Villejuif

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Villejuif
L'église Saint-Cyr - Sainte-Julitte, inscrite aux monuments historiques.
L'église Saint-Cyr - Sainte-Julitte, inscrite aux monuments historiques.
Blason de Villejuif
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-de-Marne
Arrondissement Arrondissement de L'Haÿ-les-Roses
Canton Villejuif-Est (Chef-lieu)
Villejuif-Ouest (Chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Val de Bièvre[Note 1]
Maire
Mandat
Franck Le Bohellec (UMP)
2014-2020
Code postal 94800
Code commune 94076
Démographie
Gentilé Villejuifois
Population
municipale
55 923 hab. (2011)
Densité 10 472 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 47′ 31″ N 2° 21′ 49″ E / 48.791906, 2.36358448° 47′ 31″ Nord 2° 21′ 49″ Est / 48.791906, 2.363584  
Altitude Min. 62 m – Max. 130 m
Superficie 5,34 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-villejuif.fr/

Villejuif est une commune française située dans le département du Val-de-Marne en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Villejuifois.

Géographie[edit | edit source]

Localisation de Villejuif dans le Val-de-Marne.

Villejuif est située au nord-ouest du département du Val-de-Marne. Elle se trouve à 8 kilomètres du centre de Paris (Notre-Dame) et son point le plus au nord se trouve à 1,5 kilomètre de la porte d'Italie[1].

La ville s'étend sur 534 hectares, avec environ 2 kilomètres d'est en ouest et 3 kilomètres du nord au sud. Ses communes limitrophes sont Le Kremlin-Bicêtre au nord, Arcueil au nord-ouest, Cachan à l'ouest, L'Haÿ-les-Roses au sud-ouest, Chevilly-Larue et Vitry-sur-Seine au sud-est et Ivry-sur-Seine au nord-est.

Géologie, relief et hydrographie[edit | edit source]

Villejuif est située à l'extrême nord du plateau du Hurepoix, partie désignée sous le nom de plateau de Longboyau, entre les vallées de la Seine et de la Bièvre. La majeure partie de la commune (le Haut-Villejuif) se situe sur le plateau, tandis qu'une autre partie se trouve sur les coteaux, à l'est et à l'ouest (Bas-Villejuif).

Son point culminant est le parc départemental des Hautes-Bruyères, à une altitude de 120 mètres, où est installée une redoute. Il s'agit également du point le plus haut du Val-de-Marne. Le point le plus bas de la commune se situe en revanche au nord-est, à la limite du Kremlin-Bicêtre et d'Ivry (rue Vérollot)[ncvj 1].

Villejuif surplombe ainsi ses communes limitrophes à l'est (Ivry et Vitry) et à l'ouest (Arcueil et Cachan).

Le sol du plateau de Villejuif est composé d'une couche marno-calcaire (meulière de Brie), sur lequel repose un manteau limoneux, qui contient du sable en forte proportion. Il est peu épais sauf aux Hautes-Bruyères (10 mètres), où des sablières ont été exploitées jusqu'au XXe siècle[ncvj 2].

Le creusement des coteaux de Villejuif par les vallées de la Seine et de la Bièvre, au cours du quaternaire[2] a rendu accessible la couche marno-calcaire, d'où l'exploitation du gypse dès le XVIIIe siècle[ncvj 2] et l'installation de briqueteries aux XIXe et XXe siècles.

Climat[edit | edit source]

La station météorologie de référence pour Villejuif est celle de Saint-Maur-des-Fossés, mais la station d'observation utilisée pour les relevés météorologiques est celle de Paris-Montsouris[3].

Le climat de Villejuif est celui de la zone dense de l'Île-de-France. Il s'agit d'un climat océanique dégradé caractérisé par une faible amplitude thermique et des précipitations assez fortes. La température y est plus élevée en moyenne d'un degré ou deux par rapport aux zones rurales de l'Île-de-France, au sud du Val-de-Marne notamment[4]. Les précipitations sont assez faibles (640 mm en moyenne à l'année et 111 jours de précipitations par an). Le mois le plus froid de l'année est janvier avec une température moyenne de 4,1 °C ; le mois le plus chaud est juillet, avec 19,5 °C. La température moyenne dépasse 25 °C 37 jours par an environ, dont 6 au-delà de 30. La durée moyenne annuelle d'ensoleillement est de 1798 heures[5].

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour l'année 2007 de Paris-Montsouris :

Mois J F M A M J J A S O N D
Températures maximales (°C) 10,1 11,6 12,2 21,9 20,4 23 23,4 22,4 19,9 15,3 10,3 7,2
Températures minimales (°C) 6,2 6,2 5,4 10,5 12 14,7 14,8 14,4 12 9,2 5,5 2,9
Précipitations (hauteur moyenne en mm) 27,8 79,2 39,6 5,2 102,4 52,6 73,2 159,6 18,2 42 28,6 59,8
Source : Météociel[6].

Voies de communication et transports[edit | edit source]

La RN7 vue depuis la station Louis-Aragon.

Villejuif est traversée depuis sa fondation par la route nationale 7, à l'époque route royale puis de Fontainebleau. Elle empruntait alors le trajet de l'actuelle avenue de Paris, de la rue Jean-Jaurès puis de l'avenue de Stalingrad (la déviation de la RN7 par le boulevard Maxime-Gorki ne fut construite qu'en 1935). C'est autour de cet axe, appelée « Grande rue » dès le XVe siècle, que se développa la ville, notamment avec l'installation d'artisans puis de commerçants, attirés par le passage et la proximité de Paris.

La situation de Villejuif à l'extrémité d'un plateau, la forte pente de la « montagne de Villejuif » (fin de l'avenue de Paris et début de la rue Jean-Jaurès) et l'absence de voies navigables (Villejuif se situe entre la Seine et la Bièvre) ont cependant freiné l'arrivée d'autres moyens de transports jusqu'au XXe siècle, notamment le chemin de fer, ce qui a amené les industries nouvelles à s'installer plutôt dans les villes limitrophes[ncvj 2].

Voies routières[edit | edit source]

Villejuif est traversée par quatre axes principaux :

  • Du nord au sud :
    • La RN7, à l'est, qui contourne le centre ville depuis 1935 en empruntant le boulevard Maxime-Gorki. Elle dessert les trois stations de métro de Villejuif, Léo-Lagrange, Paul-Vaillant-Couturier et Louis-Aragon.
    • À l'ouest, l'axe constitué par le boulevard Chastenet-de-Géry, puis les rues Marcel-Grosménil, de Verdun et de Chevilly, axe qui semble exister depuis avant le XVIIIe siècle.
  • D'est en ouest :

Enfin, Villejuif est longée à l'ouest par l'autoroute A6, qui forme sa délimitation avec Cachan.

Un projet de requalification de la RN7 est en cours de réalisation, visant à la transformer en boulevard urbain (place plus importante pour les piétons, cyclistes, transports en commun… et réduction de la circulation), de la porte d'Italie au métro Louis-Aragon[7].

