Le Kremlin-Bicêtre

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Le Kremlin-Bicêtre
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Blason de Le Kremlin-Bicêtre
Blason
Le Kremlin-Bicêtre
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-de-Marne
Arrondissement Arrondissement de L'Haÿ-les-Roses
Canton Canton du Kremlin-Bicêtre
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Val de Bièvre[Note 1]
Maire
Mandat
Jean-Luc Laurent
2014-2020
Code postal 94270
Code commune 94043
Démographie
Gentilé Kremlinois
Population
municipale
26 131 hab. (2011)
Densité 16 968 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 48′ 36″ N 2° 21′ 29″ E / 48.81, 2.35805555556 ()48° 48′ 36″ Nord 2° 21′ 29″ Est / 48.81, 2.35805555556 ()  
Altitude Min. 45 m – Max. 115 m
Superficie 1,54 km2
Localisation

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Liens
Site web kremlinbicetre.fr

Le Kremlin-Bicêtre (prononcé Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française située dans le département du Val-de-Marne en région Île-de-France.

Elle est limitée par Paris au nord, Gentilly à l'ouest, Arcueil au sud-ouest, Villejuif au sud et Ivry-sur-Seine à l'est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation du Kremlin-Bicêtre dans le département du Val-de-Marne

Le Kremlin-Bicêtre est une commune de la petite couronne de Paris. Elle se trouve au sud-est de la capitale, au niveau de la Porte d'Italie.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes du Kremlin-Bicêtre
Paris
Gentilly du Kremlin-Bicêtre Ivry-sur-Seine
Arcueil Villejuif

Géologie, relief et hydrologie[modifier | modifier le code]

Aucun cours d'eau ne traverse la commune.

Le territoire de la commune s'étage de 45 à 115 mètres, avec une déclivité liée à la vallée de la Bièvre dont le cours traverse la commune voisine de Gentilly.

Son sous-sol est partiellement constitué de calcaire lutétien, qui fit l'objet d'extractions notamment pour servir de matériaux de construction. On trouve également des terrains gypsifères en affleurement.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le Kremlin-Bicêtre est la première commune traversée par la route nationale 7 en partant du nord, qui va de Paris (Porte d'Italie) jusqu'en Italie (ville frontalière de Menton) et qui s'étend sur environ 1 000 km.

Elle est accessible également par le boulevard périphérique parisien et l'A6b.

Elle est desservie par les transports en commun de la RATP :

Métro :

Tramway :

Bus :

Réseau Valouette (Transports de proximité du Val de Bièvre)

  • Ligne v1 : Le Kremlin-Bicêtre - Leclerc-Thomas / Mairie de l'Haÿ-les-Roses
  • Ligne v6 : Navette de proximité du Kremlin-Bicêtre, ligne circulaire au départ de Leclerc-Thomas

Noctilien

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge au XVe siècle : le château de Bicêtre[modifier | modifier le code]

Jusqu'au XVIIIe siècle, l'histoire du Kremlin-Bicêtre se confond avec celle du domaine qui va devenir le château puis l'hôpital de Bicêtre. Il s'agissait d'ailleurs probablement durant cette période du seul bâtiment sur ce territoire[1].

Au Moyen Âge, le territoire de l'actuelle commune relevait de la paroisse de Gentilly.

Le premier propriétaire mentionné en cet endroit est Pierre le Queux qui possédait un domaine, La Grange-aux-Queulx qui lui aurait été offert par Louis VIII[2].

Vers 1250, le domaine est racheté par Louis IX qui, voulant favoriser le développement des institutions monastiques, y installa une colonie de Chartreux. Ceux-ci abandonnèrent le bâtiment quelques années plus tard pour aller s'installer au castel Vauvert (à l'emplacement actuel du jardin du Luxembourg dans Paris)[3].

La Grange-aux-Queulx, complètement abandonnée, devient le refuge de voleurs, de vagabonds. En 1286, il n'en reste plus que des ruines rachetée par Jean de Pontoise, évêque de Winchester, qui y fait construire un château. Celui-ci aurait ensuite été baptisé par déformation Vinchestre, Bichestre puis Bicêtre. Il est également possible qu'il ait été appelé Biberis Castra « château de la Bièvre », ce qui aurait donné le nom de Bicêtre[3].

Le château a ensuite plusieurs fois changé de mains : confisqué en 1294 par Philippe le Bel dans les guerres avec le roi d'Angleterre Édouard Ier, rendu ensuite à son propriétaire, il est vendu en 1304 au Comte de Savoie, Amédée VI qui le revend en 1346 à Philippe d'Orléans, fils du roi Philippe VI[3].

