Préfailles

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Préfailles
La pointe Saint-Gildas.
La pointe Saint-Gildas.
Blason de Préfailles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Pornic
Intercommunalité Communauté de communes de Pornic
Maire
Mandat
Claude Caudal
2014-2020
Code postal 44770
Code commune 44136
Démographie
Gentilé Préfaillais
Population
municipale
1 250 hab. (2011)
Densité 256 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 08′ 00″ N 2° 13′ 00″ O / 47.133333, -2.216667 ()47° 08′ 00″ Nord 2° 13′ 00″ Ouest / 47.133333, -2.216667 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 36 m
Superficie 4,88 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.prefailles.fr/

Préfailles est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

Ses habitants s'appellent les Préfaillais et les Préfaillaises.

Préfailles comptait 1 250 habitants au recensement de 2011.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Préfailles dans le département de la Loire-Atlantique.

Situation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du pays de Retz et dans le pays historique du Pays nantais.

Préfailles est située sur la partie sud de la Côte de Jade, à 25 km au sud de Saint-Nazaire et 55 km au sud-ouest de Nantes ; elle inclut la pointe Saint-Gildas à l'extrémité occidentale du pays de Retz.

Les communes limitrophes sont La Plaine-sur-Mer au nord et Pornic (quartier de Sainte-Marie-sur-Mer) à l'est.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Préfailles est une commune urbaine non polarisée, qui fait partie de l'agglomération de Saint-Brevin-les-Pins, ainsi que La Plaine-sur-Mer et Saint-Michel-Chef-Chef (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Préfailles, Corniche de la Hutte

La commune n'est parcourue par aucun cours d'eau et son relief est relativement plat, son altitude moyenne est de 5 mètres. L'est du territoire est traversé par plusieurs vallées, notamment celle de Pasquin.

La côte est orientée au nord-ouest puis au sud, de part et d'autre de la pointe Saint-Gildas ; c'est une côte rocheuse, relativement découpée, comprenant une succession de plages séparées par des zones rocheuses, et qui à certains endroits présente des falaises escarpées et dangereuses. La côte sud fait face à l'île de Noirmoutier et constitue l'entrée nord de la Baie de Bourgneuf.

On peut apercevoir, depuis sa côte, les îles de Noirmoutier et du Pilier.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Préfailles vient du latin Pratum Fagi : « Pré au Hêtre », de pratum : « pré », et de fagus : « hêtre ». Le mot fagus a évolué au fil des siècles en faye, fau, faou, etc., suivant les régions. En 1598, le village s'appelait alors Prefail, devenu aujourd'hui Préfailles. [réf. nécessaire]

Préfailles possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Préfaylh (écriture ELG). En breton, le nom de la commune a été traduit en Pradvael[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint Gildas aurait débarqué au VIIIe siècle, à la pointe qui porte aujourd'hui son nom (anciennement Pointe de Chevesché).

La première maison estivale apparaît à Préfailles en 1743. En 1788, on découvre une source ferrugineuse et dès 1812 des centaines de curistes viennent bénéficier de ses bienfaits.

Au XIXe siècle, Préfailles est déjà une station balnéaire réputée grâce à la source ferrugineuse de Quirouard. En 1900, Hippolyte Durand Gasselin songe à aménager les abords de cette source ; le débit est alors de 250 litres à l'heure et les docteurs Hectot, Bobierre, Guépin célèbrent les vertus curatives de cette eau.

En 1906, le train arrive dans la station, grâce à un embranchement de1,6 km de la Ligne Pornic-Paimbœuf venant de La Plaine-sur-Mer dont Préfailles est administrativement dépendant.

En 1908, ce hameau devient une commune indépendante : à la suite de diverses querelles politiques, économiques et religieuses, la loi du 19 février organise le démembrement de la commune de La Plaine pour permettre la création de celle de Préfailles.

