Tusson

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Tusson
La mairie de Tusson
La mairie de Tusson
Blason de Tusson
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Aigre
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Aigre
Maire
Mandat
Daniel Lherideau
2014-2020
Code postal 16140
Code commune 16390
Démographie
Gentilé Tussonnais
Population
municipale
247 hab. (2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 56′ 06″ N 0° 04′ 09″ E / 45.935, 0.069245° 56′ 06″ Nord 0° 04′ 09″ Est / 45.935, 0.0692  
Altitude Min. 72 m – Max. 149 m
Superficie 13,97 km2
Localisation

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Tusson

Tusson est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Tusson est une commune du Nord Charente située à 6 km au nord-est d'Aigre et 32 km au nord d'Angoulême, sur la rive droite de la Charente et au nord-est de la forêt de Tusson.

Le bourg de Tusson est aussi situé à 9 km au sud de Villefagnan, 11 km au nord-ouest de Mansle et 15 km au sud-ouest de Ruffec[1].

La principale voie de communication est la D 736 entre Aigre et Ruffec, et qui parcourt toute la commune du sud-ouest au nord-est. Tusson est aussi un carrefour de routes départementales secondaires la reliant aux communes voisines, en particulier la D 40 en direction de Mansle. La D 19 entre Aigre et Villefagnan passe à l'ouest de la commune[2].

La gare la plus proche est celle de Luxé, à 6 km, desservie par des TER à destination d'Angoulême, Poitiers et Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Il existe un seul hameau, la Forêt, à 200 m au sud du bourg[2].


Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Tusson
Souvigné Bessé Charmé
Ébréon Tusson Ligné
Villejésus Fouqueure

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géologie de la Charente.

Géologiquement, la commune est dans le calcaire du Jurassique du Bassin aquitain, comme tout le Nord-Charente. Le Kimméridgien et Oxfordien terminal au nord-est occupent plus particulièrement la surface communale (Jurassique supérieur)[3],[4],[5].

Le relief de la commune est celui d'une plaine avec des hauteurs au sud et une chaîne de basses collines à l'est. Le point culminant est à une altitude de 149 m, situé à l'orée de la forêt de Tusson au sud du bourg (borne IGN). Le point le plus bas est à 72 m, situé à l'extrémité orientale au nord de Ligné. Le bourg est à 115 m d'altitude[2].

Végétation[modifier | modifier le code]

Commune essentiellement agricole, Tusson est surtout une commune boisée où tout le sud de son finage communal est couvert par l'importante forêt de Tusson. Celle-ci recouvre près de la moitié de la superficie communale et s'étend également sur les communes voisines de Villejésus, Fouqueure, Ligné et Ébréon.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Aucun cours d'eau n'arrose la commune et les fontaines elles-mêmes y sont des plus rares.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente.

Comme dans une grande partie du département, le climat est océanique aquitain.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

À l'est du bourg et au sommet d'un plateau apparaissent quatre énormes tertres, de forme ovale. Il s'agit de tumuli, gros amas de pierres recouverts de terre. Le plus important des quatre est appelé le Gros-Dognon ; son voisin, au nord-est, est connu sous le nom de Petit-Dognon ; le Vieux Breuil est situé face au Gros-Dognon ; enfin le quatrième, dont le nom est la Justice, semble indiquer qu'il fut un lieu d'exécution sous la féodalité.

Un riche passé médiéval[modifier | modifier le code]

Abbaye des Dames

Tusson était une enclave du Poitou, entre la Saintonge et l'Angoumois, et ressortissait de la principauté de Marcillac.

Ce vieux bourg doit son existence à l'importante abbaye qu'y fonda Robert d'Arbrissel et qui fut la plus ancienne et l'une des plus importantes filiales de l'abbaye de Fontevraud.

Dans les premières années du XIIe siècle, il était possible de voir en cet endroit une vieille église en ruines. Le propriétaire de cette église, Foucaud Frénicard, en fit l'abandon, avec le consentement de son seigneur et de l'évêque de Poitiers, à Robert d'Arbrissel qui entreprit d'y fonder un couvent de religieuses. Mais cela ne se fit pas sans difficultés ; les religieux de Nanteuil s'opposèrent en effet à l'établissement de la nouvelle abbaye, prétendant que l'ancienne église était leur propriété, et il fallut que l'évêque de Poitiers vînt lui-même à Nanteuil avec Frénicard, pour obtenir le désistement des moines, moyennant une compensation (1112).

Six ans plus tard, les moines de Nanteuil contestèrent de nouveau la possession de Tusson à la congrégation de Fontevraud, et l'affaire dut être portée devant un concile tenu à Angoulême, sous la présidence de l'évêque Gérard.

