DCNS

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DCNS

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Création 1631 naissance des premiers arsenaux
Dates clés 2003 : DCN devient une société anonyme
2007 : acquisition des activités navales de Thales et entrée de Thales dans le capital de DCN : DCN devient DCNS
Forme juridique Société anonyme
Slogan Sea the future
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Direction Hervé Guillou
Actionnaires État Français : 64 %
Thales: 35 %
FCPE Actions DCNS: 1,01 %
DCNS Actionnariat: <0,01 %
Activité Conception, Construction et entretien de navires militaires de surface, de sous-marins, fournitures de services aux marines, énergies…
Produits Frégates, sous-marins nucléaires ou classiques, porte-avions, systèmes d'armes embarqués, systèmes propulsifs, services aux forces, systèmes pour les énergies (nucléaire civil, énergies marines renouvelables)...
Effectif 13 648 collaborateurs (2013)
Site web http://www.dcnsgroup.com
Chiffre d’affaires 3,358 Md d'euros (2013)
Résultat net 166 millions d'€ (2013)

DCNS est un groupe industriel français spécialisé dans le naval de défense et les énergies. Le groupe emploie plus de 13 000 personnes à travers 10 pays. Société de droit privé détenue à hauteur de 64% par l’État français, de 35% par Thales et de 1% par son personnel, DCNS est l’héritier des arsenaux français et de la Direction des Constructions et Armes Navales (DCAN), devenue la Direction des Constructions Navales (DCN) en 1991.

Historique[modifier | modifier le code]

Naissance des arsenaux[modifier | modifier le code]

En 1624, le cardinal de Richelieu, alors premier ministre de Louis XIII, définit une politique navale qui prévoit de développer les arsenaux afin de donner à la France une puissance maritime capable de rivaliser avec celle de la Grande-Bretagne. Cette politique mise en pratique à partir de 1631 avec la création des marines du Ponant côté Atlantique et du Levant côté Méditerranée ; la fondation de l’arsenal de Brest[1] ; l'extension de l'arsenal de Toulon, créé sous Henri IV[2].

Cette volonté sera prolongée par Colbert, ministre de la Marine de Louis XIV, qui développe plusieurs arsenaux névralgiques : extension de l'arsenal de Toulon, creusement des bassins de l'arsenal de Brest, fondation de l'arsenal de Rochefort. Il est imité par son fils Seignelay qui lui succède en 1683[3].

Au XVIIIe siècle, le réseau d’arsenaux de la Marine royale s’étoffe encore. En 1750, le marquis de Montalembert convertit une ancienne papeterie en forge à canon à Ruelle-sur-Touvre[4]. En 1777, Antoine de Sartine, ministre de la Marine de Louis XVI, crée une fonderie de canon près du chantier de construction navale d’Indret. La même année commencent les travaux d’aménagement du port de Cherbourg, achevé en 1813. En 1778, l’arsenal de Lorient succède à la Compagnie des Indes du port de L’Orient.

L'arsenal de Rochefort est fermé en 1926. En 1937, l’établissement de Saint-Tropez est créé, en reprenant les installations de la société Schneider, spécialisée dans le domaine des torpilles. La plupart des implantations françaises de DCNS sont dès lors créées[3].

Industrialisation et innovations techniques[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle voit se développer ces grandes infrastructures qui accompagnent la mutation de la marine à voile vers la motorisation. Les arsenaux se transforment donc en industrie mécanisée où le bois est de plus en plus remplacé par l'acier et les vergues par les lignes d'arbre.

Au XIXe siècle, les arsenaux se transforment pour accompagner la mutation de la marine à voile vers la motorisation. Les sites s’industrialisent et se spécialisent peu à peu. En 1865, l’arsenal de Brest devient exclusivement militaire avec la fermeture du port de la Penfeld aux navires commerciaux. En 1898, l’arsenal de Cherbourg, après s’être spécialisé dans la construction de navires à hélice et non plus à voile, se voit charger exclusivement de la construction de sous-marins. En 1927, un décret fixe définitivement les assignations des différents arsenaux[5] : Brest et Lorient sont chargés de la construction des grands navires ; Cherbourg de celle des sous-marins ; Toulon, Bizerte et Saigon ont pour mission l’entretien de la flotte.

