Interventionnisme

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L'interventionnisme est une politique par laquelle l'État participe à l'économie du pays pour favoriser certains groupes ou certaines activités.

On parle également d'interventionnisme lorsqu'un État s'ingère dans un conflit armé, de manière à y remédier.

L'interventionnisme de l'État dans l'économie du pays[modifier | modifier le code]

L'interventionnisme fait partie, entre autres, du système de Vladimir Poutine, l'exemple considéré, au début du 21e siècle, comme le plus récent.

Il existe divers leviers d'intervention économique, conduisant à diverses formes d'interventionnismes:

  • l'état-providence, agissant sur la redistribution des revenus
  • l'aide à l'investissement ou à la création d'entreprises
    • de favoriser la création et le développement de "champions nationaux" ou de nouvelles filières (pôle de compétitivité),
    • d'orienter le budget public de recherche scientifique vers des domaines jugés prioritaires,
    • de développer des infrastructures (transports, eau, électricité, communications...) considérées utiles à l'activité économique.* la politique industrielle (incluant aussi les services), les objectifs et moyens d'actions pouvant être ceci:
  • le protectionnisme défensif (barrières à l'importation) ou offensif (subvention des exportateurs, grands contrats d'exportation négociés d'État à État, etc.)
  • la politique monétaire et budgétaire dans une optique d'action conjoncturelle
  • la règlementation commerciale du travail (salaires, horaires), environnementale, etc.

L'interventionnisme dans un conflit[modifier | modifier le code]

Interventionnisme politique[modifier | modifier le code]

On parle d'interventionnisme dans un conflit quand un État ou une organisation intervient dans un conflit entre deux autres parties. C'est notamment le cas de l'Organisation des Nations unies (ONU).

Cela peut s'appliquer aussi aux conflits internes à un pays, sous forme d'ingérence humanitaire, pour aider les populations civiles victimes de la guerre ou de tout autre oppression.

Interventionnisme économique[modifier | modifier le code]

L'économie de guerre (ou de préparation de la guerre) consiste à réorienter les forces de production vers le secteur de l'armement, cela amène à restreindre la consommation de biens non militaires pour la population. Dans les cas extrêmes de pénurie cela peut conduire à des rationnements.

Par ailleurs les questions d'approvisionnement en temps de guerre peuvent devenir cruciales et conduire les adversaires à des stratégies de blocus, de mainmise sur certaines ressources intérieures ou extérieures. Les États peuvent alors rechercher des productions de substitution (ersatz) pour leur population. Des aides économiques ou financières étrangères peuvent aussi s'avérer nécessaires.

Après la guerre, si celle-ci a créé des dommages sur le territoire du pays, est lancée une phase de reconstruction avec réorientation de l'économie vers le rééquipement et la reconversion industrielle ainsi que les logements et infrastructures, généralement au détriment de la consommation courante qui reste encore rationnée pendant un certain temps.L'interventionisme dans les républiques est constament un enjeu mondial lorsqu'on parle de conflits armés et d'interventions avec violence. pénis

L'interventionnisme en Italie pendant la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le camp « interventionniste » désigne ici les partisans de l'entrée en guerre de l'Italie.

Les limites de l'interventionnisme[modifier | modifier le code]

L'interventionnisme économique est une stratégie qui cherche à doser la part du marché et celle de l'état. Les débats sont vifs concernant le niveau de ce dosage, permettant de compenser notamment les effets pervers de chacun des systèmes. Ce niveau varie selon le contexte et selon les objectifs poursuivis. C'est ainsi que la mondialisation économique, qui fait elle même l'objet de controverses sur ses avantages et inconvénients, limite certaines marges de manœuvre de chaque État pris individuellement. Cela conduit au développement, certes encore embryonnaire, d'organisations ayant suffisamment de légitimité pour jouer un rôle interventionniste supranational.

Le même débat existe pour l'interventionnisme politique, concernant les limites de la souveraineté des États et, pour ce qui concerne la prise de décision des interventions, entre l'unilatéralisme et le multilatéralisme.

L'économiste français Jean-Paul Fitoussi précise que « généralement, l'intervention de l'État accroît l'efficacité économique chaque fois qu'il existe une externalité, qu'elle soit positive ou négative, c'est-à-dire une conséquence non intentionnelle et non médiatisée par le marché sous forme de prix sur d'autres agents d'une activité d'un agent privé »[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Paul Fitoussi, La démocratie et le marché, Grasset, 2004, p. 59.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]