Balaam

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Balaam

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L'Ânesse de Balaam
peint par Rembrandt, musée Cognacq-Jay

Activité principale

Compléments

Contemporain de Balak

Balaam est un personnage biblique, prophète de Péthor en Mésopotamie. Il est connu en dehors de la Bible par les inscriptions de Deir Alla.

Les récits bibliques[modifier | modifier le code]

Balaam et Balak[modifier | modifier le code]

Aux chapitres 22 à 24 du Livre des Nombres, Balaam est mandé par Balak, roi de Moab, pour maudire les Israélites qui, après avoir traversé le désert, traversaient ses territoires vers le pays de Canaan.

Le devin, monté sur une ânesse, se rend chez Balak ; mais, en chemin, un ange, tenant une épée nue à la main, empêche l'ânesse d'avancer malgré les coups donnés par son maître. L'ânesse, douée tout à coup de la parole, reproche à son maître sa dureté. Dieu ouvre alors les yeux de Balaam ; devant Balak, il bénit, par trois fois, le peuple qu'il avait pour mission de maudire. (cf. Dt 23 5-6. Jos 24 9-10. Ne 13 2. Mi 6 5.)

Il prophétise : « De Jacob monte une étoile, d'Israël surgit un sceptre » (Nb 24, 17)

L'infidélité de Péor[modifier | modifier le code]

À Péor, les Israélites se livrent à la prostitution et au culte de Baal (Baal Péor).(Nb 25. Dt 4 3. Jos 22 18.). Balaam est accusé d'avoir conseillé aux femmes de Moab et de Madian de pervertir les Israélites (Nb 31 16. Ps 106 28-29). Il est mis à mort par les Israélites (Nb 31 8).

Dans le Nouveau Testament[modifier | modifier le code]

Balaam est cité comme occasion de chute du peuple de Dieu dans les épîtres de Jude et Pierre et l'Apocalypse (Jude 1 11. 2P 2 15. Ap 2 14).

Dans la littérature rabbinique[modifier | modifier le code]

Balaam est souvent mentionné dans les sources rabbiniques[1]. Il est le type même du méchant : idolâtre, séducteur d'Israël et sorcier (en tant que sorcier, il aurait eu le pouvoir de s'élever dans les airs). Il y est tantôt associé à Jésus, tantôt confondu avec lui. Selon l'historien Thierry Murcia, dans la littérature talmudique, Jésus est « l’antitype de Balaam qui, comme lui, était idolâtre, sorcier et séducteur »[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Thierry Murcia, Jésus dans le Talmud et la littérature rabbinique ancienne, Brepols, Turnhout, 2014, p. 397-669.
  2. Thierry Murcia, Jésus dans le Talmud et la littérature rabbinique ancienne, Brepols, Turnhout, 2014, p. 677. Sur ces accusations talmudiques à l'encontre de Jésus, voir : B. Sanhédrin 43a ; B. Sanhédrin 107b ; B. Sota 47b.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]