Cette rationalisation du rôle des arsenaux s’accompagne d’une innovation technique et militaire, et d’une production de navires accélérée dans un contexte historique de course à l’armement et de colonisation. Ainsi, en 1858, La Gloire, le premier navire cuirassé de haute mer au monde sort des chantiers navals de Toulon. Les années 1860 voient l’apparition des premiers torpilleurs et sous-marins à visée militaire : en 1863, le Plongeur est mis à flot. Premier sous-marin à moteur, ses problèmes techniques en font un prototype plus qu’un bâtiment de guerre opérationnel ; il ouvre cependant la voie à la création du Gymnote en 1886 et du Narval en 1899, les premiers sous-marins torpilleurs opérationnels de l’histoire.

La production de bâtiments de surface lourds prend également de l’importance dans les années 1910. De nombreux cuirassés sont construits avant le début de la Première Guerre mondiale, et en 1939, le Richelieu, bâtiment de 35 000 tonnes, vient compléter la flotte.

Réunification des activités[modifier | modifier le code]

En 1946, un état des lieux des arsenaux français vient compléter le décret de 1927 concernant les attributions des différents sites : Brest est chargé de la production et réparation des gros bâtiments ; Lorient de la construction de bâtiments moyens ; Cherbourg des sous-marins ; Toulon de la réparation et de l’entretien de la flotte. En ce qui concerne les sites non-côtiers, Indret est chargé des activités de propulsion des navires ; Ruelle de la construction de canons, de pièces de grande taille, de l’électronique ; Saint-Tropez de la production de torpilles ; Guérigny des chaines et ancres de marine. Cinq sites sont situés outre-mer : Mers el-Kébir, Bizerte, Dakar, Diego-Suarez, Papeete [6].

Jusqu’en 1961, la Marine nationale assure elle-même l’entretien et la réparation de sa flotte par l’intermédiaire des Directions des Constructions et Armes Navales (DCAN) des différents arsenaux. Les ingénieurs des DCAN étaient des officiers du génie de la Marine. À cette date, les arsenaux sont détachés de la Marine, ce qui permettra une diversification de leurs activités au cours des années 1970.

Une seule DCAN rassemble désormais les arsenaux métropolitains et d’outre-mer, et dépend de la DTCN (Direction Technique des Constructions Navales). La DTCN dépend à son tour de la Délégation Ministérielle pour l’Armement (DMA), créée par Michel Debré. En 1977, la DMA devient la Délégation Générale de l’Armement (DGA). L’objectif de cette réforme est de centraliser l’ensemble des capacités de conception et de construction des armées au sein d’une délégation interarmées sous l’autorité du gouvernement[7].

En 1958, le lancement officiel par le Général de Gaulle du programme nucléaire militaire français et de la politique de dissuasion initie une restructuration de la base industrielle et technologique de défense.

Le projet Cœlacanthe[8] réunit ainsi la DTCN et la CEA, et en 1971, le Redoutable, le premier sous-marin nucléaire lanceur d’engins français est mis en service.

Transformation en entreprise[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970, le contexte économique international et la décolonisation conduisent la DCAN à se développer sur de nouveaux marchés. À la perte des arsenaux d’outre-mer s’ajoutent des besoins de la Marine française en navires désormais moins importants, et les crédits se font moins faciles à obtenir. Cette dynamique s’accélère encore à la fin de la guerre froide, malgré la diversification des activités de la DCAN, dont l’entretien du réseau électrique et le déminage des littoraux. Certains sites se spécialisent également dans des projets civils : Brest construit des wagons, Guérigny des machines agricoles, Toulon des navires civils (yachts, paquebots).

Mais, au-delà des carnets de commande, c’est en fait le statut étatique de la DCAN qui est peu à peu remis en cause, étant considéré comme une contrainte administrative pour le développement du potentiel des arsenaux français.

