Vitraux de Chartres

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Vitraux de Chartres
Vie de Charlemagne (détail)
Vie de Charlemagne (détail)
Présentation
Période ou style Vitrail médiéval
Type Composition décorative
Date de construction 1205-1240
Protection Logo monument historique Classé MH (1840)[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Eure-et-Loir
Localité Chartres
Localisation
Coordonnées 48° 26′ 50″ N 1° 29′ 15″ E / 48.44722, 1.48741748° 26′ 50″ Nord 1° 29′ 15″ Est / 48.44722, 1.487417  

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Vitraux de Chartres
Une donatrice : Alix de Thouars.

Les vitraux de Chartres ou vitraux de la Cathédrale Notre-Dame de Chartres sont considérés comme l'un des ensembles les plus complets et les mieux préservés de l'époque médiévale. Ils sont notamment célèbres pour leurs couleurs et en particulier pour le bleu. Ils couvrent une surface totale de 2 600 m² et présentent une collection unique de 172 baies[1] illustrant la Bible et la vie des saints ainsi que celle des corporations de l'époque.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Histoire générale de la période[modifier | modifier le code]

La troisième croisade vient de prendre fin en 1192. Regnault de Mouçon, évêque de Chartres y a participé. La quatrième croisade se déroule pendant la période de construction de la cathédrale. Elle aboutit à la prise de Constantinople par les croisés et à la fondation de l'Empire latin d'Orient en 1204. Chartres hérite d'un important lot de reliques rapportées de cette croisade[2]. Enfin, la croisade des Albigeois est proclamée en 1208 par l'Église catholique contre l'hérésie, principalement le catharisme.

La période de la construction de la cathédrale et de la réalisation des verrières voit se succéder, sur le trône de France, de 1180 à 1223, Philippe Auguste, puis de 1223 à 1226, Louis VIII et de 1226 à 1270, Saint Louis sous le règne duquel la consécration solennelle de la cathédrale eut lieu en 1260.

Histoire des vitraux[modifier | modifier le code]

Plan des vitraux.

La plupart des vitraux furent réalisés pour l'église actuelle reconstruite après l'incendie de 1194. Leur origine peut être datée des années 1205 à 1240. Cependant quelques-uns sont des témoins de la cathédrale antérieure, comme les trois lancettes de la façade occidentale qui furent exécutées entre 1145 et 1155 de même que la partie centrale du vitrail appelée Notre-Dame-de-la-Belle-Verrière, célèbre pour son bleu dit de Chartres, daté de 1180. Les plus anciens vitraux de Chartres sont contemporains de ceux que l'abbé Suger fit réaliser, entre 1144 et 1151, pour l'abbatiale de Saint-Denis.

Quelques vitraux furent exécutés plus tardivement, comme ceux de la chapelle de Vendôme qui fut réalisée dans le premier quart du XVe siècle ou certains du transept réalisés au XXe siècle. Plusieurs verrières, endommagées au cours des siècles, furent restaurées, la première au XVe siècle. Un programme de nettoyage et de traitement de celles-ci contre les effets de la pollution fut entrepris à partir de 1972 : il est toujours en cours. Les études préalables furent menées par le Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques[3].

La destruction de la cathédrale de Reims et de ses vitraux en 1914 entraîna une forte vague d'émotion à travers le pays. Les vitraux de la cathédrale de Chartres furent entièrement déposés et entreposés en lieu sûr durant les deux guerres mondiales.

Processus[modifier | modifier le code]

Pourquoi des vitraux[modifier | modifier le code]

Depuis la fin du Xe siècle, les églises sont construites dans le style roman commun à une grande partie de l'Europe occidentale : les nefs sont souvent couvertes d'une voûte en berceau ; les murs sont épais et soutenus par des contreforts massifs situés à l'extérieur. Le nombre et l'ampleur des fenêtres sont limités et l'intérieur des édifices est décoré par des fresques aux couleurs vives. Le style roman permettait des ouvertures limitées et des jeux de contraste entre ombre et lumière.

Dans le nord de la France, ce parti pris structurel rendait probablement les bâtiments très sombres. Des ouvertures plus grandes devaient être envisagées pour laisser pénétrer la lumière. Mais l'arc en plein cintre ne permet pas de percer des ouvertures suffisamment grandes pour la luminosité tant recherchée par l'art gothique, sans risquer d'affaiblir les murs. Les forces latérales appliquées aux murs sont très importantes et on ne peut envisager d’élever la voûte sans renforcer les murs pour contrebuter la poussée résultante. En revanche, l’arc brisé et la croisée d'ogives permettent d'équilibrer les forces sur des piles. Les murs n’ont donc plus à supporter le poids de la structure et peuvent alors être ouverts vers l'extérieur. La lumière devient donc suffisamment abondante pour que les peintres-verriers puissent jouer à la colorer par des vitraux. Ces derniers ne laissent rien voir de l’extérieur, mais laissent entrer la lumière à l'intérieur.

À cette recherche, s'en ajoutent d'autres plus prégnantes parce que d'origine théologique. Dans le monde du XIIe siècle elles s'imposent aux clercs. En effet, la Bible s'ouvre avec le livre de la Genèse et les versets 1 à 5 qui évoquent les ténèbres et la lumière. La volonté de faire entrer la lumière dans l'église est énoncée avec force par Suger dans ses écrits ainsi que les raisons pour lesquelles il fait entreprendre les travaux de reconstruction du chœur de l'abbatiale de Saint-Denis. Quand ses contemporains assistèrent à la consécration du chœur en 1144, ils furent étonnés par la lumière pénétrant dans l'édifice. Suger justifie, dans le De constructione ecclesiae sancti Dionysii, les chapelles rayonnantes du chevet « grâce auxquelles toute l'église resplendit de la lumière merveilleuse et ininterrompue des fenêtres étincelantes qui rayonnent leur beauté à l'intérieur »[4]. Ce nouvel art de France (Opus Francigenum), qu'on appellera gothique au XVIIe siècle, a fait école à partir du domaine royal dans toute l'Europe. Pour reprendre les termes de Louis Grodecki, c'est dans l'abbatiale de Saint-Denis « que se dégage pour la première fois l'architecture gothique en tant que système constructif - emploi cohérent et fécond dans les solutions qu'il commande des ogives indépendantes, arcus singulariter voluti comme l'appelle l'abbé »[5],[Note 1]. C'est aussi à l'abbaye de Saint-Denis qu'a été réalisée par Suger la première rose avec des vitraux dans la façade occidentale.

Au sein de l'abbaye de Saint-Denis se développe l'étude d'un manuscrit grec des œuvres de Denys l'Aréopagite, appelé le pseudo-Denys. Ce manuscrit a été donné à l'abbaye vers 827 par l'empereur Louis le Pieux qui l'a reçu de l'empereur d'Orient Michel II le Bègue. C'est ce texte et son interprétation par Jean Scot Érigène qui est à l'origine de tout un courant mystique de la théologie médiévale. Cette interprétation influence fortement Suger d'autant qu'exact contemporain du maître le plus écouté de Paris, Hugues de Saint-Victor, il fut vraisemblablement conforté par sa vision du monde, écrite en 1125 dans ses commentaires de la Hiérarchie Céleste du Pseudo-Denys. Et pour reprendre ce qu'écrit Georges Duby : « Hugues de Saint-Denis proclame que chaque image sensible est signe ou « sacrement » des choses invisibles, celles que découvrira l'âme lorsqu'elle sera dégagée de son enveloppe corporelle »[6]. Il distingue trois étapes de cette progression du visible vers l'invisible :

  • Cogito : exploration du monde perceptible en s'appuyant sur la pensée abstraite ;
  • Meditatio : retour introspectif de l'âme sur soi-même ;
  • Contemplatio : intuition de la vérité.

