Université Panthéon-Sorbonne

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Université Paris-1
Panthéon-Sorbonne
Image illustrative de l'article Université Panthéon-Sorbonne
Informations
Fondation 1er janvier 1971
(Université de Paris au XIIe siècle )
Type Université publique (EPSCP)
Budget 234 millions d'euros (en 2013)[1]
Localisation
Coordonnées 48° 50′ 55″ N 2° 20′ 36″ E / 48.848611, 2.34333348° 50′ 55″ Nord 2° 20′ 36″ Est / 48.848611, 2.343333  
Ville Paris
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Direction
Président Philippe Boutry
Chiffres clés
Enseignants 1 079 (820 titulaires et 229 non-titulaires)[2]
Étudiants 42 000[3]
Premier cycle 20 029
Deuxième cycle 11 357
Troisième cycle 3 652
Diplômés/an Droit, Sc. Po., Eco., Ge, A.E.S :
2 193 (L) / 3 206 (M) / 137 (D)
L. & Sc. H. : 1 752 (L) / 1 117 (M) / 187 (D) (en 2006)[4]
Divers
Affiliation heSam Université
Europaeum
Site web www.univ-paris1.fr

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Université Paris-1Panthéon-Sorbonne

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Université Paris-1Panthéon-Sorbonne

L'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne[5], ou université Panthéon-Sorbonne , est une université française spécialisée dans les domaines des sciences économiques et de la gestion, des arts et des sciences humaines, du droit et des sciences politiques[6]. Elle est membre fondateur de heSam Université.

Ses centres administratifs sont situés au cœur du Quartier latin de Paris, mais elle possède également plus d'une vingtaine d'antennes dans plusieurs autres arrondissements ainsi que des antennes en Égypte et en Turquie[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Création de l'université[modifier | modifier le code]

Chapelle de la Sorbonne, symbole du site des études de sciences humaines.

À la suite des événements de mai 1968, l'université de Paris a été divisée en 7 universités nouvelles, à l'initiative des universitaires eux-mêmes. À l'instigation notamment des professeurs François Luchaire (droit), Henri Bartoli (économie) et Hélène Ahrweiler (sciences humaines), l’université Paris-I (Panthéon-Sorbonne) est née en 1971 du regroupement d'une partie de la Faculté de droit et sciences économiques (Panthéon) et d'une partie de la Faculté des lettres et sciences humaines (Sorbonne).

Depuis sa création, Paris-I a vu ses effectifs d'étudiants augmenter de 50 % et la proportion d'étudiants de troisième cycle s'accroître constamment. Cette croissance, accompagnée de l'apparition de nouvelles disciplines (administration économique et sociale, mathématiques appliquées et sciences sociales), a nécessité l'attribution de nouveaux locaux qui ont augmenté la capacité d'accueil et la dispersion de l'université : centre Saint-Charles pour les arts plastiques (1973), centre Tolbiac[réf. nécessaire] (aujourd'hui[réf. nécessaire] centre Pierre-Mendès-France) (1973), centre de recherches historiques et juridiques de la rue Malher (1972), centre René-Cassin pour le premier cycle de droit (1990), Maison des sciences économiques (1998) pour la recherche dans ces disciplines et centre Broca où s'installe l'Institut d'administration des entreprises en 2001….

Rapprochements institutionnels des années 2000[modifier | modifier le code]

À la suite de la mise en place en France de Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) en 2006, l'université s'est successivement impliquée dans plusieurs projets d'association d'établissements d'enseignement supérieur, ainsi que dans un projet élaboré dans le cadre du Plan campus à partir de janvier 2008.

L'université commence à travailler autour du projet du PRES Paris Centre Universités à partir de janvier 2006 qui inclut d'autres universités parisiennes dont Paris-5 et Paris 7[8]. Le projet n'aboutit pas, ces deux dernières universités se rapprochant finalement du projet Sorbonne Paris Cité et l'université commence au début de l'année 2010 à se rapprocher d'autres établissements autour du projet Hautes Études-Sorbonne-Arts et Métiers[9].

L'université travaille au même moment avec d'autres partenaires autour du projet du campus Condorcet dans le but d'ouvrir un nouveau campus au nord de Paris. Le projet est retenu en 2008 dans le cadre du plan campus[10].

Les présidents de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne[modifier | modifier le code]

•  François Luchaire 1970 - 1976, président de l'assemblée constitutive 1970-71
•  Hélène Ahrweiler 1976 - 1981
•  Pierre Bauchet 1981 - 1982
•  Jacques Soppelsa 1982 - 1989
•  Georges Haddad 1989 - 1994
•  Yves Jegouzo 1994 - 1999
•  Michel Kaplan 1999 - 2004
•  Pierre-Yves Hénin 2004 - 2009
•  Jean-Claude Colliard 2009 - 2012
•  Philippe Boutry 2012 - ____

Depuis la création de l'université, pour maintenir un équilibre entre les différents domaines d'enseignement, il est coutume d'assurer une présidence tournante. Chaque président est choisi alternativement parmi les différents domaines, ainsi Philippe Boutry des sciences humaines qui a succédé à Jean-Claude Colliard des sciences juridiques, verra son successeur être élu parmi les sciences économiques et de gestion.

