Estelle Grelier

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Estelle Grelier
Estelle Grelier en 2016.
Estelle Grelier en 2016.
Fonctions
Secrétaire d'État chargée des
Collectivités territoriales
En fonction depuis le
(5 mois et 4 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Manuel Valls II
Prédécesseur Philippe Richert (ministre délégué) (indirectement)
Députée de la 9e circonscription de la Seine-Maritime

(3 ans 8 mois et 20 jours)
Élection 17 juin 1012
Prédécesseur Daniel Fidelin
Successeur Jacques Dellerie
Députée européenne
Élue dans la circonscription Nord-Ouest

(2 ans 11 mois et 2 jours)
Élection 7 juin 2009
Législature 7e
Groupe politique S&D
Successeur Jean-Louis Cottigny
Biographie
Date de naissance (43 ans)
Lieu de naissance La Roche-sur-Yon (Vendée)
Nationalité Française
Parti politique PS

Estelle Grelier, épouse Menanteau, née le à La Roche-sur-Yon (Vendée), est une femme politique française.

Le 11 février 2016, elle est nommée secrétaire d'État chargée des Collectivités territoriales dans le gouvernement Valls II.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Après l’obtention du baccalauréat, elle se présente au concours d’entrée de l’Institut d'études politiques de Grenoble[1]. Elle en ressort diplômée en 1994.

Elle poursuit alors sa formation par un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) à Strasbourg sur les relations franco-allemandes et les institutions européennes[2]. Elle commence ensuite son expérience professionnelle à l’Assemblée nationale où elle travaille pendant trois ans comme assistante parlementaire.

En 1998, elle s’installe à Fécamp et devient directrice de cabinet du député-maire Patrick Jeanne[1].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 2001, elle se présente à Fécamp aux élections municipales sur la liste des partis de gauche conduite par Patrick Jeanne. Élue, elle est désignée première adjointe chargée des affaires sociales. Dans la foulée, elle est élue présidente de la Communauté de communes de Fécamp[2].

En 2004, Alain Le Vern la sollicite pour rejoindre la liste d’union de la gauche qu’il conduit aux élections régionales. Après la victoire, l’assemblée régionale de Haute-Normandie la désigne deuxième vice-présidente chargée de l’enseignement et des lycées[2].

En 2007, elle s’engage dans la campagne législative de la 9e circonscription de la Seine-Maritime. Elle obtient un peu moins de 47 % des votes face au député UMP sortant Daniel Fidelin.

En 2008, les élections municipales confirment la nouvelle liste d'union de la gauche de Patrick Jeanne à 67 %. Estelle Grelier devient première adjointe chargée du développement durable et se voit réélue à la présidence de l'intercommunalité. Puis elle intègre le bureau de l’Assemblée des communautés de France (AdCF) et s’intéresse particulièrement aux questions économiques et au dossier de la réforme de la taxe professionnelle. Elle est aujourd'hui vice-présidente de l'AdCF chargée des affaires européennes.

La même année, elle est élue présidente du Centre de gestion de Seine-Maritime.

Parlement européen[modifier | modifier le code]

Candidate au sein du Parti socialiste aux élections européennes, elle est retenue par la Commission nationale du pour siéger en seconde position sur la liste nord-ouest que pilote Gilles Pargneaux. Le , elle est élue députée européenne et siège alors au sein de l'Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen.

Durant 3 ans, elle participe activement aux travaux du Parlement européen en qualité de membre titulaire de la Commission des budgets et de membre suppléante de la Commission Pêche. Elle a également fait partie de la Commission spéciale sur les perspectives financières en tant que membre suppléante. Elle a été membre des intergroupes « Mer et zones côtières » et « Services publics ». Elle est intervenue en faveur du maintien du budget du Programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD), lié à la Politique agricole commune (PAC). Elle a aussi porté au niveau communautaire les combats syndicaux des salariés de Renault, M-real, Honeywell, Petroplus.

Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Le 1er décembre 2011, dans le cadre d'un processus de primaire, les militants socialistes la désignent à une très forte majorité (plus de 80 % des voix et un taux de participation d'environ 80 %) comme leur candidate aux élections législatives de juin 2012 dans la 9e circonscription de la Seine-Maritime. Cette circonscription remodelée (intégration des cantons de Bolbec et Saint-Romain-de-Colbosc, exclusion du canton de Montivilliers) est alors donnée acquise de façon certaine à la droite, quel que soit le résultat de l'élection présidentielle. Pourtant, dans le prolongement de la victoire de François Hollande, Estelle Grelier devance le député UMP sortant Daniel Fidelin au premier tour et l'emporte au second, le , avec 54,4 % des suffrages exprimés[2]. Elle abandonne alors son mandat de députée européenne. Au Palais Bourbon, Estelle Grelier est membre de la commission des Affaires étrangères et secrétaire de la commission des Affaires européennes.

Secrétaire nationale aux politiques européennes du Parti socialiste de 2012 à 2014, puis à la justice sociale depuis 2014[3], vice-présidente du groupe d'amitié France-Allemagne, elle préside le groupe d'étude Automobile de l'Assemblée nationale depuis fin 2012[2].

Gouvernement[modifier | modifier le code]

Lors du remaniement ministériel du 11 février 2016, elle est nommée secrétaire d'État chargée des Collectivités territoriales au ministère de l'Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales[3] auprès de Jean-Michel Baylet. Son suppléant Jacques Dellerie devient député de la 9e circonscription de la Seine-Maritime à sa place.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Estelle Grelier, la militante de l’interco », sur La Gazette des Communes,‎ (consulté le 19 février 2016).
  2. a, b, c, d et e « Remaniement ministériel : un poste de secrétaire d'Etat pour Estelle Grelier, députée de Seine-Maritime », sur France 3 Haute-Normandie,‎ (consulté le 19 février 2016).
  3. a et b Nicolas Chapuis, « Remaniement : Estelle Grelier, chargée des collectivités territoriales », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Nos élus au Parlement européen », L'Hebdo des socialistes, no 534, samedi .

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]