Ogive (architecture)

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Croisée d'ogives polychromée de l'église de Saint-Georges d'Oléron

L’ogive désigne un arc en nervure remplaçant l'arête saillante que produirait la rencontre de deux quartiers ou de deux voûtains.

Les branches d'ogive sont les moitiés d'ogive rayonnant autour de la clef de voûte.

À ne pas confondre avec la croisée d'ogive, ancienne désignation datant de l'époque gothique et qui correspond aux nervures diagonales formées par l’intersection de deux voûtes en berceau.

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusqu'au XIXe siècle, l'ogive désigne exclusivement les nervures saillantes de la croisée d'ogives. La forme aiguë adoptée par ces nervures a par la suite servi à qualifier une voûte, une arcade, une porte, une fenêtre en ogive. Ainsi en Angleterre le pointed style correspond au style néogothique.

Type d'ogives[modifier | modifier le code]

Ogive en lancette (1), équilatérale (2), surbaissée (3)
  • Ogive obtuse ou mousse : arc en plein cintre brisé, elle est décrite comme une ogive pointue obtuse et est la plus anciennement utilisée (fin XIIe siècle)
  • Ogive en lancette : ogive de forme pointue aiguë, utilisée à partir du XIIIe siècle lorsque l'espace est réduit (arcades en hémicycle des sanctuaires, architecture militaire comme les portes des forteresses)
  • Ogive équilatérale : ogive en tiers-point, décrite par des arcs dont le rayon est égal à son ouverture, surtout utilisée au XIVe siècle
  • Ogive lancéolée : ogive dont les arcs descendent en dessous de la ligne des centres, style d’architecture mauresque voir arabe.
  • Ogive surbaissée : ogive décrite par des arcs dont le rayon est plus petit que celui de son ouverture, surtout utilisée au XVe siècle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]