Lubin de Chartres

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Saint Lubin de Chartres (en latin Leobinus), évêque de Chartres du milieu du VIe siècle, mort vers 557. Il participa au cinquième concile d'Orléans (549) et au deuxième concile de Paris (551). Son culte s'étendit rapidement. Au début du XIIIe siècle, l'Église de Chartres l'honore à l'égal d'un fondateur et en fait le modèle des évêques en lui consacrant une verrière célèbre dans le bas-côté nord de la cathédrale.

Hagiographie[modifier | modifier le code]

Saint Lubin

La vie de saint Lubin est connue par la légende, et aussi par son biographe François Giry[1].

Saint Lubin, avant de devenir évêque de Chartres, eut une vie très aventureuse. Fils de paysans, il nait près de Poitiers à la fin du Ve siècle. La légende rapporte qu'il gardait les bœufs quand il rencontra un moine à qui il demanda de lui écrire les lettres de l'alphabet sur sa ceinture, afin qu'il puisse les apprendre et qu'il puisse étudier.

Sachant ainsi lire et écrire, il entra à l'abbaye Saint-Martin de Ligugé dont il devint le cellerier.

Après huit années de vie monastique, il partit dans le Perche, visiter saint Avit. De là, il partit pour l'abbaye de Lérins, mais, croisant un moine qui en venait, il fut dissuadé de s'y rendre, et partit vers la région de Lyon où il resta cinq ans.

Pendant son séjour à l'abbaye de l'île Barbe, les fils de Clovis, après avoir vaincu les Burgondes envahirent les lieux, le torturèrent et le laissèrent pour mort. Il se rétablit, et quitta le Lyonnais pour revenir vers saint Avit, et devenir cellerier de sa communauté. Il passa ensuite cinq ans dans la forêt de Montmirail entre Perche et Maine.

L'évêque de Chartres, Euthère, connaissait la réputation de sainteté de Lubin; il avait aussi appris qu'il avait arrêté, par ses prières, un ouragan et un incendie qui menaçaient de ravager Paris. Il fit venir Lubin, l'ordonna diacre, et l'établit abbé du monastère de Brou.

En 536, saint Aubin emmena Lubin avec lui pour aller visiter Césaire d'Arles; lors de cette visite Lubin eut encore le désir d'aller rejoindre les moines de Lérins, mais saint Aubin l'en empêcha, lui disant qu'il n'avait pas le droit d'abandonner sa charge. Il retourna donc à Brou.

En 544 l'évêque de Chartres mourut. Lubin, contre sa volonté, fut élu à sa place, avec le consentement du roi Childebert Ier. Ce fut un évêque attentif, bienveillant et charitable.

Sa mort[modifier | modifier le code]

Pendant les sept dernières années de sa vie, Lubin fut très malade, ce qui ne l'empêcha pas de continuer ses visites pastorales, ni de participer au cinquième concile d'Orléans (le 28 octobre 549), et au second concile de Paris en 552. Il mourut le 14 mars 557 et fut inhumé dans l'église Saint-Martin du Val, près de Chartres.

Pendant les Guerres de Religion, son tombeau fut profané, la châsse de la cathédrale de Chartres où était conservé son chef fut détruite, mais la relique fut épargnée et déposée dans l'église Saint-Nicolas de Blois.

Miracles[modifier | modifier le code]

En plus d'avoir éteint un incendie dans Paris d'un seul signe de croix[2], il accomplit de nombreux miracles, rendant la santé à un hydropique, à un aveugle, à plusieurs personnes malades mentalement, à un vieux prêtre.. tous miracles consignés dans le Bréviaire de Chartres.

Patronage - vénération[modifier | modifier le code]

Saint-Lubin
  • Saint Lubin est patron de Chartres, mais aussi de Chassant en Eure et Loir, de Pithiviers et de Rouvray en Normandie et de Rambouillet dans les Yvelines.
  • Quatre communes portent son nom :
Saint-Lubin

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. 1635-1688 : Prédicateur renommé, il fut aussi un grand directeur spirituel et un hagiographe réputé
  2. Les traditions parisiennes racontent qu’une année, pour les fêtes de Pâques, il aurait remplacé l’évêque de Paris qui venait de mourir et c’est à cette occasion qu’il aurait éteint cet incendie
  3. Voir saint Lubin de Chartres sur Nominis.