Lloyd Austin

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Lloyd Austin
Illustration.
Portrait officiel de Lloyd Austin (2021).
Fonctions
28e secrétaire à la Défense des États-Unis
En fonction depuis le
(1 an, 10 mois et 10 jours)
Président Joe Biden
Gouvernement Administration Biden
Prédécesseur David Norquist (intérim)
Mark Esper
12e commandant du Commandement central des États-Unis

(3 ans et 8 jours)
Président Barack Obama
Prédécesseur James Mattis
Successeur Joseph Votel
Biographie
Nom de naissance Lloyd James Austin III
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Mobile (Alabama, États-Unis)
Nationalité Américaine
Diplômé de Académie militaire de West Point
Université d'Auburn
Université Webster
Profession Militaire

Signature de Lloyd Austin

Lloyd Austin
Sceau du département de la Défense
Secrétaire à la Défense des États-Unis

Lloyd Austin
Lloyd Austin
Lloyd Austin, le 30 janvier 2012.

Naissance (69 ans)
Mobile (Alabama)
Origine Américain
Allégeance Drapeau des États-Unis États-Unis
Arme Flag of the United States Army (unofficial proportions).svg United States Army
Grade US-O10 insignia.svg Général
Années de service 1975 – 2016
Commandement
Conflits Guerre d'Afghanistan
Guerre d'Irak
Seconde guerre civile irakienne
Guerre civile syrienne
Distinctions Defense Distinguished Service Medal (4)
Army Distinguished Service Medal (3)
Silver Star (1)
Defense Superior Service Medal (2)
Legion of Merit (2)

Lloyd Austin est un militaire et un homme politique américain, né le à Mobile (Alabama).

Il est le 33e vice-chef d'état-major de l'armée de terre du au , date à laquelle il est nommé à la tête du commandement central (CENTCOM)[1]. Il quitte son poste le au grade de général (quatre étoiles).

Depuis le , il est secrétaire à la Défense sous la présidence de Joe Biden, faisant de lui le premier homme afro-américain à occuper ce poste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Lloyd Austin prend part à l'invasion de l'Irak en et à la guerre d'Afghanistan de 2003 à 2005. En 2010, il devient commandant des forces d'occupation américaines en Irak et doit superviser le retrait des troupes[réf. souhaitée].

En 2013, il prend la tête du commandement central de l'Armée de terre américaine (CENTCOM), d'où il dirige notamment les actions de la coalition contre l'État islamique. Il est toutefois critiqué pour avoir exagéré les succès des frappes aériennes contre le groupe terroriste. Il doit par ailleurs s'expliquer en 2015 devant le Congrès concernant le fiasco d'un programme ayant coûté 500 millions de dollars pour former des rebelles syriens, ces derniers n'étant finalement que « quatre ou cinq » à être restés pour combattre[2].

Carrière dans les affaires[modifier | modifier le code]

Après avoir quitté l'armée, Austin devient consultant dans le cabinet de conseil WestExec Advisors, laquelle intervient notamment auprès du secteur de l’armement. Il est également l’un des responsables du fonds d’investissement de la société Pine Island Capital Partners[3] et siège au conseil d'administration de l'entreprise d'armement Raytheon[4].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Le , Lloyd Austin est désigné par le président élu Joe Biden pour devenir secrétaire à la Défense des États-Unis dans sa future administration démocrate. Dès novembre, son nom avait été évoqué par plusieurs médias américains. Il est le premier Afro-Américain à être nommé à ce poste et le deuxième ancien militaire de carrière après James Mattis, depuis 1947, date de création du secrétariat à la Défense[5]. Sa nomination a été validée par le Sénat le [6].

Ses liens avec le lobby de l'armement suscitent des critiques. Ainsi, selon la journaliste Sarah Lazare : « La personne que Biden aurait choisie pour diriger le ministère de la Défense est membre du conseil d'administration de Raytheon, un fournisseur clé de bombes pour la guerre américano-saoudienne au Yémen qui a fait un lobbying agressif contre la réduction des ventes d'armes à la coalition dirigée par l'Arabie saoudite »[7]. Lloyd Austin s'est engagé à céder les parts qu'il détenait dans Raytheon dans les trois mois qui suivraient sa nomination au gouvernement afin d'éviter une situation de conflit d’intérêts, ce qui lui rapporterait 1,7 million de dollars selon la presse[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]