Union nationale des étudiants de France

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Union nationale des étudiants de France
Image illustrative de l'article Union nationale des étudiants de France

Devise : « Informer. Défendre. Organiser la solidarité. »

Région France
Création 4 mai 1907 à Lille (historique)
24 juin 2001 à Paris (réunification)
Ancien nom Union nationale des associations générales d'étudiants de France
Type Syndicat étudiant
(Association loi 1901)
Siège 112 Boulevard de la Villette
75019 Paris
Membre(s) 19 000[1]
Président William Martinet
Vice-présidente Laure Delair
Affiliation(s) Union des étudiants d’Europe (membre fondateur)
Site web http://www.unef.fr

L'Union nationale des étudiants de France (UNEF) est une organisation étudiante représentative fondée en 1907[2]. Elle se donne pour but de défendre les intérêts des étudiants, d'exprimer leurs opinions sur la gestion des infrastructures universitaires, que ce soit la recherche scientifique, la restauration universitaire, les logements étudiants. Elle se considère et est considérée par les médias et l'opinion publique comme un syndicat étudiant et est souvent classée à gauche[3].

Elle est actuellement présente dans la totalité des universités de France. Après une scission dans les années 1970, durant laquelle plusieurs organisations portent le nom « UNEF », l'UNEF est refondée en 2001 en réunissant une partie des deux organisations revendiquant ce nom. Hormis les trois décennies suivant la scission de 1971, l'UNEF est depuis plus d'un siècle l’une des organisations étudiantes les plus influentes. Elle est la première organisation en termes de sièges au Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (5 élus étudiants sur 11) et au Centre national des œuvres universitaires et scolaires (4 élus étudiants sur 8).

Historique depuis la réunification[modifier | modifier le code]

  • 2006 : l'UNEF participe à la mobilisation contre le Contrat première embauche. Ce contrat instaurait une période d'essai de deux ans pour l'embauche des moins de 26 ans, période pendant laquelle il pouvait être mis fin au contrat sans justification. Devant la forte mobilisation des étudiants et des salariés (les manifestations du 28 mars et du 4 avril ont rassemblé entre 1 et 3 millions de personnes), le Premier ministre Dominique de Villepin est contraint d'annoncer le retrait du projet.
  • Mars 2007 : congrès des 100 ans à Lille. La TTE fusionne avec des militants dissidents de la majorité pour fonder la TUUD.
  • Juillet-août 2010 : l'UNEF lance une pétition devant l'annonce gouvernementale de la suppression du cumul par les étudiants entre les APL (aides au logement) et la demi-part fiscale, suppression vue comme un facteur de dégradation des conditions de vie étudiantes. Le 26 août, le gouvernement annonce l'abandon du projet ainsi que la mise en place, en deux temps, du 10e mois de bourse pour les étudiants (9 mois et demi en 2010 et 10 mois en 2011), mesure que réclamait l'UNEF[4].
  • Septembre- novembre 2010 : l'UNEF s'engage dans le mouvement contre la réforme des retraites qui repousse l'âge légal de départ à 62 ans, l'âge de départ sans décote à 67 ans, et qui allonge la durée de cotisation à 41,5 ans à l'horizon 2020.

Organisation[modifier | modifier le code]

Campagne d'adhésion de l'UNEF.

Les Associations générales des étudiants (AGE)[modifier | modifier le code]

Une Association générale d’étudiants (AGE) est une section locale de l'UNEF. En région parisienne il y a une AGE par université (AGE de Paris 1, AGE de Nanterre, etc.) alors que dans le reste de la France il y a une AGE par ville universitaire (AGE de Lyon, etc.), à quelques exceptions près (AGE d'Aix-Marseille, AGE de Lorient-Vannes, AGE des Yvelines).

Une AGE peut regrouper différents Comités d'action syndicale (CAS), en général un par site universitaire.

Les AGE sont dirigées chacune par un bureau composé d'un président, d'un secrétaire général et d'un trésorier élus tous les deux ans par le Congrès local, au cours duquel les adhérents de l'AGE choisissent l'orientation de l'UNEF en votant sur les différents textes proposés par les tendances.

