Jean-Pierre Jouyet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Jean-Pierre Jouyet
Jean-Pierre Jouyet en 2009.
Jean-Pierre Jouyet en 2009.
Fonctions
Secrétaire général de la
présidence de la République française

(3 ans et 28 jours)
Président François Hollande
Prédécesseur Pierre-René Lemas
Successeur Alexis Kohler
Directeur général de la
Caisse des dépôts et consignations

(1 an 8 mois et 28 jours)
Prédécesseur Antoine Gosset-Grainville
Successeur Pierre-René Lemas
Président de l'Autorité des marchés financiers

(3 ans 7 mois et 3 jours)
Prédécesseur Michel Prada
Successeur Gérard Rameix
Secrétaire d'État aux Affaires européennes

(1 an 6 mois et 25 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon I et II
Prédécesseur Catherine Colonna
Successeur Bruno Le Maire
Biographie
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis)
Nationalité Française
Parti politique SE
Diplômé de IEP de Paris
École nationale d'administration
Profession Avocat
Haut fonctionnaire

Jean-Pierre Jouyet, né le à Montreuil, est un haut fonctionnaire, avocat et homme politique français.

Secrétaire d'État aux Affaires européennes du gouvernement de François Fillon entre 2007 et 2008, il est président de l'Autorité des marchés financiers de 2008 à 2012. Il occupe ensuite les fonctions de directeur général de la Caisse des dépôts et consignations et de président de la banque publique d'investissement (BPI) entre 2012 et 2014.

Le , il est nommé secrétaire général de la présidence de la République, en remplacement de Pierre-René Lemas[1].

Parcours universitaire[modifier | modifier le code]

Titulaire d'un diplôme d'études approfondies (DEA) de droit public et diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (IEP), il est ancien élève de l'ENA, promotion Voltaire (1980).

Directeur d'études à l'Institut d'études politiques de Paris de 1981 à 1988, il y est chargé de cours en 1996-1997. Il siège également au Conseil d'administration de la Fondation nationale des sciences politiques depuis 2006[2]. Depuis novembre 2011, il est professeur associé à l'université de Paris Dauphine[3].

Il est maître de conférences à l'ENA en 1982 puis en 2006-2007. Il préside la Commission chargée de réfléchir à l'évolution de la procédure de sortie de l'ENA[4]. Il est président d'honneur de l'Institut Aspen France après en avoir été Président jusqu'en juin 2013, date à laquelle Cyril Benoit lui a succédé. Il est également membre du comité scientifique de l'Institut du Bosphore et du comité de parrainage du collège des Bernardins. Il est enfin membre du club Le Siècle [5].

Du à avril 2013, il préside le Conseil d'administration de l'Institut Pasteur[6].

Carrière administrative et politique[modifier | modifier le code]

Nommé à l'Inspection générale des finances à la sortie de l'ENA, il occupe ensuite le poste de chef de bureau au service de la législation fiscale au sein du ministère des Finances. Il est, de 1988 à 1991, le directeur de cabinet de Roger Fauroux, ministre de l'Industrie et de l'Aménagement du territoire.

En 1991, il devient chef adjoint du cabinet de Jacques Delors, président de la Commission européenne, puis chef de cabinet de 1994 à 1995[7].

De 1995 à 1997, il est avocat associé au cabinet Jeantet Associés.

En 1997, il est appelé dans l'équipe de Lionel Jospin, Premier ministre, dont il sera le directeur adjoint de cabinet[8] jusqu'en 2000[7]. À ce titre, il contribue à la préparation de l'entrée de la France dans la zone euro.

En 2000, il occupe ensuite le poste de directeur du Trésor, jusqu'à l'arrivée de Nicolas Sarkozy, ministre de l'Économie et des Finances en 2004. Celui-ci le fait nommer ambassadeur chargé des questions économiques internationales.

Brièvement président de Barclays France en 2005, il est ensuite nommé chef du Service de l'Inspection générale des finances, poste qu'il occupe jusqu'en 2007.

Président d'honneur du club Témoin, où il avait succédé à François Hollande, depuis 1999 et président du club Démocratie en 2000, il est l'un des initiateurs et signataires de l’appel « des Gracques » à une alliance PS-UDF pendant la campagne présidentielle de 2007[9].

Le , il devient secrétaire d'État chargé des affaires européennes auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, Bernard Kouchner, dans le gouvernement de François Fillon. Il a pour mission la préparation et le bon déroulement des négociations de la présidence française du Conseil de l'Union européenne, au deuxième semestre 2008[10].