Cette évolution se fait en plusieurs étapes. En 1991, la Direction des constructions et armes navales (DCAN) change de nom et devient la Direction des constructions navales (DCN) ; la même année, DCN international est créée. Cette société anonyme a pour vocation de promouvoir à l’international les activités de la DCN et de faciliter l’export de ses productions.

Puis, en 1992, les activités étatiques de la DCN sont rattachées au Service des Programmes Navals (SPN), qui a pour mission la maîtrise d’ouvrage des navires destinés à l’Armée française. Désormais, la DCN n’est plus chargée que des seules activités industrielles, tout en restant maintenue au sein de la DGA. Ce changement de statut permet à DCN International, à la fin des années 90, d’accompagner commercialement et juridiquement la DCN dans le développement de ses offres à l’international.

Cette stratégie de développement portée par DCN International se traduit par la signature de plusieurs contrats majeurs. En 1994, 3 sous-marins Agosta sont livrés au Pakistan, et en 1997, 2 sous-marins Scorpène sont produits pour le Chili. Un contrat est également remporté en 2000 pour la fourniture de 6 frégates du type Formidable pour Singapour[9]. En 2007, un contrat pour 2 sous-marins Scorpène est signé avec la Malaisie, via la filiale Armaris[10].

La DCN gagne également des contrats dans le domaine du forage pétrolier off-shore en 1997, le site de Brest modernise ainsi la plateforme Sedco 707, et construit des plateformes pétrolières de type SFX[11].

En 1999, la DCN devient un Service à Compétence Nationale (SCN) directement rattaché au ministère de la défense. Enfin, en 2001, le gouvernement français décide de transformer la DCN en entreprise anonyme de droit privé, dont l’État possèderait la totalité du capital. En 2003, le changement de statut est effectif : la DCN devient DCN, qui ne signifie plus dès lors « Direction des Constructions Navales »[12].

Développement du groupe DCNS[modifier | modifier le code]

En 2007, le groupe acquiert la branche activités navales France de Thales, Armaris, l’ancienne filiale que DCN et Thales détenaient à parité, et MOPA2 – la société chargée du projet de second porte-avions. Thales entre au capital du groupe à hauteur de 25%, et DCN devient DCNS, le S adjoint faisant référence aux services[13]. En 2011, Thales augmente sa participation et monte à 35% du capital de DCNS[14].

L’évolution statutaire des années 2000 permet à DCNS de développer librement ses activités civiles démarrées depuis l’après-guerre et de les inscrire dans sa stratégie de croissance. C’est ainsi qu’en 2009, DCNS adopte le projet d’entreprise "championship", dont le but est de positionner le groupe comme un leader mondial du naval de défense et un innovateur dans l’énergie (nucléaire civil et énergies marines renouvelables)[15]. La vision "2020+", élaborée en 2012, sous-tend l’ambition exprimée[16].

Afin d’améliorer sa performance pour répondre à ses ambitions de croissance, DCNS se concentrent notamment sur : l’innovation, l’internationalisation et le développement responsable. Les frégates multifonctions furtives FREMM sont construites à partir de 2007 ; en 2008, l’appontage d’un drone aérien sur une frégate en navigation est une première mondiale[17]. Pour assurer une cohérence à ses activités de recherche et développement, le groupe crée en 2011 DCNS Research, à des fins de communication des recherches du groupe[18].

Les contrats passés avec les marines internationales permettent à DCNS de s’implanter dans leurs pays respectifs : la filiale DCNS India est ainsi créée en 2008 suite à deux contrats conclus en 2005 et 2008[19], portant sur la livraison de six sous-marins conventionnels Scorpène. De même, en 2013 est inauguré un site de construction de sous-marins au Brésil dans le cadre d’un contrat prévoyant également la livraison de 4 sous-marins Scorpène et le soutien à la réalisation d’une base navale[20]. Le plus important contrat à l’international remporté par DCNS. En 2013 et 2014, le groupe poursuit son implantation en Malaisie[21] à travers le programme de livraison des corvettes Gowind et signe majeur un contrat avec l'Egypte[22].