Le Congrès[modifier | modifier le code]

L'organe souverain de l'UNEF est le Congrès national qui se réunit tous les deux ans (le dernier a eu lieu à Toulouse du 18 au 21 avril 2013[5]). Les délégués qui composent le Congrès sont élus par les congrès locaux, qui ont lieu dans chaque AGE avant le Congrès national, à la proportionnelle des scores réalisés par les textes d'orientation proposés par les tendances.

Le Congrès national élit à son tour une Commission administrative à la proportionnelle des différentes tendances. C'est cette Commission administrative qui élit le Bureau national.

Le Collectif national[modifier | modifier le code]

Entre deux Congrès nationaux, c'est le Collectif national (composé de la Commission administrative et des présidents d'AGE) qui fait office de « parlement » du syndicat en appliquant l'orientation adoptée en Congrès. Il se réunit tous les trois mois environ. Il vote un bilan d'activité sur les derniers mois écoulés et un texte qui définit les actions que devra mener l'UNEF jusqu'au collectif national suivant. Il est ouvert aux militants non-membres du collectif national qui ne peuvent cependant pas voter.

Le Bureau national[modifier | modifier le code]

Le Bureau national est l'organe exécutif de l'UNEF. Il applique les décisions du Congrès et du Collectif national et assure le lien entre les AGE.

Le Bureau national est composé d'une trentaine de membres issus des différentes tendances. C'est en son sein que siègent le président, le vice-président, le secrétaire général et le trésorier national.

  • Président : William Martinet
  • Vice-présidente : Laure Delair
  • Secrétaire générale : Julie Mandelbaum
  • Trésorier national : Sébastien Chaillou
  • Délégué général : Vincent Bordenave

La Commission de contrôle[modifier | modifier le code]

La Commission de contrôle est élue par le Congrès. Elle veille à la bonne application des statuts et du règlement intérieur de l'UNEF.

Les tendances[modifier | modifier le code]

L'UNEF reconnaît la possibilité pour ses adhérents de se regrouper en « tendances », qu'elle considère comme un des fondements de la démocratie interne. Le but d’une tendance, est de proposer une orientation syndicale qu’elle pourra défendre à l’intérieur de l’UNEF. Pour avoir une existence officielle, une tendance doit être soutenue par au moins trois présidents d’AGE dans deux académies différentes. Lors des congrès, les tendances présentent des textes d’orientation entre lesquels les adhérents de l’UNEF doivent se prononcer. Le résultat de ce vote détermine l’orientation du syndicat, que chacun est censé respecter en externe quelles que soient ses opinions, et permet la répartition à la proportionnelle des postes dans les instances nationales et locales.

Positionnement[modifier | modifier le code]

Affiches de l'UNEF.

L'UNEF se réclame du syndicalisme de transformation sociale[6]. Elle a pris position sur de nombreux sujets concernant l'enseignement supérieur, les conditions de vie et d'étude des étudiants[7] mais ses principales revendications sont les suivantes:

Allocation d'autonomie[modifier | modifier le code]

Revendication majeure de l'UNEF depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'allocation d'autonomie, telle qu'elle est conçue aujourd'hui par la majorité de l'UNEF , devrait être universelle (accordée à toute personne en contrepartie d'un projet de formation, éventuellement avec une limite d'âge à condition de prévoir les cas de reprise d'études) et individualisée (elle ne tiendrait compte que de la situation propre de l'étudiant, et non plus celle de ses parents comme pour le système actuel) : ses revenus, s'il habite encore chez ses parents, etc. Chaque étudiant serait alors tenu de faire une déclaration individuelle de ses revenus.

Plan social étudiant[modifier | modifier le code]

L'UNEF demande la mise en place d'un nouveau plan social étudiant, qui succèderait à celui qui s'est clos en 1997, c’est-à-dire une série de mesures sociales destinées aux étudiants, pour remédier à la situation difficile à laquelle beaucoup d'entre eux sont confrontés (problème de logement, obligation de se salarier pour financer ses études, …).