À la fin de cette échéance, il est choisi par le président de la République Nicolas Sarkozy pour prendre la tête de l'Autorité des marchés financiers (AMF)[11]. Il est nommé par décret du [12] pour remplacer Michel Prada. Dans le cadre de ses fonctions, il travaille à l'adoption de la loi du sur la régulation bancaire et financière qui lui confère, ainsi qu'à l'institution qu'il préside, de nouvelles prérogatives et missions[13]. Plusieurs réformes au sein de l'autorité sont mises en application au niveau des sanctions : publicité des sanctions, relèvement du plafond des amendes, mise en place du principe de transaction, droit du collège à faire appel des décisions de la commission des sanctions et au niveau de la défense: davantage de place laissée au contradictoire[14],[15]. Dans la foulée, il demande au législateur l'augmentation des ressources de l'AMF[16] afin qu'elle puisse assurer les nouvelles missions qui lui sont conférées par la loi de régulation bancaire et financière et qu'elle puisse s'adapter aux nouvelles technologies utilisées sur les marchés financiers[17]. Au contraire de son prédecesseur plus technicien, il donne à son mandat une dimension très politique.

Le [18], il est nommé directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, après avoir obtenu les 3/5es des voix de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale et du Sénat le 10 juillet[19] et président de la Banque publique d'investissement (BPI) le 17 octobre suivant. La création de la BPI accorde aux fonctionnaires titulaires du plan de distribution d’actions gratuites baptisé PAGA de CDC Entreprises la somme de 7,2 millions d’euros sans que Jean-Pierre Jouyet n'intervienne pour s'y opposer[20],[21].

Le , sa future nomination par François Hollande, comme secrétaire général de la présidence de la République en remplacement de Pierre-René Lemas est annoncée[22]. Elle est rendue effective par l'arrêté du 16 avril[1]. Proche d'Emmanuel Macron, qu'il fait intégrer le cabinet du président et dont il annonce l'entrée au gouvernement, il agit de concert avec lui par exemple pour éviter la reconduction d'Henri Proglio à la tête d'EDF[23].

Affaire Jouyet-Fillon[modifier | modifier le code]

Le 5 novembre 2014, L'Obs publie des bonnes feuilles d'un ouvrage à paraître, « Sarko m'a tuer ». D'après une déclaration de Jean-Pierre Jouyet, François Fillon aurait demandé, lors d'un déjeuner, que l'Elysée fasse pression sur la justice à l'encontre de Nicolas Sarkozy. François Fillon dément le soir même, et Jean-Pierre Jouyet dément le lendemain[24].

Le 7 novembre 2014, dans Le Monde daté du 8, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, auteurs de l'ouvrage en cause, et ceux qui recueillaient régulièrement des confidences de François Hollande depuis avril 2012 pour le futur livre « Un président ne devrait pas dire ça... »[25], répliquent dans un article. Ils confirment que Jean-Pierre Jouyet leur a déclaré avoir reçu de François Fillon une demande d'intervention, et précisent qu'ils ont pour le prouver un enregistrement du 20 septembre. Ils déclarent également que ce qui leur a été dit ce jour là n'était pour eux qu'une confirmation de ce qu'une "source fiable" (non précisée) leur avait déjà « révélé » peu après le « fameux déjeuner » du 24 juin. Malgré les deux démentis formels des participants à ce déjeuner, Le Monde présente la supposée demande d'intervention comme un fait avéré en titrant « Fillon a sollicité l'Elysée pour accélérer les poursuites judiciaires contre Sarkozy »[26].

Le 8 novembre, Antoine Gosset-Grainville, qui était le troisième homme présent au déjeuner, assure à son tour qu'« Aucun des propos prêtés à François Fillon n'ont été tenus », et que « Jamais François Fillon n'a demandé ni même évoqué une quelconque intervention de l'Élysée » [27].

Le 9 novembre, Jean-Pierre Jouyet reconnait que, devant les journalistes, il a effectivement accusé François Fillon d'avoir demandé une intervention auprès de la justice, et se renie en affirmant, cette fois, qu'une telle demande a bien été formulée lors du déjeuner[27],[28],[29]. Il contredit ainsi sa déclaration formelle du 6 novembre dans laquelle il avait assuré que « Nous avons parlé d'autre chose » et « il ne m'a, bien entendu, pas demandé une quelconque intervention, démarche par ailleurs inimaginable »[24].

