François Roger de Gaignières

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François Roger de Gaignières, né le 30 décembre 1642 et baptisé le 30 mars 1643 à Entrains-sur-Nohain[1] (Nièvre), mort en 1715 à Paris, est un généalogiste français, antiquaire et collectionneur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est fils de Aimé de Gaignières, secrétaire du duc de Bellegarde et de Jacqueline de Blanchefort sa famille avait une importante bibliothèque et son père était correspondant avec Père Marin Mersenne ou le physicien et mathématicien Guisony. Il devint écuyer de Louis Joseph, jeune duc de Guise et à son décés de la tante de Louis Joseph, Marie de Guise, qui le nomma en 1679 gouverneur de sa principauté de Joinville.

Collecteur[modifier | modifier le code]

Très jeune, il commença à constituer une collection de matériaux originaux pour servir l'Histoire, en particulier sur l'Église et la Cour de France. Il fit un voyage à la cour du Grand Duc de Toscane avec Coulanges, le cousin de Madame de sévigné, Louis Courcillon. A Paris, il était résident aux écuries de l'Hôtel de Guise avec Marc-Antoine Charpentier, Philippe Goibaud-Dubois et autres personnalités des arts.

Il assembla une vaste collection de lettres originales et autres documents, portraits et gravures et fit faire des copies et des dessins par Louis Boudan et Barthélemy Remy d'un grand nombre d'objets anciens, sceaux, pierres tombales, vitraux, miniatures, tapisseries. Après la mort de Marie de Guise, il est un temps le gardien de l'Hôtel de Guise[2] et de certain papiers de la famille avant de déménager au 95 rue de Sèvres.

Postérité[modifier | modifier le code]

En 1703 il présente à Ponchartrain et au roi Louis XIV un projet de protection des monuments, ce qui dans son esprit comprend les sceaux et peintures, mais le projet n'abouti pas ; en 1711 il fait don de l'ensemble de sa collection au roi. Il en conservait l'usufruit et avait repoussé des offres, comme celle du prince d'Orange pour conserver la collection en France. En 1717, sa collection est scindée en trois parties, une pour la Bibliothèque royale, une pour le dépôt des Affaires étrangères, la troisième étant vendue aux enchères. Actuellement la plus grande partie est conservée à la Bibliothèque Nationale dans la Collection Gaignières et à la Bodleian library d'Oxford.

Galerie de dessins[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « François Roger de Gaignières » (voir la liste des auteurs)

  1. Bibliothèque de l'école des chartes, 1886, volume 47, pp. 341-342.
  2. Jusqu'en 1701

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Georges Duplessis, Roger de Gaignières, Paris, 1870.
  • Léopold Delisle, Cabinet des manuscrits, tome 1, p. 335-356.
  • Henri Bouchot,
    • Les Portraits aux crayon des XVIe et XVIIe siècles, Paris, 1884 ;
    • Inventaire des dessins exécutés pour Roger de Gaignières et conservés aux départements des estampes et des manuscrits, tome 1, tome 2, Paris, Librairie Plon, 1891-1981.
  • Henri de Flamare, « Acte de baptême de Roger Gaignières », in Bibliothèque de l'école des chartes, 1886, volume 47, pp. 341-342.
  • Charles de Grandmaison, Gaignières, ses correspondants et ses collections de portraits, Niort, 1892.
  • Catalogue de l'exposition à la Bibliothèque nationale, La France monumentale vers 1700 d'après les dessins de la collection Gaignières, Paris, 1964.
  • Jean Adhémar et Gertrude Dordor, « Les tombeaux de la collection Gaignières. Dessins d'archéologie du XVIIIe siècle », in Gazette des Beaux Arts, juillet-septembre 1974, juillet-septembre 1976, juillet-août 1977.
  • Clotilde ROMET, Le Collectionneur François-Roger de Gaignières (1642-1715) Biographie et méthodes de collection Catalogue de ses manuscrits, École des Chartes, 2007.
  • (en) « François Roger de Gaignières », dans Encyclopædia Britannica, 1911 [détail de l’édition] [lire en ligne]