Ce plan social comprendrait l'accélération de la construction et de la rénovation des cités U, l'accès des étudiants étrangers au système français d'aides sociales, l'augmentation immédiate du nombre et du montant des bourses, en attendant une refonte du système actuel et la mise en place de l'allocation d'autonomie.

Démocratisation de l'enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Cette revendication part du constat qu'aujourd'hui l'enseignement supérieur s'est plus massifié (il y a plus de 2,2 millions d'étudiants) que réellement démocratisé : l'échec reste très fort en premier cycle. Les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) peuvent être considérées comme des voies de contournement des premiers cycles de l'Université, de même que des filières courtes réputées sélectives comme les IUT, où l'encadrement est plus important qu'en premier cycle universitaire et les taux de réussite bien plus élevés.

Les étudiants issus d'un milieu modeste ont beaucoup moins de chance que les autres d'obtenir un diplôme de l'enseignement supérieur, mais il faut toutefois noter que l'influence du milieu d'origine s'exerce bien avant l'entrée dans l'enseignement supérieur.

L'UNEF avance plusieurs propositions pour permettre cette démocratisation de l'enseignement supérieur: la fin de la division entre Grandes Écoles et Universités, la multiplication des cours en petits groupes et des TD face aux cours magistraux, une plus grande interdisciplinarité des cursus permettant des changements de filière pour limiter les erreurs d'orientation, …

L'UNEF a participé aux négociations sur la loi LRU dite Loi Pécresse et, après avoir obtenu (avec les autres organisations étudiantes) l'absence de la sélection à l'entrée en master 1 et le contrôle national des frais d'inscriptions, l'association a jugé le texte « équilibré »[8]. Toutefois, l'Unef a jugé à la rentrée que Valérie Pécresse n'avait pas tenu ses promesses budgétaires, dénoncé "un budget en trompe l'œil" qui pousserait les universités à se tourner vers le privé, et appelé à prendre part au mouvement contre la loi. L'UNEF demande également au gouvernement de "revenir" sur la composition des Conseils (et notamment du Conseil d'Administration, où la représentation étudiante est fortement diminuée). Selon certains journalistes, elle ne souhaite pas se laisser déborder par des organisations plus radicales[9].

Modalité du contrôle de connaissances[modifier | modifier le code]

L'UNEF prône l'adoption d'une charte des examens garantissant un certain nombre de droits aux étudiants. Elle permettrait notamment de garantir l'anonymat des copies et la session de rattrapage, de supprimer toute note dite "éliminatoire", ou encore d'autoriser l'étudiant à faire appel de la décision des jurys d'examen.

Égalité réelle des droits[modifier | modifier le code]

La notion d'égalité des droits se distingue de celle d'égalité des chances. L'égalité des chances suppose que chacun a les mêmes chances de réussir au départ alors que l'égalité des droits doit permettre de donner à tous la possibilité de le faire, et donc de corriger en permanence les inégalités. L'UNEF s'oppose notamment aux frais d'inscriptions progressifs qui modulent les frais d’inscription en fonction du revenu des étudiants (un procès contre Sciences-Po, l'Institut d'Études Politiques, fut intenté sur ce point) entre autres car ils brisent cette égalité entre les étudiants[10].

Aide aux étudiants[modifier | modifier le code]

L'UNEF développe des guides à l'intention des étudiants en général, ou pour des catégories d'étudiants comme les salariés ou les étrangers dont les problématiques peuvent être particulières :

Liens avec d'autres organisations[modifier | modifier le code]

Structures associées à l'UNEF[modifier | modifier le code]

Au cours de son histoire, les différentes UNEF ont participé à la création de nombreuses structures de la vie étudiante, parmi lesquelles notamment la FSEF, la MNEF, la LMDE, l'ESIB, la FERUF, l'UCEF, ...