La première affirmation que Suger essaya de réaliser dans son œuvre, c'est que « Dieu est Lumière », reprenant le texte de la première épître de Jean[Note 2]. Cette identité de Dieu avec la lumière s'affirme autant dans l'Ancien que dans le Nouveau Testament et doit se manifester dans l'église qui est celle de l'évêque, celui qui enseigne au peuple chrétien. Cette église enseignante est une préfiguration de la Jérusalem céleste décrite dans l'Apocalypse de Jean[Note 3]. Le fidèle entrant par le portail occidental de la cathédrale doit pouvoir parcourir les différents états décrits par Hugues de Saint-Victor en même temps qu'il s'approche du chœur et du maître-autel où il peut communier pendant la messe.

Iconographie[modifier | modifier le code]

La compréhension et l'interprétation de l'ensemble des vitraux est délicate à faire de nos jours sans contact avec la théologie du Moyen Âge[Note 4], ses enseignements et les sermons qui commentèrent les verrières des cathédrales gothiques. Cependant, la présence de l'école de Chartres, célèbre au XIIe siècle, laisse supposer que la répartition des vitraux eût un sens précis pour ceux qui les conçurent. Force est de constater, parmi les justifications faites par Suger, reprises dans les églises gothiques, que les grands dogmes de la foi chrétienne avec ses différents degrés de lecture de la Lectio divina sont présents :

  1. Littéral, qui est issu de la compréhension linguistique de l’énoncé.
  2. Allégorique ou typologique, énonçant une chose qui en dit aussi une autre.
  3. Tropologique ou Moral, étapes que l'esprit humain doit parcourir dans son ascension vers Dieu (concerne le présent).
  4. Anagogique, qui donne une idée des réalités dernières qui deviendront visibles à la fin des temps (concerne l'avenir).

Les verrières[modifier | modifier le code]

L'espace des verrières.

L'espace des verrières peut être divisé en plusieurs sous-espaces[7] qui sont le reflet de l'interprétation iconographique des vitraux.

Le bas et le haut[modifier | modifier le code]

Le niveau inférieur de l'église, avec des verrières légendaires, vitraux narratifs, racontant des vies de Jésus, de la Vierge, des saints ou des prophètes est composé de plusieurs scènes à petite échelle, tandis que le niveau supérieur avec de grands personnages, cortège de saints et de prophètes, montre la gloire de l'Église.

Le Nord et le Sud pour une église orientée Est-Ouest[modifier | modifier le code]

De l'Est par où apparaît la lumière du jour, rappelant le début de la Genèse, vers l'Ouest où la lumière disparaît avant sa renaissance et le Jugement dernier, ou bien encore du Nord qui est consacré à l'histoire biblique jusqu'à l'Incarnation vers le Sud qui annonce le royaume de Dieu après la seconde parousie du Christ et la Rédemption, le cheminement narratif des vitraux prolonge le plan en croix de la cathédrale.

Les trois façades avec les roses[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rose en architecture.

Le portail royal sur la façade occidentale porte la rose du Jugement dernier, tandis que la façade Nord porte la rose de la Vierge à l'Enfant, rappelant l'Incarnation qui mène à la Rédemption et que la façade Sud, avec sa rose du Christ triomphant entouré des 24 vieillards de l'Apocalypse, annonce la seconde parousie et le royaume de Dieu.

La rose est d'abord la représentation d'une roue. Elle apparaît dans la vision d'Ézéchiel[8],[Note 5]. Les animaux de cette vision sont reliés aux être vivants de la première vision de l'Apocalypse et aux quatre évangélistes. La première représentation de la roue en architecture peut se voir sur la façade du croisillon Nord de l'église Saint-Étienne de Beauvais. C'est alors une roue de la Fortune[9]. La représentation de la roue est reprise par Suger sur la façade occidentale de l'abbatiale de Saint-Denis. Ce n'est que progressivement, comme à Chartres, que la roue va se transformer en rose, symbolisant la Vierge.

La nef, le transept et le chœur[modifier | modifier le code]

Une interprétation rattachant les vitraux qui composent ces trois espaces (nef, transept, chœur) à un temps de l'histoire de la révélation est plus difficile à faire à Chartres. Cependant, à cette période la cathédrale de Chartres était riche de plusieurs centaines de reliques, non seulement le voile de la Vierge, mais aussi des reliques de saint Pierre, saint Thomas, sainte Catherine, sainte Marguerite et bien d'autres encore. Comme il était impossible de toutes les montrer au public, les vitraux deviennent un rappel, pour les fidèles et les pélerins, de l'ensemble reliquaire détenu par le diocèse[2].

Technique et ateliers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Technique du vitrail au Moyen Âge.

Les vitraux sont connus en France depuis le Ve siècle. Le plus ancien vitrail figuré conservé en France est le Christ de Wissembourg. La restauration récente des vitraux a permis de les étudier et de remettre en cause les affirmations de Louis Grodecki qui avait imaginé l'intervention de deux ateliers principaux[10] : celui qui avait réalisé le vitrail du Bon Samaritain et le deuxième, celui qui avait réalisé le vitrail de la Vie de Saint Lubin.

Les analyses stylistiques ont permis de compter jusqu'à cinq peintres-verriers différents pour le vitrail du Bon Samaritain, un peintre-verrier principal et des peintres-verriers secondaires. Mais on a pu aussi constater qu'un peintre-verrier secondaire d'un vitrail pouvait être le peintre-verrier principal d'une autre verrière. Cette organisation faisant apparaître des individus plutôt que des ateliers, comme on le constate plus nettement au XIVe siècle, est probablement dû aussi à la rapidité d'exécution des verrières.

L'analyse des verres a montré qu'ils avaient des colorations semblables et se sont corrodés de manière identique. On peut donc supposer que les verres étaient communs à tous les peintres-verriers. Il n'y a qu'une seule exception : le vitrail de la Vie de saint Eustache. Le verre n'a pas la même coloration que les autres verres et s'est corrodé de manière différente. On peut donc supposer comme l'a fait remarquer Louis Grodecki que le maître qui a réalisé ce vitrail a dû être demandé par la fabrique de la cathédrale et qu'il est venu avec ses propres verres.

La technique de la fabrication des verrières a été minutieusement décrite par le moine Théophile au début du XIIe siècle dans son traité Schedula diversum artium : sur un panneau de bois blanchi, le peintre-verrier trace la composition de la verrière, il découpe ensuite les verres dessus, puis les peint et les assemble[11].

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Lecture des vitraux[modifier | modifier le code]

Les verrières narratives se lisent en général de bas en haut et de gauche à droite. Par contre le vitrail de la Passion typologique (baie no 37) se lit de haut en bas. Cependant, toutes les verrières ne sont pas que des bandes dessinées sur verre racontant une histoire d'une manière linéaire. Dans certaines verrières, les scènes se répondent en jouant sur des concordances entre images en vis-à-vis. Les scènes d'un vitrail peuvent être regroupées en ensembles formant des carrés, des fleurs à quatre pétales ou lobes.

Numérotation des baies[modifier | modifier le code]

Plan de situation des baies.

La numérotation des baies est celle adoptée par le Corpus vitrearum. Elle va de 0 à 99 pour le niveau inférieur, commence par le chevet jusqu'à la façade de la nef. Le numéro 0 est donné à la baie située dans l'axe de l'abside ou de la chapelle d'axe. Les numéros impairs sont donnés aux baies situées côté gauche, au Nord. Les numéros pairs sont donnés aux baies côté droit, au Sud. Le niveau supérieur va de 100 à 199, suivant le même principe que pour le niveau inférieur. La baie 100 est la baie située dans l'axe du chœur. Les vitraux sont présentés dans l'ordre de numérotation du Corpus vitrearum, c'est-à-dire du chœur vers la façade occidentale.

