Chevilly-Larue

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48° 45′ 59″ N 2° 21′ 12″ E / 48.7663, 2.3533

Chevilly-Larue
Vue nocturne sur la commune
Vue nocturne sur la commune
Armoiries
Administration
Pays France
Région Île-de-France
Département Val-de-Marne
Arrondissement L'Haÿ-les-Roses
Canton Chevilly-Larue (chef-lieu)
Code commune 94021
Code postal 94550
Maire
Mandat en cours
Christian Hervy
2008-2014
Intercommunalité sans
Site web ville-chevilly-larue.fr
Démographie
Population 18 707 hab. (2009)
Densité 4 433 hab./km2
Gentilé Chevillais
Géographie
Coordonnées 48° 45′ 59″ Nord
       2° 21′ 12″ Est
/ 48.7663, 2.3533
Altitudes mini. 83 m — maxi. 94 m
Superficie 4,22 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Chevilly-Larue est une commune française, située dans le département du Val-de-Marne et la région Île-de-France. Ses habitants sont les Chevillais.

Sommaire

[modifier] Géographie

Localisation de Chevilly-Larue dans le Val-de-Marne

La commune de Chevilly-Larue est située à 8 kilomètres au sud-sud-est de Paris.

Elle est riveraine des communes de L'Haÿ-les-Roses au nord, Vitry-sur-Seine au nord-est, Thiais à l'est, Rungis au sud, Fresnes au sud-ouest.

La ville est à la croisée d'axes de communication très importants tels que l'autoroute A86, qui fait office de second périphérique parisien, et l'A6, axe majeur reliant Paris à Lyon. La N7 constitue également la limite orientale de la ville.

La gare du Pont de Rungis - Aéroport d'Orly sur le RER C dessert le sud de la commune. Chevilly-Larue est aussi desservie par le TVM, un bus en site propre dont la voie longe la RN 186 traversant la commune d'est en ouest.

[modifier] Histoire

De nombreux vestiges archéologiques (armes, outils, silex…) ont été trouvés sur le territoire de la commune attestant qu'il était habité dès l’époque paléolithique.

En 829, Inchadus (ou Inchad), évêque de Paris, donna la seigneurie de Civiliacum au chapitre de Notre Dame, donation confirmée en 985 par les rois Lothaire et Louis; elle lui appartenait encore à la Révolution.

La première église détruite vers 850-900, les chanoines entreprennent sa reconstruction. L’église Sainte-Colombe sera achevée au XVe siècle.

Au milieu du XIIe siècle, Louis VII fonde un couvent au lieu-dit « La Saussaye ». Ce couvent servira de léproserie jusque vers 1500, puis de prison à une princesse royale de 1742 à sa mort en 1760. Le couvent est fermé en 1769. Ensuite, il n’y a plus à La Saroussaie qu’une grande ferme dont l'emplacement est désormais occupé par le centre l'Oréal.

En 1709, la paroisse de Chevilly compte environ 250 habitants. Elle comprend le petit bourg de Chevilly autour de l’église et deux écarts : le hameau de « La Rue » et le couvent de « La Saussaye ».

Sous le règne de Louis XV des gentilhommières et des remises de chasse[1] sont édifiées à Chevilly et à Larue. Barthélémy Thoinard de Jouy, [2] cousin de Madame de Pompadour, achète l’ancienne grande ferme du Chapitre et fait construire dans le parc un pavillon de chasse que le roi inaugure en 1760. Mais le propriétaire n'a pas les moyens de son train de vie et il est enfermé pour dettes dans la forteresse de Pierre-Encise près de Lyon. Ses créanciers louent la propriété au prince de Monaco de 1762 à 1767. Des négociations portant sur l’abdication de Napoléon Ier se dérouleront dans le « château » de Chevilly les 4 et 5 avril 1814

En 1758, la famille princière de Rohan-Guéménée acquiert le domaine d’en face (à l’emplacement du monastère Saint-Michel) et le revendra en 1781, après le décès de la princesse douairière de Rohan-Guéménée le 20 août 1780 à Chevilly.

L’édit du 25 juin 1787, réunit en une seule municipalité les paroisses de Chevilly et Lay. Le 14 avril 1789 un cahier de doléances commun est rédigé pour les deux paroisses. Si la loi du 14 décembre 1789 crée les communes, ce n’est que le 17 mars 1793 que les deux anciennes paroisses sont érigées en communes distinctes.