Un conflit (mineur) est réglé à la cour du roi en 1273 entre la prieuresse de Tusson et l'abbé de Nanteuil[6].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Marguerite de Navarre par Jean Clouet

Le souvenir de Marguerite de Valois, sœur du roi François Ier, se rattache au monastère de Tusson. Après la mort de son frère, la reine de Navarre s'est retirée quelque temps à Tusson, où, tout en se consacrant à la prière, elle continua à se livrer à ses études littéraires. En effet, deux volumes manuscrits de ses compositions inédites découverts en 1895 à la Bibliothèque nationale, où ils étaient oubliés depuis des siècles, renferment deux grands poèmes : le Navire et les Prisons, ainsi que diverses pièces de poésie, qui auraient été composés pendant son séjour à Tusson.

L'abbaye de Tusson ne cessa de prospérer et elle devint la plus importante de l'ordre après la maison-mère de Fontevraud. Au début du XVIIe siècle, alors que la plupart des établissements monastiques commençaient à péricliter, le monastère de Tusson comptait encore vingt-six religieuses.

C'est à cette époque qu'un grave différend éclata entre Fontevraud et Tusson. L'abbesse de Fontevraud était alors Madame Louise de Bourbon, dame de Lavedan. Afin de marquer son autorité, elle voulut imposer aux religieuses de Tusson une prieure de son choix, contrairement aux statuts de l'ordre, qui reconnaissaient à chaque maison le droit d'élire sa prieure. Ne pouvant arriver à fléchir l'abbesse, les religieuses confièrent leur cause à Nicolas Pasquier, seigneur de Mainxe, qui avait une terre dans les environs de Tusson, et qui s'entremit d'abord, en bon voisin, pour rétablir la paix. Madame de Lavedan étant restée intraitable, l'affaire fut portée devant le Parlement qui reconnut le droit des religieuses et confirma la liberté du suffrage.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle : exode rural et crise du phylloxéra[modifier | modifier le code]

La commune de Tusson fait partie des nombreuses communes rurales de la Charente auxquelles la disparition du vignoble, après la crise du phylloxéra survenue dans les années 1870, a porté un grand préjudice autant économique que social.

Mais bien avant l'apparition de ce véritable fléau qui ruina l'économie viticole de la commune, la population de Tusson avait commencé de fléchir, étant touchée de bonne heure par le mouvement de l'exode rural. La commune atteignait près de 1 100 habitants dans la première partie du XIXe siècle.

La déprise rurale a affecté la commune dès le début du Second Empire où Tusson passe alors sous la barre du millier d'habitants au recensement de 1856. Bien que le vignoble était en plein essor et que le négoce des eaux de vie du cognac commençait à prendre son envol, la commune de Tusson ne profitera pas véritablement du bel "âge d'or" du cognac pendant le Second Empire. Cette prospérité économique a davantage concerné la vallée de la Charente et les villes de négoce des eaux de vie comme Cognac et Jarnac.

Mais il est vrai que la dépopulation de la commune s'est considérablement accélérée avec la crise du phylloxéra où, à la fin du XIXe siècle, Tusson recensait en quelques décennies seulement, la moitié de la population en moins.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la croix échiquetée d'or et de sinople.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2014 Jean Vinzent PRG puis SE Fonctionnaire
2014 en cours Daniel Lhérideau    
Les données manquantes sont à compléter.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

La fiscalité est d'un taux de 19,49 % sur le bâti, 46,64 % sur le non bâti, 8,49 % pour la taxe d'habitation et 7,15 % de taxe professionnelle( chiffres 2007).

La communauté de communes prélève 2,61 % sur le bâti, 6,06 % sur le non bâti, 1,09 % pour la taxe d'habitation et 1,45 % de taxe professionnelle.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune de Tusson est structurée par le bourg qui concentre l'essentiel de la population, des équipements et des activités économiques et de services.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 247 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 020 1 014 1 041 1 059 1 094 1 035 1 084 1 035 965
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
914 865 832 820 778 712 621 551 558
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
540 529 529 532 509 518 527 546 494
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
441 413 389 349 317 302 247 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 52 % d’hommes (0 à 14 ans = 8,9 %, 15 à 29 ans = 23,7 %, 30 à 44 ans = 19,7 %, 45 à 59 ans = 19,1 %, plus de 60 ans = 28,6 %) ;
  • 48 % de femmes (0 à 14 ans = 9,7 %, 15 à 29 ans = 14,5 %, 30 à 44 ans = 14,5 %, 45 à 59 ans = 23,4 %, plus de 60 ans = 38 %).