Vue du château de Bicêtre
Vue du château de Bicêtre

La guerre de Cent Ans est fatale à la demeure qui est brûlée en 1371 lors d'une invasion anglaise, par les mercenaires de Robert Knolles. Le domaine est ensuite cédé en 1385 par Charles VI à Amédée VII de Savoie, dont le fils cède les ruines en 1400 à Jean Ier de Berry[1]. Celui-ci le fit alors rebâtir sous la forme d'une véritable forteresse.

Éclate alors en 1410 une guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons. Le château de Bicêtre sert de base au duc de Berry, les ligueurs assiégeant Paris. Un traité de paix est finalement signé en novembre 1410 sous le nom de Paix de Bicêtre[1].

Malgré ce traité, les rivalités subsistent et à la suite d'une émeute populaire, une bande armée vient incendier le château de Bicêtre en 1411[4].

Du XVIIe siècle au XVIIIe siècle : l'hôpital de Bicêtre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bicêtre.

En 1632, Louis XIII ordonne la destruction des ruines du château et la construction d'un hôpital destiné initialement aux militaires blessés, qui se trouvaient auparavant rue de Lourcine dans l'hôpital établi par Henri IV.

L'hôpital sert brièvement à recevoir les enfants trouvés recueillis par Vincent de Paul puis devient successivement ou à la fois hospice, prison d'État et asile d'aliénés. Les conditions de vie y sont épouvantables.

Le XVIIIe siècle voit un progrès pour tous les déchus rassemblés à Bicêtre grâce notamment à l'action de Philippe Pinel et Jean-Baptiste Pussin, qui améliorent le sort des aliénés. La Révolution permit par ailleurs de libérer tous les prisonniers internés sans jugement.

Le XIXe siècle : création de la commune[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, outre l'hôpital, le territoire de ce qui correspond actuellement à la commune du Kremlin-Bicêtre était essentiellement couvert par des champs.

Durant le Premier Empire, beaucoup de soldats blessés lors de la campagne de Russie auraient été hospitalisés à Bicêtre. Il se fonda, près de l'hospice, un cabaret à l'enseigne du "Kremlin" ou "Au sergent du Kremlin", qui donna son nom à la petite agglomération qui se développa progressivement autour de l'hôpital à partir de 1830.

En 1841, le principe de la construction d'une enceinte autour de Paris est adoptée. Cette enceinte fortifiée, dite enceinte de Thiers, est entourée de forts dont celui de Bicêtre, construit entre 1841 et 1845. Il servit de prison en 1851 pour quelques opposants au coup d'État du 2 décembre.

Le territoire de la commune actuelle du Kremlin-Bicêtre se développe alors et bénéficie notamment, après l'annexion de 1860, de l'afflux des parisiens, comme les autres agglomérations suburbaines. On trouve alors sur ce territoire des carrières de calcaires grossiers à ciel ouvert, dans les coteaux de la Bièvre et, dans la vallée, des carrières d'argile. De nombreuses entreprises se développent alors : une peausserie, une briqueterie, des entreprises de travaux publics, etc. L'urbanisation progresse également : l'avenue de Fontainebleau, bordée d'entreprises de transport (dépôts de tramways et d'omnibus) et d'immeubles de rapport, est le lieu d'un important marché tandis qu'à l'arrière, et jusqu'à l'hospice, se développe un habitat pavillonnaire[5].

Des projets de séparation d'avec Gentilly commencent alors à germer. Après diverses péripéties celle-ci est accordée en décembre 1896.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

L'histoire de la ville est liée, au début du XXe siècle, à celle du mouvement ouvrier. Les familles qui s'installent à cette époque au Kremlin-Bicêtre sont souvent modestes.

Arrêté municipal du 10 septembre 1900 interdisant le port de la soutane
Arrêté du 10 septembre 1900

Le premier maire, Eugène Thomas, élu en 1897, issu du mouvement coopératif, est un socialiste disciple d'Auguste Blanqui.

Il applique rapidement une politique anticléricale avec, en 1897 un arrêté interdisant les processions religieuses sur la voie publique, puis en 1900 un nouvel arrêté interdisant le port de la soutane. Plus durablement, plusieurs rues sont rebaptisées avec des références à la Révolution française (rue Danton, rue du quatorze juillet) ou à des penseurs républicains (Gambetta, Carnot, etc.). Une mairie est construite en 1903.