De plus, l'UNEF actuelle est aussi membre des structures suivantes:

  • EPSE (Expertise et prévention pour la santé des étudiants)[11], cette association a été créée en 2003 à l'initiative de la LMDE, et avec l'aide de l'UNEF, afin de mener des enquêtes pour mieux connaître la situation sanitaire et sociale des étudiants ;
  • Le CIDJ, Centre d'information et de documentation jeunesse ;
  • L'OVE, Observatoire national de la vie étudiante ;
  • La FFSU, Fédération française du sport universitaire ;
  • La FUAJ, Fédération unie des auberges de jeunesse ;
  • Le Conseil national de la jeunesse (CNJ) ;
  • La Commission Armée Jeunesse (CAJ) ;
  • L'ISIC, (International Student Identity Card).

Mutualisme étudiant[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mutualisme étudiant en France.

Après la Seconde Guerre mondiale, l'UNEF obtient auprès des pouvoirs publics la création d'un régime de sécurité sociale étudiant, distinct du régime général et géré par la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF).

Après la disparition de la MNEF, celle-ci a été remplacée comme mutuelle étudiante nationale par La Mutuelle Des Étudiants (LMDE). Depuis 2001, la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE) ne participe plus aux élections de LMDE et l'UNEF reste la seule organisation à siéger dans ses instances[12]. Les liens entre le syndicat et la mutuelle sont étroits. L'UNEF bénéficie d'aides financières de LMDE pour des évènements comme son congrès alors que des militants de l'UNEF participent aux campagnes de prévention ou de publicité de la mutuelle sur le terrain[13].

Alors que d'autres organisations étudiantes ou les préconisations de la Cour des comptes demandent que soit mis fin au régime étudiant spécifique de sécurité sociale[14], l'UNEF critique son manque de financement et demande au contraire des réformes pour permettre son maintien et son développement compte tenu des « des missions particulières qu’il est censé remplir, notamment en matière de prévention »[15]. Elle demande la fusion de la LMDE et des SMER pour revenir à un seul opérateur, situation existante avant la création des SMER dans les années 70.

Liens entre l'UNEF et les syndicats de salariés[modifier | modifier le code]

Cortège syndical à Marseille lors du mouvement contre le CPE (2006).

Longtemps apolitique, l'UNEF se rapproche des syndicats de salariés à l'occasion notamment de la guerre d'Algérie, lorsqu'avec la CGT et la CFTC elle organise des manifestations pour la paix ou, avec le SNESUP et le SGEN, elle participe à un « Front universitaire antifasciste »[16].

L'UNEF entretient aujourd'hui de bons rapports avec la majorité des grandes organisations syndicales généralistes et de l'enseignement supérieur (CGT, FO, UNSA, CFTC, FSU) avec qui elle édite parfois des documents comme le guide des étudiants salariés.

Elle a toutefois des rapports plus distants avec certaines organisations qui ont choisi d'accepter l'adhésion d'un syndicat étudiant comme l'Union syndicale Solidaires avec SUD Étudiant ou qui ont eu un partenariat privilégié avec un syndicat étudiant comme la CFDT avec la Confédération étudiante (organisation aujourd'hui disparue). La CFE-CGC ne semble pas s'intéresser à l'enseignement supérieur.

Liens entre l'UNEF et les partis politiques[modifier | modifier le code]

Au cours de son histoire, l'UNEF a connu de nombreuses évolutions dans ses rapports aux partis politiques. Association apolitique à sa création, elle se transforme à partir de 1946 (Charte de Grenoble) et des années 1950 en un véritable syndicat étudiant.

Durant la guerre d'Algérie, l'UNEF s'engage nettement en faveur de la paix ce qui lui vaut des pressions de la part du pouvoir gaulliste qui lui impose la signature d'une « charte d’apolitisme » avant de créer une fédération concurrente[16].

Après 1968, l'UNEF devient le lieux d'affrontements de nombreux groupes communistes, maoïstes, trotskistes,…[16],[17]. Au début des années 1970, trois tendances, chacune dirigée par un groupe politique, se structurent : le bureau national est formé de membres du PSU et les deux minorités, « Renouveau » et « Unité syndicale », sont dirigées l'une par des communistes, l'autre par des trotskistes lambertistes. En 1971, la direction PSU renonce au syndicalisme étudiant et se retire, laissant face à face les deux tendances : chacune convoque alors un congrès, c'est l'origine de la scission[16]. Il y a alors deux UNEF et on prend l'habitude de les distinguer par les noms des anciennes tendances : l'UNEF Renouveau (ou UNEF-RE) et l'UNEF Unité syndicale (ou UNEF-US).

