Emmanuel Temple

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Temple (homonymie).
Emmanuel Temple
Fonctions
Député 1936-1942
1946-1958
Gouvernement IIIe République-IVe République
Groupe politique FRF (1936-1942)
RI (1946-1955)
IPAS (1956-1958)
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 93 ans)
Résidence Aveyron

Emmanuel Temple est un homme politique français, né le à Montpellier (Hérault) et décédé le dans sa ville natale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Aviateur pendant la Première Guerre mondiale, il exerce la profession d’avocat au barreau de Montpellier. Radical, il est élu député de l’Aveyron à la chambre des députés en 1936, il siège au groupe de la fédération républicaine. Pendant la guerre, il appartient au Conseil national, organe consultatif du régime de Vichy. Il exerce les fonctions de préfet d’Alger et de gouverneur général de l’Algérie. Il participe à la campagne d'Italie et au débarquement de Provence. À la Libération, il est réélu député en 1946 mais cette fois-ci au titre des Républicains indépendants. Il préside le groupe parlementaire de ce parti à l'assemblée nationale.

Il est réélu député CNI en 1956 mais échoue lors d’élections ultérieures.

Il est le père de Frédéric Jacques Temple.

Au début des années trente, il est président du club professionnel de football de Montpellier.

Il est inhumé au cimetière Saint-Lazare de Montpellier.

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

  • Ministre des Anciens Combattants et des Victimes de guerre du gouvernement René Pleven (2) (du 11 août 1951 au 20 janvier 1952)
  • Ministre des Anciens Combattants et des Victimes de guerre du gouvernement Edgar Faure (1) (du 20 janvier au 8 mars 1952)
  • Ministre des Anciens Combattants et des Victimes de guerre du gouvernement Antoine Pinay (du 8 mars 1952 au 8 janvier 1953)
  • Ministre des Anciens Combattants et des Victimes de guerre du gouvernement Pierre Mendès France (du 19 juin au 3 septembre 1954)
  • Ministre de la Défense nationale et des Forces armées (par Intérim) du gouvernement Pierre Mendès France (du 14 août au 3 septembre 1954)
  • Ministre de la Défense nationale et des Forces armées du gouvernement Pierre Mendès France (du 3 septembre 1954 au 20 janvier 1955)
  • Ministre de la Justice du gouvernement Pierre Mendès France (du 20 janvier au 23 février 1955)

Comme ministre de la Défense, il est appelé, le 2 novembre 1954, à mettre six bataillons à disposition pour mater l’insurrection en Algérie et propose en vain au conseil des ministres qui se réunit le 25 janvier 1955, « d’entreprendre la construction de deux sous-marins à moteur nucléaire »[1].

Sources[modifier | modifier le code]

  • « Emmanuel Temple », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Georgette Elgey, La République des tourments, Paris, Fayard, 1992, p. 257 et 303.