François Billoux

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François Billoux
Fonctions
Député des Bouches-du-Rhône
1936-1940
1945-1978
Gouvernement IIIe République - Gouvernement provisoire de la République française - IVe République - Ve République
Groupe politique communiste
Successeur Guy Hermier
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Saint-Romain-la-Motte
Date de décès (à 74 ans)
Lieu de décès Menton

François Billoux, né le à Saint-Romain-la-Motte (Loire) et mort le à Menton (Alpes-Maritimes), est un homme politique français.

Membre du Parti communiste français, il a été député des Bouches-du-Rhône et ministre de la Santé publique, puis de l’Économie nationale, puis de la Reconstruction et de l’Urbanisme, et de la Défense nationale.

Biographie[modifier | modifier le code]

François Billoux est fils des métayers vignerons Michel Billoux et Marie Chavroche. Sur l'instigation de son père, il adhère en 1917 aux Jeunesses socialistes.

En 1919, il s'inscrit à la CGT dans l'entreprise commerciale où il travaille, puis en à la section SFIO de Roanne qu'il fait adhérer à l'Internationale communiste. Il est secrétaire général de la Jeunesse communiste en 1924. Il entre au comité central en 1926 et devient membre titulaire du Bureau politique dès 1936.

Il est élu député des Bouches-du-Rhône à la Chambre des députés en 1936.

Accusé d'avoir participé à la constitution du Groupe ouvrier et paysan français à la Chambre, en remplacement du groupe communiste dissous, et propagé des « mots d’ordre émanant de la IIIe Internationale », François Billoux est arrêté le , déchu de son mandat le et condamné le par le 3e tribunal militaire de Paris à 5 ans de prison, 4 000 francs d'amende et 5 ans de privation de ses droits civiques et politiques[1].

En , il est transféré à la centrale de Maison-Carrée à Alger où il retrouve 27 autres parlementaires communistes[2]. Il est libéré après le débarquement allié en Afrique du Nord en 1943.

En , François Billoux fait partie de la première Assemblée consultative provisoire siégeant à Alger (1943-1944). Il souhaite faire porter l'effort sur l'épuration et le renforcement de l'armée[3]. Le , il est remplacé par Étienne Fajon, après avoir été nommé commissaire d'État au Comité français de Libération nationale.

Membre des deux Assemblées constituantes, il est député jusqu’en 1978 et plusieurs fois membre du gouvernement.

Il est directeur politique de La Marseillaise, puis dès 1956 de France-Nouvelle pendant l’affaire Servin-Casanova. Il quitte le secrétariat du Comité central en 1956 après en avoir fait partie pendant deux ans.

Distinction[modifier | modifier le code]

François Billoux était commandeur de l’Ordre de la Santé publique[1].

Mandats exécutifs[modifier | modifier le code]

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Autres mandats[modifier | modifier le code]

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • Quand nous étions ministres, Éditions sociales, 1972.

Sources[modifier | modifier le code]

  • « François Billoux », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b notice BILLOUX François, par Antoine Olivesi, maitron-en-ligne.univ-paris1.fr
  2. Philippe Robrieux, Histoire intérieure du parti communiste, t. IV, Notice biographique de François Billoux, Fayard, 1984, p. 98-101.
  3. Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly), assemblee-nationale.fr

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]