Verrières du déambulatoire[modifier | modifier le code]

Verrières d'axe[modifier | modifier le code]

N° baie Nom du vitrail Donateurs Dates Base Palissy
3 Grisaille - XIIIe siècle « Notice no PM28000821 »
1 Histoire de saint Simon et de saint Jude Le chanoine Henri Noblet 1220-1225 « Notice no IM28000399 »
0 Histoire des Apôtres Les boulangers 1210-1225 « Notice no IM28000390 »
2 Histoire de saint André - 1210-1225 « Notice no IM28000398 »
4 Histoire de saint Paul - 1210-1225 « Notice no IM28000517 »

La chapelle axiale est consacrée à la mission des Apôtres ce qui constitue, dans le cadre de la cathédrale de Chartres dédiée à Notre-Dame, une originalité par rapport aux autres cathédrales dont la chapelle axiale est généralement consacrée à la Vierge. Cependant il est à noter qu'en 1208, le pape Innocent III lance la croisade contre les Albigeois et rappelle, à cette occasion, la mission des apôtres dont les évêques sont les successeurs.

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Verrières septentrionales[modifier | modifier le code]

N° baie Nom du vitrail Donateurs Dates Base Palissy
5 Histoire de saint Jacques le Majeur Les fourreurs et drapiers 1210-1225 « Notice no IM28000391 »
7 Histoire de Charlemagne Les pelletiers 1225 « Notice no IM28000516 »
9 Histoire des saints Théodore et Vincent - 1210-1225 « Notice no PM28000818 »
11 Histoire de saint Pantaléon Nicolas Li (ou Le) Sesne 1220-1225 « Notice no IM28000396 »
13 Histoire de saint Etienne Les cordonniers 1220-1225 « Notice no IM28000394 »
15 Histoire de saint Chéron Les tailleurs de pierre et sculpteurs 1220-1225 « Notice no IM28000395 »
17 Histoire des saints Savinien et Potentien - 1210-1225 « Notice no PM28000818 »
19 Grisaille - vers 1240 « Notice no PM28000821 »
21 Histoire de saint Julien l'Hospitalier - 1210-1225 « Notice no PM28000818 »
23 Histoire de saint Thomas - 1210-1240 « Notice no PM28000818 »
25 2 lancettes en grisaille surmontées
d'un oculus représentant le Christ bénissant et trônant
- 1230-1250 « Notice no PM28000821 »
27 2 lancettes en grisaille surmontées
d'un oculus représentant le Christ bénissant et trônant
- 1230-1250 « Notice no PM28000821 »
29 2 lancettes : 1- Les Miracles de saint Nicolas,
2- Histoire de saint Germain l'Auxerrois,
surmontées d'un oculus représentant
le Christ bénissant et un tétramorphe.
Le chanoine Geoffroy Chardonel
Le chanoine Etienne Chardonel
1225-1235 « Notice no IM28000521 »
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Histoire de Charlemagne[modifier | modifier le code]

Charlemagne ne fut pas un saint même s'il fut reconnu comme saint par l'antipape Pascal III à la demande de l'empereur du Saint empire romain germanique Frédéric Barberousse, en 1165, sans que cette décision ne soit jamais reconnue par l'Église. Il est donc étonnant de voir dans la fenêtre de chapelle du chevet un vitrail consacré à la vie de Charlemagne.

Toutefois il existait, avant la Révolution, au chevet de l'abbatiale de Saint-Denis un vitrail connu par des dessins, sur le voyage légendaire de Charlemagne en Orient. Ce vitrail faisait probablement partie des vitraux commandés par Suger et fut composé avant 1125. À Saint-Denis il avait été couplé avec celui de la Première Croisade et le récit de ce voyage légendaire[Note 6] racontait l'histoire des reliques de la Passion et de leur transfert partiel jusqu'à l'abbaye de Saint-Denis.

Certaines scènes du vitrail de Chartres rappellent celles de Saint-Denis, mais elles sont des compilations de plusieurs textes : la légende du pèlerinage de Charlemagne composée à Saint-Denis, la chronique du Pseudo-Turpin et la légende de saint Gilles.

La partie basse de la verrière expose le voyage mythique de Charlemagne à Constantinople et à Jérusalem. Charlemagne apparaît en rêve à Constantin, se rend à Constantinople puis à Jérusalem pour délivrer la ville. Constantin lui remet trois reliques : le saint Clou, une épine de la Sainte Couronne et la sainte chemise de la Vierge[2] que Charlemagne dépose à Aix-la-Chapelle. Puis il se rend en Espagne pour délivrer le tombeau de saint Jacques après l'avoir vu en rêve avec l'archevêque de Reims, Turpin. Bataille contre les Maures à Pampelune, construction d'une église en l'honneur de l'apôtre. Deuxième bataille au cours de laquelle les lances des Maures se mettent à fleurir et Roland à se battre contre Ferragut. Embuscade de Roncevaux faite par les païens avec Ganelon. Baudouin, écuyer de Roland, annonce sa mort à Charlemagne. Dans le registre supérieur, messe de saint Gilles. Charlemagne est pardonné du péché d'inceste avec sa sœur dont est né Roland.

Ce vitrail est placé à côté de celui de saint Jacques le Majeur. Il montre l'exemple d'un empereur, représentant le pouvoir temporel, se mettant au service du pouvoir spirituel, délivrant les lieux saints des infidèles et obtenant le pardon de ses péchés. Faut-il y voir un message d'exemple adressé au roi Philippe Auguste au moment où le pape Innocent III le presse de participer à la Croisade contre les Albigeois et où se pose le problème de l'interdit prononcé par le pape après sa séparation d'avec sa femme et son remariage avec Agnès de Méranie ? Ou alors, tout simplement, faut-il y voir une récupération de l'image de Charlemagne par Philippe Auguste, alors en concurrence avec l'empereur germanique Frédéric II, avec l'ambition de s'affirmer comme l'exemple même du bon roi[12] ?

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Verrières méridionales[modifier | modifier le code]

N° baie Nom du vitrail Donateurs Dates Base Palissy
6 Grisaille : saint Piat Jean II le Bon 1350-1360 « Notice no PM28000819 »
8 Histoire de saint Silvestre Les maçons et tailleurs de pierre 1210-1225 « Notice no IM28000519 »
10 Grisaille - XIIIe siècle-1417 « Notice no IM28000518 »
12 Histoire de saint Remy - 1210-1225 « Notice no PM28000818 »
14 Histoire et miracles de saint Nicolas - 1215-1225 « Notice no IM28000470 »
16 Histoire de sainte Marguerite
Histoire de sainte Catherine
- 1210-1225 « Notice no PM28000818 »
18 Histoire de saint Thomas Becket Les tanneurs 1215-1225 « Notice no IM28000393 »
20 Histoire de saint Martin Les corroyeurs 1215-1225 « Notice no IM28000392 »
22 Grisaille - XVIe siècle « Notice no PM28000820 »
24 Grisaille - XVIe siècle « Notice no PM28000820 »
26 2 lancettes en grisaille
Oculus : le Christ bénissant et trônant
- XIIIe siècle « Notice no PM28000821 »
28 2 lancettes
A gauche : Zodiaque et Travaux des mois
A droite : Vie de la Vierge
Oculus : Christ bénissant, Alpha et Omega
Thibault VI, comte de Chartres
Les vignerons
1217-1220 « Notice no IM28000515 »
30 2 lancettes
A gauche : Notre-Dame de la Belle-Verrière
A droite : Histoire des saints Antoine et Paul
-
Les poissonniers
1180
1215-1220
« Notice no IM28000465 »
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Notre-Dame de la Belle-Verrière[modifier | modifier le code]

Monographie de la Cathédrale de Chartres.
Détail du vitrail de Notre-Dame de la Belle Verrière.

Les vitraux de Chartres sont célèbres pour leur bleu qui a fait la renommée de la ville et de sa cathédrale, le « bleu de Chartres ». Ce « bleu roman » très lumineux, mis au point dans les années 1140 sur le chantier de la basilique Saint-Denis, est utilisé par la suite dans la cathédrale de Chartres et celle du Mans. Ayant un fondant sodique coloré au cobalt, il s'est révélé plus résistant que les rouges ou les verts de la même époque[13],[14].

