Chevilly-Larue

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Chevilly-Larue
Vue nocturne sur la commune
Vue nocturne sur la commune
Blason de Chevilly-Larue
Héraldique
Chevilly-Larue
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-de-Marne
Arrondissement L'Haÿ-les-Roses
Canton Chevilly-Larue (chef-lieu)
Intercommunalité Orly Rungis Seine Amont
Maire
Mandat
Christian Hervy
2008-2014
Code postal 94550
Code commune 94021
Démographie
Gentilé Chevillais
Population
municipale
18 532 hab. (2011)
Densité 4 391 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 45′ 59″ N 2° 21′ 12″ E / 48.7663, 2.3533 ()48° 45′ 59″ Nord 2° 21′ 12″ Est / 48.7663, 2.3533 ()  
Altitude Min. 83 m – Max. 94 m
Superficie 4,22 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-chevilly-larue.fr

Chevilly-Larue est une commune française située dans le département du Val-de-Marne en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Chevillais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation de Chevilly-Larue dans le Val-de-Marne

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Chevilly-Larue est située à sept kilomètres au sud-sud-est de Paris. Elle est riveraine des communes de L'Haÿ-les-Roses au nord, Vitry-sur-Seine au nord-est, Thiais à l'est, Rungis au sud, Fresnes au sud-ouest.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est à la croisée d'axes de communication tels que l'A6, axe majeur reliant Paris à Lyon. La N7 constitue également la limite orientale de la ville.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La gare du Pont de Rungis - Aéroport d'Orly sur le RER C dessert le sud de la commune. Chevilly-Larue est aussi desservie par le TVM, un bus en site propre dont la voie longe la RN 186 traversant la commune d'est en ouest.

La commune est à proximité du terminus de la ligne 7 « Villejuif Louis Aragon ».

Les lignes de bus RATP 131, 186, 192, 286 ainsi que le Trans-Val-de-Marne traversent la commune.

Le bus municipal la Colombe est le fruit d'une convention signée en octobre 2001 entre la RATP et la ville de Chevilly-Larue afin de mettre en place un service urbain de transport en commun pour tous les Chevillais. La RATP organise et effectue le transport des voyageurs et la commune participe financièrement à son coût d'exploitation[1].

Fin 2010, un projet est mis en discussion quant au prolongement de la ligne 14 du métro et l'implantation de deux stations dans la commune.

Le tramway T7 a été inauguré et mise en ligne le 16 Novembre 2013 reliant Villejuif - Louis-Aragon, terminus de la ligne 7 du métro, et le pôle d’échanges bus - tramway d’Athis-Mons.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Chevilly, en latin Civiliacum, devrait son nom à la « villa » (domaine agricole) d’un Gallo-Romain nommé vraisemblablement Civilis.

Jusqu'au décret du 5 septembre 1920, la commune portait le nom de Chevilly, date à laquelle est joint le nom de son hameau afin de la différencier de Chevilly dans le Loiret[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

De nombreux vestiges archéologiques (armes, outils, silex…) ont été trouvés sur le territoire de la commune attestant qu'il était habité dès l’époque paléolithique.

En 829, Inchadus (ou Inchad), évêque de Paris, donna la seigneurie de Civiliacum au chapitre de Notre Dame, donation confirmée en 985 par les rois Lothaire et Louis ; elle lui appartenait encore à la Révolution.

La première église détruite vers 850-900, les chanoines entreprennent sa reconstruction. L’église Sainte-Colombe sera achevée au XVe siècle.

Au milieu du XIIIe siècle, Louis VII fonde un couvent au lieu-dit « La Saussaye ». Ce couvent servira de léproserie jusque vers 1500, puis de prison à une princesse royale de 1742 à sa mort en 1760. Le couvent est fermé en 1769. Ensuite, il n’y a plus à La Saroussaie qu’une grande ferme dont l'emplacement est désormais occupé par le centre l'Oréal.

En 1709, la paroisse de Chevilly compte environ 250 habitants. Elle comprend le petit bourg de Chevilly autour de l’église et deux écarts : le hameau de « La Rue » et le couvent de « La Saussaye ».

