Benoît Hamon
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| Benoît Hamon | |
| Naissance | 26 juin 1967 Saint-Renan (Finistère) |
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| Nationalité | Française |
| Autres activités | Porte-parole du Parti socialiste |
| Formation | Licence d'histoire |
Benoît Hamon, né le 26 juin 1967 à Saint-Renan (Finistère) est un homme politique français, porte-parole du Parti socialiste et député européen de 2004 à 2009.
Sommaire |
[modifier] Biographie
Né d'une mère secrétaire et d'un père cadre des chantiers navals[réf. nécessaire], Benoît Hamon s'engage en politique à 19 ans lors des manifestations étudiantes contre le projet de loi du ministre de l'enseignement Alain Devaquet.
Il milite à la section de Brest du Parti socialiste. Après avoir obtenu une licence d'histoire, il débute sa carrière à 24 ans en 1991 comme assistant parlementaire du député PS de la Gironde Pierre Brana. Il est président du Mouvement des jeunes socialistes de 1993 à 1995.
Il devient conseiller pour la Jeunesse auprès de Lionel Jospin, premier secrétaire du PS de 1995 à 1997. Il entre ensuite au cabinet de Martine Aubry, ministre de l'Emploi et de la Solidarité, comme conseiller technique chargé de l'emploi des jeunes (1997-98), puis comme conseiller chargé des affaires politiques (1998-2000). Il a été directeur du planning stratégique de l'institut de sondage IPSOS de 2001 à 2004.
Il est conseiller municipal de Brétigny-sur-Orge (Essonne) de 2001 à 2008 et député européen de juin 2004, à juin 2009, représentant de la grande circonscription Est[1].
Benoît Hamon entre au bureau national du Parti socialiste, il fut co-fondateur, en 1993, de Nouvelle Gauche. Il est aussi co-fondateur (avec Arnaud Montebourg et Vincent Peillon) du courant Nouveau Parti socialiste (NPS), dont il devient l'un des porte-paroles ; mais ce trio explose lors de la synthèse du congrès du Mans, puis lors de la primaire pour l'élection présidentielle de 2007 (Montebourg et Peillon soutiennent Ségolène Royal, Hamon soutient Laurent Fabius).
Déjà partisan du « non » au référendum du 29 mai 2005 sur le Traité constitutionnel européen, il se prononce en faveur de la synthèse lors du Congrès du Parti socialiste au Mans le 20 novembre. Il est nommé secrétaire national du Parti socialiste, chargé du projet européen le 28 novembre 2005.
Le 6 novembre 2007, il démissionne de ce poste suite à la décision de Bureau national du Parti socialiste de soutenir le traité modificatif européen lors de la procédure d'adoption parlementaire[2]. Il considère que cette décision est en contradiction avec la synthèse du Mans et la campagne présidentielle de Ségolène Royal qui demandait un nouveau référendum.
En tant que député européen, il est membre de la commission des affaires économiques et monétaires, membre suppléant de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs, vice-président de la délégation pour les relations avec les États-Unis, et membre suppléant de la délégation pour les relations avec Israël.
En mai et juin 2007, il est porte-parole du Parti socialiste pour les élections législatives. En juillet, il fonde avec Noël Mamère le cercle de réflexion La Forge.
Député européen de la circonscription Est durant la législature 2004-2009, il se re présente en troisième position sur la liste du PS aux élections européennes du 7 juin 2009, et perd son mandat.
[modifier] Congrès de Reims
Dans le cadre du congrès de Reims du Parti socialiste, il dépose avec Henri Emmanuelli, le 2 juillet 2008, une contribution intitulée Reconquêtes[3], au nom du Nouveau parti socialiste.
Dans l'optique du dépôt des motions, Marie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche et Jacques Fleury acceptent de fusionner leurs contributions avec celle du NPS. Après plusieurs contacts avec Martine Aubry, ils décident de ne pas poursuivre le rapprochement à cause de son alliance avec les strauss-kahniens[4]. Après discussions, Jean-Luc Mélenchon, Marc Dolez et le NPS font motion commune le matin même de la date de dépôt de la motion. Avec le ralliement de Pierre Larrouturou la veille, toute l'aile gauche du PS s'est ainsi réunie sur la motion C intitulée « Un monde d’avance : reconstruire l’espoir à gauche », menée par Benoît Hamon. Jean-Luc Mélenchon a qualifié cette union d'« événement historique »[5].