Notre-Dame de la Belle-Verrière, vitrail qui est une des cent soixante-quinze représentations de la Vierge dans la Cathédrale, doit sa célébrité à ce bleu cobalt exceptionnel. Il a pourtant failli disparaître lors du terrible incendie de 1194. En effet, seul le panneau central — celui de Marie et de son Enfant — et les trois verrières qui surplombent le portail royal ont résisté au désastre.

Sur ce vitrail, la Vierge, sans écraser ceux qui la regardent depuis le sol de la cathédrale, les surplombe de ses 2,25 mètres et présente son Enfant tenant un livre sur lequel peut être lue l'inscription « omnis vallis implebitur » (« Toute vallée sera comblée ») en référence à Saint Luc qui cite cette phrase en prélude à la prédiction de Saint Jean-Baptiste. En son centre, Marie règne sur son trône céleste. Sous le trône de la Vierge, trois panneaux rappellent l'épisode des tentations de Jésus, et six autres celui des noces de Cana. Enfin, autour de la Vierge en Majesté, huit autres panneaux montrent les anges glorifiant l'Enfant Roi et sa Mère. Au zénith, le dernier des vingt panneaux, celui de l'Esprit-Saint — représenté par une colombe dont la tête est cernée d'un nimbe crucifère — rayonne sur elle.

Ce vitrail sans signature se compose de deux parties :

  • Au centre, les trois panneaux qui représentent la Vierge à l'Enfant remontant à la fin du XIIe siècle avec son célèbre bleu.
  • Autour des panneaux distincts juxtaposés du début du XIIIe siècle.

Le chanoine Delaporte avait fait remarquer en 1960 qu'un acte avait été passé le 3 octobre 1195, soit après l'incendie, sur l'autel de la Vierge qui devait être l'autel majeur de la cathédrale. Il en déduisait que l'abside de la cathédrale devait avoir subsisté après l'incendie de 1194. D'autres spécialistes ont remarqué que sur le livre ouvert que tient l'Enfant Jésus est écrit le début de l'antienne en l'honneur de la Vierge à Chartres. Ils en ont déduit que ces trois panneaux faisaient partie du vitrail qui se trouvait dans l'abside de la cathédrale derrière l'autel majeur et n'a donc pas été touché par l'incendie[15].

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Verrières de l'abside et du chœur[modifier | modifier le code]

Verrières de l'abside[modifier | modifier le code]

Les verrières hautes de l'abside sont composées de baies d'une seule lancette.

Les thèmes en sont le roi David, les prophètes de l'ancien testament d'une part et d'autre part la réalisation de leurs prophéties par la lignée de David évoquée dans le vitrail central par l'Annonciation, la Visitation et la naissance du Christ ainsi que par les deux vitraux des extrémités (baies 105 et 106), saint Jean-Baptiste qui baptisa le Christ et saint Pierre le fondateur de l'Église.


Côté
N° baie
Nom du vitrail Donateurs Dates Base Palissy
Nord
105 Histoire de saint Pierre Les changeurs 1210-1225 « Notice no PM28000816 »
103 Le prophète Ézéchiel, David Les bouchers 1210-1225 « Notice no PM28000816 »
Centre
101 Aaron, ange thuriféraire Gaufridus et sa famille 1210-1225 « Notice no IM28000471 »
100 Annonciation, Visitation, Vierge à l'Enfant Les boulangers 1210-1225 « Notice no IM28000471 »
102 Moïse, Isaïe, ange thuriféraire Les boulangers 1210-1225 « Notice no IM28000471 »
Sud
104 Les prophètes Daniel et Jérémie Les changeurs 1210-1225 « Notice no PM28000816 »
106 Histoire de saint Jean-Baptiste Les changeurs 1210-1225 « Notice no PM28000816 »
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Verrières du chœur[modifier | modifier le code]

Les verrières du chœur sont composées de deux lancettes (une à gauche et une à droite vu de face) surmontées d'une rose.

Les lancettes des baies 107, 108, 111 et 112 furent détruites au XVIIIe siècle. Seules les roses de ces baies sont restées intactes. Avant leur destruction, la baie 107 retraçait l'histoire de saint Denis et la baie 111 celle de saint Jean-Baptiste et de saint Jacques le Majeur, la baie 108 évoquait l'histoire de saint Barthélemy et La Vierge, la baie 112 retraçait l'histoire de saint Eustache et de saint Georges.


Côté
N° baie
Nom du vitrail Donateurs Dates Base Palissy
Nord
113 Rose : Christ trônant
Gauche : Vierge à l'Enfant
Droite : Pélerins de St-Jacques
Regnault de Mouçon, évêque de Chartres
Robert de Berou
vers 1217 « Notice no PM28000817 »
111 Rose : Roi de Castille
Grisaille
Roi de Castille 1210-1225 « Notice no PM28000822 »
109 Rose : Thibault VI
Gauche et droite : Histoire de saint Martin
Thibault VI, comte de Chartres 1210-1225 « Notice no PM28000817 »
107 Rose : Louis de France en armure et à cheval
Grisaille
Louis VIII 1210-1225 « Notice no PM28000822 »
Sud
108 Rose : Seigneur de Montfort
Grisaille
Guillaume de la Ferté
Étienne de Sancerre
1210-1225 « Notice no PM28000822 »
110 Rose : Seigneur de Montfort
Gauche : saint Vincent
Droite : saint Paul
Pierre Baillart
Les mégissiers
1210-1225 « Notice no PM28000817 »
112 Rose : Seigneur de Courtenay
Grisaille
Philippe de Courtenay
Guillaume de Tanlay
1210-1225 « Notice no PM28000822 »
114
Gauche : saint Jean Évangéliste
et saint Jacques le Majeur
Droite : Nativité, Fuite en Égypte
Rose : Seigneur de Beaumont
Bouchard de Marly
Colin
1210-1225 « Notice no PM28000817 »

Verrières de la nef[modifier | modifier le code]

Verrières des collatéraux[modifier | modifier le code]

Verrières septentrionales[modifier | modifier le code]

Contrairement aux autres verrières, le vitrail de la Passion typologique (baie nº 37) se lit de haut en bas.

N° baie Nom du vitrail Donateurs Dates Base Palissy
37 Passion typologique Les maréchaux-ferrants 1205-1215 « Notice no IM28000464 »
39 Histoire et miracles de saint Nicolas Les merciers-apothicaires 1220-1225 « Notice no IM28000463 »
41 Histoire de Joseph Les changeurs 1205-1215 « Notice no IM28000476 »
43 Histoire de saint Eustache Les drapiers et fourreurs 1210 « Notice no IM28000475 »
45 Histoire de saint Lubin Les marchands de vin 1205-1215 « Notice no IM28000474 »
47 Histoire de Noé Les charpentiers, charrons et tonneliers 1205-1215 « Notice no IM28000473 »
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Verrières méridionales[modifier | modifier le code]

La baie 40, connue aussi sous le nom de chapelle de Vendôme, est une verrière composée de quatre lancettes trilobées et d'un tympan à quatorze ajours.

N° baie Nom du vitrail Donateurs Dates Base Palissy
38 Miracles de Notre-Dame Les bouchers 1205-1215 « Notice no IM28000469 »
40 Famille de Vendôme Louis de Bourbon, comte de Vendôme 1417 « Notice no IM28000404 »
42 Mort et Assomption de la Vierge Les cordonniers 1205-1215 « Notice no IM28000405 »
44 Parabole du Bon Samaritain Les cordonniers 1205-1215 « Notice no IM28000406 »
46 Histoire de sainte Marie-Madeleine Les porteurs d'eau 1205-1215 « Notice no IM28000407 »
48 Histoire de saint Jean l'Evangéliste Les armuriers 1205-1215 « Notice no IM28000408 »
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Parabole du Bon Samaritain[modifier | modifier le code]
Vitrail de la Parabole du bon Samaritain : les brigands dépouillent le pèlerin

Le vitrail comprend trois grands quadrilobes avec des médaillons sur fond rouge au centre et des demi-quadrilobes latéraux. Il a été offert par les cordonniers qui sont représentés au travail. Il raconte la parabole du Bon Samaritain[Note 7] dans sa partie inférieure. Dans la partie médiane est représentée l'histoire de la tentation et de la chute d'Adam et Ève[Note 8]. Dans la partie supérieure, la dernière scène du vitrail est le meurtre d'Abel par son frère Caïn[Note 9].