De même, un projet de requalification est en cours sur l'axe Chastenet-de-Géry - Grosménil - Verdun - Chevilly - Bicêtre, qui relie le Kremlin-Bicêtre, Villejuif et l'Haÿ-les-Roses, dont les modalités sont encore à l'étude[8].

Du fait de la présence de nombreux hôpitaux, situés, de plus, loin des stations de métro, le trafic automobile est le plus important de l'agglomération du Val-de-Bièvre[9].

Transports en commun[edit | edit source]

Le tramway TS1, au début du XXe siècle.
La station de métro Villejuif - Léo Lagrange.

Une ligne de tramway à chevaux dessert Villejuif depuis 1876 ; elle n'atteindra le centre-ville qu'à partir de 1889, ce qui a nécessité l'adoucissement de la pente de la « montagne », avenue de Paris[10]. Son terminus nord est alors la gare d'Austerlitz.

En 1907, le tramway devient électrique ; la ligne, exploitée par la Compagnie générale parisienne de tramways (CGPT) sous la dénomination TS1[11], a pour terminus Châtelet. Lors de la création de la Société des transports en commun de la région parisienne (STCRP) en 1921, elle devient la ligne 85.

Elle dessert alors la place d'Italie, la porte d'Italie et traverse le Kremlin-Bicêtre[12].

Après avoir vu son trajet raccourcir (son terminus nord n'est plus Châtelet mais place d'Italie), elle est remplacée définitivement par une ligne de bus à partir d'avril 1933[13].

En 1933, Villejuif est déjà desservie par deux autres lignes de bus qui suivent le trajet de la RN7[14] :

Le conseil municipal de Villejuif demande à la STCRP, dès 1925, la création d'une ligne de bus à l'ouest, qui déchargerait la ligne 85 et desservirait de nouveaux quartiers, sur l'axe du boulevard Chastenet-de-Géry. La demande sera finalement acceptée en 1954 et la ligne 131 entrera en service en 1958[15].

Malgré les demandes de la municipalité depuis l'avant-guerre[16], le prolongement de la ligne 7 du métro (branche bleue) ne sera réalisé que le 28 février 1985[17]. Elle dessert, du nord au sud, les stations Villejuif - Léo Lagrange, Villejuif - Paul Vaillant-Couturier et le terminus Villejuif - Louis Aragon.

Villejuif est desservie par les lignes de bus RATP suivantes :

La ligne v7 du réseau Valouette est une ligne circulaire qui relie les quartiers excentrés de Villejuif au centre-ville. De plus, sa ligne v1 dessert Villejuif au nord, sur l'axe Chastenet-de-Géry - Marcel-Grosménil.

Enfin, un parking d'intérêt régional de 480 places a été installé à Louis-Aragon. Son but est d'amener les automobilistes à y laisser leurs voitures pour prendre le métro vers Paris, afin de réduire le trafic[18].

La ligne 7 du tramway d'Île-de-France, ouverte le 16 novembre 2013, a son terminus nord à la station Villejuif - Louis Aragon et son terminus sud à Athis-Mons, en attendant un prolongement ultérieur à la gare de Juvisy. Elle suit le trajet de la route nationale 7 vers le sud, ce qui s'inscrit dans le projet de requalification de la RN7 sud[19]. Sa réalisation concrétise ainsi les demandes du conseil municipal d'avant-guerre de prolongement jusqu'à Orly.

Projets en cours ou futurs 

Urbanisme[edit | edit source]

Morphologie urbaine[edit | edit source]

Logement[edit | edit source]

Projets d'aménagements[edit | edit source]

Toponymie[edit | edit source]

Le nom de « Villejuif » apparaît pour la première fois dans une bulle du pape Calixte II, datée du 27 novembre 1119, sous la forme de « Villa Judea ». Ce nom se retrouvera dans de nombreuses autres bulles tout au long du XIIe siècle, sous des graphies légèrement différentes (villis Jude, ville Judei…). Une autre graphie se retrouve plus tardivement, au XIIIe siècle, sous la forme de Villa Jullitoe ou Villa Julite[cvj 1].

Plusieurs versions existent quant à l'origine de ce nom : la plus probable est celle d'une déformation du nom du propriétaire d'une villa gallo-romaine, Juvius ou Juveus[24]. Cette hypothèse est renforcée par le fait que Villa Judea a été longtemps transcrit Villejuifve, ainsi que par la présence avérée de restes d'habitat gallo-romain[cvj 2].

Une autre hypothèse, longtemps répandue, veut que le nom soit une déformation de Ville Julyve, en l'honneur de sainte Julitte, à laquelle est dédiée l'église paroissiale Saint-Cyr-Sainte-Julitte. Il s'agit plus probablement d'une confusion entre Villa Judea et Villa Julittoe, due aux religieux chargés des registres de Notre-Dame, comme en atteste le fait que cette graphie n'arrive qu'un siècle après la première[cvj 3].

Plus crédible est l'hypothèse selon laquelle Villejuif serait en fait dérivé de Villegie, lui-même dérivé de villa Gesedis. On trouve en effet mention d'un village nommé Gesedis au Xe siècle dans les chroniques de Flodoard[25], et Villegie est utilisé plusieurs fois pour désigner Villejuif au XIIe siècle[cvj 4].

L'explication selon laquelle Villejuif désignerait la « ville des Juifs » est jugée peu crédible aujourd'hui. Elle s'appuyait sur des écrits comme ceux de Louis Moréri, indiquant que la ville aurait été fondée par des Juifs chassés de Paris. Cependant, cela n'expliquerait pas la graphie latine de Villa Judea (la ville, fondée au XIe siècle, aurait alors dû s'appeler « Villes-aux-Juifs ») et n'est attesté par aucune chronique ou acte de l'époque[cvj 5].

Histoire[edit | edit source]

Préhistoire[edit | edit source]

Les archéologues A. Laville et R. Mansuy ont découvert, en 1896, l'existence d'un site préhistorique à l'emplacement actuel du parc départemental des Hautes-Bruyères, au sud-est de la ville. Ils y découvrent, dans les sablières, de nombreux objets en silex du néolithique : des outils — perçoirs, grattoirs, lames… —, mais aussi des armes — haches, pointes de flèche… Une petite lame de bronze est également exhumée, ce qui permet de dater le site de la fin de l'âge de la pierre, à l'époque « où le bronze encore rare n'avait remplacé que dans des cas exceptionnels les instruments en pierre »[26],[ncvj 3].

Les recherches ultérieures, notamment celles menées par François Bordes, puis par Georges Bailloud, ont permis de dater la création du village aux Hautes-Bruyères à il y a environ 6 000 ans, dans ce qui était autrefois une terre de chasse dans une zone presque entièrement sous les eaux. Ces populations sédentaires vivent alors de l'agriculture et de l'élevage[hbp 1].

Un « espace d'aventures archéologiques » est maintenant ouvert dans le parc départemental des Hautes-Bruyères, animé par le laboratoire départemental d'archéologie du Val-de-Marne, pour découvrir la préhistoire[27].