Départements d'Études[modifier | modifier le code]

Il y a quatorze unités de formation et de recherche à l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne reparties en trois départements d'études, cependant l'école de droit bénéficie d'un statut particulier:

  1. Sciences économiques et de gestion
    1. Économie (UFR 02)
    2. École de Management de la Sorbonne (EM Sorbonne) (UFR 06) - Gestion et économie d’entreprise
    3. Mathématiques et informatique (UFR 27)
  2. Sciences humaines
    1. Histoire de l’art et archéologie (UFR 03)
    2. Arts plastiques et sciences de l’art (UFR 04)
    3. Géographie (UFR 08 : Institut de géographie)
    4. Histoire (UFR 09)
    5. Philosophie (UFR 10)
  3. Sciences juridiques et politiques
    1. École de droit de la Sorbonne (Sorbonne Law School)
      1. Département des Études juridiques générales (UFR 26)
      2. Département Droit public, administration et secteur publics (UFR 01)
      3. Département Droit des affaires (UFR 05)
      4. Département des Études internationales et européennes (UFR 07)
      5. Département Travail social, AES et Droit social (UFR 12)
    2. Département de science politique de la Sorbonne (UFR 11)

Localisation[modifier | modifier le code]

Centre Panthéon Siège de l'université et siège de l'École de droit de la Sorbonne

Instituts et établissements rattachés[modifier | modifier le code]

Il y a également sept instituts d'études et de recherches :

  1. Institut de démographie de l'université Paris 1 (IDUP)
  2. Institut d'étude du développement économique et social
  3. Institut des sciences sociales du travail
  4. Institut de recherche et d'études supérieures du tourisme
  5. Institut d'études judiciaires Jean-Domat
  6. Institut des assurances de Paris
  7. Institut français de la communication

Enfin, il y a également un établissement public rattaché :

  1. Institut d'administration des entreprises de Paris (IAE Paris)

La Maison des sciences économiques[modifier | modifier le code]

La Maison des sciences économiques (MSE) abrite les équipes de recherche de Paris 1 travaillant dans le domaine de l'économie et des mathématiques appliquées. L'ensemble de ces quelque 300 chercheurs, des neuf unités de recherche et d'une unité de services, la plupart affiliées au CNRS, la diversité des thèmes abordés et des méthodes utilisées, donnent à cette Maison un caractère unique en France. S'y déroulent également les enseignements de masters, destinés à environ 300 étudiants.

Le centre Pierre-Mendès-France[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Centre Pierre-Mendès-France.
Vue du centre Pierre-Mendès-France depuis l'avenue Edison.

Le centre Pierre-Mendès-France (parfois appelé « Tolbiac », à ne pas confondre avec les locaux officiellement appelés « centre Tolbiac ») est une annexe située au no 90 de la rue de Tolbiac dans le 13e arrondissement. Il accueille environ 6 000 étudiants de première et de deuxième année de licence en sciences humaines, en sciences économiques, en gestion et dans quelques disciplines juridiques, notamment la première année de capacité en droit.

Il s'agit d'un ensemble de trois tours d’inégales hauteurs constituées autour d'un noyau central en béton armé : la tour A est haute de neuf étages, la tour B de seize, et la tour C de vingt-deux. L'ensemble a été construit par les architectes Andrault et Parat dans le cadre de l'opération d'urbanisme Italie 13.

Les architectes avaient à faire face à de nombreuses contraintes de superficie. En outre, ceux-ci devaient créer un centre pouvant contenir près de 13 000 étudiants sur un terrain triangulaire de 4 500 m2.

Enseignement et recherche[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

L'université Paris 1 propose des licences[11] masters et doctorats, ainsi que des doubles licences, parfois suivies de doubles maîtrises ou de doubles masters.

Il existe en outre 2 licences professionnelles[12], un vingtaine de diplômes universitaires[13], 5 magistères[14], 84 masters 1[15], 218 masters 2[16] (dont 55 M2 recherche, 106 M2 professionnel, et 57 M2 indifférenciés), et 24 mentions de doctorat[17].

Relations internationales[modifier | modifier le code]

L'université Paris-1 dispose de plus de 700[18] conventions d'échanges d'étudiants avec des établissements européens et internationaux, des doubles cursus et en particulier pour le droit, cinq doubles licences et doubles maîtrises en droit français-droit étranger :

Activités de recherche[modifier | modifier le code]

Classement[modifier | modifier le code]

En 2014, le nouveau classement mondial disciplinaire des universités, QS, « QS World University Rankings by Subject 2014 » classe l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne 22e en économie et économétrie[25], 43e en géographie[26], 13e en histoire[27], 22ème en Philosophie[28], 27e en droit [29]. Selon ce même classement elle est classée 1re en France en économie, économétrie, géographie, histoire, philosophie et droit[30].

De plus, le « Top Universities by Reputation 2011 », le classement international 2011 des universités par réputation, établit par le Times Higher Education, classe l'établissement dans le top 100 mondial[31].