Sous le règne de Louis XV des gentilhommières et des remises de chasse[3] sont édifiées à Chevilly et à Larue. Barthélémy Thoinard de Jouy[4], cousin de Madame de Pompadour, achète l’ancienne grande ferme du Chapitre et fait construire dans le parc un pavillon de chasse que le roi inaugure en 1760. Mais le propriétaire n'a pas les moyens de son train de vie et il est enfermé pour dettes dans la forteresse de Pierre Encise près de Lyon. Ses créanciers louent la propriété au prince de Monaco de 1762 à 1767. Des négociations portant sur l’abdication de Napoléon Ier se dérouleront dans le « château » de Chevilly les 4 et 5 avril 1814

En 1758, la famille princière de Rohan-Guéménée acquiert le domaine d’en face (à l’emplacement du monastère Saint-Michel) et le revendra en 1781, après le décès de la princesse douairière de Rohan-Guéménée le 20 août 1780 à Chevilly.

L’édit du 25 juin 1787, réunit en une seule municipalité les paroisses de Chevilly et Lay. Le 14 avril 1789 un cahier de doléances commun est rédigé pour les deux paroisses. Si la loi du 14 décembre 1789 crée les communes, ce n’est que le 17 mars 1793 que les deux anciennes paroisses sont érigées en communes distinctes.

Pendant la Révolution, les terres du chapitre de Notre-Dame, de la paroisse et des congrégations religieuses sont confisquées et revendues comme biens nationaux à de riches roturiers.

Le marquis de Cubières, agronome et naturaliste, séjourne fréquemment dans sa maison de campagne à Larue entre 1805 et sa mort en 1821.

Entre 1845 et 1858, la peintre animalière Rosa Bonheur séjourne plusieurs fois à Chevilly.

En 1864, la Congrégation du Saint-Esprit fonde son séminaire dans l’ancien domaine de Thoinard de Jouy.

Le 30 septembre 1870, des combats acharnés ont lieu à Chevilly entre les Français venant de Villejuif et les Prussiens retranchés dans le parc du séminaire.

En 1875 un orphelinat est ouvert à Larue. En 1903 il cède la place à un sanatorium qui est désormais un centre de pneumologie.

En 1906, deux briqueteries, Lafontaine et Bohy, s’installent dans l’ouest de la commune ; leur activité durera respectivement jusqu’en 1935 et 1966.

En 1906-1907, les sœurs de Notre-Dame-de-Charité construisent à Chevilly le monastère Saint-Michel.

Par décret du 5 septembre 1920, Chevilly devient Chevilly-Larue.

Le 24 août 1944 des combats ont lieu lors de la Libération. Les rues de la ville portent le nom de ceux tombés à Chevilly pendant la libération, le jeune FFI Jacques Hellouin âgé de 17 ans et le père Laurent Mazurié, croix-rouge Française, qui sont exécutés ensemble par une patrouille allemande. Le lieutenant FFI Jacques Petit-le-Roy, l'adjudant-chef Augustin Dericbourg porteurs d'un pli urgent du général Leclerc, se dirigent vers Paris à bord d'une jeep, s'égarent dans les rues de Chevilly, et sont tués dans un échange de tirs d'embuscade allemande ; un soldat allemand perd aussi la vie.

Un vitrail, représentant le père Jacques-Désiré Laval évangélisant « ses Chers Noirs » à Maurice, est situé dans la chapelle spiritaine de Chevilly-Larue, 12 rue du Père-Mazurié, dans la banlieue sud de Paris.

Une stèle blanche, avec une écriture très ancienne taillée dans la pierre, est découverte sur le chantier de construction de la piscine Pierre de Coubertin, sur le terrain du parc actuel, qui à l'époque, fut cédé à la mairie par l'administration des pères du monastère, afin de servir de base de loisirs. Guy Pettenati, maire de Chevilly Larue, fait exposer cette stèle dans le hall de la mairie dans un premier temps avant qu'elle ne soit mise de côté.