Époque gallo-romaine et haut Moyen Âge[edit | edit source]

L'histoire de Villejuif dans l'Antiquité et le haut Moyen Âge est longtemps restée un trou noir total, et reste encore mal connue. L'étymologie du nom « Villejuif » semble indiquer la présence d'une villa romaine sur le site de Villejuif, appartenant probablement à un dénommé Juvius, ou Juveus[ncvj 4]. Le 20 novembre 1909, les travaux pour la construction d'une conduite de gaz mettent au jour deux murs et des éléments de voirie, qui seront en 1980-1981 datés de l'époque gallo-romaine[28].

En 1997, dans le centre de Villejuif (rues Georges-Le-Bigot et du Colonel-Marchand) ont mis au jour d'autres vestiges de l'époque gallo-romaine, dont un édifice antique ou mérovingien de prestige[29]. Il s'agit probablement, rue Georges-Le-Bigot d'un habitat à caractère artisanal de la période antique et du haut Moyen Âge, avec continuité de l'occupation du site, avec réutilisation des structures, de la période gallo-romaine à l'époque carolingienne. D'autres fouilles, rues Romain-Rolland et du Colonel-Marchand ont conclu à la présence probable d'un bâtiment antique à proximité[28].

Moyen Âge et époque moderne[edit | edit source]

La paroisse de Villejuif a vraisemblablement été fondée à la fin de l'époque carolingienne, vers le IXe siècle, comme en attestent à la fois les cartulaires du début du IIe millénaire[ncvj 4] et la titulature de l'église de Villejuif, Saint-Cyr-Sainte-Julitte, qui ne se sont répandues qu'à l'époque carolingienne[cvj 2].

Les terres sont alors principalement la propriété d'institutions religieuses (chapitre de Notre-Dame de Paris, Saint-Pierre de Jumièges…), sur lesquels travaillent leurs serfs : il s'agit principalement de vignes sur les coteaux à l'est et de champs de céréales sur le plateau[hbp 1].

Avec l'accroissement du nombre d'affranchissements, la population du village se développe à partir du XIIIe siècle. Une église est construite à l'emplacement de l'actuelle église Saint-Cyr-Sainte-Julitte[ncvj 5]. Les bourgeois parisiens achètent une partie des terres, qu'ils louent aux villageois ; la noblesse de robe se voit également attribuer des terres[hbp 2].

Le village est partiellement détruit pendant la guerre de Cent Ans, et l'église brûlée. Il connaîtra une nouvelle phase de développement au XVIe siècle : l'église est reconstruite, des bâtiments apparaissent autour de la route royale (actuelle rue Jean-Jaurès), une école est ouverte, des artisans s'installent… Les ordres religieux vendent une partie de leurs terres, tandis que les seigneurs agrandissent leur domaine[ncvj 6]. Le séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet y installe sa maison de repos, à côté de l'église (l'actuelle mairie) et constitue un domaine qui regroupera jusqu'à la moitié des terres de Villejuif[hbp 2].

L'expansion de Villejuif continue aux XVIIe et XVIIIe siècles : le long de la voie royale, des commerçants s'installent, la population atteint 270 feux. Le village reste majoritairement constitué de paysans pauvres, qui louent leurs terres, où les locataires interdisent l'élevage. L'extraction du plâtre commence au nord-ouest de Villejuif (Monsivry), commençant une activité économique qui sera centrale dans la ville jusqu'au XXe siècle[ncvj 7].

Depuis la Révolution[edit | edit source]

Avec la Révolution (premier maire, Charles Radot, 1790) les structures foncières éclatent, mais les grandes propriétés ne disparaissent qu'au cours du XIXe siècle. Des fortunes locales s'érigent (Godefroy, Fleury, Labbé) sur le blé et les carrières de plâtre, plus tard sur les pépinières. La vigne, dès la fin du XVIIIe siècle, ne joue qu'un rôle mineur.
De 1790 à 1795 Villejuif était un canton du district de Bourg-de-l'Égalité.

C'est après les batailles de 1870-1871 (qui ravagent la commune : combat de la redoute du Moulin de Saquet en 1871 tenue par les communards et tombée par traîtrise entre les mains des troupes versaillaises dans la nuit du 3 au 4 mai 1871) que le Villejuif rural commence à céder du terrain avec l'installation (1890) de l'asile d'aliénés (Villejuif accueillera encore deux autres centres hospitaliers : Paul-Brousse (1913) et l'Institut Gustave-Roussy). Les premiers lotissements ouvriers datent de la fin du XIXe siècle, dans le Bas-Villejuif (rue de la Pompe) ; puis se poursuivent dans le centre du parc des Saint-Roman (avant 1914) ; enfin, entre les deux guerres, se multiplient sur le plateau, créant une belle zone de pavillons ouvriers, où les cheminots, traminots, postiers, gaziers et électriciens sont très nombreux. Ce mouvement urbain commencé avec la municipalité radicale de Reulos (1883-1904), poursuivi de manière empirique sous Destauret (1908-1925) devient systématique à partir de 1925 avec les municipalités communistes (Guillemin, Cantini, Paul Vaillant-Couturier (1929-1937), Le Bigot, Louis Dolly, Pierre-Yves Cosnier, Claudine Cordillot...) qui se sont succédé durant pas moins de huit décennies.

Cette spécificité politique de la commune explique la participation de nombreux Villejuifois à la résistance de 1941-1945 (dix fusillés) et au militantisme communiste. Les municipalités à majorité communiste parviennent à retarder la désindustrialisation et à limiter le chômage, mais finissent par céder la place en 2014, d'autant qu'aux quartiers ouvriers comme ceux des Lozaits (bâti en 1960-1965) ou des Hautes-Bruyères, ont succédé le parc départemental, des zones résidentielles, et des zones d'activité comme celle de l'Épi-d'Or, socialement beaucoup plus diversifiées.

L'urbanisation est aujourd'hui achevée au sens où tout le périmètre constructible est construit.

Politique et administration[edit | edit source]

La Maison des associations et de la culture de paix.

Villejuif est la principale ville de la communauté d'agglomération du Val de Bièvre, qui regroupe six autres communes : Arcueil, Cachan, Fresnes, Gentilly, L'Haÿ-les-Roses, Le Kremlin-Bicêtre pour un total de 192 800 habitants[30]. La commune est divisée en deux cantons : Villejuif-Est et Villejuif-Ouest.

Ancienne ville du département de la Seine jusqu'en 1968, elle fait désormais partie du Val-de-Marne. Elle constitue avec Arcueil et Cachan la 11e circonscription du Val-de-Marne, dont le député est Jean-Yves Le Bouillonnec (PS, maire de Cachan) depuis 2002.

Villejuif dispose de plusieurs administrations et services publics : quatre bureaux de poste, un centre des impôts. un Pôle emploi, un centre de sécurité sociale, une caserne de sapeurs-pompiers. Elle dispose également d'un commissariat subdivisionnaire mais dépend du commissariat central du Kremlin-Bicêtre[31].

Un tribunal d'instance est également installé à Villejuif. Les tribunaux de grande instance et de commerce se trouvent à Créteil[32].

