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Troels Lund Poulsen

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Troels Lund Poulsen
Illustration.
Troels Lund Poulsen en 2026.
Fonctions
Président du Parti libéral
En fonction depuis le
(2 ans, 7 mois et 26 jours)
Prédécesseur Jakob Ellemann-Jensen
Vice-Premier ministre du Danemark

(2 ans, 7 mois et 11 jours)
Premier ministre Mette Frederiksen
Gouvernement Frederiksen II
Prédécesseur Jakob Ellemann-Jensen
Successeur Poste supprimé
Ministre de la Défense[a]

(2 ans, 9 mois et 12 jours)
Premier ministre Mette Frederiksen
Gouvernement Frederiksen II
Prédécesseur Jakob Ellemann-Jensen
Successeur Jeppe Bruus
Ministre de l'Économie[b]

(1 mois)
Premier ministre Mette Frederiksen
Gouvernement Frederiksen II
Prédécesseur Jakob Ellemann-Jensen
Successeur Stephanie Lose

(8 mois et 7 jours)
Premier ministre Mette Frederiksen
Gouvernement Frederiksen II
Prédécesseur Simon Emil Ammitzbøll (indirectement)
Successeur Jakob Ellemann-Jensen
Ministre de l'Emploi

(2 ans, 6 mois et 30 jours)
Premier ministre Lars Løkke Rasmussen
Gouvernement Løkke Rasmussen III
Prédécesseur Jørn Neergaard Larsen
Successeur Peter Hummelgaard Thomsen
Ministre du Commerce et de la Croissance

(1 an et 5 mois)
Premier ministre Lars Løkke Rasmussen
Gouvernement Løkke Rasmussen II
Prédécesseur Henrik Sass Larsen
Successeur Brian Mikkelsen
Ministre de l'Éducation

(6 mois et 25 jours)
Premier ministre Lars Løkke Rasmussen
Gouvernement Løkke Rasmussen I
Prédécesseur Tina Nedergaard
Successeur Christine Antorini
Ministre de la Fiscalité

(1 an et 13 jours)
Premier ministre Lars Løkke Rasmussen
Gouvernement Løkke Rasmussen
Prédécesseur Kristian Jensen
Successeur Peter Christensen
Ministre de l'Environnement

(2 ans et 3 mois)
Premier ministre Anders Fogh Rasmussen
Lars Løkke Rasmussen
Gouvernement Fogh Rasmussen III
Løkke Rasmussen
Prédécesseur Connie Hedegaard
Successeur Karen Ellemann
Biographie
Nom de naissance Troels Lund Poulsen
Date de naissance (50 ans)
Lieu de naissance Vejle (Danemark)
Nationalité Danoise
Parti politique Venstre

Troels Lund Poulsen, né le à Vejle (Danemark), est un homme politique danois, actuel président du parti Venstre. Député au Folketing depuis 2001, il est ministre à plusieurs reprises sous les gouvernements d'Anders Fogh Rasmussen et de Lars Løkke Rasmussen, et vice-Premier ministre dans le deuxième gouvernement de Mette Frederiksen de 2023 à 2026.

Troels Lund Poulsen est élu député au Folketing pour la première fois lors des élections législatives de 2001 et met alors en suspens ses études d'histoire à l'université de Copenhague[1]. Il devient alors le porte-parole de son groupe parlementaire pour la politique étrangère, un poste qu'il conserve après sa réélection pour un second mandat lors des élections de [2].

En , il succède à Jens Rohde comme porte-parole politique du parti, après que ce dernier ait annoncé son retrait de la politique[3].

Il remporte un troisième mandat au Folketing lors des élections législatives anticipées de [4]. Après le scrutin, il est nommé ministre de l'Environnement dans le gouvernement Fogh Rasmussen III, devenant alors le plus jeune ministre de l'Histoire à être issu de son parti[5]. Comme presque tous les ministres, il conserve son poste quand Lars Løkke Rasmussen devient Premier ministre en . En , alors en déplacement au Moyen-Orient, il reçoit une montre Rolex qu'il considère comme un cadeau personnel et l'utilise. Après que l'existence de la montre soit révélée quelques mois plus tard, cela suscite la controverse ; il décide de la remettre au gouvernement danois, tout en estimant ne pas avoir violé les règles sur la réception de cadeaux par les ministres[6].

Lors d'un remaniement ministériel le , il devient ministre de la Fiscalité[7].