En 2013, l'école de droit de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne est placée 18e au niveau mondial par le classement QS World University Rankings by Subject 2013 - Law (et première en France)[32].

Vie étudiante[modifier | modifier le code]

Vie associative[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de la population universitaire

1988 1989 1990 1991 1992 2000 2001 2002
29 909[33] 30 708[33] 31 750[33] 32 410[33] 33 037[33] 35 950[34] 36 222[35] 37 452[36]
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
38 473[37] 39 552[38] 38 310[39] 37 057[40] 36 031[41] 36 807[42] 36 522[43] 37 908[44]
2011 2012 - - - - - -
39 224[45] 38 833 - - - - - -

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Enseignants[modifier | modifier le code]

Enseignants en droit et en science politique[modifier | modifier le code]

Enseignants en économie et gestion[modifier | modifier le code]

Enseignants en sciences humaines et sociales[modifier | modifier le code]

  • Luc Ferry : ancien chargé de cours de philosophie, ancien ministre de l’Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
  • Daniel Roche, professeur d'histoire moderne, spécialiste du XVIIIe siècle, ensuite professeur au Collège de France.
  • Jacques Soppelsa : professeur de géopolitique, président de la Fédération mondiale de rugby à XIII.
  • Michel Serres, professeur d'histoire des sciences, philosophe, membre de l'Académie française

Anciens étudiants[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Université Paris I — Moyens de l'Université en 2009, ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
  2. Répartition par établissement, académie et fonction des personnels enseignants non permanents ou titulaires de l'enseignement supérieur, hors enseignants des disciplines hospitalo-universitaires, en 2009-2010 p.15, effectif équivalent temps plein, sur le site media.enseignementsup-recherche.gouv.fr
  3. [1]
  4. Recensement des diplômes délivrés par les universités à l'issue de l'année universitaire 2005-2006, sur le site pleiade.education.fr
  5. Nom d’usage dont s'est doté l'établissement par délibération de son conseil d’administration
  6. [PDF]L'université en chiffres, sur le site univ-paris1.fr
  7. « Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne: International »
  8. « Paris Centre Universités », Journal de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, juin 2006, p. 5, sur univ-paris1.fr le consulté 10 juillet 2010
  9. Émilie Naourie, « Le PRES Hésam élargi à douze membres », Le fil de Par1s, juin 2010, p. 8, sur univ-paris1.fr consulté le 10 juillet 2010
  10. Luc Cédelle, « Le plan Campus privilégie dix pôles universitaires », Le Monde,‎ 12 juillet 2008 (lire en ligne)
  11. [2] Liste des licences proposées par l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne
  12. [3] Liste des licences professionnelles proposées par l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne
  13. [4] Liste des diplômes d'université proposés par l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne
  14. [5] Liste des magistères proposés par l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne
  15. [6] Liste des masters 1 proposés par l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne
  16. [7] Liste des masters 2 proposés par l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne
  17. [8] Liste des mentions de doctorats proposées par l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne
  18. [9] sur le site de l'université, chiffres de 2011.
  19. [10] fiche du diplôme
  20. [11] fiche du diplôme
  21. [12] fiche du diplôme
  22. [13] fiche du diplôme
  23. [14] fiche du diplôme
  24. [15] fiche du diplôme
  25. « QS World Universy ranking »
  26. « QS World Universoty Ranking »
  27. « QS World University Ranking »
  28. « QS World University Ranking »
  29. « QS World University Ranking »
  30. « QS World University Ranking »
  31. (en) Top Universities by Reputation 2011, sur le site timeshighereducation.co.uk
  32. [16]
  33. a, b, c, d et e Comité national d'évaluation 1995, p. 15
  34. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2001, Imprimerie nationale, p. 161, (ISBN 2-11-092136-6), sur education.gouv.fr consulté le 10 août 2010
  35. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2002, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-092152-8), sur education.gouv.fr consulté le 10 août 2010
  36. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2003, Imprimerie nationale, p. 155, (ISBN 2-11-093455-7), sur education.gouv.fr consulté le 10 août 2010
  37. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2004, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-094345-9), sur education.gouv.fr consulté le 10 août 2010
  38. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2005, Imprimerie nationale, p. 175, (ISBN 2-11-095390 X), sur education.gouv.fr consulté le 10 août 2010
  39. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2006, Imprimerie nationale, p. 179, sur education.gouv.fr consulté le 10 août 2010
  40. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2007, Imprimerie nationale, p. 181, sur education.gouv.fr consulté le 10 août 2010
  41. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2008, Imprimerie nationale, p. 173, sur education.gouv.fr consulté le 10 août 2010
  42. Daniel Vitry, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2009, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097805-9), sur education.gouv.fr consulté le 10 août 2010
  43. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2010, Imprimerie moderne de l’Est, p. 173, (ISBN 978-2-11-097819-6), sur education.gouv.fr consulté le 17 septembre 2010
  44. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2011, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097810-3), sur education.gouv.fr consulté le 2 septembre 2011
  45. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2012, Imprimerie moderne de l’Est, p. 177, (ISBN 978-2-11-099368-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 30 août 2012

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]