Tendances politiques et résultats[edit | edit source]

Villejuif est traditionnellement une « banlieue rouge » : son maire était communiste et sa majorité municipale à gauche de 1925 à 2014. À l'élection municipale de 2014, c'est une liste menée par le candidat UMP Franck Le Bohellec qui fait tomber ce bastion du parti communiste[33]. Mme Cordillot est battue (43,52 % contre 48,69 %) par l’union au 2e tour de quatre listes concurrentes : UMP, UDI, DVG et EELV[34],[35]. À l'élection municipale de 2008, Claudine Cordillot, à la tête d'une liste d'union de la gauche (PCF - PS - MRC - LO) a été réélue avec 47,52 % des suffrages, au second tour (quadrangulaire)[36].

Les deux conseillers généraux de Villejuif (Gilles Delbos et Laurent Garnier) sont également communistes. Si le député de la circonscription est socialiste (Jean-Yves Le Bouillonnec) depuis 2002, les candidats communistes l'ont devancé à Villejuif en 2002[37] et 2007[38], mais pas en 2012[39].

Aux élections régionales, présidentielles et européennes, ce sont en revanche les candidats socialistes qui sont en tête, bien que les candidats communistes obtiennent des résultats supérieurs à la moyenne. À la présidentielle de 2007, Marie-George Buffet a obtenu 6,44 % des voix, soit près de 3,5 fois son score national ; Ségolène Royal, elle, a récolté 33,73 % des voix, soit 8 points de plus[40]. En 2002 déjà, Robert Hue y avait obtenu près de 4 fois son score national[41]. En 2012, Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche soutenu par le PCF, obtient un score de 21,05% à Villejuif, près du double de son score au niveau national (11,11%)[42].

Les élections municipales de 2001 et 2008 ont été marquées par un score élevé des Verts en 2001 (23,02 %), puis du MoDem en 2008 (12,28 %, les Verts tombant à 12,57 %). La droite, elle, garde un score stable[36]. En 2014, six listes étaient en position de se maintenir au second tour : Union de la gauche dirigée par Claudine Cordillot (32,72 %), UMP conduite par Franck Le Bohellec (17,15 %), UDI (15,81 %), DVG (10,64 %), EELV (10,41 %) et FN (11,22 %). Au second tour, les listes UMP, UDI, DVG et EELV se sont réunies en une liste « diverse » conduite par Franck Le Bohellec sous le nom Union citoyenne pour Villejuif[35].

Administration municipale[edit | edit source]

Le bâtiment de la mairie.

Le conseil municipal de Villejuif est composé de 45 conseillers municipaux dont le maire et treize adjoints. Franck Le Bohellec (UMP) est maire de Villejuif depuis le 5 avril 2014, son élection met fin à près de 70 ans de gouvernance communiste.

Cette ville est un des rares cas d'union de l'UMP, de l'UDI, de Divers gauche (ex-PS) et d'écologistes (ex-EELV) dans une commune de grande taille. Ainsi, la première adjointe est une ex-membre d'EELV[réf. nécessaire] et la droite seule n'a pas la majorité au conseil[réf. nécessaire].

{

Liste des maires [43][edit | edit source]

Article détaillé : Liste des maires de Villejuif.

Quatre maires se sont succédé à Villejuif depuis 1945 :

No  Nom Début du mandat Fin du mandat Appartenance politique Résultats aux élections[44]
1 Louis Dolly
(1er septembre 1905 - 23 octobre 1993)
avril
1945
mars
1977
PCF non connus
2 Pierre-Yves Cosnier
(29 novembre 1939 - 19 mai 2000)
mars
1977
octobre
1999
PCF non connus
3 Claudine Cordillot
(née le 16 décembre 1953)
16 octobre
1999
5 avril
2014
PCF 2001 : 1er tour : 50,05 %
2008 : 2e tour : 47,52 %
4 Franck Le Bohellec
(né en 1967 à Vannes)
5 avril
2014
en cours UMP 2014 : 2e tour : 48,69 %

Instances judiciaires et administratives[edit | edit source]

Politique environnementale[edit | edit source]

Fiscalité de la commune[edit | edit source]

Le potentiel fiscal[45] par habitant de Villejuif s'élève à 741 EUR, soit 257 EUR en dessous de la moyenne des communes du Val-de-Marne, ce qui la place en 35e position sur 47 (32e sur 37 parmi les communes de plus de 10 000 habitants). Si les bases nettes de la taxe d'habitation, rapportées au nombre d'habitant, placent Villejuif en 29eplace (sur 47), celles de la taxe foncière sur le bâti la classent 34e ; en ce qui concerne les bases de la taxe professionnelle, Villejuif est 27e (772 EUR en dessous de la moyenne du département)[46],[47].

Les ressources fiscales potentielles sont donc limitées, ce qui constitue une des raisons de la politique de création de zones d'activité (ZA) et de zones d'aménagement concerté (ZAC) depuis la fin des années 1970[ncvj 8] (Villejuif compte aujourd'hui 3 ZA et 4 ZAC)[48].

Le taux de taxe d'habitation en 2007 est de 18,63 %, soit 4 points au-dessus de la moyenne départementale[47],[49] ; celui de la taxe foncière sur les propriétés bâties s'élève à 23,76 % (5 points au-dessus de la moyenne départementale). Ces taux sont stables depuis 2005[50]. Ils ont été renouvelés dans le budget 2008[51].

Depuis 2000, la taxe professionnelle est prélevée par la Communauté d'agglomération du Val de Bièvre. L'unification des taux communaux des 7 villes de l'agglomération est prévue pour 2012[52]. La taxe professionnelle a donc baissé entre 2000 et 2007 de 3 points environ, pour s'établir à 26,07 %[50]. Elle est ensuite redistribuée aux communes sous la formation d'une dotation de solidarité communautaire en deux parties, une dite « figée », fondée sur des critères sociaux, et une dite « fonds de concours » qui prévoit le reversement de 50 % du produit des nouvelles bases fiscales.

Villejuif est allocataire de la dotation de solidarité urbaine (DSU) et du fonds de solidarité de la région Île-de-France (FSRIF)[53] .

Jumelages[edit | edit source]

Villejuif est jumelée avec plusieurs villes[54] :

Villejuif entretient également des liens de coopération avec le quartier de Tladi à Soweto (Afrique du Sud) ou encore la ville de Conques-sur-Orbiel (Aude) à la suite des inondations de 1999.

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Mirandola, Italie
Dunaujvaros, Hongrie
Neubrandenburg, Allemagne
Iambol, Bulgarie
Vila Franca de Xira, Portugal

Population et société[edit | edit source]

Démographie[edit | edit source]

Évolution démographique[edit | edit source]

En 2011, la commune comptait 55 923 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 362 1 137 1 320 1 278 1 377 1 652 1 503 1 587 1 514
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 559 1 813 2 308 1 917 2 117 2 678 3 163 4 294 5 234
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 835 6 600 8 671 11 725 18 751 25 192 27 540 25 359 29 280
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
46 116 51 120 55 606 52 448 48 405 47 384 50 571 55 923 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[55] puis Insee à partir de 2004[56].)
Histogramme de l'évolution démographique


Après une baisse continue du solde migratoire jusqu'en 1990, il a enregistré pour la première fois une hausse dans la période 1990-1999 (passant de -1,51 % à -0,91 %). Le solde naturel, lui, est reparti à la hausse depuis 1975. Ainsi, la population a pour la première fois augmenté entre 1999 et 2006, après une baisse continue depuis 1975[57]. Cette tendance dénote avec la tendance départementale ou régionale, dont le solde migratoire baisse depuis 1990[58],[59].