En interne, le groupe crée notamment DCNS Universeaty en 2013, à des fins de formation interne et externe[23]. A l’externe, il lance le Trophée Poséidon, à destination des étudiants[24], en 2006, et crée en 2008 le programme d’insertion professionnelle Les Filières du Talent DCNS renouvelé chaque année avec un volet social supplémentaire en matière de formation et d’insertion des personnes en difficultés[25].

Activités[modifier | modifier le code]

Les activités de DCNS se divisent en deux principaux secteurs : le naval de défense, cœur historique de l’activité (navires, sous-marins, maintien en conditions opérationnelles des forces) et les énergies et infrastructures marines (énergies marines renouvelables, nucléaire civil, construction de bases navales et de centrales électriques).

Naval de défense[modifier | modifier le code]

DCNS conçoit, réalise et maintient en condition opérationnelle des systèmes navals de surface, des sous-marins ainsi que leurs systèmes et infrastructures associés. En tant que maître d’œuvre et intégrateur de navires armés, DCNS intervient sur l’ensemble de la chaîne de valeur : programmation stratégique, la conception, la construction, le maintien en condition opérationnelle et l’exploitation.

Le groupe fournit ainsi la Marine nationale française et les marines étrangères, pour les produits conventionnels, avec autorisation du gouvernement français. Il met également son expertise militaire au service de l’Armée de l’air pour concevoir des systèmes automatisés de navigation et de combat, et rénover des avions[26].

Systèmes navals de surface[27][modifier | modifier le code]

Sous-marins et armes sous-marines[modifier | modifier le code]

Energies et infrastructures marines[modifier | modifier le code]

DCNS se positionne comme un innovateur en développant des solutions dans le nucléaire civil et les énergies marines renouvelables.

Les connaissances développées par DCNS dans le domaine de la propulsion de systèmes navals permettent au groupe de développer des solutions dans le nucléaire civil. Il collabore ainsi avec EDF le CEA et Areva à la construction des centrales EPR et à l’entretien de centrales nucléaires. Le groupe développe également un projet de réacteur modulaire de petite puissance immergé Flexblue.

DCNS construit aussi des centrales électriques thermiques et des bases navales. Le groupe conçoit notamment des centrales électriques à Mayotte[28], La Réunion[29] et Saint-Pierre-et-Miquelon[30]. Il assure l’assistance à la réalisation des bases navales à l’international, comme le site industriel de construction de sous-marins de la baie de Sepetiba près d’Itaguaí au Brésil[31].

DCNS investit enfin dans quatre technologies marines renouvelables : les hydroliennes, l’énergie thermique des mers (ETM), les éoliennes flottantes et l’énergie houlomotrice. Sa prise de contrôle de la société irlandaise OpenHydro en 2013 lui permet de passer de la phase de recherche et développement à une phase de production industrielle[32].

Enfin, DCNS propose une large gamme de solutions dans l'énergie nucléaire civile et les énergies marines renouvelables. Le développement de DCNS dans l'énergie s’inscrit dans la stratégie de croissance du groupe qui vise le doublement de son chiffre d’affaires entre 2010 et 2020.

Engagements[modifier | modifier le code]

DCNS développe plusieurs programmes en faveur de la formation et de l’insertion professionnelle. Le groupe est signataire du Pacte PME, qui facilite les rapports entre grandes entreprises et petites structures, et noue des partenariats avec des grandes écoles et des universités. Ainsi, DCNS a organisé entre 2006 et 2013 le Trophée Poséidon à destination des étudiants d’écoles d’ingénieurs[33] à destination des écoles d’ingénieurs, qui récompensait des projets étudiants en lien avec l’innovation et le monde maritime.

Depuis 2008, DCNS développe également un programme d’insertion professionnelle à destination des personnes titulaires d’une formation technique ou sans qualification appelé les Filières du Talent DCNS. Ce programme permet au groupe d’obtenir le Trophée national 2010 de l’entreprise citoyenne[34].