L'UNEF dite Renouveau puis SE (Solidarité étudiante), a constamment eu des dirigeants membres du Parti communiste alors que l’UNEF-ID (Indépendante et démocratique), issue de l'union de l'UNEF-US et de divers organisations étudiantes est d'abord dirigée par des étudiants lambertistes qui suivent Jean-Christophe Cambadélis et Philippe Darriulat au PS en 1986[18]. La crise de 1993, lors de laquelle une partie des dirigeants de la majorité (Tendance indépendance et action) sous la conduite d'Emmanuelle Paradis et de Pouria Amirshahi reproche au président, Philippe Campinchi, d'avoir mis l'UNEF-ID au service du ministère Jospin, conduit à un partage de la direction puis à l'élection au congrès de 1994 d'une direction proche de la Gauche socialiste de Julien Dray avec Pouria Amirshahi qui devient président de l'UNEF-ID.

Au début des années 2000, l'aile « réformiste », réputée proche de François Hollande au Parti socialiste, quitte l'UNEF pour la Confédération étudiante alors qu'à l'explosion de la Gauche socialiste Henri Emmanuelli est proche du président Yassir Fichtali[19]. Selon Les Inrockuptibles en 2013, la gauche du Parti socialiste, et notamment Pouria Amirshahi du courant Un Monde d'Avance, a une influence directe sur le choix du nouveau président de l'UNEF[20].

Par ailleurs, il a toujours été fréquent que des responsables de l'UNEF poursuivent une carrière en politique (Philippe Séguin[21], Jack Lang, Olivier Besancenot[17], Lionel Jospin ou Clémentine Autain[22] par exemple). En 2013, les députés Pascal Cherki, Pouria Amirshahi et Mathieu Hanotin, tous trois anciens responsables de l'UNEF, ont fait bénéficier le syndicat d'une partie de leur réserve parlementaire[23].

Représentativité[modifier | modifier le code]

Affiches de l'UNEF pour une élection.

L'UNEF a un rôle de représentation des étudiants dans les instances locales et nationales.

Représentativité au CNESER[modifier | modifier le code]

L'UNEF est la première organisation étudiante au Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche avec 5 élus sur 11.

L’UNEF au CNESER
Année 2002 2004 2006 2008 2010 2012 2013[24]
Voix 669 717 805 774 807 592 648
% 39,63 % 37,99 % 41,8 % 38,26 % 39,25 % 36,34 % 40,71 %
Élus 5 5 5 5 5 4 5

À la suite d'un recours de l'UNEF, les élections de 2012 ont été annulées par le tribunal administratif de Paris[25] ce qui a contraint le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche à redéfinir le corps électoral[26].

Représentativité au CNOUS[modifier | modifier le code]

Elle est la première organisation étudiante au Conseil d'administration du Centre national des œuvres universitaires et scolaires avec 4 élus sur 8.

L’UNEF au CNOUS
Année 2002 2004 2006 2008 2010 2012
Voix 74 91 42 82 75 80
% 37,76 46,43 21,43 41,84 38,27 43,48
Élus 4 5 2 4 4 4

En 2006, on note une forte régression de l'UNEF dans les Conseils d'Administration des CROUS et du CNOUS. En effet, en raison du blocage des universités consécutif à la mobilisation contre le CPE auquel elle participait, l'UNEF a annoncé le boycott de ces élections (tout en maintenant ses listes de candidats, leur retrait n'étant plus possible). L'UNEF affirme avoir été victime d'un chantage du gouvernement qui lui demandait de faire débloquer les facs en échange du report de l'élection. On note par ailleurs que des dizaines d'incidents ont été répertoriés en cette journée d'élections avec plus de 60 universités sur 84 perturbées voire occupées par des étudiants grévistes. Les résultats du CNOUS ont été confirmés par le rejet d'un recours de l'UNEF demandant l'invalidation de cette élection. En revanche, les élections des CROUS des académies de Versailles, Poitiers, Paris, Dijon, Nancy, Toulouse, Lyon, Aix-Marseille, Clermont-Ferrand et Montpellier ont été annulées (paradoxalement, cela n'a pas remis en cause la composition du CNOUS alors que les élus CNOUS sont élus par les élus CROUS). L'UNEF obtient donc deux élus sur huit au CNOUS, derrière la FAGE (quatre élus) et devant PDE et l'UNI (un élu chacun).

