Jean-Marc Borello

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Jean-Marc Borello
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Fonction
Président
Groupe SOS
Biographie
Naissance
Nationalité

Jean-Marc Borello, né le est un dirigeant associatif français.

Il est président du directoire du Groupe SOS. Il est délégué national d'En marche !

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de militaire, Jean-Marc Borello naît le [1] à Aix-en-Provence, dans les Bouches-du-Rhône[2]. Après avoir suivi les classes du lycée d'Aix-en-Provence, il devient en 1977 éducateur spécialisé dans un centre d’accueil pour jeunes délinquants[2].

En 1981, il entre au cabinet municipal de Gaston Defferre à Marseille[3]. De 1984 à 1986, il est chef de cabinet de Gilbert Trigano, délégué chargé des nouvelles formations auprès du premier ministre, Laurent Fabius.

Parallèlement, il est nommé en 1982 chargé de mission à la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT)[2]. Il fonde en 1984 avec Régine l'association SOS Drogue international — avec laquelle il ouvre des centres d'aide aux usagers de drogue[4] — et dirige en parallèle le groupe Régine[2]. L'association SOS Drogue International se développe, d'autres associations la rejoignent pour créer le Groupe SOS. Jusqu'alors bénévole, Jean-Marc Borello devient en 1998 salarié du Groupe SOS, dont il devient président du directoire[2].

Jean-Marc Borello est dans les années 1990 administrateur de l’institut des Tournelles, association de protection de l’enfance[5]. Alors que le directeur de l’institut est soupçonné de viol sur un mineur, Borello le défend à la barre convaincu de l'impossibilité d'« histoires de pédophilie » dans cette institution et présentant, selon Libération, ceux qui redoutent le contraire comme des « guignols » ou des « incompétents »[6]. Le directeur sera condamné à onze ans de prison, en 2004, pour viols et attouchements sur mineurs[7].

En 2010, Jean-Marc Borello devient le premier président du Mouvement des entrepreneurs sociaux (MOUVES)[4].

En , il devient délégué national d'En marche !, mouvement présidé par Emmanuel Macron[8], dont il a été l'enseignant lorsque celui-ci était étudiant à Sciences Po Paris[9].

Il est administrateur de plusieurs fondations (Veolia, Accor...)[3].

Jean-Marc Borello est chevalier de la Légion d'honneur et officier de l'Ordre national du mérite.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Avec Alain Régnier, SOS contre toute attente, Paris, Rue de l'échiquier, coll. « Conversations solidaires », , 158 p. (ISBN 978-2-917770-04-7, notice BnF no FRBNF42100373) ;
  • Avec François Bottollier-Depois et Nicolas Hazard, L'entreprise du XXIe siècle sera sociale ou ne sera pas, Paris, Rue de l'échiquier, , 317 p. (ISBN 978-2-917770-26-9, notice BnF no FRBNF42690083) ;
  • Avec Thomas Bout, Les pieds sur terre, la tête dans les étoiles : sur les pas du fondateur du groupe SOS, Paris, Rue de l'échiquier, coll. « Conversations solidaires », , 191 p. (ISBN 978-2-917770-49-8, notice BnF no FRBNF43708139) ;
  • Sous la dir. de Nathalie Calmé, avec Jean-Guy Henckel, Manifeste pour un monde solidaire, Paris, Le Cherche midi, coll. « Pour un monde meilleur », , 219 p. (ISBN 978-2-7491-3504-5, notice BnF no FRBNF44275371).
  • Pour un capitalisme d’intérêt général, Paris, Débats Publics, coll. "Sens" sous la direction de Patrick Poivre d'Arvor, 2017, 193 p.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice BnF.
  2. a, b, c, d et e Annie Kahn, « Jean-Marc Borello : un patron sans but lucratif », sur lemonde.fr, .
  3. a et b Marc Landré, Jean-Marc Borello, le grand patron (social) qui murmure à l'oreille d'Emmanuel Macron, lefigaro.fr, 27 avril 2017
  4. a et b Léa Lejeune, « Jean-Marc Borello, traversée en solidaire », sur liberation.fr, .
  5. Les victimes des Tournelles réclament justice, leparisien.fr, 15 mars 2001
  6. Jacqueline Coignard, Défilé chic pour défendre l'ex-éducateur des Tournelles., liberation.fr, 6 mai 2006
  7. Le canard enchaîné, « Des rumeurs malignes », hebdomadaire,‎
  8. Nathalie Raulin, « Macron refuse l'appel au rassemblement de Valls », sur liberation.fr, .
  9. Marc Vignaud, « Jean-Marc Borello, le vrai patron de Macron », Le Point,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]