Jean-Baptiste-Marie Campenon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Jean-Baptiste-Marie-Édouard Campenon, né à Tonnerre (Yonne) le et mort à Neuilly-sur-Seine le , général et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il étudie à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr d'où il sort le avec le grade de sous-lieutenant[1].

Pour certains, c'est en 1850, alors qu'il est officier de l'armée française en poste à Lyon, qu'il traduit secrètement, sous le nom de Baron R..., « Le Jardin parfumé »[2], ouvrage également connu sous le nom de « La Prairie parfumée ». Il attendra 1876 pour publier sa traduction[3].

Mais pour d'autres, c'est devant Sébastopol qu'il commence cette traduction qu'il ne terminera jamais[4].

Après le Coup d'État du 2 décembre 1851, il refuse de prêter serment au prince président et, exilé par Louis-Napoléon en Tunisie, il participe à la réorganisation des troupes de l'armée beylicale tunisienne en tant qu'instructeur militaire étranger.

Il est l'auteur de nombreux faits d'armes en Crimée, en Algérie, en Chine et lors de la guerre de 1870.

Ami de Gambetta, il est plusieurs fois ministre de la guerre en 1881, puis 1883 et 1885. En avril, mai et juin 1884, il se prononce nettement, à la Chambre des députés pour un service militaire d'une durée de trois ans, sans exception[5].

Sénateur inamovible à partir du , il meurt en 1891 à Neuilly-sur-Seine, adversaire acharné de l'aumônerie militaire […] ce triste et grossier soldat a eu pour dernier exploit de se commander des obsèques civiles, indique le journal La Croix du [6]. Il est inhumé dans le cimetière Saint-Pierre de Tonnerre.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gustave Vapereau, « Campenon, Jean Baptiste Marie Edouard » dans Le Dictionnaire universel des contemporains, Paris, Hachette, 1880. (p. 10) (OCLC 36982383)

Liens externes[modifier | modifier le code]