Au cours d'un nouveau remaniement ministériel le , il devient ministre de l'Éducation[8]. Il conserve ce poste jusqu'à l'investiture en du gouvernement Thorning-Schmidt I, à la suite de la victoire du bloc de gauche aux élections législatives du , lors desquelles Poulsen remporte un quatrième mandat[9]. Après le scrutin, il devient le pote-parole de son groupe parlementaire pour les questions de défense, et préside la délégation danoise auprès de l'assemblée parlementaire de l'OTAN[2].

Quelques semaines après son retour dans l'opposition, il est soupçonné d'avoir, dans le cadre de son mandat au ministère de la Fiscalité et à travers son conseiller Peter Arnfeldt, joué un rôle dans la fuite d'informations fiscales confidentielles concernant la leader sociale-démocrate Helle Thorning-Schmidt, afin de la discréditer avant les élections de 2011[10]. Poulsen prend alors un congé du Folketing, tandis qu'une commission d'enquête y est ouverte, devant laquelle il affirme ne pas avoir interféré dans le dossier. Si la commission estime dans ses conclusions que Poulsen été trop impliqué dans la gestion de l'affaire, elle ne parvient pas à identifier le responsable de la fuite d'informations[11].

En dépit de la controverse, il revient au gouvernement quand Lars Løkke Rasmussen retrouve son poste de Premier ministre après les élections législatives de , cette fois comme ministre du Commerce et de la Croissance[11]. Le , quand Lars Løkke Rasmussen forme un nouveau gouvernement pour y inclure le Parti populaire conservateur et l'Alliance libérale, il est nommé ministre de l'Emploi[12].

Il remporte un sixième mandat de député lors des élections législatives de , qui marquent le retour de son parti dans l'opposition[13]. Durant la mandature, il est le porte-parole de son parti pour les finances[14].

Il est réélu pour un septième mandat lors des élections législatives anticipées de [15]. Alors que Venstre intègre le gouvernement Frederiksen II formé le après le scrutin, il devient ministre de l'Économie[16]. Le , il devient ministre de la Défense par intérim pour la durée du congé de Jakob Ellemann-Jensen[17]. Le congé de ce dernier durant plusieurs mois, il se met en retrait de ses fonctions au ministère de l'Économie à partir du , qui sont alors assurées à titre d'intérim par Stephanie Lose[18]. Ellemann-Jensen fait son retour le [19].

Seulement trois semaines après leur retour à leurs fonctions ministérielles de plein exercice respectives, Poulsen et Ellemann-Jensen échangent leur portefeuille le , faisant donc du premier le ministre de la Défense à temps plein[20].

Le , Ellemann-Jensen annonce son départ définitif de la vie politique. Poulsen est alors nommé pour reprendre ses fonctions de vice-Premier ministre et de ministre de l'Économie, en plus de ses fonctions de ministre de la Défense[21]. Il annonce le sa candidature à la succession d'Ellemann-Jensen comme président de Venstre[22]. Il est élu à la tête du parti le , et est remplacé comme ministre de l'Économie par Stephanie Lose le , tandis qu'il conserve ses fonctions de ministre de la Défense et de vice-Premier ministre[23].

En , il annonce que Venstre soutient désormais le retrait du Danemark de la convention européenne sur la nationalité si le gouvernement ne parvenait pas à la faire amender, marquant une rupture importante dans la ligne du parti en matière migratoire[24]. Si cette déclaration est bien accueillie par les partis de l'opposition conservatrice et nationaliste, elle suscite la controverse chez les partenaires de coalition de Venstre et l'opposition de gauche[25].

Élections législatives de 2026

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Le , la Première ministre Mette Frederiksen annonce la convocation d'élections législatives anticipées le . Déclarant vouloir éviter le retour d'une majorité dirigée par Frederiksen seulement formée par les partis de gauche, Troels Lund Poulsen annonce le jour-même sa candidature au poste de Premier ministre, déclarant vouloir former un gouvernement avec les partis de droite du traditionnel bloc bleu, marquant ainsi une forme de retour à l'affrontement traditionnel entre un bloc de gauche emmené par les sociaux-démocrates et un bloc de droite emmenéé par Venstre[26]. S'il explique que la formation d'unn gouvernement de droite constitue son premier objectif, il refuse d'exclure de participer de nouveau après le scrutin à un gouvernement dirigé par les sociaux-démocrates[27]. Après l'annonce de sa candidature, il reçoit le soutien de deux partis du bloc bleu, le Parti populaire conservateur et le Parti populaire danois[28],[29]. La présidente des Démocrates danois, Inger Støjberg, se dit elle prête à soutenir la candidature de Troels Lund Poulsen comme Premier ministre, à la condition qu'il exclue de former une nouvelle fois un gouvernement avec les sociaux-démocrates après le scrutin[30]. Toutefois, le président de l'Alliance libérale, Alex Vanopslagh, déclare qu'en cas de majorité de droite, le poste de Premier ministre devrait revenir au chef de file de la première des cinq forces du bloc bleu, et se dit prêt à prendre le rôle[31].

