David Assouline

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David Assouline
David Assouline en janvier 2013.
David Assouline en janvier 2013.
Fonctions
Sénateur de Paris
En fonction depuis le 1er octobre 2004
Porte-parole du Parti socialiste
16 mai 201215 avril 2014
Prédécesseur Benoît Hamon
Biographie
Date de naissance 16 juin 1959 (55 ans)
Lieu de naissance Drapeau : Maroc Sefrou (Maroc)
Parti politique PS
Profession Professeur d'Histoire-Géographie

David Assouline est un homme politique et historien français, né le 16 juin 1959 à Sefrou (Maroc). Socialiste, il est sénateur de Paris depuis le 26 septembre 2004.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né au Maroc, il est naturalisé Français en 1973[1].

Formation et carrière d'historien[modifier | modifier le code]

Il est titulaire d'une maîtrise d'histoire et du CAPES de la même discipline. Il a enseigné à Paris au lycée Paul-Valéry, au lycée autogéré de Paris et au collège Pierre Mendes-France (20e arrondissement).

Il est aussi un historien spécialisé dans la relation aux immigrés. Il a écrit en collaboration avec Mehdi Lallaoui Un siècle d’immigration, en trois tomes, aux éditions Au Nom de la Mémoire (ANM). Mais il est surtout connu[réf. nécessaire] pour ses travaux sur la répression des Algériens de France lors de la Guerre d'Algérie. À ce titre, il a publié en 2001, toujours avec Mehdi Lallaoui, À propos d’octobre 1961, chez ANM.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Militant au lycée Jules-Uhry de Creil (Oise) dès 1976, David Assouline est élu à la coordination lycéenne contre la réforme Haby dominée par la LCR. Au sein du mouvement lycéen, il s'oppose au courant animé par les militants du Mouvement Jeunes communistes de France (MJCF) qui sont pour l'essentiel regroupés dans l'Union nationale des comités d'action lycéens (UNCAL). Du point de vue politique, il rejoint les rangs trotskistes, en militant d'abord à l'OCI dont il est exclu avec les militants qui vont former la Ligue ouvrière révolutionnaire (LOR). Il est un des dirigeants de l’IRJ (Internationale révolutionnaire de la jeunesse - lambertiste)

Le bac en poche, il entre à l’Université. Il va alors avoir une double activité militante : outre le syndicalisme en tant que tel, il s’engage dans la lutte contre l’extrême droite. À ce titre, il participe notamment à l’organisation, en 1983, de la marche « contre le racisme et pour l'Égalité des droits », dite « marche des beurs ». En 1986, son engagement étudiant atteint son paroxysme lors de la grève contre le projet de loi Devaquet. Il est élu parmi les porte-paroles de la coordination et devient l’une des figures du mouvement[2]. C’est au congrès suivant du syndicat étudiant – dont l'adhésion lui avait été refusée en 1980 par Jean-Christophe Cambadélis – qu'en 1987, il intègre le bureau national de l’UNEF-ID.

Peu de temps après que la LOR a rejoint la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), David Assouline devient l'un des animateurs de la campagne du candidat communiste dissident, Pierre Juquin, lors de l'élection présidentielle de 1988. Ce dernier se présente comme « le porte-drapeau d'un mouvement où cohabitent d'anciens membres du PCF, des trotskistes, des écologistes et des inorganisés »[citation nécessaire]. Il reçoit notamment le soutien de la LCR et du PSU, mais n'obtient finalement que 2,08 % des voix.

Ses études terminées, David Assouline devient professeur d'histoire et géographie (au lycée Paul-Valéry à Paris) mais reste un militant actif. Il se distingue notamment en s'investissant dans le mouvement « Faut pas décoder » contre la réforme du code de la nationalité en 1993[3], puis, en 1999, dans « Stop La Violence »[4].

Il adhère à la LCR en 1987, est candidat contre Alain Devaquet dans la 7e circonscription de Paris aux législatives de 1988, en 1989 mène une liste d'extrême-gauche, « le Paris de la commune » aux municipales dans le 20e arrondissement de Paris, où il obtient un peu plus de 2 % des voix.