De nouvelles industries s'implantent au début du siècle dans la ville, autour de l'avenue de Fontainebleau : notamment l'entreprise de charcuterie, Géo, en 1913. Ses dirigeants et notamment son fondateur, "Geo"rges Foucault, mènent une politique sociale et paternaliste. L'établissement propose ainsi à ses employés une cantine et une crèche dans le site ainsi que des logements, des jardins ouvriers et un stade. À son apogée, l'entreprise occupe 28 000 m2 de terrain et emploie 1 500 personnes qui transforment 200 porcs par heure[6]. L'entreprise, rachetée par le groupe Madrange, a ensuite été transférée dans les Yvelines et est aujourd'hui remplacée par un centre commercial.

Eugène Thomas est réélu plusieurs fois et reste maire jusqu'à sa mort en 1919. Il est remplacé par Georges Gérard, également socialiste. Au congrès de Tours en 1920, ce dernier adhère au parti communiste. Il le quittera en 1923, pour rejoindre l'Union socialiste communiste[7] (parti qui rejoindra ensuite la SFIO).

Zone Kremlin Bicêtre - lotissement de chalets délabrés en 1913
Zone, Kremlin-Bicêtre, en 1913

La ville voit alors se développer un habitat précaire proche du bidonville, notamment dans la zone des fortifications. La mairie encourage alors la construction de logements sociaux (les HBM), à partir des années 1920. Plusieurs lotissements sont également édifiés.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le maire, Georges Gérard, prête allégeance au maréchal Pétain et reste ainsi en fonction. Il sera abattu dans son bureau à la libération, par des résistants.

En 1945, Gabriel Brion, communiste, est élu maire. Il le restera jusqu'en 1947 où il sera remplacé par Antoine Lacroix, élu sous l'étiquette SFIO qui sera maire jusqu'à sa mort en 1983.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative sur la mairie
Plaque commémorative sur la mairie

La municipalité est fortement ancrée à gauche, à sa création, avec des premiers maires issus du mouvement ouvrier. Elle le restera jusque dans les années 1970. Le maire, Antoine Lacroix, qui avait été élu sous l’étiquette SFIO puis PS, rompt en effet en 1972 avec ce parti (lors de la signature du programme commun avec le parti communiste), pour rejoindre le Parti Socialiste Démocrate (qui fusionne ensuite avec l’UDF)[8].

Son successeur, Claudine Decimo, est élu en 1983 sous l’étiquette du RPR, faisant temporairement basculer la municipalité à droite.

Cependant, dès 1988, le siège de la dixième circonscription du Val-de-Marne, à laquelle est nouvellement attaché le Kremlin-Bicêtre[9] est remporté par le parti communiste qui le conserve jusqu’en 2012 [10]. Aux élections législatives de cette année, le maire du Kremlin-Bicêtre, Jean-Luc Laurent, est élu député de la circonscription.

En 1995, Jean-Luc Laurent (MDC) remporte la mairie et est réélu aux scrutins suivants[11].

Les élections régionales sont ensuite également systématiquement remportées dans la commune par les candidats de gauche[12]. La candidate du PS arrive en tête aux premiers et deuxième tours des élections présidentielles de 2007.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le canton est formé de la commune du Kremlin-Bicêtre et d'une partie de Gentilly.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie et son jardin
La mairie et son jardin
Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
12 février 1897 9 février 1919 Eugène Thomas PSR ouvrier menuisier, décès en cours de mandat
9 février 1919 10 décembre 1919 Henri Rebersats   premier adjoint, assure l'intérim après le décès d'Eugène Thomas
10 décembre 1919 25 août 1944 Georges Gérard SFIO ouvrier menuisier, abattu dans son bureau à la Libération
25 août 1944 8 mai 1945 Émile Dangeville   Président de la Délégation spéciale issue du Comité de Libération,
assure l'intérim après le décès de Georges Gérard
8 mai 1945 1947 Gabriel Brion PCF professeur de l'enseignement technique
1947 13 avril 1983 Antoine Lacroix SFIO, puis PSD médecin
22 avril 1983 juin 1995 Claudine Decimo RPR fonctionnaire (Intérieur)
juin 1995 en cours Jean-Luc Laurent MRC homme politique

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Un ramassage sélectif des ordures ménagères et organisé, par la Communauté d'agglomération du Val de Bièvre.

