Pierre Robert (compositeur)

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Pierre Robert

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Naissance vers 1618
Paris, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Décès
Paris, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Activité principale compositeur
Formation maîtrise de Notre-Dame de Paris
Maîtres Henry Frémart, Jean Veillot, François Cosset

Pierre Robert (né vers 1618 à Louvres (?) - mort le à Paris) est un compositeur français de la période baroque.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Robert fit ses études musicales à la maîtrise de Notre-Dame de Paris sous la direction d'Henry Frémart, Jean Veillot puis François Cosset, avant de prendre la tête de la maîtrise de la cathédrale de Senlis en 1643 à l'issue de ses études au fameux collège de Fortet, dont il était boursier depuis 1639. En 1648, il remporta au Mans le concours de motet à la fête de sainte Cécile. En 1650, il partit de Senlis pour Chartres où, pendant dix-huit mois, il assura l'intérim suite au décès du maître de musique, Vincent Jolliet, avant de retourner à Senlis en mars 1652, comme maître de musique. Le 28 avril 1653, il fut nommé maître de musique de Notre-Dame de Paris, en remplacement de Valentin de Bournonville ; il occupa ce poste jusqu'en mai 1662. Le 8 juillet 1663, Louis XIV le choisit avec Henry Du Mont pour occuper l'un des quatre postes de sous-maître de la Chapelle royale. Il remplit cette fonction conjointement avec Thomas Gobert, Gabriel Expilly et bien sûr Henry Du Mont ; après la démission des deux premiers, en 1668, Robert et Du Mont se partagèrent le service annuel de la Chapelle du roi, pour laquelle ils s'attachèrent à développer le genre du motet à grand chœur (grand motet), genre emblématique de la musique religieuse du grand siècle. Les deux sous-maîtres devaient à leur tour démissionner en 1682, au moment où la cour s'installa à Versailles (mai 1682) et où Louis XIV souhaita insuffler une nouvelle dynamique dans la création d'un style français d'apparat ; les deux sous-maîtres, auxquels le roi prouva sa grande reconnaissance par de confortables gratifications, des bénéfices d'abbayes et en ordonnant l'impression d'une part significative de leurs motets à grand chœur, quittèrent leur service à l'issue de leur premier quartier de 1683 : en mars pour Du Mont, en juin pour Robert. Robert mourut le 28 décembre 1699, très probablement à Paris - en janvier 1699, il habitait rue aux Oues (actuellement rue aux Ours) -, et fut inhumé le lendemain en l'église Saint-Nicolas-des-Champs.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Plusieurs témoignages musicaux des différentes périodes d'activité de Pierre Robert nous sont parvenus :

  • 2 motets contrapuntiques, antérieurs à 1663 : Regina caeli (2 versions), Tristis est anima mea
  • 24 motets à deux chœurs et instruments (grands motets) pour la Chapelle du roi, publiés à Paris chez Christophe Ballard en 1684
  • 11 élévations (petits motets) pour la Chapelle du roi
  • 3 hymnes en plain-chant sur des poèmes de Jean Santeul pour le nouveau bréviaire de Paris (1680)

L'édition critique de l'œuvre de Pierre Robert est actuellement en cours de publication au Centre de musique baroque de Versailles (http://www.cmbv.fr), collection "Monumentales"

Enregistrements[modifier | modifier le code]

  • « Grands motets » de Pierre Robert, paru chez K617 dirigé par Olivier Schneebeli, 2009 (Les Pages et les Chantres du Centre de musique baroque de Versailles ; Musica Florea).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]