Jean-Yves Gouttebel

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Jean-Yves Gouttebel
Fonctions
Président du Conseil départemental du Puy-de-Dôme
En fonction depuis le
Conseiller départemental du Canton de Clermont-Ferrand-5
En fonction depuis le
Conseiller général du Canton de Clermont-Ferrand-Ouest
Biographie
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance Ambert (Puy-de-Dôme)
Parti politique PS
PRG depuis 2013

Jean-Yves Gouttebel, né le à Ambert (Puy-de-Dôme), est un homme politique français, ancien membre du Parti socialiste[1] avant de rejoindre en 2013 le Parti radical de gauche.

Successivement adjoint au commissaire à l’aménagement et au développement économique du Massif central, puis directeur d’une société de développement régional, Jean-Yves Gouttebel est professeur associé à la Faculté de Droit et de Sciences politiques de Clermont-Ferrand, expert en développement territorial, Jean-Yves Gouttebel est Président du Conseil général du Puy-de-Dôme depuis avril 2004.

Son parcours politique[modifier | modifier le code]

Issu du monde rural, Jean-Yves Gouttebel a été sensibilisé très jeune à la politique – son père était maire de Bertignat, petite commune du Livradois-Forez — à la citoyenneté, comme aux inégalités territoriales. Venu à Clermont-Ferrand dès 1966, pour poursuivre ses études secondaires et supérieures à l’université d’Auvergne, il s’est rapidement impliqué dans la gestion de la ville.

Il revendique un engagement politique dans la lignée de Pierre Mendès France et considère Roger Quilliot, Michel Crépeau et Jacques Delors tous membres du Gouvernement Mauroy, comme les personnalités politiques l'ayant le plus marqué.

Animateur et acteur de clubs de réflexion au niveau national, il a installé le Club Témoin à Clermont-Ferrand en 1994. Initié au niveau national par Jacques Delors afin de faciliter l’éclosion des jeunes talents, le Club Témoin, au niveau local, visait l’arrivée de nouveaux profils en politique, notamment des femmes et des jeunes, et la poursuite d'une réflexion. La place de la citoyenneté en Europe, le devenir de la démocratie, la bonne gouvernance, les nouveaux liens sociaux furent au cœur des discussions.

En 1977, à l'âge de 28 ans, Jean-Yves Gouttebel est élu conseiller municipal de Clermont-Ferrand. Il devient l'adjoint au maire Roger Quilliot, charge des finances et du développement économique.

En 1997, après la démission de Roger Quilliot, il se présente aux suffrages des adhérents de la fédération du Parti socialiste qui doivent désigner le nouveau maire de Clermont-Ferrand. Mais la primaire est favorable à Serge Godard dont il restera cependant l'Adjoint aux Finances jusqu'en 2001.

Élu en 1998 conseiller général de Clermont-Ouest, Jean-Yves Gouttebel devient en 2001 Vice-Président du Conseil général, chargé de l’environnement et de l’aménagement du territoire, avant d’être élu en avril 2004, président de cette même collectivité. Il succède alors à Pierre-Joël Bonté, élu président du Conseil régional d'Auvergne.

Opposé au cumul des mandats, qui fait selon lui obstacle à l’émergence de nouveaux talents et est incompatible avec un engagement plein et entier, Jean-Yves Gouttebel milite également pour la reconnaissance d’un « statut de l'élu », qui s’articule autour de trois principes : disponibilité (non cumul des mandats), principe de sécurité (juridique et sociale), principe de responsabilité (formation de l’élu et transparence dans sa gestion).

Au poste de Président du Conseil général depuis 2004, il s’est notamment distingué en introduisant l’évaluation des politiques publiques et la prospective en matière de politique territoriale, en faisant classer le puy de Dôme, Grand site de France, en portant, malgré la contestation d'une partie de sa majorité, le projet de train à crémaillère comme nouveau mode écologique d’accès à ce sommet, et en lançant une réflexion pour l’inscription de la Chaîne des Puys au patrimoine mondial de l’Unesco.

Le 20 mars 2008, il est réélu à la présidence du Conseil général du Puy-de-Dôme face à la candidate officiellement investie par la fédération socialiste du Puy-de-Dôme, la sénatrice Michèle André[2]. Il est exclu du Parti socialiste le 15 avril suivant, tandis que 17 conseillers généraux socialistes du Puy-de-Dôme sont suspendus du parti[3].

En tant que candidat divers gauche, il est réélu conseiller général de Clermont-Ferrand-Ouest avec 69,5 % au second tour de scrutin des élections cantonales le 27 mars 2011. Le 31 mars 2011, il est une nouvelle fois élu à la tête du Conseil général du Puy-de-Dôme, face au candidat officiel du Parti socialiste, Alexandre Pourchon (conseiller général de Clermont-Ferrand-Nord).

En septembre 2011, il est candidat aux élections sénatoriales dans le Puy-de-Dôme sur une liste divers-gauche. Il axe sa campagne sur son action envers les maires, en tant que président du Conseil général. Il indique que s'il est élu sénateur, il restera président du conseil général du Puy-de-Dôme, cumulant ainsi les deux fonctions[4]. Il obtient 22,52 % des voix au premier tour sur une liste divers gauche mais ne peut se maintenir au deuxième tour où le Parti socialiste remporte les trois sièges[5].

Le 10 avril 2013, il annonce son ralliement au Parti radical de gauche[6].

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

  • Assistant à la faculté des sciences économiques de Clermont-Ferrand (1973-1979)
  • Chargé de mission à la Société de développement régional (1979-1984)
  • Auditeur de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) (1984)
  • Adjoint au Commissaire à l’aménagement et au développement économique du Massif central (DATAR) (1984-1991)
  • Directeur régional de la Société pour le développement économique du Centre et du Centre-Ouest (SODECCO) (1991-1998)
  • Consultant en développement économique au cabinet Développement, entreprises et territoires qu’il a fondé en 1998
  • Ancien professeur associé à la Faculté de droit et de sciences politiques de Clermont-Ferrand (depuis 1998), il enseigne également à l’INET de Strasbourg.

Décorations[modifier | modifier le code]

Il est nommé officier de la Légion d’honneur le 31 décembre 2015[7].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Quartier libre : expression d’un Clermontois sur la ville, Jean-Yves Gouttebel, préface de Roger Quilliot, Clermont-Ferrand, G. de Bussac, 1994, 115 p.
  • Stratégie de développement territorial, Jean-Yves Gouttebel, Paris, Economica, 2e édition, 2003, 262 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]