Pyramide des âges[edit | edit source]

La pyramide des âges de la population de Villejuif est à peu près identique à celle du département, et proche de celle de la région. Son évolution entre les recensements de 1990 et 1999 est proche de celle du Val-de-Marne : diminution importante de la part des 15-29 ans, et dans une moindre mesure des 30-44 ans, et, à l'inverse, forte augmentation de la part des 45-59 ans, et dans une moindre mesure des 60-74 ans. La tendance est cependant moins marquée à Villejuif que dans le département (-2,3 points pour les 15-29 contre -3,2 et +1,2 point contre +2,2 pour les 45-59). Villejuif, comme le département, voit la part des 0-14 ans augmenter légèrement (+0,2 point), contrairement à la région Île-de-France dans son ensemble (-0,4 point)[60],[61].

Pyramide des âges de Villejuif en 1999[60]
Hommes Classe d’âge Femmes
4 274 
0-14
4 171 
5 071 
15-29
5 010 
5 623 
30-44
5 913 
4 412 
45-59
4 469 
2 609 
60-74
3 129 
908 
75-94
1 751 
13 
95+
61 
Pyramide des âges de Villejuif en 1990[60]
Hommes Classe d’âge Femmes
4 415 
0-14
4 120 
5 583 
15-29
5 839 
5 998 
30-44
6 037 
4 237 
45-59
4 237 
2 399 
60-74
2 962 
738 
75-94
1 776 
95+
47 

Enseignement[edit | edit source]

La ville de Villejuif relève de l'académie de Créteil. Elle dispose de 13 écoles maternelles, 11 écoles primaires, 5 collèges, et d'un lycée intercommunal. Elle accueille également plusieurs établissements d'enseignement supérieur.

Historique[edit | edit source]

Le groupe scolaire Robert-Lebon.

Les premières écoles de Villejuif, créées à la suite de la loi Guizot, étaient hébergées en mairie, dans une avancée construite sur la façade sud[hbp 3]. En 1886, y sont installées une école de garçons, une école de filles et une salle d'asile (ancêtre de l'école maternelle) ; 228 élèves (155 garçons et 73 filles) fréquentaient les deux écoles[cvj 6].

Le conseil municipal décide donc, le 28 avril 1883, de construire un nouveau groupe scolaire sur un terrain situé au centre de la ville, en commençant par une école enfantine. Celle-ci sera achevée en 1885, tandis que la construction des écoles de fille et de garçon ne fut lancée qu'en 1886, pour des raisons budgétaires, et achevée en 1889[hbp 4]. Ce groupe scolaire, d'abord appelé Les Écoles puis école du Centre correspond aujourd'hui au collège du Centre[cvj 6].

La croissance rapide de la population et les progrès de la scolarisation (en 1899-1900, ce sont 543 élèves qui fréquent les trois écoles) contraignent la municipalité à aménager de nouvelles classes dans des préaux, la salle des fêtes, ou de louer des bâtiments temporairement[hbp 4]. Une nouvelle école maternelle (dite du bas de la Côte) est ouverte dans le bas-Villejuif en 1911[cvj 6].

Pour faire face à l'explosion démographique du début du siècle (de 741 élèves en 1914, on passe à 1 400 en 1926), la mairie acquiert, en 1922 des terrains contigus à l'école du bas-Villejuif pour y construire un groupe scolaire, et lance sa construction en 1924. Le groupe scolaire Pasteur accueille les élèves à partir du 1er octobre 1929[hbp 4].

Il sera rejoint en 1933 par le groupe scolaire Karl-Marx. Cette école, que Marcel Cachin qualifie de « plus belle école de France » dans L'Humanité est un geste fort de la part de la municipalité communiste, en place depuis 1925, et de son architecte, André Lurçat : il s'agit de construire l'école la plus moderne qui soit — verre et béton, grands espaces, lumière, installations sportives, solarium, équipement moderne (TSF, projection de cinéma…) — avec un but avoué : montrer ce que serait une école dans une société communiste (Marcel Cachin écrit : « Cette école est une anticipation, un début, un modèle, un exemple. »). Son inauguration attirera plus de 20 000 personnes, en présence de Maurice Thorez, secrétaire général du Parti communiste français et Paul Vaillant-Couturier, maire de Villejuif[62],[cvj 7]. Aujourd'hui le collège est classé en ZEP (Zone d'éducation prioritaire) et connait une recrudescence de la violence[63].

De nombreux collèges et écoles furent construits au cours du développement de la ville. Mais Villejuif ne se dotera en revanche d'un lycée que dans les années 1970. En effet, c'est en 1964 que les villes d'Arcueil, Gentilly, Le Kremlin-Bicêtre et Villejuif (regroupant 120 000 personnes) décidèrent de créer un syndicat intercommunal pour la construction d'un lycée. Mais l'arrêté préfectoral d'utilité publique ne fut signé que le 9 février 1971. Après de nombreuses manifestations pour accélérer les opérations, Louis Dolly, maire de Villejuif, en pose la première pierre le 23 novembre 1974, et le lycée Darius-Milhaud ouvre ses portes en 1976[hbp 5]

Enseignement primaire et secondaire[edit | edit source]

Liste des établissements scolaires de Villejuif[64]

Écoles maternelles

  • Louis-Pasteur
  • Karl-Marx
  • George-Sand
  • Hautes-Bruyères
  • Henri-Wallon
  • Irène-Joliot-Curie
  • Jean-Vilar
  • Marcel-Cachin
  • Maximilien-Robespierre
  • Paul-Langevin
  • Paul-Vaillant-Couturier
  • Robert-Lebon
  • Fernand-Pelloutier

Écoles élémentaires

  • Louis-Pasteur



  • George-Sand
  • Hautes-Bruyères
  • Henri-Wallon
  • Irène-Joliot-Curie
  • Jean-Vilar
  • Marcel-Cachin
  • Maximilien-Robespierre
  • Paul-Langevin
  • Paul-Vaillant-Couturier
  • Robert-Lebon

Collèges

  • Louis-Pasteur
  • Karl-Marx
  • Centre Aimé Césaire
  • Guy-Môquet
  • Jean-Lurçat

Lycée

  • Darius-Milhaud[65]

Enseignement supérieur[edit | edit source]

Villejuif accueille également plusieurs établissements d'enseignement supérieur, dont plusieurs écoles d'ingénieur.

L'EFREI (École FRançaise d'Électronique et d'Informatique), une école d'ingénieur privée sous contrat, est installée à Villejuif depuis 1987, et y a l'intégralité de ses locaux depuis 2001. Elle dispose d'un campus d'environ 10 000 m2 à proximité de la station Villejuif - Louis Aragon, ainsi que de places réservées dans des résidences privées à proximité.