Le message que livre le vitrail doit être envisagé dans la combinaison de scènes de l'Ancien Testament et du Nouveau afin d'en montrer la continuité et de mettre en perspective la parabole. Pour Wilhelm Schlink, si le travail est le châtiment pour le péché, il est possible d'obtenir le salut de l'âme par la pénitence et la purification ainsi que par l'amour de son prochain.

Pour Anne Prache, le concepteur du vitrail a réussi à relier les mots latins « sudore » (« sueur ») qui se trouve dans le commandement de Dieu : « in sudore vultus tui vesceris pane » (« Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front ») et « sutore » (« cordonnier ») faisant entrer les cordonniers parmi les personnages de l'histoire sainte.

On retrouve aussi des vitraux illustrant la parabole du Bon Samaritain dans la cathédrale de Bourges et la cathédrale de Sens. Ils illustrent deux thèmes : la parabole du Bon Samaritaine et l'histoire de la Création et du Salut. À Chartres, le récit du Bon Samaritain se trouve représenté dans le quadrilobe et le médaillon de la partie basse de la verrière (scènes 4 à 12) tandis que la partie haute (scènes 13 à 24) donne une représentation de l'histoire de la Création et du Salut. À Bourges, ce sont les cinq médaillons centraux qui traitent la parabole du Bon Samaritain, les demi-médaillons des côtés faisant un récit de la Création et du Salut. À Sens, le récit de la parabole est représenté dans les trois carrés sur pointe placés dans l'axe du vitrail et le récit de la Création et du Salut se trouve dans des médaillons entourant ces carrés. À Chartres le vitrail doit se lire de bas en haut, à Bourges et à Sens, de haut en bas[16].

Histoire de sainte Marie-Madeleine[modifier | modifier le code]
Vitrail de la Vie de Marie Madeleine.

Le vitrail fut offert par les porteurs d'eau. Le groupe de quatre scènes du médaillon inférieur de la Vie de Marie-Madeleine se lit en commençant par le bas à gauche :

  • le repas chez Simon Lazare, Marie-Madeleine oint les pieds de Jésus en train de manger ;
  • Lazare dans son cercueil ;
  • le Christ est averti de la mort de Lazare par Marthe et Marie ;
  • le Christ se rend dans la maison du mort (Lazare).

Le médaillon suivant raconte le récit de Marie-Madeleine après la mort du Christ : elle se rend au tombeau et le découvre vide, elle rencontre le Ressuscité qui lui demande d'aller rejoindre les disciples pour leur annoncer sa Résurrection. Ont été ajoutées des scènes légendaires du voyage de Marie-Madeleine en Provence, de sa vie de pénitence et de sa mort. Le vitrail indique d'autres voie pour gagner la vie éternelle, par les dons à l'église et la pénitence.

Chapelle de Vendôme[modifier | modifier le code]

La chapelle fut construite à partir de 1417 par Louis de Bourbon, comte de Vendôme à la suite du voeu qu'il fit le 31 mai 1413, après un pèlerinage à Chartres, et après la bataille d'Azincourt où il fut fait prisonnier.

La verrière se décompose en trois niveaux :

  • Au niveau inférieur, les armoiries des membres de la famille représentés au-dessus.
  • Au niveau intermédiaire, des membres de la famille de Louis de Vendôme avec leurs saints patrons.
  • Au niveau supérieur, la représentation de la sphère céleste avec le Christ couronnant sa Mère, saint Jean-Baptiste et saint Jean l'Évangéliste.

Ces vitraux étaient déjà endommagés avant le XVIIIe siècle, ils furent partiellement restaurés en 1592. Ils ont disparu en grande partie au moment de la Révolution, en particulier les membres de la famille de Louis de Vendôme. Les personnages ont été refaits en 1920 par le peintre-verrier Albert-Louis Bonnot en s'inspirant des dessins de la collection Gaignières.

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Verrières du vaisseau central[modifier | modifier le code]

Ce sont des verrières composées de 2 lancettes surmontées d'une rose à 8 lobes.

Verrières septentrionales[modifier | modifier le code]

N° baie Nom du vitrail Donateurs Dates Base Palissy
129 Rose : Vierge à l'enfant
Gauche et droite : Vie de saint Martin
Bourgeois de Tours 1205-1215 « Notice no PM28000811 »
131 Rose : Laboureurs
Gauche : Sacrifice d'Abraham et Christ bénissant
Droite : Sacrifice d'Abraham
Les laboureurs 1205-1215 « Notice no PM28000811 »
133 Rose : Saint Georges
Gauche : Martyre de saint Georges
Droite : Messe de saint Gilles
Habitants de Nogent 1205-1215 « Notice no PM28000811 »
135 Rose : Vierge et les 7 dons de l'Esprit
Gauche : Un apôtre
Droite : Six apôtres
Les changeurs 1205-1215 « Notice no PM28000811 »
137 Rose : Saint Thomas Becket
Gauche : Saint Nicolas
Droite : Quatre apôtres
Les mégissiers
Deux donateurs
1205-1215 « Notice no PM28000811 »
139 Rose : Saint Lubin
Gauche : Saint Étienne
Droite : Saint Laurent
Les tisserands
Deux donateurs
1205-1215 « Notice no PM28000811 »
141 Rose : Saint évêque
Gauche : Jonas, Daniel, Habacuc
Droite : Tentations du Christ
Deux donateurs 1205-1215 « Notice no IM28000520 »

Verrières méridionales[modifier | modifier le code]

La baie 132 fut murée au XVIe siècle pour y installer les grandes orgues.

N° baie Nom du vitrail Donateurs Dates Base Palissy
130 Rose : Saint Hilaire de Poitiers
Gauche : Saint Symphorien
Droite : Deux saintes
Deux donateurs 1205-1215 « Notice no PM28000811 »
132 Rose : Saint Grégoire le Grand - 1205-1215 « Notice no PM28000811 »
134 Rose : Saint Augustin
Gauche : Moïse, saint Barthélemy
Droite : Saint Calétric
Les tourneurs, un donateur 1205-1215 « Notice no PM28000811 »
136 Rose : Saint Jérôme
Gauche : Jérémie, saint Philippe
Droite : Saint Jacques le Majeur
Les cordonniers, famille de donateurs 1205-1215 « Notice no PM28000811 »
138 Rose : Saint Solenne
Gauche : Sainte Foy
Droite : Noli me tangere, Vierge allaitant
Deux donatrices 1205-1215 « Notice no PM28000811 »
140 Rose : Christ trônant
Gauche : Saint Pierre
Droite : Saint Jacques le Majeur
Les boulangers 1205-1215 « Notice no PM28000811 »
142 Rose : Saint abbé
Gauche : Saint Laumer
Droite : Saint Marie l'Égyptienne
- 1205-1215 « Notice no PM28000811 »

Verrières du transept[modifier | modifier le code]

Verrières basses[modifier | modifier le code]

Dans la partie Nord du transept, la baie 31 date de 1971 et la baie 33 comporte des fragments de panneaux des 12e et 13e siècles remontés avec des éléments modernes en 1964. Dans la partie Sud, la baie 32 date de 1954 et la baie 36 ne se trouve pas à son emplacement d'origine.