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (33,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,6 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (52 % contre 48,4 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Tusson en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
1,4 
10,8 
75 à 89 ans
13,8 
17,8 
60 à 74 ans
22,8 
19,1 
45 à 59 ans
23,4 
19,7 
30 à 44 ans
14,5 
23,7 
15 à 29 ans
14,5 
8,9 
0 à 14 ans
9,7 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune repose largement sur les activités agricoles.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

  • Les activités de services donnent à Tusson l'essentiel de son dynamisme. Le club Marpen, dont le siège est à Tusson, est un des principaux employeurs de la commune.
  • Les éditions du Lérot fondées en 1982 à Tusson sont installées dans d'anciens bâtiments industriels (Les Usines réunies)[11].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école publique est issue d'un RPI avec la commune voisine de Fouqueure. Tusson accueille l'école élémentaire, avec deux classes, et Fouqueure l'école primaire. Le secteur du collège est Aigre[12].

Culture et formation[modifier | modifier le code]

Le Club Marpen[modifier | modifier le code]

Le Club Marpen est une association loi de 1901 dont le siège est à Tusson (Charente). Il a été fondé en 1969 à Cognac. Sa vocation est d’agir pour le développement culturel, social et économique régional.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Club archéologique Marpen a été fondé en 1969 par Jackie Flaud, jeune Cognaçais féru d’archéologie. Son action débuta par l’organisation de chantiers de jeunes avec le soutien de Paul Mallet, alors maire de Merpins, pour la mise en valeur des vestiges du château médiéval de Merpins-Vieux-Bourg. Le succès de l’entreprise permit l’extension des activités. Le Club Marpen entreprit la mise en valeur des ruines de l’abbaye de La Frenade (Merpins) puis, dans les années 1970, il organisa des chantiers de jeunes à Marcillac-Lanville (1971) pour la sauvegarde de l’église abbatiale de Lanville alors à demi-ruinée. Vinrent ensuite les chantiers de Tusson (1976), de Maine-de-Boixe, de Saint-Ouen (Saint-Ouen-la-Thène). Dès l’origine, le Club archéologique Marpen affilié à l’Union REMPART s’est ouvert à l’international en accueillant, l’été, des jeunes venus d’autres pays européens (Pays-Bas, Belgique, Italie, Yougoslavie, Tchécoslovaquie, Espagne, Suisse…).

En 1976, le club archéologique Marpen bénéficia d’une aide financière substantielle de la société Rank Xéros qui lui permit de se doter de locaux adaptés à ses missions.

Les exigences de l’archéologie scientifique amenèrent le club à abandonner cette activité et à se recentrer sur les activités de mise en valeur du patrimoine et à l’action sociale. Le Club archéologique Marpen devint le Club Marpen et quitta Merpins-Vieux-Bourg pour fixer son siège à Tusson.

Activités[modifier | modifier le code]

Le Club Marpen a, depuis sa fondation, restauré plusieurs dizaines de monuments de la Charente et de la Charente-Maritime : églises, abbaye, maisons rurales, site industriel etc.

Le Club Marpen a également mené à bien plusieurs projets à caractère socio-culturel en partenariat avec l’État, l’Union européenne, la région Poitou-Charentes, le Conseil général de la Charente et les communes et communautés de communes concernées, l’Union REMPART :

  • Chantier-École du patrimoine proposant depuis 1989 des formations : restauration et valorisation du patrimoine bâti, espaces verts,
  • Formation de base et de perfectionnement B.A.F.A.,
  • Chantiers d’insertion (plantation de haies…),
  • Musée (arts et tradition populaire) à Tusson,
  • Jardins (Jardin monastique de Tusson, Jardins européens de Salles-de-Villefagnan, circuit fleuri à Tusson, verger conservatoire à Villesoubis),
  • Hébergement (groupe et individuel),
  • Chantiers de restauration de bâtiments pour adolescents et adultes venus de France ou de l’étranger pendant les vacances d’été…

Au fil des années, le Club Marpen est devenu un acteur socio-culturel essentiel du Nord-Charente.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'abbaye des Dames[modifier | modifier le code]

 Inscrit MH (1952)

Elle date du XIIe siècle. C'est un ancien prieuré de Fontevristes[13]. Elle est inscrite monument historique depuis 1952[14]. L'accès est privé, mais on peut la voir depuis le Jardin monastique.

