux Français était : Approuvez-vous la Constitution qui vous est proposée par le Gouvernement de la République?


Nombre Pourcentage des inscrits Pourcentage des votants Pourcentage des suffrages exprimés
Inscrits 47 249 142      
Abstention 9 151 289 19,37 %    
Votants 38 097 853 80,63 %    
Blancs ou nul 418 297   1,10 %  
Exprimés 37 679 556   98,90 %  
OUI 31 123 483 65,87 %   82,60 %
NON 6 556 073 13,88 %   17,40 %


Non :
6 556 073 (17,40 %)
Oui :
31 123 483 (82,60 %)


Résultats en Algérie[modifier | modifier le code]

Concernant la signification du référendum en l'Algérie, le général de Gaulle déclare le 30 août 1958:

« Par leur vote, les habitants de l’Algérie vont fournir une réponse à la question de leur propre destin. Les bulletins qu’ils mettront dans l’urne auront, sur un point capital, une claire signification. Pour chacun, répondre « oui » dans les circonstances présentes, cela voudra dire, tout au moins, que l’on veut se comporter comme un Français à part entière et que l’on croit que l’évolution nécessaire de l’Algérie doit s’accomplir dans le cadre français[1] »

96 % des Algériens, Européens et Musulmans, soit 75 % des 4 412 171 électeurs inscrits, disent OUI à la nouvelle Constitution malgré les appels en faveur du boycott lancé par le FLN. Il s'agit du premier scrutin auquel les femmes algériennes participent[2],[3]. Après les résultats du référendum en Algérie, de Gaulle déclare le 3 octobre à Constantine :

« Trois millions et demi d'hommes et de femmes d'Algérie, sans distinction de communauté et dans l'égalité totale, sont venus des villages de toutes les régions et des quartiers de toutes les villes apporter à la France et à moi-même le bulletin de leur confiance. Ils l'ont fait tout simplement sans que nul ne les y contraignent et en dépit des menaces que des fanatiques font peser sur eux, sur leurs familles et sur leurs biens. Il y a là un fait aussi clair que l'éclatante lumière du ciel. Et ce fait est capital ... pour cette raison qu'il engage l'une envers l'autre et pour toujours l'Algérie et la France[4] »

Résultat du territoire des Comores[modifier | modifier le code]

La campagne a surtout porté sur l'intégration ou non à la communauté française. Les élites locales favorable à l'indépendance considéraient que les Comores n'étaient pas prêtent à l'indépendance car économiquement non autosuffisant, cette nouvelle constitution allait cependant permettre d'obtenir une autonomie non négligeable. Les plus opposés à l'indépendance à Mayotte, cultivent leur proximité avec le gouvernement français et appellent également à voter pour. L'accord a été approuvé à 97,3 %[5].

Choix Votes %
Pour 63,899 97.33
Contre 1,756 2.67
Invalides/votes blancs 265
Total 65,920 100
Inscrits 71,099 92.72
Source: Direct Democracy

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Charles de Gaulle, Discours et messages: Avec le renouveau, mai 1958-juillet 1962, Éditions Édito-Service, 1970, v5, p.40
  2. Pascal Le Pautremat, La politique musulmane de la France au XXè siècle; de l'héxagone aux terres d'Islam. Espoirs, réussites et échecs, 2003, Éditions Maisonneuve et Larose, pp. 438-439
  3. Lucien Neuwirth, Référendum du 28 septembre 1958, vidéo sur Ina.fr
  4. Maurice Allais, Les accords d'Évian, 1962, p.120
  5. (de)Frankreich, 28. September 1958 : Verfassung

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]