N° baie Nom du vitrail Donateurs Dates Base Palissy
Nord
31 Verrière symbolique de la réconciliation
entre Dieu et les hommes
Association allemande
des Amis de la Cathédrale de Chartres
1971 « Notice no PM28000807 »
33 Décor végétal - XIIe siècle, XIIIe siècle, 1964 « Notice no PM28000807 »
35 Parabole de l'Enfant Prodigue - 1205-1215 « Notice no IM28000467 »
Sud
32 Vie de saint Fulbert Les architectes américains 1954 « Notice no PM28000807 »
34 Grisaille
Fragment d'une résurrection de Lazare
- Fin XVe siècle
Début XVIe siècle
Grisaille : 1924
« Notice no PM28000807 »
36 Histoire de saint Apollinaire Le chanoine Thierry 1205-1215, 1328 « Notice no IM28000468 »
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Verrières hautes[modifier | modifier le code]

Les verrières hautes sont composées de 2 lancettes et d'une rose à 8 lobes.

N° baie Nom du vitrail Donateurs Dates Base Palissy
Nord
115 Rose : Christ trônant
Gauche : saint Eustache
Droite : Annonciation, Nativité, Adoration des Mages
Maison de Beaumont 1225-1235 « Notice no PM28000813 »
117 Rose : Prêtre
Gauche : Saint Philippe et saint André
Droite : Saint Philippe et saint Jude
Des prêtres 1225-1235 « Notice no PM28000813 »
119 Rose : Christ trônant
Gauche : Saint Thomas et saint Barnabé
Droite : Saint Jude et saint Thomas
Des prêtres 1225-1235 « Notice no PM28000813 »
123 Grisaille aux armes de France et de Castille - Fin XIIIe siècle « Notice no PM28000813 »
125 Rose :
Gauche : Annonciation, Visitation
Droite : Annonce à Joachim
Femme et fille
de Philippe de Boulogne
1225-1235 « Notice no PM28000813 »
127 Rose : Philippe de Boulogne
Gauche : Annonce aux bergers, présentation au Temple
Droite : Mort, assomptio et Couronnement de la Vierge
Philippe de Boulogne 1225-1235 « Notice no PM28000813 »
Sud
116 Rose : Saint Jean-Baptiste
Gauche : 2 saints inconnus
Droite : Saint Denis
Clément du Mez 1225-1235 « Notice no PM28000813 »
118 Rose : La Vierge et l'Enfant
Gauche : Saint Gervais et saint Protais
Droite : Saint Côme et saint Damien
- 1225-1235 « Notice no PM28000813 »
120 Rose : La Vierge et l'Enfant
Gauche : Un prophète
Droite : Le prophète Osée
Pierre Mauclerc 1225-1235 « Notice no PM28000813 »
124 Rose : Pierre Mauclerc
Gauche : Le prophète Michée
Droite : Le prophète Malachie
Pierre Mauclerc
Alix de Thouars, sa femme
1225-1235 « Notice no PM28000813 »
126 Rose : Un saint évêque
Gauche : Un saint inconnu et saint Antoine
Droite : Vitrail détruit
- 1225-1235 « Notice no PM28000813 »
128 Rose : Jean de Courville, diacre
Gauche : Saint Pierre
Droite : Saint Paul
Jean de Courville 1225-1235 « Notice no PM28000813 »
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Verrières des façades[modifier | modifier le code]

Façade septentrionale[modifier | modifier le code]

Il s'agit de la baie 121. Elle est aussi connue sous le nom de verrière de la maison de France, car elle fut offerte par le roi Louis IX et sa mère Blanche de Castille en 1230.

Elle est composée de cinq lancettes en arc brisé surmontées d'une grande rose, les écoinçons inférieurs de la rose sont ajourés de quatre petites lancettes de chaque côté. La rose est formée d'un œil à douze lobes, puis de douze quartiers comportant des médaillons, de douze carrés, de douze quadrilobes et enfin de douze demi-cercles comportant des médaillons.

N° baie Nom du vitrail Donateurs Dates Base Palissy
121 Verrière de la maison de France Saint Louis et Blanche de Castille 1230 « Notice no IM28000460 »

Lancettes[modifier | modifier le code]

La lancette centrale représente sainte Anne tenant la Vierge enfant dans ses bras, au-dessus des armes de France. À gauche, une lancette figurant le roi David tenant sa harpe, au-dessus de Saül qui se jette sur son épée, scène qui représente le vice de la colère. Puis à gauche de cette dernière, une lancette représentant Melchisédech, le roi-prêtre, placé au-dessus de Nabuchodonosor adorant une idole. À droite de la lancette centrale, le roi Salomon placé au-dessus de Jéroboam adorant le veau d'or. Puis à droite de cette dernière, Aaron, le grand prêtre, dominant pharaon et ses troupes englouties par la Mer Rouge.

Rose[modifier | modifier le code]

La rose figure, en son centre, la Vierge Marie portant l'Enfant Jésus, autour, un premier cercle présentant au-dessus de la Vierge, quatre colombes, pour les dons du Saint-Esprit, des anges tenant des encensoirs, des anges tenant des chandeliers et des chérubins. Ensuite un deuxième cercle de vitraux en forme de losange représentant la lignée des rois de Juda donnée dans l'Évangile selon Matthieu[Note 10]. Sur un troisième cercle, au bord de la rose, les douze petits prophètes de l'Ancien Testament. Entre le deuxième et le troisième cercles, des quadrilobes aux armes de France.

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Façade méridionale[modifier | modifier le code]

Il s'agit de la baie 122. Elle fut offerte par la maison de Dreux Bretagne dont faisait partie Pierre Mauclerc et exécutée entre 1221 et 1230.

Elle est composée de cinq lancettes en arc brisé surmontées d'une grande rose. La rose est formée d'un œil à douze lobes, puis de douze quartiers comportant des médaillons, de douze cercles, de douze quadrilobes et enfin de douze demi-cercles comportant des médaillons.

N° baie Nom du vitrail Donateurs Dates Base Palissy
122 Verrière de la maison de Dreux Bretagne Pierre Mauclerc, Alix de Thouars 1221-1230 « Notice no PM28000814 »

Lancettes[modifier | modifier le code]

La lancette centrale représente la Vierge tenant l'Enfant Jésus dans ses bras. De part et d'autre deux groupes de quatre personnages montés deux à deux. Les quatre grands prophètes de l'Ancien testament portent sur leurs épaules les quatre évangélistes. Cette représentation traduit la continuité entre les deux testaments. Il y a de gauche vers la droite : Jérémie portant saint Luc, Isaïe portant saint Matthieu, Ézéchiel portant saint Jean, Daniel portant saint Marc. Ces prophètes et les évangélistes ont annoncé le royaume de Dieu qui est représenté dans la rose placée au-dessus. Cette représentation des évangélistes montés sur les épaules des prophètes reprend l'image fameuse du maître et chancelier de l'école de Chartres, Bernard de Chartres, telle qu'elle nous a été transmise par Jean de Salisbury dans son Metalogicon : « Nous sommes comme des nains juchés sur des épaules de géants… »[Note 11].

Au-dessous de ces personnages sont représentés les membres de la famille des donateurs. Pierre de Dreux ou Pierre Mauclerc, s'était marié en 1213 avec Alix de Thouars. Il devient alors duc de Bretagne et fait de cette branche cadette des capétiens une famille puissante. À ce propos, les lancettes contiennent les représentaions des donateurs, au-dessous de la Vierge, les armoiries des comtes de Dreux, à gauche, au-dessous de Jérémie, Alix de Thouars, duchesse de Bretagne puis à sa gauche, sa fille Yolande (née en 1224), au-dessous d'Ezéchiel, Pierre de Dreux dit Mauclerc, et enfin, le fils aîné, Jean le Roux (né en 1217).

Rose[modifier | modifier le code]

Cette rose est une illustration de la première vision de l'Apocalypse de Jean[Note 12].

