Job (Bible)

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Job selon le peintre Léon Bonnat (1880).
« Job et ses trois amis », Très Riches Heures du duc de Berry, Folio 82r, Musée Condé, Chantilly.
Georges de La Tour, Jobe raillé par sa femme (1625-1650), Musée départemental d'art ancien et contemporain, Épinal.

Job (de l'hébreu ’iyyov : haï, en arabe : أيّوب : ’ayyoûb[1]) est un personnage commun aux trois religions abrahamiques. Il est un patriarche iduméen et le héros du Livre de Job, livre des Ketouvim de la Bible hébraïque et classé par les chrétiens parmi les livres poétiques de l'Ancien Testament. Il est également cité dans le Coran en tant que prophète.

Job représente l'archétype du Juste dont la foi est mise à l'épreuve par Satan, avec la permission de Dieu[2].

Une mosquée d'Istanbul porte ce nom, celui d'un compagnon de Mahomet mort au combat devant la ville qui s'appelait alors Constantinople. La dynastie des Ayyoubides fondée par le sultan d'Égypte Saladin (1138-1193), d'origine kurde, tire son nom de son père Najm ad-Din Ayyub.

Récits[modifier | modifier le code]

Récit biblique[modifier | modifier le code]

Malgré le caractère juste de Job, son prénom vient des épreuves que Satan lui fait subir. Job supporte avec résignation la perte de ses biens, de ses enfants, ainsi que les souffrances de la maladie. Puis il supporte de même les réprimandes de trois de ses amis, sans renier une fois son Dieu. Dieu lui expliquera ensuite qu'il ne faut pas juger ses jugements avec des vues d'Homme, et le rétablira dans toutes ses possessions, doublées. Il eut sept fils et trois filles qui périrent dans l'effondrement de la maison de leur frère aîné au début de ses épreuves. Puis à nouveau sept fils et trois filles lorsque Dieu le rétablit à la fin du récit. Ses trois dernières filles sont nommées : Jemima, Ketsia et Kéren-Happuc[3].

Récit coranique[modifier | modifier le code]

Le Coran mentionne Ayoub comme étant un prophète noble et généreux. Dieu l'aimait beaucoup car c'était un de ses plus humbles et francs serviteurs. Il aidait les orphelins, et nourrissait les pauvres. En voyant la dévotion d'Ayoub pour Dieu, Satan a décidé de l'égarer mais il ne réussit pas. Il partit égarer son épouse Rahma et ne réussit pas non plus. Job fut comblé de misère et dut souffrir patiemment. Le Coran dit :

« Frappe (la terre) de ton pied : voici une eau fraîche pour te laver et voici de quoi boire. Et Nous lui rendîmes sa famille et la fîmes deux fois plus nombreuse, comme une miséricorde de Notre part et comme un rappel pour les gens doués d'intelligence. Et prends dans ta main un faisceau de brindilles, puis frappe avec cela. Et ne viole pas ton serment[4] »

Iconographie[modifier | modifier le code]

Dans les livres d'heures médiévaux, la section Office des morts contient fréquemment une paragraphe sur Job. On y présente Job, à moitié nu, couvert d'ulcères, sur un tas de fumier, face à ses trois amis Éliphaz de Teman, Bildad de Schuach, et Tsophar de Naama qui l'exhortent à abjurer Dieu.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]