L'École pour l'informatique et les techniques avancées (EPITA), une autre école d'ingénieur privée, installée au Kremlin-Bicêtre, dispose de locaux à Villejuif, sur un terrain de 13 000 m2, où se déroulent une partie des cours. Une partie des cours de l'École pour l'informatique et les nouvelles technologies (EPITECH) se tient également sur ce site, situé rue Guy-Môquet. Une résidence étudiante y a également été installée[66].

L'Institut Sup'Biotech de Paris, autre école qui appartient au groupe IONIS, est également installé à Villejuif, sur le même campus[67].

Les autres hôpitaux de Villejuif disposent aussi d'offres de formation supérieures. Ainsi, les hôpitaux Paul-Guiraud et Paul-Brousse disposent d'Institut de formation en soins infirmiers. Ils participent également tous deux à la formation des praticiens dans diverses sujets (laboratoires, accueil de stagiaires…). Paul-Brousse fait également partie d'un groupement hospitalier universitaire[68],[69].

Enfin, un centre de formation d'apprentis spécialisé dans les métiers de la propreté se trouve également à Villejuif, au niveau de la station Villejuif - Paul Vaillant-Couturier. Il propose diverses formations et diplômes (CAP, BEP, baccalauréat professionnel, BTS…)[70].

Manifestations culturelles et festivités[edit | edit source]

Santé[edit | edit source]

L'hôpital Paul-Brousse (entrée principale).

Villejuif est une ville hospitalière, avec trois centres hospitaliers qui couvrent 10 % du territoire de la commune (soit une cinquantaine d'hectares), ainsi que plusieurs unités de recherche de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) et du Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

La ville fait partie de la vallée scientifique de la Bièvre, qui regroupe 13 villes, 2 conseils généraux et 2 communautés d'agglomération[71].

Un projet de création d'un campus de cancérologie (Cancer Campus) autour de l'institut Gustave-Roussy est en cours. Il amènera notamment à la création d'une pépinière dédiée aux biotechnologies aux Barmonts, à proximité de la station Villejuif - Léo Lagrange et de résidences pour les étudiants et les chercheurs[72].

La mairie de Villejuif a également créé plusieurs structures de santé de proximité : le centre municipal de santé (CMS) Paul-Rouquès, le centre dentaire Danielle-Casanova, le service d'accueil médical initial (consultation destinée à désengorger les urgences) et un centre médico-psycho-pédagogique[73].

Sports[edit | edit source]

Villejuif dispose de plusieurs équipements sportifs et d'un grand nombre de clubs.

Au nombre de ces équipements sportifs, on trouve deux stades (Gabriel-Thibault et Louis-Dolly), trois complexes sportifs (Guy-Boniface, Maurice-Baquet, et Karl-Marx), 4 gymnases et plusieurs autres salles (boxe, tennis, tir à l'arc…)[74]. En rénovation, le stade nautique Youri-Gagarine disposera, en plus du bassin olympique extérieur, du bassin de 25 mètres et du petit bassin, d'une pataugeoire, d'un espace fitness-musculation, et d'un système de chauffage par géothermie[75]

L'union sportive de Villejuif (US Villejuif) regroupe la majorité des clubs de la ville, et leur fournit une aide et une coordination, notamment pour les déplacements.

Les équipes masculines et féminines de rink hockey de l'USV Roller évoluent en première division nationale[76],[77]. L'équipe masculine de l'USV Volley évolue, elle, en nationale 2. L'USV couvre de nombreux autres sports collectifs (rugby, handball, football, basket-ball…) et individuels (boxe, escrime, gymnastique…).

Plusieurs autres clubs existent également à Villejuif, dont l'ASFI Athlétisme, ou encore le club de futsal des Hautes-Bruyères[78].

Chaque année, la ville organise la corrida des Hautes-Bruyères, un événement sportif qui comporte plusieurs courses dont l'épreuve des 10 kilomètres, compétition reconnue par la Fédération française d'athlétisme[79]. La corrida clôture les Jours de paix et accueille des délégations des villes jumelées.

Médias[edit | edit source]

Serge Reggiani interpréta la chanson « Villejuif » en 1973 (Paroles de Sylvain Lebel)

Cultes[edit | edit source]

Église catholique[edit | edit source]

La commune compte trois paroisses : Sainte-Thérèse au nord, Saint-Cyr-Sainte-Julitte au centre (avec un second clocher : Notre-Dame-des-Apôtres) et Sainte-Colombe au sud[80].

Économie[edit | edit source]

Revenus de la population et fiscalité[edit | edit source]

Le revenu net imposable moyen par foyer fiscal à Villejuif était, en 2005, de 16 161 € par an, en dessous de la moyenne nationale et très en dessous des moyennes départementale et régionale. C'est la deuxième moyenne la plus basse de la communauté d'agglomération du Val de Bièvre, devant Gentilly (15 463 €). Cette tendance se retrouve dans la part de foyers imposables, l'impôt moyen et, à l'inverse, dans la part des salaires dans les revenus[81],[82],[83],[84].

Impôt sur le revenu en 2005

  Part de foyers imposables (%) Revenu net imposable moyen par foyer fiscal en € Impôt sur le revenu moyen par foyer fiscal en € Part des revenus salariaux dans les revenus déclarés (%) Part des pensions, retraites et rentes dans les revenus déclarés (%)
Villejuif 59,1 16 161 1 313 74,4 20,0
Val-de-Marne 63,3 19 919 2 102 71,9 19,1
Île-de-France 64,2 22 505 2 785 71,7 17,8
France 54,5 17 333 1 439 64,9 23,6
Sources des données : INSEE[81],[82],[83],[84].

Emploi[edit | edit source]

Villejuif comptait 17 652 personnes travaillant sur son territoire en 1999, un chiffre quasiment identique à celui de 1990, alors que le département et la région enregistrent une légère baisse. Très majoritairement dans le secteur tertiaire (85,5 %), la proportion des employés et professions intermédiaires y est nettement plus élevée que la moyenne départementale ou régionale, tandis que la moyenne d'ouvriers et de chefs d'entreprises y est nettement plus basse[85].

Le taux d'activité à Villejuif est de 86,4 %, très légèrement inférieur à la moyenne nationale (86,9 %) mais nettement inférieure à celle de l'Île-de-France (88,2 %). Le taux d'activité des 15-24 ans, notamment, est nettement inférieur aux moyennes du Val-de-Marne et d'Île-de-France[86].

Villejuif compte 2 067 chômeurs, dont 629 de longue durée. La tranche des 25-49 ans y est constitue environ 73 % des demandeurs d'emploi (70 % au niveau du département), tandis que celle des plus de 50 ans représente 14 % (17 % au niveau du département)[81].

La ville compte une part plus importante de fonctionnaires que la moyenne nationale (24 contre 16 %), en grande partie liée à la présence de trois hôpitaux sur le territoire. Près des trois quarts (73,8 %) de la population ne travaillent pas à Villejuif, et plus de la moitié hors du département. En conséquence, seuls 10 % des actifs se rendent à pied à leur lieu de travail, contre 37 % utilisant leur voiture et 37 % les transports en commun[87].

À Villejuif, chercheurs et laboratoires pharmaceutiques travailleront autour de l'Institut Gustave-Roussy, spécialisé dans le cancer.