Benoît Hamon annonce dans la foulée sa candidature au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste, poussé par ses proches[6]. Le 7 novembre, lors du vote des militants sur les motions, celle qu'il conduit arrive en quatrième position avec 18,52% des suffrages exprimés, derrière la motion E soutenue par Ségolène Royal (29,08%), la motion A conduite par Bertrand Delanoë (25,24%) et la motion D conduite par Martine Aubry (24,32%)[7]. L'annonce des résultats est immédiatement suivie par un communiqué de Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez, signataires de la motion C et leaders de deux courants de l'aile gauche du Parti socialiste, annonçant leur départ du PS pour fonder une nouvelle formation[8].
Satisfait du score de sa motion[9], Benoît Hamon précise qu'il ne signera aucune synthèse ne refusant pas explicitement l'alliance du PS avec le centre, et maintient sa candidature au poste de Premier secrétaire[10]. Benoît Hamon obtient 22,6% des voix lors du premier tour du vote pour le poste de premier secrétaire le 20 novembre (3e position, derrière Martine Aubry et Ségolène Royal), et demande aux militants ayant voté pour lui de voter « massivement » pour Mme Aubry au second tour[11].
À l'issue du Congrès de Reims, la motion Un monde d'avance est transformée en courant structuré dans les fédérations (départements) du Parti socialiste. Ce courant réunit des militants issus de la Gauche socialiste, du Nouveau Monde (Parti socialiste) et du Nouveau Parti socialiste avec Henri Emmanuelli et Pascal Cherki qui en est le secrétaire général.
[modifier] Porte-parole du Parti socialiste
Le 6 décembre 2008, il est nommé par la nouvelle première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry porte-parole du Parti, en remplacement de Julien Dray[12]. Une de ses premières déclarations proposant de rétablir une « forme d'autorisation administrative de licenciement » fait débat dans le monde politique et syndical[13].
[modifier] Positionnement politique
Benoît Hamon milite pour une forte intervention de l'État dans l'économie, ainsi que pour des réglementations permettant d'encadrer le capitalisme. Il propose notamment la nationalisation d'établissements bancaires afin de créer un pôle financier public, et, au niveau européen, plaide pour des restrictions au libre-échange[14]. Benoît Hamon s'est prononcé en faveur d'une gauche qui agit à chaque fois que cela est nécessaire aux côtés des syndicats dans le mouvement social pour la sauvegarde des services publics notamment.
[modifier] Annexes
[modifier] Notes et références
- ↑ Listes du PS aux élections européennes de 2004
- ↑ PS: Benoît Hamon démissionne de son poste de secrétaire national, Agence France-Presse, 6 novembre 2007.
- ↑ Reconquêtes
- ↑ France Info, chronique "L'invité de la mi-journée", 24 septembre 2008.
- ↑ Dépêche AFP du 23 septembre 2008
- ↑ « Archives. Parti socialiste », Le Télégramme.com, 21 septembre 2008.
- ↑ Résultats par fédérations
- ↑ Jean-Luc Mélenchon quitte le PS, 7 novembre 2008, Le Monde
- ↑ Motions PS: Delanoë et Hamon réagissent, 7 novembre 2008, Le Figaro
- ↑ Benoît Hamon: Ségolène Royal doit clarifier sa position vis à vis du MoDem, 7 novembre 2008, Le Nouvel Obs
- ↑ Ultime match serré entre Royal et Aubry pour la direction du PS, Agence France-Presse, 20 novembre 2008.
- ↑ Benoît Hamon Porte-parole, 8 décembre 2008, Le Monde. Consulté le 16 décembre 2008l
- ↑ Licenciements: haro sur Hamon, Libération, 10 décembre 2008.
- ↑ http://www.unmondedavance.eu/spip.php?article33
[modifier] Liens externes
[modifier] Bibliographie
- 2004 : Au cœur de la gauche : Éléments pour un projet politique (co-écrit avec Vincent Peillon et Arnaud Montebourg), Éditions Le bord de l'eau.
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