François Charles du Barail

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François Charles du Barail
Image illustrative de l'article François Charles du Barail

Naissance
Versailles
Décès (à 82 ans)
Neuilly-sur-Seine
Grade Général de division
Commandement 1er régiment de cuirassiers
3e régiment de chasseurs d'Afrique
une division de cavalerie
Faits d'armes Prise de la smala d'Abd el-Kader
Distinctions Grand Officier de la Légion d'honneur[1]
Autres fonctions Ministre de la Guerre de mai 1873 à mai 1874

Le comte François Charles du Barail (né à Versailles le et mort à Neuilly-sur-Seine le [2]) est un général de division français qui fut ministre de la Guerre sous la présidence du maréchal de Mac Mahon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

François Charles du Barail appartient à une lignée militaire[3], il est né à Versailles où son père le capitaine Charles du Barail est chef d'escadron. Il passe son enfance dans la ville prestigieuse de Louis XIV. Il rêve d'appartenir plus tard aux gardes du corps de la compagnie de Noailles dont il est le voisin. Dans ses mémoires, le général redit ce rêve sans penser alors qu'il reviendrait dans ce voisinage comme commandant du régiment de cuirassiers puis ministre de la guerre[4].

Carrière[modifier | modifier le code]

À dix-neuf ans, il s’engagea dans les spahis d’Oran, se signala par sa bravoure devant Mostaganem en février 1840, fut cité à l’ordre de l’armée en 1842 et nommé, cette même année, sous-lieutenant. Décoré pour sa conduite à la prise de la smala d'Abd el-Kader, il obtint le grade de lieutenant après la bataille de l’Isly, où il fut blessé, et, à la suite des combats devant Laghouat, il fut promu chef d’escadrons au 5e régiment de hussards.

L’année suivante, M. du Barail était lieutenant-colonel et appelé au commandement supérieur du cercle de Laghouat, qu’il quitta pour passer aux chasseurs de la Garde. Nommé colonel au 1er Régiment de Cuirassiers le 30 décembre 1857, il revint en Afrique, en 1860, à la tête du 3e Chasseurs et prit part, avec deux escadrons de ce régiment, à la guerre du Mexique en 1862.

Lors de la déclaration de guerre à la Prusse, le 16 juillet 1870, Barail reçut le commandement d’une division de cavalerie comprenant quatre régiments de chasseurs d’Afrique. Sa conduite lui valut le grade de général de brigade, et le 23 mars 1871 celui de divisionnaire. Durant la Commune de Paris, il commande le 3e corps d'armée de l'armée régulière dite versaillaise.

De mai 1873 à mai 1874 il est ministre de la Guerre dans le gouvernement d'Albert de Broglie. On lui doit notamment la loi sur l'organisation générale de l'armée[5]. C'est là que se termine sa carrière. Au moment de la chute de Mac Mahon (1879), les amis de Gambetta lui signifient sa retraite et il se consacre à la rédaction de ses mémoires.

Soutien bonapartiste[modifier | modifier le code]

Le général accompagne Napoléon III lors de la guerre de 1870, il lui reste fidèle et préside des assemblées bonapartistes[6]. Il succède en 1888 au duc de Padoue en tant que président des comités impérialistes de la Seine[7]. Il est remplacé dans ces fonctions par le baron Jules Legoux vers 1890.

En 1898, il est candidat à l'Académie française[8].

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Mes souvenirs, Plon, 1897-1898
    • Volume I : 1820-1851, 452 p.
    • Volume II : 1851-1864, 516 p.
    • Volume III : 1864-1870, 612 p.

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Le général comte du Barail », in Le Pèlerin, no 1311, 16 février 1902, p. 100 (nécrologie)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. sur la base LEONORE
  2. Obsèques du général du Barail à Neuilly, inhumation au cimetière de Meaux « Le Temps » 4 février 1902
  3. « Mes souvenirs », sur archive.org, (consulté le 28 février 2017), P1 Je suis issu d'une race de soldats. On a jamais connu dans ma famille d'autre métier que celui des armes.
  4. « Mes souvenirs », sur archive.org, (consulté le 1er mars 2017), P4 Je suis né à Versailles, le 28 mai 1820, et j'ai passé presque toute mon enfance dans la ville du Grand roi. Je vois encore l'appartement que nous occupions sur l'avenue de Paris, juste en face de l'hôtel des gardes du corps de la compagnie de Noailles.
  5. Le Pèlerin, 16 février 1902, p. 100
  6. « Journal des débats politiques et littéraires : La presse impérialiste départementale », sur Gallica, (consulté le 1er mars 2017)
  7. Le Figaro, supplément littéraire illustré du 2 avril 1892, p. 57.
  8. Paul Aron, « Les candidatures de Zola à l'Académie française : une obstination significative », Les Cahiers naturalistes, no 91,‎ , p. 284 (lire en ligne).