Entreprises et commerces[edit | edit source]

Culture locale et patrimoine[edit | edit source]

Lieux et monuments[edit | edit source]

Villejuif compte de nombreux bâtiments et édifices qui constituent son patrimoine, dont certains sont inscrits comme monument historique, et un est classé.

Les monuments inscrits sont :

Article détaillé : Cyr de Tarse.
  • L'hôtel de la Capitainerie des chasses, hôtel particulier construit en 1762 pour Jacques Alexandre Gautier de Vinfrais, premier lieutenant de la maréchaussée à Villejuif et inspecteur des chasses de la Varenne du Louvre. Le député Thomas de Treil de Pardailhan y résida avant et pendant la Révolution[cvj 10]. Le bâtiment, situé 87, 89 et 91 rue Jean-Jaurès est inscrit depuis 1996[90].
  • Le groupe scolaire Karl-Marx, construit de 1931 à 1933 par André Lurçat, sur demande de la municipalité communiste dirigée par Paul Vaillant-Couturier. Le bâtiment, construit au milieu des champs, est érigé en symbole de la politique des villes communistes, avec son équipement moderne, son intégration au stade et au gymnase voisins et son mobilier intégré. Il allie béton armé, verre et metal, selon une tradition inspirée du Bauhaus[ncvj 9]. Le bâtiment est inscrit depuis 1975 et classé depuis 1996[91].
  • Le stade et le gymnase Karl-Marx ont été construits parallèlement au groupe scolaire par André Lurçat. Conçus comme des équipements du groupe scolaire, ils adoptent le même style (béton, verre et métal) et le gymnase est relié à l'école par un tunnel souterrain. Il est partiellement inscrit depuis 1993[92].

De nombreux autres bâtiments constituent le patrimoine de la ville, que ce soit dans son centre historique largement conservé (rues Jean-Jaurès, Georges-Le-Bigot et René-Hamon) ou dans les constructions plus récentes.

On peut notamment citer :

De nombreux bâtiments ont été réalisés à Villejuif par Paul Chemetov, notamment le stade nautique, la médiathèque, le théâtre, le groupe scolaire Pasteur et des immeubles de logements tels que sentier Benoît-Malon ou place de la Fontaine.

Enfin, plusieurs bâtiments historiques construits à Villejuif ont aujourd'hui disparu, dont :

  • Le château de Saint-Roman, bâti vers 1680 par Jean Duret, qui a acquis la seigneurie de Villejuif en 1672. Il a été transmis avec la seigneurie à la famille des Saint-Roman, derniers seigneurs de la ville, qui l'abandonna au cours du XIXe siècle. Il a été détruit et son parc construit avec l'urbanisation de la ville au début du XXe siècle[ncvj 10].

Patrimoine naturel[edit | edit source]

Villejuif abrite plusieurs parcs, jardins et squares pour une surface totale de plus d'une trentaine d'hectares.

  • Le parc départemental des Hautes-Bruyères est le plus grand parc de la ville (14,12 ha en 2009, 20 ha prévus). Il s'agit du point le plus haut du Val-de-Marne (110 m), qui domine les vallées de la Bièvre et de la Seine. Le conseil général a décidé sa création en 1980, en plusieurs tranches, puisqu'une carrière de sablons occupait le site. La première tranche a été inaugurée en 1987 et la seconde en 2000. Le parc dispose de plusieurs équipements sportifs, de 85 parcelles de jardins familiaux, et un espace d'aventures archéologiques y est prévu[93].

La ville compte également plusieurs parcs municipaux :

Le parc Pablo-Neruda (au fond, la mairie).
  • le parc du 8 mai 1945 (environ 2 ha) est situé au nord-ouest de la ville. L'emplacement abritait avant la Seconde Guerre mondiale un laboratoire militaire, détruit dans l'explosion de grenades et explosifs saisis à des ligues d'extrême-droite, le 26 janvier 1938[94]. Utilisé par la suite comme dépôt par la préfecture de police de Paris, le projet du ministère de l'Intérieur d'y construire des logements a été refusé par la municipalité, qui a obtenu sa transformation en parc en 1975. Le parc a ouvert en 1980 ;
  • le parc Pablo-Neruda, situé derrière l'Hôtel de ville, couvre une surface de 1 hectare. Il a été aménagé pour la première fois en 1927[95]. Il a été réaménagé et étendu à l'occasion des 50 ans de la mairie communiste, en 1975[96] (sa superficie était alors de 0,7 hectares) puis en 2001. Il possède deux aires de jeux ;
  • le parc Émile-Zola (1,2 ha) est situé au nord-est, à la limite d'Ivry. Inauguré en 1967, il dispose d'un boulodrome et de deux aires de jeux ;
  • le parc des Lilas (0,7 hectare) est situé au sud-est de la ville. Il a été l'objet d'une bataille, au début des années 1970, entre la mairie de Villejuif et l'entreprise Cogedim, qui voulait construire des logements sur l'emplacement. Il a été inauguré en 1977 et possède aujourd'hui deux aires de jeux ;
  • le parc Normandie-Niemen (0,7 ha) est également situé au sud-est. C'est le plus vieux parc de Villejuif.
La coulée verte au niveau de la cité Robert-Lebon.

Une coulée verte est également en cours d'aménagement. Reliant la vallée de la Bièvre et le parc départemental des Lilas, il devrait traverser le parc du 8 mai 1945, le parc des Hautes-Bruyères, la ZAC de l'Épi d'or et la cité Robert-Lebon[97]. De nombreux autres espaces (squares, jardins…) existent également : promenade des Sapeurs-Pompiers (nord), square des Guipons (nord-est, 1 200 m2), square du Clos-Fleuri (sud-est), square Rouquès (sud), square de la Charmoie (centre)…

Un sentier de randonnée pédestre (10 km), élaboré en 1994 par des élèves du collège Pasteur en collaboration avec la ville et le Conseil général, permet de découvrir la ville et ses espaces verts.

Villejuif est une ville fleurie, avec deux fleurs au concours des villes et villages fleuris[98].

Patrimoine culturel[edit | edit source]

Équipements culturels[edit | edit source]

L'explosion démographique due au baby boom des années 1940 - 1950 a marqué le développement des équipements et politiques culturelles.

La création de la Maison du peuple Gaston Monmousseau en 1962 (dans les locaux de l'actuelle Bourse du travail) permettra aux nombreuses structures culturelles naissantes, jusqu'ici hébergées dans les bureaux de la mairie, de disposer de locaux.

Ainsi, la bibliothèque municipale y emménage dans une salle de 60 m2. Le cours de chant, créé en 1956 et qui partageait jusque là la salle de la bibliothèque, la rejoint et devient une école de musique et de chant, avant de devenir conservatoire en 1965. Le cours de danse devient également une école de danse, avec un cours de danse classique et de danse rythmique.

C'est également en 1962 que débute la construction du théâtre Romain-Rolland, au-dessus du marché couvert (900 m2 au sol). Elle permet d'héberger la troupe de l'Églantine, qui joue jusqu'ici dans la salle des fêtes.