En décembre 2006, le résultat des quatre académies (dont celle de Paris) dont le scrutin est refait est favorable à l'UNEF, qui arrive en tête dans chacune d'entre elles. L'UNEF reste toutefois seconde force au CNOUS, dont le résultat a été maintenu.

En 2008, l'UNEF, en tête, obtient au CROUS 81 sièges sur 196[27].

En 2010, l'UNEF confirme sa 1re place malgré une baisse de son score aux élections du CNOUS. Elle conserve ses 4 sièges au CNOUS occupés par Jean-Arnaud Munch, Malvina Pelay, David Dobbels et David Marchandise. Elle obtient 75 voix au CNOUS contre 65 pour la FAGE et 29 pour PDE et y conserve ses quatre sièges. L'UNI, devenue le Mouvement des Étudiants, perd quant à elle son élu au CNOUS au profit de la FAGE[28],[29]. Mais l'UNEF améliore son score aux élections du CNESER, battant un "record historique"[30]

Représentativité locale[modifier | modifier le code]

Dans les instances locales (Conseils centraux d'Université, Conseils d'UFR, et Conseils d'Administration des CROUS), l'UNEF a aussi un grand nombre d'élus. Présente dans toutes les Universités de France, elle est l'organisation la mieux représentée dans ces conseils, comme en témoignent les résultats des dernières élections au CNESER de 2008 (voir plus haut). Elle n'est toutefois pas présente dans la totalité des UFR de chacune de ces Universités.

L'UNEF disposerait, selon le journal Le Bretzel[31], d'une forte notoriété nationale basée en grande partie sur « la discipline de ces militants qui se répartissent les sites universitaires le jour des élections et diffusent massivement des milliers de tracts, quelle que soit la réalité de l'implantation locale de l'UNEF »[32]. Cette méthode a ensuite été imitée par d'autres organisations étudiantes.

Anciens responsables[modifier | modifier le code]

Les présidents de l'UNEF[modifier | modifier le code]

Depuis décembre 2013, le président de l'UNEF est William Martinet[33].

Quelques vice-présidents célèbres[modifier | modifier le code]

Emmanuel Zemmour, le président de l'UNEF jusqu'en 2013.

Les anciens de l'UNEF[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de personnalités de l'UNEF.

En un siècle d'histoire, l'UNEF a vu passer de nombreuses personnalités.