L’implication de DCNS dans le domaine du nautisme, à travers un partage de ses technologies et des activités de sponsoring et mécénat, est également ancienne. Le groupe est partenaire du Grand-Prix de l’École navale[35], régate organisée depuis 2001 près de la presqu’île de Crozon. Il est aussi  partenaire du Pôle France Voile de Brest depuis 2007, et œuvre à l’insertion professionnelle des sportifs en reconversion.

DCNS a également construit en 2008 le DCNS 1000, monocoque destiné à la course à la voile autour du monde, qui figure en 2013 dans le film En Solitaire, de Christophe Offenstein, avec François Cluzet.

DCNS a par ailleurs partagé son expertise technique en matière de matériaux composites pour coques de navires et de systèmes de navigation lors de la construction du trimaran expérimental L’Hydroptère[36], et a été partenaire de l’équipe Areva Challenge, qui a participé à la Coupe de l’America en 2007.

A travers son site industriel à Toulon, DCNS est partenaire depuis 2005 du Rugby club toulonnais[37].

Organisation[modifier | modifier le code]

DCNS est une société anonyme de droit privé dont l’actionnaire principal est l’État français, avec 64% du capital. Le groupe Thales possède 35% du capital, le 1% restant étant composé d’actions FCPE et d’actionnariat salarié. DCNS emploie fin 2013 13 648 personnes, dont plus de la moitié est constituée de salariés de droit privé et l’autre moitié d’ouvriers d’État. Présent dans 10 pays, le groupe a développé plusieurs partenariats à l’étranger par l’intermédiaire de ses filiales et joint-ventures.

Gouvernance[modifier | modifier le code]

  • Président directeur général : Hervé Guillou
  • Directeur général délégué : Bernard Planchais
  • Directeur général adjoint : Bernard Huet

Évolutions possibles[modifier | modifier le code]

De nouvelles dispositions sont prévues pour ouvrir le capital de DCNS afin de préparer d'éventuels rapprochements avec d'autres groupes industriels. Cependant l'État français compte conserver le contrôle sur les activités de DCNS. Il a été envisagé l'entrée des Chantiers de l'Atlantique, comme évoqué par le président de la République française en septembre 2008[38]. À plus long terme, TKMS, BAe Systems, Fincantieri ou Navantia pourraient devenir des partenaires[39].

Implantations[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

DCNS dispose de 12 implantations en France, chacune spécialisée dans des métiers distincts. 

  • Bagneux : systèmes d’information et de surveillance, logistique des armées
  • Brest : services, maintien en condition opérationnelle des navires et sous-marins, maintenance des infrastructures industrielles portuaires de la Marine, énergies marines renouvelables. Le site se situe dans l’arsenal de Brest et sur l’Île Longue, et est partie prenante du Pôle Mer Bretagne.
    Article détaillé : Arsenal de Brest.
  • Cherbourg : production de sous-marins
    Article détaillé : Arsenal de Cherbourg.
  • Issy-les-Moulineaux : énergies marines renouvelables, nucléaire civil
  • Le Mourillon : systèmes d’informations et de surveillance
  • Lorient : systèmes navals de surface
    Article détaillé : Arsenal de Lorient.
  • Marseille : nucléaire civil
  • Nantes-Indret : Sous-marins, Recherche et développement, propulsion nucléaire. Cofondateur du pôle de compétitivité EMC2
  • Paris : siège social du groupe
  • Ruelle-sur-Touvre : sous-marins, systèmes automatisés, simulateurs, formation
    Article détaillé : Fonderie de Ruelle.
  • Saint-Tropez : armes sous-marines (torpilles)
  • Toulon : services, entretien des sous-marins et du porte-avions Charles de Gaulle
    Article détaillé : Port militaire de Toulon.