Pendant la Révolution, les terres du Chapitre de Notre-Dame, de la paroisse et des congrégations religieuses sont confisquées et revendues comme biens nationaux à de riches roturiers.

Le marquis de Cubières, agronome et naturaliste, séjourne fréquemment dans sa maison de campagne à Larue entre 1805 et sa mort en 1821.

Entre 1845 et 1858, la peintre animalière Rosa Bonheur séjourne plusieurs fois à Chevilly.

En 1864, la Congrégation du Saint-Esprit fonde son séminaire dans l’ancien domaine de Thoinard de Jouy.

Le 30 septembre 1870, des combats acharnés ont lieu à Chevilly entre les Français venant de Villejuif et les Prussiens retranchés dans le parc du séminaire.

En 1875 un orphelinat est ouvert à Larue. En 1903 il cède la place à un sanatorium qui est désormais un centre de pneumologie.

En 1906, deux briqueteries, Lafontaine et Bohy, s’installent dans l’ouest de la commune ; leur activité durera respectivement jusqu’en 1935 et 1966. En 1906-1907, les Sœurs de Notre-Dame-de-Charité construisent à Chevilly le monastère Saint-Michel.

Par décret du 5 septembre 1920 Chevilly devient Chevilly-Larue.

Le 24 août 1944 des combats ont lieu lors de la Libération. Les rues de la ville portent le nom de ceux tombés à Chevilly pendant la libération, le jeune FFI Jacques Hellouin âgé de 17 ans et le Père Laurent Mazurié, croix-rouge Française, qui sont exécutés ensemble par une patrouille allemande. Le Lieutenant FFI Jacques Petit-le-Roy, l'adjudant-chef Augustin Dericbourg porteurs d'un pli urgent du Général Leclerc, se dirigent vers Paris à bord d'une jeep, s'égarent dans les rues de Chevilly, et sont tués dans un échange de tirs d'embuscade allemande ; un soldat allemand perd aussi la vie.

Un vitrail, représentant le Père Jacques-Désiré Laval évangélisant « ses Chers Noirs » à Maurice, est situé dans la chapelle spiritaine de Chevilly-Larue, 12 rue du Père-Mazurié, dans la banlieue sud de Paris.

Une stéle blanche, avec une écriture très ancienne tailler dans la pierre, est découverte pendant le chantier de construction de la piscine Pierre de Coubertin, sur le terrain du parc actuel, qui à l'époque, fut céder à la Mairie par l'administration des pères du monastère, afin de base de loisirs, cette stéle est certainement, soit une découverte archéologique, ou soit un 'trésor' ou 'relique' dissimuler, et retrouver par hasard. M. Guy Pettenati, Maire de Chevilly Larue, dans un premier temps, fait exposer cette stéle dans le hall de la Mairie, puis ce patrimoine public est passer sous silence. Ainsi, des renseignements sont bienvenue à propos de cette découverte, sur son lieu actuel et son devenir, afin de rectifier éventuellement, certaines erreurs ou manques ci-dessus.

[modifier] Étymologie du nom

Chevilly, en latin Civiliacum, devrait son nom à la « villa » (domaine agricole) d’un Gallo-Romain nommé vraisemblablement Civilis.

Le hameau de La ruelle, puis « La Rue », enfin « Larue », tire son nom de la voie de « Lay » (L’Haÿ) à Fresnes le long de laquelle il a été fondé à la fin de la Guerre de Cent ans.

Jusqu'au décret du 5 septembre 1920, la commune portait le nom de Chevilly date à laquelle est joint le nom de son hameau afin de le différencier de Chevilly dans le Loiret.

[modifier] Démographie

En 2008, Chevilly-Larue est la 26e commune la plus peuplée du Val-de-Marne (sur 47) et la 470e au niveau national.

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
294 256 225 246 317 296 298 295 274
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
316 281 374 370 526 526 719 674 747
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
832 775 1 108 1 248 1 894 2 840 3 332 3 102 3 861
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 -
11 458 16 168 17 687 16 026 16 223 18 149 18 622 18 707 -
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Sources : Base Cassini de l'EHESS jusqu'en 1962[3], base Insee à partir de 1968[4],[5],[6].)