Antoine Gosset-Grainville, « ami commun de François Fillon et Jean-Pierre Jouyet », et qui a été adjoint puis remplaçant intérimaire de Jean-Pierre Jouyet à la Caisse des dépôts et consignations, réitère alors, le 11 novembre, sa réfutation de la version de Jean-Pierre Jouyet : ayant signalé au passage que c'est à la demande de Jean-Pierre Jouyet que ce déjeuner avait été organisé, il assure que la discussion « n'a pas porté sur des questions de politique nationale, encore moins sur les affaires de l'UMP », et que « à aucun moment François Fillon n'a sollicité la moindre intervention de la part de Jean-Pierre Jouyet sur un quelconque sujet politique »[30],[31]. Sur BFMTV, Antoine Gosset-Grainville dit trouver « infamant que l'on ait pu prêter à François Fillon des propos aussi éloignés de sa conception de l'engagement politique »[32].

Plusieurs élus UMP et François Bayrou réclament alors la démission de Jean-Pierre Jouyet[33],[34],[35]. En réponse, Manuel Valls, premier ministre en exercice, soutenant implicitement Jean-Pierre Jouyet, affirme qu'il refuse de "rentrer dans la polémique" tout en rappelant les conflits existant à l'UMP[36]. Le tribunal de grande instance de Paris a rejeté, le 20 novembre, la demande de François Fillon de récupérer un enregistrement réalisé par deux journalistes du Monde dans lequel le secrétaire général de l'Élysée, Jean-Pierre Jouyet, le met en cause. François Fillon a porté plainte pour diffamation contre Jean-Pierre Jouyet[37]. Le 9 juillet 2015, le secrétaire général de l'Élysée Jean-Pierre Jouyet, poursuivi en diffamation par François Fillon, a été relaxé dans l'affaire de son déjeuner avec l'ancien Premier ministre, tout comme les deux journalistes du Monde poursuivis. Cette relaxe a été confirmée en appel le 17 mars 2016. Le caractère diffamatoire des propos a été retenu, mais les journalistes ont été relaxés pour leur bonne foi et les juges ont considéré que Jean-Pierre Jouyet ne pouvait être tenu pour complice car il ignorait que le contenu de son entretien serait diffusé par les journalistes ce qui aux yeux de maître Versini-Campinchi revient à dire que « la cour d’appel a considéré que le secrétaire général de l’Élysée est un demeuré mental »[38].

Pensée politique[modifier | modifier le code]

Profondément pro-européen, il est un partisan de la social-démocratie[39].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Jouyet est le fils de Paul Jouyet, notaire, maire d'Écos et conseiller général RPR de l'Eure, et d'Hélène Lavalette.

Il a épousé en premières noces le 21 juillet 1981 Maryvonne Kerdavid, dont il fit la connaissance à Sciences-Po et dont il a eu 4 enfants. Divorcé, il a épousé en secondes noces le 28 janvier 2006 Brigitte Taittinger, PDG des parfums Annick Goutal jusqu’en décembre 2012[40] et depuis 2014 directrice de la stratégie de Sciences Po, elle-même divorcée avec cinq enfants de Nicolas de Warren. Ils ont eu une fille de ce deuxième mariage. Les témoins du mariage furent François Hollande et Christophe de Margerie. Brigitte Taittinger, issue de la famille propriétaire des champagnes Taittinger, est la fille de Claude Taittinger et de Catherine Haroüard de Suarez d'Aulan, et l'une des petites-filles de Pierre Taittinger et de Jean d'Aulan[41],[42].

Publications[modifier | modifier le code]

Cet ouvrage raconte les six mois de présidence française du Conseil de l'Union européenne.

  • Nous les avons tant aimés, ou la chanson d'une génération, Paris, Robert Laffont, 2010. (ISBN 2221115716)

Ce livre a reçu le Prix du livre politique, décerné par les députés le [45].