La commune dispose d’assez peu d’espaces verts au regard de sa population. Le seul parc d’une surface importante est le parc Pinel (12 000 m²).


Jumelages[modifier | modifier le code]

Le Kremlin-Bicêtre n’est jumelé avec aucune autre commune.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 26 131 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1896. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
10 804 11 830 13 018 14 907 16 830 18 911 17 453 17 038 14 072
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011
15 618 18 834 20 798 20 061 17 543 19 348 23 724 25 567 26 131
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


La population de la commune a connu une croissance continue de sa création jusqu'au début des années 1930. Une nette régression s'est alors manifestée, comme dans d'autres communes des environs de Paris, avec une décroissance jusqu'au milieu des années 1940, suivie d'une hausse continue jusqu'à la fin des années 1960, puis une nouvelle baisse dans les années 1970, due à la désindustrialisation. La croissance a ensuite repris de façon continue, à partir des années 1980.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Le Kremlin-Bicêtre en 2007 en pourcentage[15].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,1 
3,0 
75 à 89 ans
6,3 
8,6 
60 à 74 ans
10,1 
16,9 
45 à 59 ans
18,5 
25,3 
30 à 44 ans
22,2 
27,2 
15 à 29 ans
24,3 
18,6 
0 à 14 ans
17,5 
Pyramide des âges du département du Val-de-Marne en 2007 en pourcentage[16].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,9 
4,5 
75 à 89 ans
7,4 
10,4 
60 à 74 ans
11,2 
19,7 
45 à 59 ans
19,7 
23,3 
30 à 44 ans
22,4 
21,1 
15 à 29 ans
20,3 
20,7 
0 à 14 ans
18,2 

La population est relativement jeune, en âge (42 % de moins de 30 ans) et en ancienneté dans la commune (65 % des ménages ont emménagé dans les 10 dernières années et 16 % dans les deux dernières années)[17].

Autres éléments[modifier | modifier le code]

On notera que la densité de population de la commune est très élevée : près de 17 000 habitants par km2, en moyenne, alors même que l'emprise de l'hôpital et du fort sont importantes.

Par ailleurs, 53 % de la population non scolarisée de 15 ans et plus a un diplôme au moins égal au baccalauréat[17].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement primaire et secondaire[modifier | modifier le code]

Écoles primaires:

  • Benoit-Malon
  • Pierre Brossolette
  • Charles Péguy
  • Jeanne d'Arc : établissement privé

Collèges :

Lycées :

  • Darius Milhaud : établissement public, 1 704 élèves[18]; section générale, technologique et professionnelle ; 7 bâtiments
  • Pierre-Brossolette, 506 élèves[18]

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le festival RussenKo, organisé par la ville du Kremlin-Bicêtre, est consacré aux arts et cultures russe et russophones. Il se déroule chaque dernier week-end de janvier depuis 2010.

Deux festivals sont organisés tous les ans au mois de mai par l'EPITA, une école d'ingénieur implantée dans la commune : l'Epitanime, convention sur l'animation et Prologin, la finale du concours national de programmation.

Par ailleurs, certaines représentations de festivals du Val-de-Marne se tiennent chaque année à l'ECAM (Espace culturel André Malraux) : notamment le festival sons d'hiver et la biennale nationale de danse du Val-de-Marne.

Santé[modifier | modifier le code]

La ville abrite un important centre hospitalier : le CHU Kremlin-Bicêtre.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose d’un stade, avec une piste d’athlétisme (stade des Esselières), d’une piscine (intercommunale) ainsi que de différentes salles de sport (gymnase Jacques-Ducasse, Halle des Sports et Cosec Elisabeth-Purkart).

Le principal club sportif de la ville est le CSAKB (Club sportif et athlétique du Kremlin-Bicêtre). Créé en 1964, c’est un club omnisport qui comprend 17 sections[19]. Il existe également l’USKB (Union sportive du Kremlin-Bicêtre), qui regroupe les pratiquants du tennis de table et Kremlin-Bicêtre United (club de football en salle). L'association "Citoyenneté Active" propose à présent des cours de capoeira, zumba, parcours, self-défense, grappling, etc.

Médias[modifier | modifier le code]

La ville tient un magazine mensuel nommé le 'Kremlinois' qui raconte l'actualité de la ville.

