Yvon Bourges

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Yvon Bourges
Illustration.
Yvon Bourges, octobre 1984.
Fonctions
Président du conseil régional de Bretagne

(11 ans, 11 mois et 26 jours)
Prédécesseur Raymond Marcellin
Successeur Josselin de Rohan
Sénateur français

(17 ans, 11 mois et 28 jours)
Élection 28 septembre 1980
Réélection 24 septembre 1989
Circonscription Ille-et-Vilaine
Ministre de la Défense

(5 ans, 8 mois et 1 jour)
Président Valéry Giscard d'Estaing
Gouvernement Jacques Chirac I
Raymond Barre I, II et III
Prédécesseur Jacques Soufflet
Successeur Joël Le Theule
Ministre du Commerce et de l'Artisanat

(8 mois et 29 jours)
Président Georges Pompidou
Gouvernement Pierre Messmer I
Prédécesseur Jean Bailly (Commerce)
Gabriel Kaspereit (Artisanat)
Successeur Jean Royer
Secrétaire d'État aux Affaires étrangères

(3 ans, 11 mois et 24 jours)
Président Charles de Gaulle
Georges Pompidou
Gouvernement Couve de Murville
Chaban-Delmas
Prédécesseur Jean de Broglie
Successeur André Bettencourt (ministre délégué)
Député français

(2 ans, 9 mois et 17 jours)
Circonscription Georges Coudray
Prédécesseur 6e circonscription d'Ille-et-Vilaine
Successeur Jean Hamelin

(1 an, 10 mois et 27 jours)
Circonscription Georges Coudray
Prédécesseur Jean Hamelin
Successeur 6e circonscription d'Ille-et-Vilaine
Maire de Dinard
Prédécesseur Yves Verney
Successeur André Masson

(17 ans, 11 mois et 26 jours)
Prédécesseur André Masson
Successeur Marius Mallet
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Pau (Basses-Pyrénées, France)
Date de décès (à 87 ans)
Lieu de décès 5e arrondissement de Paris (France)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique UNR-UDT (1962-1976)
RPR (1976-1998)
Profession Haut fonctionnaire
Ministres de la Défense

Yvon Bourges, né le à Pau (Basses-Pyrénées) et mort le à Paris 5e (hôpital du Val-de-Grâce), est un haut fonctionnaire et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de colonel, il est diplômé de la faculté de droit de Rennes et titulaire d'un certificat d'aptitude à la profession d'avocat[1].

Résistant gaulliste dès 1940[2], il entre en 1942 dans l'administration préfectorale, comme attaché à la préfecture de Rennes en 1942, chef du cabinet du préfet de la Somme deux ans plus tard, au cabinet du préfet d'Ille-et-Vilaine Philibert Dupard, puis du préfet Roger Martin qui sera arrêté à la Libération. Yvon Bourges participe alors à la transition des pouvoirs et est ensuite nommé à Amiens puis à Strasbourg. À seulement 25 ans, il devient, en 1947, sous-préfet d'Erstein[3].

En 1951, à la demande du haut commissaire Bernard Cornut-Gentille, il intègre l'administration en Afrique-Équatoriale française(AEF) dont il prépare l'indépendance. Gouverneur de la Haute-Volta en 1956, puis Haut commissaire de l'AEF à partir de juillet 1958[2], il écrit alors beaucoup d'articles, notamment des « Conseils d'un colon à ses successeurs », dans le journal La Roue, organe indépendant paraissant au Soudan français dans les années 1950-1960[4].

En 1961, il rejoint la France à la demande du ministre de l'Intérieur Roger Frey qui le nomme directeur de cabinet, poste auquel il doit faire face aux actions de l'OAS[1].

Il entre en politique en 1962 comme député UNR d'Ille-et-Vilaine et maire de Dinard jusqu'en 1967. Charles de Gaulle le nomme en 1965 secrétaire d'État à la Recherche scientifique, puis secrétaire d'État à l'Information (1966-1967), à la Coopération (1967-1968) et aux Affaires étrangères (1968-1969). En mars 1966, il interdit Suzanne Simonin, la Religieuse de Diderot de Jacques Rivette[1].

Après l'élection de Georges Pompidou, il est reconduit au secrétariat aux Affaires étrangères jusqu'en 1972, quand il devient ministre du Commerce et de l'Artisanat pour 9 mois. Il retrouve les bancs du gouvernement sous Valéry Giscard d'Estaing en 1975 comme ministre de la Défense, poste auquel il augmente le budget des armées, modernise l'équipement des armées par l'adoption notamment du FA-MAS en 1975 et le lancement du Rafale en 1978 et du sous-marin nucléaire l'Inflexible. Il a comme Secrétaire d'État le général Marcel Bigeard. Il quitte le gouvernement pour entrer au Sénat en 1980[1],[2].

Conseiller général de 1964 à 1988, il retrouve la tête de la mairie de Dinard entre 1971 et 1989, et, succédant à Raymond Marcellin, il préside le conseil régional de Bretagne de 1986 à 1998[1]. Député européen de 1973 à 1975, il préside le Mouvement paneuropéen à partir de 1993 et publie en 1999 L’Europe notre destin[2].

En 1998, il prend sa retraite et ne se représente ni aux régionales, ni aux sénatoriales[1].

Yvon Bourges est le père de 5 enfants. Son épouse Odile est décédée en 2015 à 92 ans.

Synthèse des fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

  • Député gaulliste (de l'UNR-UDT au RPR) de la 6e circonscription d'Ille-et-Vilaine :
    • du 6 décembre 1962 au 23 mars 1965 (nommé secrétaire d'État)
    • du 3 avril 1967 au 7 mai 1967 (nommé secrétaire d'État)
    • du 11 juillet 1968 au 12 août 1968 (nommé secrétaire d'État)
    • du 2 avril 1973 au (nommé ministre)
    • du 3 avril 1978 au 5 mai 1978 (nommé ministre)
  • Sénateur RPR d'Ille-et-Vilaine
    • du 2 octobre 1980 au 30 septembre 1998

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Distinction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f « La mort d'Yvon Bourges, figure du gaullisme » sur le site du Figaro
  2. a b c et d François Broche, « Hommage à Yvon Bourges », Fondation Charles-de-Gaulle, 2009
  3. http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=14822
  4. voir le site sur l'abolition de l'esclavage en Martinique et en Guadeloupe
  5. Décret du 11 juillet 2008 publié au JO du 13 juillet 2008.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]