Dans cette commune, quelques milliers d'habitants ont longtemps vécu du maraichage, de la culture florale ou des travaux des champs. Mais de 1954 à 1962, la population a triplé, progressant depuis jusqu'à passer la barre des 18 000 au dernier recensement. Des centaines de pavillons, puis d'immeubles ont été construits. Chevilly-Larue est désormais à portée de métro, et les travaux du futur tramway la raccorderont, fin 2013, à Villejuif et Orly.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La liste de Guy Pettenati, élue en 2001[5], comprenait des membres du Parti Socialiste, du Parti communiste, et des personnalités représentatives de la société civile a recueilli 61,40 % des votes exprimés dès le premier tour, contre 27,62 % à la liste (UMP-UDF), 10,97 % à la liste d’extrême gauche.

Guy Pettenati, élu maire en 2001 par le conseil municipal, a démissionné en 2003. Christian Hervy l'a remplacé. Ce dernier a été réélu lors des élections municipales des 9 et 16 mars 2008, avec 42,52 % des suffrages au deuxième tour. Face à lui, Pascal Rioual qui a totalisé 33,87 % des voix, en troisième position, Jean-Franco Capirchio (UMP) qui a obtenu 13,76 % des suffrages et en dernière position, Armand Tisseau (MoDem)avec 9,84 % des suffrages.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Quatre maires se sont succédé à Chevilly-Larue depuis 1944 :

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1963 Paul Hochart RPF  
1963 mars 1977 Gabriel Alexandre Chauvet UNR  
mars 1977 novembre 2002 Guy Pettenati PCF Conseiller général du canton de Chevilly-Larue (1979-2004)
janvier 2003 en cours Christian Hervy PCF Conseiller général du canton de Chevilly-Larue depuis 2004

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

L'agenda 21[modifier | modifier le code]

Depuis le 1er février 2011, la commune s'est dotée d'un Agenda 21 qui comporte 39 actions[6].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Coopération Internationale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 18 532 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
294 256 225 246 317 296 298 295 274
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
316 281 374 370 526 526 719 674 747
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
832 775 1 108 1 248 1 894 2 840 3 332 3 102 3 861
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
11 458 16 168 17 687 16 026 16 223 18 149 18 622 18 532 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8])
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Chevilly-Larue est située dans l'académie de Créteil.

La ville administre quatre écoles maternelles (Pasteur, Savador Allende, Paul Bert, Pierre & Marie Curie) et quatre écoles élémentaires communales (Pasteur, Pierre & Marie Curie, Paul Bert A et B).

Le département gère deux collèges (Jean Moulin et Liberté) et la région Île-de-France un lycée, Pauline Rolland, ouvert pour la rentrée scolaire de septembre 2011 aux secondes.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La commune possède un grand nombre de clubs sportifs (karaté, gymnastique aquatique, badminton, tennis, basket ball, natation synchronisée, GR…) et connaît beaucoup de victoires en compétitions (gr, tennis de table, athlétisme, natation, football…).

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

1208 entreprises étaient installées sur le territoire communal en 2010, dont 45 entreprises industrielles (L'Oréal notamment), 106 entreprises de constructions (Vinci…), et 992 Commerces, transports et services divers (Ratp…).

Le Marché international de Rungis, premier marché mondial de produits frais en gros, est situé aux 2/3 sur la commune de Chevilly-Larue, 1/3 étant sur la commune de Rungis.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Un conservatoire de musique et de danse se trouve à proximité d'un centre culturel. En 2007 a été inaugurée une médiathèque, dans le « cœur de ville ». Chevilly-Larue dispose également d'un conservatoire d'arts plasitique, d'un théâtre municipal qui dispose d'une salle de cinéma, ainsi que d'une maison du conte.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Pierre de Cubières (1747-1821), écuyer de Louis XVI, a habité à Larue de 1805 à 1821.
  • Rosa Bonheur (1822-1899), artiste-peintre et sculptrice, a séjourné à Chevilly-Larue.
  • Morice Lipsi (de), sculpteur, y a vécu pendant 50 ans au 6-8 rue Thuret ;
  • Ioana Olteș (ro), artiste-peintre franco-roumaine, y a vécu la seconde moitié de sa vie sous le pseudonyme de Jeanne Galtier ;
  • Étienne M'Bappé, guitariste de jazz, a été formé au conservatoire de Chevilly-Larue, et demeurer dans la cité des sorbiers.
  • Dominique Nicolas (1958), guitariste du groupe indochine, a demeurer dans le quartier Bretagne.
  • Lacrim 19avril 1985 rappeur

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]