Dans le monde[modifier | modifier le code]

DCNS possède des bureaux de représentation en Australie, Arabie saoudite, au Chili, aux Émirats arabes unis, en Grèce, en Inde, en Indonésie, en Malaisie, en Norvège et au Pakistan. Le groupe est également présent dans le monde à travers des filiales et joint-ventures, qu’elle possède exclusivement ou en association avec d’autres entreprises[40].

En Europe[modifier | modifier le code]

En France :

  • Sirehna, filiale à 100% : hydrodynamique navale, solutions de navigation pour les navires et d’appontage pour les véhicules et drones marins, terrestres ou aériens Défense Environnement Services, filiale à 49% en partenariat avec Veolia Environnement : infrastructures multiservices
  • Kership, filiale à 45% en partenariat avec Piriou : navires de moyen tonnage pour l’État français

En Irlande :

  • OpenHydro, filiale à 59,7% : hydroliennes

En Asie-Moyen-Orient[modifier | modifier le code]

En Arabie saoudite :

  • DCNS Support, filiale à 100% : assistance au groupe DCNS pour des missions de maintien en conditions opérationnelles

En Inde :

  • DCNS India, filiale à 100% : soutien aux chantiers navals locaux dans leurs activités techniques et de recherche

En Malaisie :

  • DCNS Malaysia, filiale à 100% : assistance au groupe DCNS dans ses activités locales
  • Boutade DCNS Naval Company, filiale à 40% en partenariat avec Boustead : maintien en conditions opérationnelles de sous-marins

À Singapour :

  • DCNS Far East, filiale à 100% : logistique et maintenance de systèmes navals et aéronavals

En Amérique[modifier | modifier le code]

Au Brésil :

  • DCNS DO BRAZIL, filiale à 100% : représentation commerciale du groupe au Brésil
  • Prosin, filiale à 100% de DCNS Do Brazil : ingénierie de systèmes navals pour le Brésil
  • Itaguai Construçoes Navais, filiale à 41% en partenariat avec Odebrecht : construction de sous-marins dans le cadre d’un contrat signé par DCNS avec la Marine brésilienne

Au Canada :

  • DCNS Technologies Canada Inc, filiale à 100% : représentation commerciale du groupe au Canada.

Données financières[modifier | modifier le code]

2012 2013
Chiffre d’affaires (en milliards €)[41] 3,36 2,93
Prises de commandes (en milliards €) 2,27 2,53
Carnet de commandes (en milliards €) 13,22 14,46
Résultat opérationnel courant (en millions €) 166,4 208,5
Résultat net (en millions €) 104,1 163,7