Cultes[modifier | modifier le code]

La commune comprend deux églises (Église de la Sainte-Famille et Église du Saint-Curé-d'Ars), un temple, une synagogue, et un lieu de prière pour les musulmans.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2009, les taux d'imposition aux taxes locales étaient de :

  • 20,95 % pour la taxe d'habitation dont 13,96 % pour la commune,
  • 38,17 % pour la taxe foncière dont 23,20 % pour la commune,
  • 23,31 % pour la taxe professionnelle (pas de taux communal).

Ces taux n'ont pas augmenté entre 2008 et 2009 pour la part communale, après une forte augmentation du taux communal de taxe foncière en 2007 (de 4 points).

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2006 les actifs représentaient 75,8 % de la population avec un taux de chômage de 8,4 % et la majeure partie de la population (plus de 80 %) travaillait en dehors de la commune[17].

Depuis la fermeture des dernières grandes entreprise industrielles de la ville (notamment Géo en 1997), la très grande majorité des kremlinois est employée dans le secteur tertiaire, à 94 %[17].

L'employeur le plus important de la commune est l'hôpital de Bicêtre.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La commune comprend, outre de nombreux petits commerces, quatre supermarchés et un centre commercial comprenant un hypermarché.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune est récente (1896), le patrimoine architectural est donc réduit. On notera cependant :

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Espace culturel André Malraux
Espace culturel André Malraux

La commune dispose d'une salle de spectacle : l'ECAM (Espace culturel André Malraux) et d'une médiathèque, "l'Écho", ouverte en 2012.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason du Kremlin-Bicêtre

Les armes de la ville se blasonnent ainsi : De gueules au Kremlin terrassé d'argent, au chef cousu d'azur chargé d'une tour d'or ouverte et ajourée du champ, accostée de deux merlettes aussi d'or[21].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Madeleine Leveau-Fernandez, Histoire du Kremlin-Bicêtre : l'identité d'une ville, vol. 1, Le Kremlin-Bicêtre, Ville du Kremlin-Bicêtre,‎ 1997, 160 p. (ISBN 2-9510648-0-2)
  • Madeleine Leveau-Fernandez, Histoire du Kremlin-Bicêtre : l'identité d'une ville, Ville du Kremlin-Bicêtre et Les Editions de l'Atelier,‎ 2013, 196 p. (ISBN 978-2-7082-4227-2)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à la dissolution de la communauté d'agglomération le 31 décembre 2015 compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Paul Bru, Histoire de Bicêtre, vol. 1, Paris, Progrès médical,‎ 1890, 480 p. (lire en ligne)
  2. Madeleine Leveau-Fernandez, Histoire du Kremlin-Bicêtre : l'identité d'une ville, vol. 1, Le Kremlin-Bicêtre, Ville du Kremlin-Bicêtre,‎ 1997, 160 p. (ISBN 2-9510648-0-2)
  3. a, b et c Georges Poisson, Le Val-de-Marne : Art et histoire, Paris, Les éditions de Minuit,‎ 1968, 570 p.
  4. Jean Juvenel Des Ursins, Histoire du Roi Charles VI, Paris,‎ 1653
  5. Selon la notice du dossier d'inventaire topographique du Kremlin-Bicêtre, établie en 1997 par Xavier de Massary, consultable sur la base Mérimée du Ministère de la Culture (« Notice no IA94000293 »).
  6. « L'histoire d'une usine de charcuterie », Le Parisien,‎ 20 septembre 2007 (lire en ligne)
  7. Alain Croix, Histoire du Val de Marne, Messidor,‎ 1987 (ISBN 978-2-209059-55-3), p. 245
  8. Brice Soccol et Patrick Lafarge, 577 députés à élire, Societé Générale de Presse,‎ 9 mai 2007 (ISBN 978-2-901484-01-1)
  9. suite au redécoupage des circonscriptions électorales de 1986
  10. député J-C. Lefort aux élections de 1988, 1993, 1997 et 2002 et Pierre Gosnat en 2007
  11. élections municipales de 2001 et 2008
  12. la liste de Jean-Paul Huchon arrive en tête dans la commune en 1998, 2004 et 2010
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  15. « Évolution et structure de la population à Le Kremlin-Bicêtre en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  16. « Résultats du recensement de la population du Val-de-Marne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  17. a, b, c et d résultats du recensement INSEE 2006 consultables sur le site de l'INSEE avec une analyse publiée dans Le Kremlinois octobre 2009, n°114 pages 12-15
  18. a, b, c et d nombre d'élèves pour la rentrée 2009/2010 selon site internet de l'Académie de Créteil.
  19. source « site internet du CSAKB »
  20. « Notice no IA94000304 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. Banque du Blason