Au centre de la rose se trouve le Christ en majesté. Le premier cercle représente, à partir du bas à gauche et dans le sens d'une montre : le lion, symbole de l'évangéliste Marc ; le bœuf, symbole de l'évangéliste Luc ; l'homme, symbole de l'évangéliste Matthieu ; l'aigle, symbole de l'évangéliste Jean. Les autres vitraux représentent des anges tenant des encensoirs. Les deux cercles suivants représentent les vingt quatre Vieillards de l'Apocalypse. Entre ces deux cercles, des quadrilobes avec les blasons de la famille de Dreux, donateurs.

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Façade occidentale[modifier | modifier le code]

Il s'agit des baies 49, 50, 51 et 141. Cette verrière est composée de trois lancettes en arc brisé surmontées d'une grande rose formée d'un œil à 12 lobes, puis de 12 quartiers comportant 2 médaillons et de 12 rosaces extérieures séparées par des quadrilobes.

N° baie Nom du vitrail Donateurs Dates Base Palissy
49 Arbre de Jessé - 1145-1155 « Notice no PM28000797 »
50 Enfance et vie publique du Christ - 1145-1155 « Notice no PM28000797 »
51 Passion - 1145-1155 « Notice no PM28000797 »
141 Le Jugement dernier - 1215 « Notice no PM28000812 »

Les verrières de l'Arbre de Jessé, de l'Enfance du Christ et de la Passion constituent l'ensemble des verrières consacrées à l'Incarnation du verbe divin en Jésus-Christ, Dieu le Fils devenu homme, né de la Vierge Marie de la descendance de Jessé.

La première utilisation du thème de l'arbre de Jessé dans une verrière est réalisée par Suger à l'abbatiale de Saint-Denis. À Saint-Denis, ces verrières étaient situées au chevet. Surger désignait la verrière de l'Arbre de Jessé par Stirps Jesse, utilisant les deux premiers mots de l'hymne de répons composé par Fulbert de Chartres pour la fête de la Vierge[17]. Dans la cathédrale de Chartres, ces trois verrières se trouvent sur la façade occidentale, sous la rose du Jugement dernier annonçant la Rédemption pour ceux qui ont foi en Jésus-Christ.

Lancettes[modifier | modifier le code]

Ces trois lancettes constituent la part la plus ancienne de l'ensemble des vitraux de la cathédrale. La lancette centrale, l'enfance et la vie du Christ est entourée de deux lancettes légèrement plus petites. A gauche, La Passion qui est un rappel du Nouveau Testament et à droite, l'Arbre de Jessé[Note 13], qui est l'évocation de la lignée du Christ et de l'Ancien Testament.

Rose[modifier | modifier le code]

La rose représente le Jugement dernier avec, au centre, le Christ torturé, autour, les anges et les quatre bêtes de l'Apocalypse. Au-dessus se trouvent Abraham et les élus, au-dessous, la Pesée des Âmes, et de part et d'autre, les douze apôtres.

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Donateurs[modifier | modifier le code]

Pour permettre la réalisation de la nouvelle cathédrale, il a fallu de nombreux dons. Toutes les classes sociales de la société ont participé à cette entreprise : les souverains, dont on peut voir les armes sur les vitraux de la façade Nord du transept, les nobles de la région de Chartres, d'Île-de-France et de Normandie, le chapitre de la cathédrale, et les différentes corporations d'artisans.

Les nobles participèrent plutôt à la réalisation des verrières hautes. Ils sont représentés sur vingt-six verrières hautes et seulement trois verrières basses. On peut retrouver Louis VIII, Etienne de Sancerre, Guillaume de la Ferté, Simon de Montfort, Thibault VI, comte de Blois et de Chartres, Ferdinand III de Castille, Raoul de Courtenay, Robert de Champignelles, un seigneur de la famille Bar-Loupy, Bouchard de Montmorency, Robert de Beaumont, Jean de Courville, Pierre de Dreux dit Mauclerc, Jean Clément de Metz, seigneur du mez et d'Argentan, Philippe Hurepel, comte de Boulogne ... Blanche de Castille et Louis IX ont participé à la réalisation des vitraux de la façade septentrionale du transept tandis que Pierre de Dreux participait à celle de la façade méridionale.

Près d'une trentaine de confréries et de corporations ont participé à la réalisation des verrières. Représentés sur les vitraux, ils forment un tableau des différents métiers au XIIIe siècle : charpentiers, menuisiers, laboureurs, vignerons, maçons, tailleurs de pierre, drapiers, fourreurs, boulangers, etc…

Représentations de donateurs[modifier | modifier le code]

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Zodiaque[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « …cum necdum principales arcus singulariter voluti voltarum cumulo cohaererent… »
  2. « La nouvelle que nous avons apprise de lui et que nous vous annonçons, c'est que Dieu est lumière, et qu'il n'y a point en lui de ténèbres. » 1Jn 1,5
  3. « Son éclat était semblable à celui d'une pierre très précieuse, d'une pierre de jaspe transparente comme du cristal. » Ap 21,11-14
  4. L'usage des images dans l'église est explicité par le pape Grégoire le Grand dans un échange de lettres avec l'évêque de Marseille Serenius en 599, à savoir : instruire les illettrés, fixer la mémoire de l’histoire sainte et susciter un sentiment de componction chez les fidèles, sans toutefois laisser supposer que ces assertions aient toujours été de circonstance au XIIIe siècle.
  5. « [...] et voici, il y avait une roue sur la terre, près des animaux, devant leurs quatre faces. À leur aspect et leur structure, ces roues semblaient être en chrysolithe, et toutes les quatre avaient la même forme ; leur aspect et leur structure étaient tels que chaque roue paraissait être au milieu d'une autre roue. » Ez 1,15-16
  6. Le Descriptio qualiter Karolus Magnus clavum et coronam Domini a Constantinopoli Aquisgrani detulerit qualiterque Karolus Calvus hec ad Sanctum Dionysium retulerit.
  7. La parabole du bon Samaritain, dans l'évangile selon saint Luc, au sujet de l'amour de Dieu et de son prochain, ainsi que de la miséricorde. (Lc 10,25-37).
  8. Récit de la Genèse : Adam et Ève ayant succombé à la tentation sont chassés du Paradis et sont condamnés à travailler. C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras ton pain au verset 19. (Gn 3,1-23)
  9. Suite directe de la chute d'Adam et Ève dans le récit de la Genèse. Caïn se dressa contre Abel, son frère, et le tua au verset 8. (Gn 4,1-16)
  10. David engendra Salomon, de la femme d'Urie ; Salomon engendra Roboam ; Roboam engendra Abia ; Abia engendra Asa ; Asa engendra Josaphat ; Josaphat engendra Joram ; Joram engendra Ozias ; Ozias engendra Joatham ; Joatham engendra Achaz ; Achaz engendra Ézéchias ; Ézéchias engendra Manassé… Mt 1,6-10
  11. Nous sommes comme des nains juchés sur des épaules de géants, ainsi pouvons-nous voir mieux et plus loin qu'eux, non que notre vue soit plus perçante ou notre taille plus élevée, mais parce que nous sommes soulevés en l'air et portés par leur hauteur gigantesque. Jean de Salisbury, Metalogicon, col. 900 : « Dicebat Bernardus Carnotensis nos esse quasi nanos, gigantium humeris incidentes, ut possimus, plura eis et remotiora videre, non utique proprii visus acumine, aut eminentia corporis, sed quia in altum subvehimur et extollimur magnitudine gigantea. »
  12. « Monte ici, et je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite. Aussitôt je fus ravi en esprit. Et voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu'un était assis. Celui qui était assis avait l'aspect d'une pierre de jaspe et de sardoine ; et le trône était environné d'un arc-en-ciel semblable à une émeraude. Autour du trône je vis vingt-quatre vieillards assis, revêtus de vêtements blancs, et sur leurs têtes des couronnes d'or.
    Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu. Il y a encore devant le trône comme une mer de verre, semblable à du cristal. Au milieu du trône et autour du trône, il y a quatre êtres vivants remplis d'yeux devant et derrière. Le premier être vivant est semblable à un lion, le second être vivant est semblable à un veau, le troisième être vivant a la face d'un homme, et la quatrième être vivant est semblable à un aigle qui vole. Les quatre êtres vivants ont chacun six ailes, et ils sont remplis d'yeux tout autour et au dedans. Ils ne cessent de dire jour et nuit : Saint, saint, saint et le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant, qui était et qui est, et qui vient ! »
    Ap 4,1-11.
  13. Jessé engendra le roi David. Mt 1,6