En 1931, la pointe Saint-Gildas est le témoin de la disparition d'un bateau d'excursion : le Saint-Philibert. Cinq cent nantais, revenant de Noirmoutier, se trouvent à son bord. Seules huit personnes sont rescapées de ce naufrage.

En 1939, la ligne ferroviaire Pornic-Paimbœuf est fermée, le réseau étant alors remplacé par un service d'autocars.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Léon Hamelle   avec Joseph Guilbaudeau pour adjoint
    M. Pasquier    
    Georges Drouart    
    Pierre Levet    
    Pierre Allais    
mars 2001 mars 2014 Jean-Luc Le Brigand[Note 1]   chef d'entreprise, gérant de société à Nantes
mars 2014 en cours Claude Caudal   ingénieur géomètre
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La commune est créée en 1908 par démembrement de La Plaine-sur-Mer.

En 2011, la commune comptait 1 250 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1911. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
528 505 473 471 502 567 618 619 601
1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011 -
628 775 857 1 038 1 158 1 182 1 255 1 250 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3]. , pour le recensement 2004, base Cassini de l'EHESS)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (41,3 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Préfailles en 2009 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
0,8 
11,5 
75 à 89 ans
14,9 
28,2 
60 à 74 ans
26,6 
21,6 
45 à 59 ans
23,3 
13,1 
30 à 44 ans
13,2 
11,0 
15 à 29 ans
8,6 
14,1 
0 à 14 ans
12,7 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Taillé : au premier, de gueules au mouton d'or à la tête contournée ; au second, de sinople au dauphin aussi d'or ; à l'ancre d'argent surmonté d'un triangle dans le sens de la barre du même, posée en barre brochant sur la partition ; et au chef aussi d'argent chargé de cinq mouchetures d'hermine de sable.
Commentaires : Le mouton rappelle que les landes préfaillaises hostiles à l'agriculture servaient toutefois à l'élevage des ovins. Le poisson et l'ancre rappellent que la pêche a toujours été une activité implantée sur la commune – supplantée aujourd'hui par la plaisance – et que l'océan borde tout l'ouest et le sud du territoire. Les mouchetures d'hermine évoquent le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Les couleurs de gueules et de sinople figurent sans doute les couleurs rouge et verte du sémaphore de la pointe Saint-Gildas. Le dauphin était à l'origine un poisson d'or contourné, posé en fasce : à l'usage, le poisson contourné s'est transformé en dauphin. Blason conçu par Paul Messac (délibération municipale du 29 mai 1946), enregistré le 19 juillet 1972.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de Préfailles : Qui y mouille y reste.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Éric Tabarly vécut à Préfailles, la rue principale du village, qui descend vers la mer, porte son nom (avenue de la Plage Éric Tabarly).
  • Sophie Desmarets venait y passer ses vacances. Elle possédait une villa rue du Plateau.
  • Bernard Debré, homme politique français, médecin, y possède une résidence secondaire.
  • Irène Jacob, actrice, vient parfois se reposer à Préfailles dans la résidence secondaire de sa famille maternelle.
  • Maurice Jacob, physicien français.
  • Paul Ricœur.
  • Anne de Préfailles, Elisabeth de Préfailles, personnages imaginaires créés par Joseph Malègue dans Augustin ou le Maître est là où s'agissant d'Anne il est question des « marges vendéennes, dans le pays d'où venait son nom[6].» Un quart du roman est consacré à l'amour muet du héros pour cette très belle jeune femme.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2008.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. « Résultats du recensement de la population - Préfailles - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  5. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  6. Augustin ou le Maître est là, Spes, Paris, 1966, p. 465.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • H. Touchard, A la pointe du Pays de Retz: Préfailles, ETIF, 2002, 209 pages
  • J.-L. Massignon, Les couleurs de Préfailles : Préfailles vu par les peintres de 1860 à 2008, mairie de Préfailles, 2009, 139 pages, (3e édition revue et corrigée 2011 )

Liens externes[modifier | modifier le code]

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