Architecture carolingienne

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La crypte carolingienne de l'Abbaye Saint-Pierre de Flavigny, France)

Au IXe siècle, la renaissance carolingienne en Occident se traduit par un bond culturel qui s’accompagne d’un renouveau artistique.

Article détaillé : art carolingien.

La redécouverte de traités d'architectes antiques tels que Vitruve, ainsi que la fréquentation de la cour des Carolingiens de Wisigoths délogés par l'invasion musulmane ou d'artistes byzantins fuyant l'iconoclasme entraînent l'afflux de connaissances techniques et artistiques. Se développe ainsi l'architecture carolingienne. Le désir premier de Charlemagne, qui a été impressionné par les splendeurs du Latran, est de rebâtir un Empire semblable à l'Empire romain et ce dernier brillait entre autres par son architecture très évoluée. C'est donc un retour aux formes de la haute Antiquité qui caractérise l'architecture carolingienne et sa mise au service du souverain. Elle s'inspire aussi de l'architecture wisigothique, elle-même inspirée par l'antiquité. Pourtant l'adaptation des œuvres antiques reste très originale et ne se contente pas de simples copies.

La période carolingienne a connu un essor considérable de l’architecture essentiellement ecclésiastique. En effet, de 768 à 855 sont construits 27 cathédrales, 417 monastères, et 100 résidences palatines[1]. L’art architectural qui s’y exprime préfigure l’art roman, symbiose des conceptions antiques que l’on retrouve dans les basiliques et les rotondes et les conceptions du haut Moyen Âge, qui y adjoint volontiers des tours. L'architecture carolingienne reprend des éléments romains, wisigothiques et mérovingiens, mais en incorporant certaines caractéristiques qui préfigurent la grande période du Roman : on le qualifie d'art préroman[1].

Le plan architectural des églises est toujours le même et reprend un plan centré ou basilical de la haute Antiquité, mais avec une certaine adaptation. Une coupole surmonte l'édifice. Le porche est voûté et il est surmonté d'une église antérieure. Le décor représente la végétation, les feuillages, des tresses et cercles de diverses couleurs. Le chœur de l'édifice est placé à l'est (« orienté »), conformément à la liturgie romaine, auquel répond un second chœur identique à l'ouest auxquels s'ajoutent deux absides (Cf. plan roman-rhénan). Le décor des édifices religieux se fait aussi par l'emploi d'éléments de l'architecture antique.

Les vitraux sont inventés vers l'an 800. Les Mérovingiens avaient l'habitude de mettre des vitres aux églises. Leur renommée est telle que des artisans francs sont chargés de mettre des vitres aux églises anglaises. Mais ici, l'idée est de colorer le verre pour que la lumière du jour puisse éclairer la nef de couleurs resplendissantes. Le thème du vitrail s'inspire d'un épisode de la bible et permet de retenir un enseignement religieux par l'image. Le premier vitrail est inventé en Germanie et ce modèle est copié dans toute l'Europe occidentale.

L'architecture carolingienne préfigure l'architecture romane et ottonienne.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Voir également[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Clionide