Lors du scrutin, Venstre parvient à se maintenir à la première place parmi les partis du bloc de droite mais, avec 10,1 % des suffrages, obtient le pire résultat de son histoire[32]. Alors que ni la gauche ni la droite ne remportent de majorité absolue, plaçant les centristes des Modérés dans une position de faiseur de roi en vue des négociations, Troels Lund Poulsen appelle à la constitution d'un gouvernement du bloc de droite élargi aux Modérés, et exclut de participer de nouveau à une coalition avec les sociaux-démocrates[33]. Le lendemain du scrutin, c'est toutefois la sociale-démocrate Mette Frederiksen qui est nommée formatrice royale, avec la mission de négocier la formation d'un nouveau gouvernement[34].

Le , 44 jours après la désignation de Mette Frederiksen comme formatrice royale, Lars Løkke Rasmussen annonce retirer son soutien à la Première ministre sortante comme leader des négociations. Il demande alors une nouvelle série de consultations royales lors desquelles il désignerait Troels Lund Poulsen comme nouveau formateur[35]. Après ces nouvelles consultations tenues le jour-même, il est désigné formateur royal, avec la mission de former un gouvernement duquel seraient exclus les sociaux-démocrates et les Modérés, le Parti populaire danois ayant promis de censurer tout gouvernement auquel ils participeraient[36]. Sa capacité à former un gouvernement reste toutefois jugée très incertaine par la presse danoise[37],[38].

Le , il annonce vouloir tenter de former un gouvernement de centre-droit minoritaire avec Venstre, l'Alliance libérale le Parti populaire conservateur, et en espérant bénéficier du soutien sans participation du Parti populaire danois, des Modérés, des Démocrates danois, de Radikale Venstre et du Parti citoyen[39]. Le , Lars Løkke Rasmussen rejette toutefois une telle coalition, ne voulant pas soutenir un gouvernement dont la majorité dépendrait du Parti populaire danois et insistant sur la participation des Modérés au prochain exécutif[40]. Troels Lund Poulsen annonce alors renoncer à former un tel gouvernement, et une nouvelle série de consultations royales est annoncée pour le lendemain[41]. Mette Frederiksen est de nouveau désignée comme formatrice royale à l'issue des nouvelles consultations[42].

Notes et références

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  1. Il occupe déjà la fonction de manière provisoire du au , pendant le congé maladie de Jakob Ellemann-Jensen.
  2. Il se met en congé du ministère du au , alors qu'il assure les fonctions de ministre de la Défense par intérim.

