Confessionnal

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Un confessionnal désigne un isoloir clos, disposé sous forme décorative dans les églises catholiques afin que le confesseur, un prêtre, y entende derrière un grillage le pénitent à confesse.

Charles Borromée promeut son usage pour la première fois au XVIe siècle lors de la Contre-Réforme.

Confessionnaux traditionnels[modifier | modifier le code]

Confessionnal à Thann en France de style néo-gothique : niches ajourées d'un réseau gothique, ornées de rinceaux, de pinacles et de gâbles en accolade.
Confessionnal à Hundersingen en Allemagne : loge médiane fermée par un battant à panneau inférieur à grand cadre à table saillante, panneau supérieur à claire-voie.

Dans les confessionnaux traditionnels, le confessionnal est divisé en trois compartiments séparés : Le prêtre s'assoit habituellement dans le compartiment central muni d'une porte centrale ou d'un rideau, tandis que les pénitents prennent place dans ceux qui se trouvent de part et d'autre (loges latérales ouvertes ou fermées). Le prêtre et le pénitent se parlent à travers un grillage auquel est occasionnellement fixé un crucifix. Le confesseur a la possibilité d'écranter l'un des grillages, afin de lui permettre de ne confesser qu'une seule personne à la fois. Les conversations sont habituellement murmurées. Il est muni d'un siège et de deux petits bancs pour s'agenouiller.

Un confessionnal peut être soit directement inclus dans un des murs de l'église (auquel cas il est muni de portes), soit une structure indépendante dans laquelle le pénitent (et parfois le prêtre) est dissimulé par des rideaux au reste de l'église.

Il est particulièrement enrichi de décorations dans les Pays-Bas catholiques avec un sculpteur flamand comme Hendrik Frans Verbruggen (nl).

Confessionnaux modernes[modifier | modifier le code]

Un confessionnal moderne en Nouvelle-Zélande. Le pénitent peut soit s'agenouiller derrière la persienne, soit s'asseoir sur une chaise faisant face au prêtre.

Après le IIe concile œcuménique du Vatican, la Confession a été révisée afin d'exprimer plus clairement à la fois sa nature et son effet (Sacrosanctum Concilium, 72). Pour faciliter cela, les confessions en face-à-face furent autorisées. Pour accommoder cette nouvelle forme de ce sacrement, de nombreux confessionnaux ne comprennent aujourd'hui qu'une seule pièce. Un écran permet au pénitent de se confesser à genoux de façon anonyme s'il le désire, et une chaise lui permet de faire face au prêtre si telle est sa préférence. Certains confessionnaux proposent également une chaise placée de telle manière que le pénitent puisse se confesser anonymement.

L'écran peut aller du simple rideau au pan de mur dans lequel est insérée une grille. Parfois, le pénitent peut être capable de voir le prêtre à travers l'écran, mais ce contact reste monodirectionnel (celui qui va à confesse n'est jamais vu par son confesseur). Dans le compartiment du confessé, on trouve occasionnellement des informations pratiques et autres prières relatives au sacrement. De nombreux confessionnaux modernes, et parfois même quelques confessionnaux traditionnels, sont munis de deux voyants lumineux à l'extérieur. Un voyant vert pour indiquer qu'un prêtre est dans le confessionnal et disponible pour une confession, et un voyant rouge indiquant que ce dernier est déjà occupé avec un pénitent. Tacitement, ce voyant indique aussi aux pratiquants désirant aller à confesse qu'il leur faut prendre quelque distance vis-à-vis du confessionnal, afin de préserver l'intimité de la confession. À ce titre, s'il est parfois nécessaire de passer devant un confessionnal, il est considéré comme poli de se couvrir les oreilles avec les mains, afin de respecter la privauté des échanges entre le confesseur et le confessé, que le confessionnal soit occupé ou non.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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