L'Abbaye des Dames

Seuls subsistent de l'ancienne abbaye quelques bâtiments datant du XIIIe siècle. Quant à l'église abbatiale, elle a dû être rasée de fond en comble par une de ces "bandes noires" qui, sous le premier Empire, couvrirent la France de ruines et dévastèrent de beaux bâtiments. Il n'en reste debout que trois pans de murs auxquels adhèrent encore le pilier d'angle, et l'un des pendentifs d'une coupole. Ces débris appartiennent à la période la plus brillante du style ogivo-roman du XIIIe siècle et sont d'une grande richesse architecturale[15].

Le Clos des Hommes[modifier | modifier le code]

Le Clos des Hommes

L'église paroissiale Saint-Jacques[modifier | modifier le code]

Construite au XIIIe siècle, a été détruite pendant la guerre de Cent Ans, sauf la base du clocher; elle a été reconstruite au XVe siècle[16]. C'est un édifice à nef unique. Son clocher octogonal surmonte une travée-porche romane. L'église renferme des objets religieux provenant pour certains du prieuré Notre-Dame de Tusson :

À l'intérieur sur le mur de l'abside, peinture murale du milieu du XXe siècle représentant la Cène.

Église Saint-Jacques

Temple protestant[modifier | modifier le code]

Tusson possède aussi un temple du XIXe siècle[17].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Tumulus[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tumuli de Tusson.

 Inscrit MH (1960, 1962) Les quatre tumuli de Tusson datent du Néolithique : le Vieux Breuil, la Justice, le Gros Dognon, inscrits monument historique depuis 1960 et 1962[18] et le Petit Dognon  Inscrit MH (2012).

Le logis de Marguerite de Navarre[modifier | modifier le code]

 Inscrit MH (1994)

Article détaillé : Maison du Patrimoine (Tusson).

Maison datant du XVe siècle qui s'appuie sur un fragment de l'enceinte fortifiée du XIVe siècle où séjourna Marguerite d'Angoulême. Il est inscrit monument historique depuis 1994[19]. C'est actuellement la Maison du Patrimoine, gérée par le club Marpen[20]

  • Il abrite le Musée rural d'arts et traditions populaires réunissant près de 30 000 objets :
    • coiffes,
    • mobilier régional provenant du fonds Marie Valtaud (maison, meubles (38) dont ceux de l’épicerie, une armoire de compagnon, un piano) ;
    • coffres de la période néo-gothique (XIXe siècle)
    • tables et sièges,
    • outils d’artisans : bourrelier, charpentier, cordonnier, forgeron, sabotier, tailleur de pierre, tonnelier,
    • outils agricoles : labour, battage, travail de la vigne,
    • objets de vie quotidienne : céramiques, faïences, cuivres, vanneries et petits objets usuels (4 000 environ)
    • objets du culte catholique : reliquaires, christ, bénitiers…[21]
  • Une salle est consacrée à Marguerite de Navarre.

Le Jardin monastique de Tusson[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jardin monastique de Tusson.

C'est un jardin monastique médiéval recréé par le club Marpen, classé Jardin remarquable

Habitat[modifier | modifier le code]

  • Tusson possède aussi un patrimoine important de fermes et de maisons[22], comme l'Hôtel Pasquier ou la ferme Robert.
Ferme Robert
Autre patrimoine

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marguerite de Navarre, sœur du roi de France François Ier
  • Abbé Roger Ducouret (1912-1990), curé de Tusson[23], de 1942 à 1982, auteur de romans policiers de contes et autres ouvrages, membre de l'Académie d'Angoumois de 1970 à sa mort.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a, b et c Carte IGN sous Géoportail
  3. Carte du BRGM sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Ruffec », sur Infoterre,‎ 1973 (consulté le 7 janvier 2012)
  6. Olim, t. I, p. 930, XIX
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  9. « Évolution et structure de la population à Tusson en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 août 2010)
  10. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 août 2010)
  11. Site des éditions du Lérot
  12. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 23 juillet 2012)
  13. « Abbaye des Dames (notice) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Abbaye des Dames », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, vol. III : Arrondissement de Confolens et Ruffec, L.Coquemard, Angoulême,‎ 1917 (réimpr. Éd. de la Tour Gile, 1996), 523 p. (ISBN 2-878022-8-15)
  16. « Église Saint-Jacques », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Temple protestant », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Tumuli de Tusson », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Logis de Marguerite de Valois », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Club Marpen »,‎ 2008 (consulté le 23 juillet 2012 (signalé malveillant))
  21. http://www.culture.gouv.fr/mpe/carto/fiches/88.htm#haut
  22. « Tusson », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. Académie d'Angoumois, « Roger Ducouret »,‎ 2013 (consulté le 29 mars 2013)