[modifier] Administration

La liste de Guy Pettenati, élue en 2001[7], comprenait des membres du Parti Socialiste, du Parti communiste, et des personnalités représentatives de la société civile a recueilli 61,40 % des votes exprimés dès le premier tour, contre 27,62 % à la liste (UMP-UDF), 10,97 % à la liste d’extrême gauche.

Guy Pettenati, élu maire en 2001 par le conseil municipal, a démissionné en 2003. Christian Hervy l'a remplacé. Ce dernier a été réélu lors des dernières élections municipales (celles des 9 et 16 mars 2008) avec 42,52 % des suffrages au deuxième tour. Face à lui, Pascal Rioual qui a totalisé 33,87 % des voix, en troisième position, Jean-Franco Capirchio qui a obtenu 13,76 % des suffrages et en dernière position, Armand Tisseau avec 9,84 % des suffrages.

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
2003 en cours Christian Hervy PCF Conseiller général du Canton de Chevilly-Larue depuis 2004
1977 2003 Guy Pettenati PCF Conseiller général Canton de Chevilly-Larue (1979-2004)
1963 1977 Gabriel Alexandre Chauvet UNR  
1944 1963 Paul Hochart RPF  

[modifier] Villes jumelées

[modifier] Economie

1208 entreprises étaient installées sur le territoire communale en 2010, dont 45 entreprises industrielles (L'Oréal notamment), 106 entreprises de constructions (Vinci...), et 992 Commerces, transports et services divers (Ratp...).

[modifier] Transports

La ville est à proximité du terminus de la ligne 7 « Villejuif Louis Aragon » et de nombreux bus tels que le 131, le 186, le 192, le 285 ou encore le 286 traversent la commune. Le TVM, trans Val de Marne traverse la ville d'est en ouest en site propre.

Un projet de tramway reliant la station « Villejuif Louis Aragon » à la gare de RER de Juvisy est en cours, ce qui permettra à la commune d'être un pôle économique encore plus attractif.

Fin 2010, un projet est mis en discussion quant à la prolongation de la ligne 14 du métro et l'implantation de deux stations dans la commune.

[modifier] Niveau de vie

Le niveau de vie augmente sur le territoire communal depuis une quinzaine d'années suivant la hausse du prix de l’immobilier, le tout porté par la réputation des communes voisines Sceaux, Bourg-La-Reine et L'Hay les Roses.

Les projets de développement (tramway, métro 14, restructuration de la rn7, eco quartiers, grand stade de la Fédération Française de Rugby) devrait renforcer cette tendance.

[modifier] Culture, sports, loisirs

La ville de Chevilly-Larue possède un grand nombre de clubs sportifs (karaté, gymnastique aquatique, badminton, tennis, basket ball, natation synchronisée, GR...). Un conservatoire de musique et de danse se trouve à proximité d'un centre culturel. En 2007 a été inaugurée une médiathèque, dans le « cœur de ville ».

La ville de Chevilly-Larue connaît beaucoup de victoires en compétitions (gr, tennis de table, athlétisme, natation, football…).

[modifier] Personnalités

[modifier] Niveau de vie

Le niveau de vie augmente sur le territoire communal depuis une quinzaine d'années suivant la hausse du prix de l’immobilier, le tout porté par la réputation des communes voisines Sceaux, Bourg-La-Reine et L'Hay les Roses. Malheureusement et inversement, de part de ces nombreuses cités grands ensembles, qui continuent de se construire, certains quartiers plus mal lotis, prennent des allures de villes environnantes, comme Vitry-sur-Seine, Orly ville, Villejuif, Thiais, ou encore Bagneux, qui ont des taux de délinquance en constante augmentation. Les projets de développement (tramway, métro 14, restructuration de la RN7, eco-quartiers, grand stade de la Fédération Française de Rugby) devrait renforcer cette tendance.

[modifier] Notes et références

  1. Les remises de chasse sont des enclos à gibier
  2. Écrit également Barthélémy Thoynard de Jouy; avocat et conseiller de Louis XV
  3. Notice communale de Chevilly-Larue sur la base Cassini. Consulté le 1er janvier 2012.
  4. Résultats du recensement de la population - Chevilly-Larue sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  5. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  6. Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  7. Ministère de l'intérieur - résultats des élections municipales de 2001

[modifier] Liens externes

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