En 1995, il intègre le Parti socialiste et devint directeur de la campagne des listes socialistes « Paris s'éveille en 1995 ». Il est alors élu au conseil municipal du 20e arrondissement. Il contribue à mettre en place des organes de démocratie directe, démocratie participative, les conseils de quartier. En 2001, il est élu conseiller de Paris et devient adjoint au maire de Paris chargé de la vie étudiante. Il démissionne de cette fonction en septembre 2004 lors de son élection au Sénat, mais reste cependant conseiller de Paris.

Au sein du Parti socialiste, il est secrétaire national chargé des questions de défense. Il est l'un des dirigeants du courant Nouveau Parti socialiste, issu de la sensibilité de Vincent Peillon (les trois autres sensibilités du NPS regroupant les partisans d'Arnaud Montebourg, de Benoît Hamon et ceux d'Henri Emmanuelli). En septembre 2006, il s'associe à l'appel lancé auprès des militants du NPS pour soutenir la candidature de Ségolène Royal à l'investiture interne du PS, dont il devient le mandataire parisien lors de la campagne interne de désignation.

Dans le cadre de la campagne présidentielle, il est choisi par Ségolène Royal pour s'occuper des relations de la candidate avec les syndicats et les associations. Après la défaite, il reste proche de Ségolène Royal et tente à ses côtés de « refonder » le Parti socialiste.

Opposant au traité constitutionnel sur l'Europe (TCE) lors du référendum du 29 mai 2005, il soutient néanmoins la candidature de Ségolène Royal lors des élections présidentielles de 2007. Le 5 novembre 2007, il est l'un des signataires de l'appel publié dans Libération intitulé « Pourquoi les nonistes du PS votent oui au nouveau traité ». Il incite ainsi le PS à voter oui au traité de Lisbonne se substituant au TCE.

En juillet 2011, il intègre l'équipe de campagne de Martine Aubry pour l'élection présidentielle de 2012 où il est chargé de la thématique « Évènements et Initiatives[5] ».

Benoît Hamon est nommé au gouvernement en mai 2012 et quitte le porte-parolat du Parti socialiste. David Assouline le remplace, d'abord avec Guillaume Bachelay et Charlotte Brun[6], puis seul à partir de juillet 2012. Depuis, d'autres porte-parole ont été nommés à ses côtés : Frédérique Espagnac, Eduardo Rihan Cypel et Laurence Rossignol. A la suite du changement de Premier secrétaire du Parti socialiste, David Assouline quitte le porte-parolat le 15 avril 2014[7]

En juin 2013, il propose une nouvelle taxe sur les ordinateurs et tablettes, afin de contrer le déclin du rapport de la redevance télévisuelle.

Mandats[modifier | modifier le code]

Mandats locaux
Ancien mandat

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. David Assouline, politique.slate.fr
  2. "Le jeune David, thésard en histoire, menait la coordination étudiante contre la réforme de l'université de René Monory et d'Alain Devaquet.", écrit Claude Askolovitch dans « La jeunesse maladie chronique de la droite », Le Nouvel Observateur, 9 mars 2006
  3. "Exclusion, discrimination. Ces mots encore et toujours répétés qui reviennent sans cesse dans toutes les prises de parole [...] Celles de David Assouline pour le mouvement Faut pas décoder" Gilles Smadja, Devant l’Assemblée : faut pas décoder, L'Humanité, 12 mai 1993
  4. "appelle en renfort David Assouline, porte-parole de la coordination étudiante de 1986" Sylvie Kerviel, Micros et caméras contre la violence, Le Monde, 24 mai 1999
  5. L'équipe de campagne de Martine Aubry sur le site officiel martineaubry.fr
  6. « David Assouline, Guillaume Bachelay et Charlotte Brun, les nouveaux porte-parole du PS », Parti socialiste,‎ 22 mai 2012
  7. Le figaro du 15/4/2014