C'est en 1962 qu'est lancée la première Maison des jeunes et de la culture, rue Youri-Gagarine (l'actuelle Maison pour tous Gérard-Philipe) et d'une autre rue Pasteur (l'actuelle MPT Jules-Vallès). Elles seront inaugurées respectivement en 1970 et 1972.

En 2006 est inaugurée, face à la Mairie, la médiathèque Elsa-Triolet.

Personnalités liées à la commune[edit | edit source]

Plusieurs personnalités politiques connues au plan national ont exercé des responsabilités à Villejuif :

De nombreux scientifiques ont également eu un rôle important à Villejuif, dont Gustave Roussy, qui a créé la première consultation de cancérologie au sein de l'hôpital Paul-Brousse, en 1925.

Héraldique, logotype et devise[edit | edit source]

Blason Villejuif 94.svg

Les armes de Villejuif se blasonnent ainsi : De gueules, au faisceau et à la hache d'armes d'argent posés en pal, accostés de deux tourterelles voletant, celle de dextre contournée, et tenant dans leur bec une banderole d'argent, à la champagne de sable, à deux traits d'argent passés en sautoir liés du même et brochant sur la partition.

Notes et références[edit | edit source]

Notes[edit | edit source]

  1. Jusqu'à la dissolution de la communauté d'agglomération le 31 décembre 2015 compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[edit | edit source]

  1. Orthodromie entre Villejuif et Paris, sur le site lion1906.com.
  2. Inventaire général de la Région Île-de-France, En Val de Bièvre. Val-de-Marne, Association pour le patrimoine de l'Île-de-France, Paris, 2002, p. 5.
  3. Fiche sur Villejuif sur le site de Météo-France.
  4. Climat du Val-de-Marne sur le site de Météo-France.
  5. Données climatologiques sur le site infoclimat.fr.
  6. Données météorologiques mensuelles sur meteociel.fr.
  7. Projet de requalification de la RN7 (Nord), sur le site de la communauté d'agglomération du Val de Bièvre.
  8. Rapport d'activité 2007 de la communauté d'agglomération du Val de Bièvre.
  9. Objectifs pour Villejuif du plan local de déplacements de la communauté d'agglomération du Val de Bièvre.
  10. Service des archives communales de Villejuif, L'histoire des transports à Villejuif au travers des archives. 1830-2002, 2002, p. 6.
  11. Carte du tramway parisien en 1911, sur le site GS Tram.
  12. Carte du tramway parisien en 1926, sur le site GS Tram.
  13. Carte du tramway parisien en 1935, sur le site GS Tram.
  14. Service des archives communales de Villejuif, L'histoire des transports à Villejuif au travers des archives. 1830-2002, 2002, p. 10.
  15. Service des archives communales de Villejuif, L'histoire des transports à Villejuif au travers des archives. 1830-2002, 2002, p. 11.
  16. Carlos Escoda, Chronologie de Villejuif (1925-2005), mairie de Villejuif.
  17. « Évolution du réseau en 1985 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur le site MétroPole.
  18. Service des archives communales de Villejuif, L'histoire des transports à Villejuif au travers des archives. 1830-2002, 2002, p. 19.
  19. Projet de requalification de la RN7 (Sud), sur le site de la communauté d'agglomération du Val de Bièvre.
  20. La Vallée scientifique de la Bièvre et le plateau de Villejuif, sur le site Internet d'Arc Express.
  21. [PDF] Dossier de presse Présidence de la République
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  26. A. Laville, R. Mansuy, Stations préhistoriques des Hautes-Bruyères, Masson et cie, Paris, 1897.
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  46. Comptes de la commune de Villejuif, sur le site du ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie.
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  52. Plaquette de présentation, sur le site de la Communauté d'agglomération du Val de Bièvre.
  53. Circulaire concernant l'attribution du FSRIF au titre de 2008, sur le site du ministère de l'Intérieur.
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  57. Évolutions démographiques de Villejuif (1962-1999), sur le site de l'INSEE.
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  76. Classement 2008/2009 de 1re division masculine, sur le site de la Fédération française de roller-skating.
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  82. a et b [PDF] Dossier thématique sur le Val-de-Marne, sur le site de l'INSEE.
  83. a et b [PDF] Dossier thématique sur l'Île-de-France, sur le site de l'INSEE.
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  94. Une manifestation, organisée le 31 janvier 1938, a regroupé 50 000 personnes pour protester contre les ligues fascistes.
  95. Compte-rendu de gestion. Première municipalité ouvrière (1925-1929), avril 1929.
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  98. Le Palmarès pour le Val-de-Marne du concours des villes et villages fleuris.

Voir aussi[edit | edit source]

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Article connexe[edit | edit source]

Bibliographie[edit | edit source]

  • Carlos Escoda, Chroniques de Villejuif, Escalier D, Villejuif, 2004 (ISBN 2-9510431-2-0).
  1. chap. I (« Villejuif : le nom et le pays »), p. 9-10.
  2. a et b chap. I (« Villejuif : le nom et le pays »), p. 13-14.
  3. chap. I (« Villejuif : le nom et le pays »), p. 12.
  4. chap. I (« Villejuif : le nom et le pays »), p. 11.
  5. chap. I (« Villejuif : le nom et le pays »), p. 12-13.
  6. a, b et c chap. IV (« La marque de l'homme : maisons et monuments »), p. 88-90.
  7. chap. IV (« La marque de l'homme : maisons et monuments »), p. 95-96.
  8. chap. IV (« La marque de l'homme : maisons et monuments »), p. 75-79.
  9. chap. IV (« La marque de l'homme : maisons et monuments »), p. 84-85.
  10. chap. IV (« La marque de l'homme : maisons et monuments »), p. 87-87.
  11. chap. V (« Étapes au long des XIXe et XXe siècles »), p. 106-107.
  • Carlos Escoda, Nouvelles chroniques de Villejuif, Escalier D, Villejuif, 2008 (ISBN 2-9510431-4-7).
  1. chap. II (« Le pays »), p. 19.
  2. a, b et c chap. II (« Le pays »), p. 21.
  3. chap. III (« Étapes au long des siècles »), p. 39-41.
  4. a et b chap. I (« Ouverture »), p. 11.
  5. chap. I (« Ouverture »), p. 13.
  6. chap. I (« Ouverture »), p. 13-14.
  7. chap. I (« Ouverture »), p. 14.
  8. chap. VIII (« XXe siècle : les années du siècle »), p. 153.
  9. chap. VII (« L'ensemble Karl-Marx »), p. 128-134.
  10. chap. VI (« La marque de l'homme »), p. 105-108.
  • Service des archives communales de Villejuif, Une histoire de Villejuif au travers de ses bâtiments publics, 2006.
  1. a et b chap. 1 (« Villejuif à travers les âges »), p. 9.
  2. a et b chap. 1 (« Villejuif à travers les âges »), p. 10.
  3. chap. 2 (« La mairie de 1845 à nos jours »), p. 17.
  4. a, b et c chap. 2 (« L'instruction : croissance urbaine et politique scolaire »), p. 21.
  5. chap. 2 (« L'instruction : croissance urbaine et politique scolaire »), p. 39.

Liens externes[edit | edit source]