Les anciens de l'UNEF sont regroupés dans une association qui regroupe les anciens de l'UNEF d'avant la scission, elle envisage de s'ouvrir aux anciens des deux UNEF (US puis ID, et Renouveau puis SE), et éventuellement de l'UNEF réunifiée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.lesinrocks.com/2014/01/05/actualite/putsch-lunef-les-coulisses-passation-pouvoir-11457232/
  2. Voir Histoire de l'Union nationale des étudiants de France
  3. France Info, 7 janvier 2010, consulté le 23 janvier 2010
  4. Finalement, les étudiants peuvent garder leurs aides au logement Sur le site liberation.fr - consulté le 5 mai 2012
  5. Le 83 e congrès de l'UNEF.
  6. Notre conception du syndicalisme Sur le site unef.fr
  7. « Revendications », sur le site de l'UNEF
  8. Réforme des universités : les étudiants remontent au créneau, L'Expansion, 8 novembre 2007
  9. Après avoir négocié la "loi Pécresse", le président de l'Unef est en position difficile, Le Monde, 9 novembre 2007.
  10. Dossier sur les frais d’inscriptions Sur le site unefiep2009.wordpress.com
  11. Observatoire de la santé : expertise et prévention pour la santé des étudiants - prévention contre le tabagisme en milieu étudiant
  12. « Infographie : comment l'UNEF a pris le contrôle de LMDE », sur LeMonde.fr,‎ 18 février 2013 (consulté le 15 mars 2014).
  13. « Mutuelles étudiantes : la LMDE en difficulté financière », sur LeMonde.fr,‎ 18 février 2013 (consulté le 15 mars 2014).
  14. « La mutuelle étudiante sur la sellette », sur LeMonde.fr,‎ 30 janvier 2014 (consulté le 15 mars 2014)
  15. « Défendons le régime étudiant de sécurité sociale ! – résolution votée à l’unanimité lors du Collectif National du 13/10/2013 », sur UNEF.fr (consulté le 15 mars 2014).
  16. a, b, c et d Une jeunesse centenaire : brève histoire de l’UNEF, unef.fr, consulté le 31 janvier 2014.
  17. a et b UNEF : histoire d'une pépinière de dirigeants, ladepeche.fr, 18 avril 2013
  18. "La gloire, c'est la galère", Jean-Philippe Heurtin, Dominique Cardon, Sylvain Bourmeau, Politix, 1988, Volume 1, Numéro 1, pp. 55-71
  19. La guéguerre du PS fait école à l'Unef., liberation.fr, 27 février 2003
  20. Mathilde Carton, Putsch à l’UNEF : les coulisses de la passation de pouvoir, Les Inrockuptibles, 5 janvier 2014, consulté le 6 janvier 2014.
  21. Philippe Séguin, Enciclopædia Universalis, consulté le 31 janvier 2014.
  22. De Lionel Jospin à Clémentine Autain, l'hommage de l'UNEF à ses "anciens", Le Monde, 23 mars 2007.
  23. Des syndicats étudiants financés par la réserve parlementaire des députés, Ivan Valerio, lelab.europe1.fr, 29 janvier 2014
  24. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000027692934&fastPos=1&fastReqId=518704337&categorieLien=id&oldAction=rechTexte
  25. http://paris.tribunal-administratif.fr/media/document/TA_PARIS/123_cneser.pdf
  26. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000027399842&dateTexte=&categorieLien=id
  27. cnous.fr
  28. Une école alsacienne déménage en Allemagne faute de locaux Sur le site vousnousils.fr - consulté le 5 mai 2012
  29. CNOUS:Résultats des élections Sur le site generationcampus.com
  30. Communiqué de l'UNEF du 7 juillet 2010
  31. journal étudiant alternatif et indépendant créé en janvier 2002 - ISSN 1639-0229
  32. juin 2004 page 14, le thème de ce numéro est le paysage syndical français
  33. AFP, « William Martinet, élu président de l’Unef », sur http://www.liberation.fr,‎ 13 décembre 2013 (consulté en 14 décembre 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Tendances internes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Michel Rodrigo, Georges Terrier, « L'Unef et les frondes étudiantes », un documentaire télévisuel de 52 minutes. Une production Mécanos Productions/INA/Telessonne/ATOM, DVD édité par "Aux Docks!", 2011. Pour voir un extrait: https://www.youtube.com/watch?v=cfh4KCxiDmk
  • Jean-Baptiste Prévost, Qu'est-ce que l'UNEF ?, L'Archipel,‎ 2010, 2e éd.
  • Yassir Fichtali, Qu'est-ce que l'UNEF ?, L'Archipel,‎ 2003
  • Didier Fischer, L’histoire des étudiants en France, Flammarion,‎ 2000
  • Jean-Philippe Legois, Alain Monchablon et Robi Morder, Cent ans de mouvements étudiants, Syllepse,‎ 2007
  • Alain Monchablon, Histoire de l'Unef, de 1956 à 1968, PUF,‎ 1983
  • Robi Morder et al., Grenoble 1946 : Naissance d'un syndicalisme étudiant, Syllepse,‎ 2006
  • Robi Morder, « 1971, la scission de l'Unef », La Revue de l'Université,‎ 1997

Liens externes[modifier | modifier le code]