Références

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  1. (da) « Troels Lund har misset studie-deadline », sur avisen.dk, (consulté le )
  2. 1 2 (da) « Troels Lund Poulsen (V) », sur ft.dk (consulté le )
  3. (da) « Troels Lund vil afløse Jens Rohde », sur politiken.dk, (consulté le )
  4. (da) « Folketingsvalget den 13. november 2007 », sur valg.im.dk (consulté le )
  5. (da) « Troels Lund Poulsen er yngste V-minister nogensinde », sur politiken.dk, (consulté le )
  6. (da) « Troels Lunds Rolex-ur er låst inde i et pengeskab, men nu spøger det igen », sur dr.dk, (consulté le )
  7. (da) « Troels Lund Poulsen skifter plovfure », sur politiken.dk, (consulté le )
  8. (da) « Minister mangler uddannelse », sur jyllands-posten.dk, (consulté le )
  9. (da) « Folketingsvalg torsdag 15. september 2011 - Valgte kandidater og stedfortrædere », sur Danmarks Statistik (consulté le )
  10. (da) « Presset stiger på Troels Lund Poulsen », sur dr.dk, (consulté le )
  11. 1 2 (da) « Troels Lund Poulsen tilbage som minister efter skattesag », sur jyllands-posten.dk, (consulté le )
  12. (da) « Her er hele Danmarks nye ministerhold », sur tv2.dk, (consulté le )
  13. (da) « Folketingsvalg onsdag 5. juni 2019 - Valgte kandidater og stedfortrædere », sur Danmarks Statistik (consulté le )
  14. (da) « Inger Støjberg bliver retsordfører i Venstre », sur dr.dk, (consulté le )
  15. (da) « Folketingsvalg tirsdag 1. november 2022 - Valgte kandidater og stedfortrædere », sur Danmarks Statistik (consulté le )
  16. (da) « Se listen: Disse 23 mænd og kvinder udgør ministerholdet i Danmarks nye regering », sur dr.dk, (consulté le )
  17. (da) « Kollega om Ellemann-Jensen: Han har været spændt enormt hårdt for », sur tv2.dk, (consulté le )
  18. (da) « Stephanie Lose bliver midlertidig økonomiminister », sur dr.dk, (consulté le )
  19. (da) « Ellemann: At blive ramt af stress kan opleves som en dødsdom », sur tv2.dk, (consulté le )
  20. (da) « Troels Lund skal rydde op, lave politisk forlig og finde motivationen i sit nye job », sur altinget.dk, (consulté le )
  21. (da) « Mange peger på Troels Lund Poulsen som V-formand - selv smiler han bare », sur dr.dk, (consulté le )
  22. (da) « Troels Lund Poulsen stiller op som formand for Venstre », sur altinget.dk, (consulté le )
  23. (da) « Pludselig gik det op for Venstres bagland, at Troels Lund Poulsen har en datter », sur dr.dk, (consulté le )
  24. (da) « Venstre er klar til historisk opgør, der ændrer dansk udlændingepolitik », sur Berlingske, (consulté le )
  25. (da) « Regeringspartier uenige i Venstres ønske om udmelding af konvention: 'Det klogeste er at true med at blive' », sur DR, (consulté le )
  26. (da) Laura Kirkebæk-Johansson, « Troels Lund Poulsen melder sig som statsministerkandidat », sur DR, (consulté le )
  27. (da) Stine Lindegaard, « Uanset hvor mange gange han bliver spurgt, vil Troels Lund ikke ultimativt afvise Mette Frederiksen », sur DR, (consulté le )
  28. (da) Emil Gjerding Nielson, « DF peger på Troels Lund », sur TV 2 Danmark, (consulté le )
  29. (da) « Mona Juul til blå partier: Peg på Troels Lund Poulsen », sur Dagbladet Børsen, (consulté le )
  30. (da) Claes Theilgaard, « Støjberg lægger pres på Troels Lund: Udeluk Mette Frederiksen », sur B.T., (consulté le )
  31. (da) Anders Redder, « Vanopslagh med vild udmelding på dag ét: Hvis én ting sker, er han »klar til at tage ansvaret på mig som statsminister« », sur Jyllands Posten, (consulté le )
  32. (da) « Venstre får det værste valgresultat i partiets historie », sur Kristeligt Dagblad, (consulté le )
  33. (da) Per Thiemann, Morten Skærbæk et Kristian Corfixen, « Troels Lund Poulsen lukker døren for at gå i regering med Socialdemokratiet », sur Politiken, (consulté le )
  34. (da) Tobias Bonde Simonsen, « Mette F. udpeget som kongelig undersøger – men det kommer med betingelser », sur TV 2 Danmark, (consulté le )
  35. (da) Mathias Gram, « Lars Løkke peger på Troels Lund som kongelig undersøger », sur Jyllands Posten, (consulté le )
  36. (en) Sarah Lund Cardel, « Troels Lund Poulsen bliver ny kongelig undersøger », sur Ekstra Bladet, (consulté le )
  37. (da) Bent Winther, « Bent Winther: Bliver han bare en pauseklovn? », sur Berlingske, (consulté le )
  38. (da) Niels Th. Dahl, « Trods Løkkes håndgranat er en rød regering stadig mest sandsynlig », sur Jyllands Posten, (consulté le )
  39. (da) Line Gjerlev Hobel, « Troels Lund Poulsen vil danne regering med Liberal Alliance og Konservative », sur DR, (consulté le )
  40. (da) Maja Lærke Maach, « Lars Løkke afviser Troels Lund Poulsens drøm om en VLAK-regering », sur DR, (consulté le )
  41. (da) « Troels Lund opgiver blå regeringsdannelse efter afvisning fra Lars Løkke », sur Dagbladet Information, (consulté le )
  42. (da) Sarah Lund Cardel et Jacob Vium Jørgensen, « Tilbage til start: Mette Frederiksen bliver kongelig undersøger igen », sur Ekstra Bladet, (consulté le )

Articles connexes

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Liens externes

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