  • Ils ont fait la révolution sans le savoir, Albin Michel, 2016, 232 pages.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Arrêté du 16 avril 2014 portant nomination à la présidence de la République publié au Journal officiel du 17 avril.
  2. "Les membres du Conseil d'administration de la FNSP, archives du blog de Richard Descoings, directeur de SciencesPo., 16 avril 2008
  3. Depuis novembre 2011, il est professeur associé à l'université de Paris-Dauphine http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=?cidTexte=JORFTEXT000024753156&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id.
  4. "Il faut supprimer le classement de l'ENA"
  5. Jean-Pierre Jouyet, l’ami de François Hollande, est un fidèle du Siècle, mais il n’aime pas qu’on le sache,Reporterre.net, le 11 juillet 2012, consultée le 21 septembre 2012
  6. http://www.pasteur.fr/ip/easysite/pasteur/fr/presse/communiques-de-presse/2011/jean-pierre-jouyet
  7. a et b Biographie sur le site de l'ambassade de France en Iran
  8. Arrêté du 3 juin 1997, publié au JORF du 4 juin 1997.
  9. « Entretien de M. Jean-Pierre Jouyet avec Paris Match », sur le site de l'ambassade de France au Royaume-Uni.
  10. Interview à Libération
  11. « Jouyet bientôt président de l'Autorité des marchés financiers » L'Express 14 novembre 2008
  12. Décret du 12 décembre 2008 portant nomination du président de l'Autorité des marchés financiers - M. Jouyet (Jean-Pierre) publié au Journal officiel du 13 décembre 2008.
  13. Loi du 22 octobre 2010 sur la régulation bancaire et financière
  14. http://www.liberation.fr/economie/01012321383-bourse-l-amf-hausse-ses-actions
  15. http://www.liberation.fr/economie/01012321384-l-arsenal-de-dissuasion-s-est-modernise
  16. « L'AMF réclame plus de moyens », L'Expansion, 21 juin 2010
  17. http://www.senat.fr/seances/s201012/s20101207/s20101207006.html#section845
  18. Décret du 19 juillet 2012 portant nomination du directeur général de la Caisse des dépôts et consignations - M. Jouyet (Jean-Pierre) publié au Journal officiel du 20 juillet 2012.
  19. Caisse des dépôts : feu vert du Parlement à Jouyet, Le Figaro, 10 juillet 2012.
  20. Bienvenue à la Caisse des jackpots et consignations !, Emmanuel Lévy, marianne.net, 12 février 2015
  21. La filiale de la Caisse des dépôts et ses très chères actions gratuites, lemonde.fr, 11 février 2015
  22. « Jean-Pierre Jouyet nommé secrétaire général de l'Élysée », Le Monde, 9 avril 2014
  23. Sophie Coignard, « Coignard - Derrière Macron, l'ombre de Jouyet », lepoint.fr, (consulté le 22 avril 2016)
  24. a et b « Affaire Fillon-Jouyet-Sarkozy: ce que l'on sait et ce que l'on ignore encore », sur www.huffingtonpost.fr, (consulté le 10 mars 2017)
  25. « "un président ne devrait pas dire ça" Gérard Davet et Fabrice Lhomme (Stock) », sur blogs.mediapart.fr, (consulté le 10 avril 2017)
  26. Gérard Davet et Fabrice Lhomme, « Fillon a sollicité l'Elysée pour accélérer les poursuites judiciaires contre Sarkozy », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  27. a et b « Affaire Fillon-Jouyet : retour sur leurs déclarations », sur www.rtl.fr, (consulté en 11/4/2017/2017)
  28. Le Monde.fr avec AFP, « Le secrétaire général de l'Elysée admet que Fillon lui a parlé des affaires Sarkozy », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  29. Jouyet reconnait que Fillon lui a parlé de Sarkozy, Reuters, 9 novembre 2014
  30. Solenn de Royer, « Affaire Fillon-Jouyet : le troisième homme parle au «Figaro» », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  31. Le Monde.fr, « Le « troisième homme » contredit Jouyet et soutient la version de Fillon », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  32. « Affaire Fillon-Jouyet: le "3e homme" Antoine Gosset-Grainville parle », sur www.bfmtv.com, (consulté le 11 mars 2017)
  33. Christian Jacob demande la démission de Jean-Pierre Jouyet LCP, le 12/11/2014 à 16:02
  34. Le Monde.fr avec AFP, « Jouyet soutenu par l'Elysée, l'UMP réclame sa démission », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  35. « François Bayrou estime que la démission de Jean-Pierre Jouyet est « inéluctable » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  36. Affaire Fillon-Jouyet : Valls renvoie la droite à ses conflits internes Le Figaro, le 12 novembre 2014
  37. Rendez-vous de Jouyet, Dominique Jamet, bvoltaire.fr, 30 mai 2015
  38. La voix du Nord 24 mars 2016 : Fillon à nouveau débouté contre Jouyet
  39. Bertille Bayart, « Jean-Pierre Jouyet, fidèle entre tous », Le Figaro, encart « Culture », jeudi 10 avril 2014, page 38.
  40. AFP, « Parfums Goutal : Brigitte Taittinger part », sur lefigaro.fr, (consulté le 3 décembre 2012)
  41. « Les Jouyet, un couple au pouvoir », Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin, Le Monde, 8 octobre 2014
  42. Gabriel Milési, Les dynasties du pouvoir de l'argent, Paris, Éd. Michel de Maule, 2011
  43. Notice sur evene.fr
  44. "Jouyet raconte les coulisses de la présidence française"
  45. .Prix du livre politique décerné par les Députés