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Vitraux de la Cathédrale Notre-Dame de Chartres », base Palissy, ministère français de la Culture
  2. a, b et c Claudine Lautier, Les vitraux de la cathédrale de Chartres : Reliques et images. dans : Bulletin Monumental, Tome 161 N°1, année 2003, Les vitraux de la cathédrale de Chartres : Reliques et images, pp. 3-1.
  3. Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques : Vitrail
  4. Anne Prache, Les vitraux du XIIe siècle, pp. 60-67, dans Saint-Denis, la basilique et le trésor, Dossiers d'Archéologie, n°261, mars 2001
  5. Louis Grodecki, Les vitraux de Saint-Denis, p.18, CNRS et Arts et Métiers graphiques, Paris 1976
  6. Georges Duby, Le Moyen Âge - L'Europe des cathédrales 1140-1280, p.58, Éditions d'Art Albert Skira, Genève, 1995 (ISBN 2-605-00034-6)
  7. Colette Deremble, Les vitraux de la cathédrale, le programme iconographique, dans Chartres et sa cathédrale, Archéologia, Hors série no 5H, 1994
  8. Painton Cowen, Roses médiévales, Éditions du Seuil, Paris, 1979 (ISBN 2-02-005291-1)
  9. Architecture religieuse en Occident : Saint-Étienne de Beauvais
  10. Claudine Lautier, Les vitraux de la cathédrale, les ateliers de peintres-verriers de la cathédrale au XIIIe siècle, dans Chartres et sa cathédrale, Archéologia, Hors série n°5H, 1994
  11. L'art et les artistes - Vitraux - Les techniques de fabrication des vitraux
  12. Jean-Paul Deremble et Colette Manhes (préf. Michel Pastoureau), Les Vitraux légendaires de Chartres : des récits en images, Paris, Desclée de Brouwer,‎ 1988, 30 cm, 191 p. (ISBN 2-220-02725-2, notice BnF no FRBNF34992190)
  13. Michel Pastoureau, Bleu : histoire d'une couleur, Paris, Éd. du Seuil, coll. « Points » (no 1028),‎ 2002, 18 cm, 216 p. (ISBN 2-02-055725-8, notice BnF no FRBNF38895884)
  14. Le "bleu de Chartres"
  15. Anne Prache, Remarques sur la construction de la cathédrale de Chartres à la lumière de la dendrochronologie, pp. 76, dans Actes du colloque Monde médiéval et société chartraine. Chartres 1194-1994, Picard éditeur, Paris, 1997 (ISBN 2-7084-0511-X)
  16. Béatrice de Chancel-Bardelot, La Parabole du Bon Samaritain, Centre national de documentation pédagogique, Paris, 2011 (ISBN 978-2-240-03176-1) ; p. 48 + DVD]
  17. Texte du répons composé par Fulbert de Chartres :
    Stirps Jesse virgam produxit, virgaque florem
    Et super hanc florem requiescit Spiritus almus
    Virgo Dei genitrix virga est, Flos filius ejus
    .

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Etienne Houvet et Yves Delaporte, Les Vitraux de la Cathédrale de Chartres, Chartres,‎ 1926, in-4° (notice BnF no FRBNF32259108)
  • Louis Grodecki et Catherine Brisac, Le Vitrail gothique au XIIIe siècle, Fribourg, Suisse, Office du livre,‎ 1984, 29 cm, 279 p. (notice BnF no FRBNF34882693)
  • Louis Grodecki (préf. Jean Bony et Jean Taralon), Le Moyen âge retrouvé - De saint Louis à Viollet Le Duc : Le Maître de saint Eustache de la cathédrale de Chartres / Les problèmes de la peinture gothique et le Maître de saint Chéron de la cathédrale de Chartres, vol. 2, Paris, Flammarion,‎ 1991, 24 cm, 551 p. (ISBN 2-08-010932-4, notice BnF no FRBNF35410591)
  • Jean-Paul Deremble et Colette Manhes, Le vitrail du Bon Samaritain: Chartres, Sens, Bourges, Paris, Le Centurion, coll. « L'art de visiter »,‎ 1987, 24 cm, 117 p. (ISBN 2-227-81002-5, notice BnF no FRBNF37060000)
  • Nicole Lévis-Godechot, Chartres révélée par sa sculpture et ses vitraux, Saint-Léger-Vauban, Zodiaque, coll. « Les Formes de la nuit » (no 4),‎ 1987, 329 p. (ISBN 2-7369-0040-5, notice BnF no FRBNF34972652)
  • Jean-Paul Deremble et Colette Manhes (préf. Michel Pastoureau), Les Vitraux légendaires de Chartres : des récits en images, Paris, Desclée de Brouwer,‎ 1988, 30 cm, 191 p. (ISBN 2-220-02725-2, notice BnF no FRBNF34992190)
  • Claudine Lautier et Société française d'archéologie, Les peintres-verriers des bas-côtés de la nef de Chartres au début du XIIIe siècle, t. 148, Paris, Société française d'archéologie, coll. « Bulletin monumental »,‎ 1990 (ISSN 0007-473X, notice BnF no FRBNF32731059), p. 7-45 (lire en ligne)
  • Claudine Lautier, Les vitraux de la cathédrale de Chartres. Reliques et images, p. 3-97, Bulletin Monumental, année 2003, no 161-1 (lire en liigne)
  • Colette Manhes-Deremble, Les vitraux narratifs de la cathédrale de Chartres : étude iconographique, Paris, Le Léopard d'or, coll. « Corpus vitrearum. France. Études. » (no 2),‎ 1993, 33 cm, 378 p. (ISBN 2-86377-116-7, notice BnF no FRBNF35579604)
  • Colette Deremble, Jean-Paul Deremble et Henri Gaud (Illustrateur), Voyage au Moyen âge à travers les vitraux de Chartres, Moisenay, Gaud,‎ 2004, 23 cm, 167 p. (ISBN 2-84080-110-8, notice BnF no FRBNF39208500)

  • Corpus vitrearum-France, Louis Grodecki (Directeur de publication) et Françoise Perrot (Directrice de publication), Les Vitraux du Centre et des pays de la Loire, t. 2, Paris, Éditions du C.N.R.S., coll. « Corpus vitrearum. France, recensement des vitraux anciens de la France. »,‎ 1981, 32 cm, 335 p. (ISBN 2-222-02780-2, notice BnF no FRBNF34730903)
  • Anne Prache et Françoise Jouanneaux, Chartres : la cathédrale Notre-Dame, Parid, Éd. du Patrimoine, coll. « Cathédrales de France »,‎ 2000, 21 cm, 95 p. (ISBN 2-85822-153-7, notice BnF no FRBNF37189535)
  • Brigitte Kurmann-Schwarz et Peter Kurmann (trad. Thomas de Kayser), Chartres : la cathédrale, Saint-Léger-Vauban, Zodiaque, coll. « Le ciel et la pierre » (no 5),‎ 2001, 458 p. (ISBN 2-7369-0259-9, notice BnF no FRBNF37632478)
  • Anne Prache et Pascale Etchecopar (Illustratrice), Notre-Dame de Chartres : image de la Jérusalem céleste, Paris, CNRS éd., coll. « Patrimoine »,‎ 2008, 25 cm, 159 p. (ISBN 978-2-271-06603-9, notice BnF no FRBNF41360741)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]