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Historique de l'Arsenal de Brest" sur wiki-brest.net
  2. « Les grandes dates de l'arsenal de Toulon », sur Mer et Marine (consulté le 08/09/2014)
  3. a et b Rapport 134 (2004-2005) d'Yves Fréville, fait au nom de la commission des finances, déposé le 21 décembre 2004, « Annexe 1, l’évolution du statut juridique de DCN », sur www.senat.fr
  4. « La Forge à canons », sur Ville de Ruelle sur Touvre (consulté le 08/09/2014)
  5. Décret du 22 avril 1927 relatif à l'organisation de la marine militaire, Journal Officiel de la République Française,‎ 1927
  6. Frédéric MARQUIE, La reconversion des chantiers et arsenaux de la Marine (1946-1953), Revue historique des armées n°220, p 112-127
  7. Yves FREVILLE, « La réorganisation du MCO et la création du service de soutien de la flotte », Rapport d'information du Sénat n°426,‎ 2005 (lire en ligne)
  8. « La propulsion nucléaire des navires », sur Energethique (consulté le 09/09/2014)
  9. « DCNS achève le programme des frégates pour Singapour », sur Mer et Marine
  10. « DCNS livre un sous-marin du type Scorpène à la Malaisie », sur Mer et Marine
  11. Sénat, L'évolution du statut juridique de la DCN (lire en ligne)
  12. CONZE Henri, JOLIVET Alain, L'Avenir de la DCN (Direction des constructions navales) : diagnostic, ministère de la Défense,‎ 1996, 98 p. (lire en ligne)
  13. « DCN change de nom et devient DCNS », Mer et Marine,‎ 31 mars 2007 (lire en ligne)
  14. « Thales se sent déjà comme un poisson dans l'eau chez DCNS », La Tribune,‎ 7 mars 2012 (lire en ligne)
  15. « DCNS veut doubler de taille en dix ans », Le Figaro,‎ 9 décembre 2009 (lire en ligne)
  16. « La reconquête industrielle des océans », TTU, lettre d'informations stratégiques et de défense, no 940,‎ 2014 (lire en ligne)
  17. « Premier appontage automatique d'un drone sur une frégate française », Mer et Marine,‎ 2008 (lire en ligne)
  18. « DCNS Research dynamise l’innovation », Industrie et Technologies,‎ 2011 (lire en ligne)
  19. Communiqué de presse - "DCNS inaugure sa filiale en Inde" - http://www.ambafrance-in.org/IMG/pdf/CP_DCNS_India_VF_version_finale_240309.pdf
  20. « Les sous-marins franco-brésiliens de DCNS », Le Figaro,‎ 2013 (lire en ligne)
  21. « Corvettes Gowind pour la Malaisie : DCNS a reçu deux lettres d’attribution », Le Marin,‎ 25 octobre 2012 (lire en ligne)
  22. « Armement : DCNS décroche un contrat de 1 milliard d'euros en Egypte », La Tribune,‎ 3 juin 2014 (lire en ligne)
  23. « Université d’entreprise : DCNS lance son Universeaty », Formaguide,‎ 2013 (lire en ligne)
  24. « Trophée Poséidon DCNS : Centrale Marseille remporte le premier prix », Mer et Marine,‎ 2010 (lire en ligne)
  25. « DCNS lance une filière de course au large », Les Échos,‎ 18 janvier 2008 (lire en ligne)
  26. « Notification du contrat de rénovation des Atlantique 2 », sur Dassault Aviation,‎ 04/10/2013
  27. DCNS, Rapport annuel 2013, DCNS (lire en ligne)
  28. « Nouveau contrat dans le secteur des centrales électriques pour DCNS », Mer et Marine,‎ 10 juillet 2012 (lire en ligne)
  29. « Une centrale thermique marine pour l'île de la Réunion », L'Usine Nouvelle,‎ 2012 (lire en ligne)
  30. « EDF sélectionne DCNS pour construire une centrale », L'Usine Nouvelle,‎ 2012 (lire en ligne)
  31. « Les sous-marins franco-brésiliens de DCNS », Le Figaro,‎ 2013 (lire en ligne)
  32. « DCNS prend le contrôle d’Openhydro », Mer et Marine,‎ 2013 (lire en ligne)
  33. « Trophée Poséidon », sur Trophée Poséidon (consulté le 16/09/2014)
  34. « DCNS reçoit le Trophée National de l'Entreprise Citoyenne », sur Mer et Marine (consulté le 18/09/2014)
  35. « Partners », sur GPEN (consulté le 18/09/2014)
  36. « l’Hydroptère DCNS Hydrofoil Sailboat », sur Ship Technology (consulté le 18/09/2014)
  37. « Partenariat DCNS », sur RC Toulon (consulté le 18/09/2014)
  38. Sarkozy évoque l’union des chantiers navals civils et militaires, in La Tribune du 5 septembre 2008, [lire en ligne].
  39. Vincent Groizeleau, « Interview : Jean-Marie Poimboeuf, président de DCNS », sur le site meretmarine.com de la société Bretagne Online, filiale du Télégramme,‎ 27 octobre 2008 (consulté le 29 août 2012) : « TKMS entre dans l'étude dont je vous ai parlé mais la piste franco-allemande n'est pas la seule. Il faut aussi regarder ce que nous pouvons faire avec les Britanniques, les Italiens et les Espagnols. Ensuite, ce sera aux actionnaires de décider. ».
  40. http://www.armement.ead-minerve.fr/index.php/8-industries/37-dcns
  41. http://fr.dcnsgroup.com/press/documentations/rapport-annuel-2013/]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]