Migration des poissons

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Un saumon remontant un cours d'eau

La migration est un phénomène instinctifs[1] présent chez de nombreuses espèces de poissons Peu de poissons sont absolument sédentaires, hors de quelques espèces coralliennes ou vivant dans des eaux fermées. La plupart des espèces marine et de rivière, accomplissent (individuellement ou de manière grégaire) des déplacements saisonniers ou migratoires.

Beaucoup de poissons migrent de manière cycliquement régulière (à l'échelle du jour ou de l'année), sur des distances de quelques mètres à des milliers de kilomètres, en relation avec les besoins de reproduction ou en nourriture, les conditions de température ; dans certains cas, le motif de la migration n'est pas connu.

Définitions des migrations[modifier | modifier le code]

Dans le milieu aquatique, les zoologistes distinguent :

  • les migrations holobiotiques qui s'effectuent au sein d'un même milieu (marin par exemple),
    • les migrations thalassiques, restant dans le domaine marin, comme celles du Hareng ou de la Morue,
    • les migrations potamiques, restant en eau douce,
  • les migrations amphibiotiques, qui au contraire changent de milieu, c'est-à-dire qu'elles mènent des eaux douces à la mer ou inversement du milieu marin vers les eaux continentales.

Dans les cours d'eau, les ichtyologistes définissent deux phases de migration :

  • La montaison est l'action, pour un poisson migrateur, de remonter un cours d’eau afin de rejoindre son lieu de reproduction ou de développement ;
  • La dévalaison ou avalaison (étymologiquement : qui va vers l'aval) est l'action, pour un poisson migrateur, de descendre un cours d’eau pour retourner dans un lieu nécessaire à son développement (en mer dans le cas des smolts par exemple) ou à sa reproduction. Un nombre significatifs de juvéniles meurent durant la dévalaison ; chez les alevins de saumons qui gagnent l'aval de leur frayère peu après l'éclosion, « la dévalaison semble stimulée par des baisses de niveau ou des hausses de température et ralentie en période de pleine lune »[2].

Classement des poissons migrateurs[modifier | modifier le code]

Les poissons migrateurs sont classés selon le schéma suivant :

  • Un poisson océanodrome migre en restant en eau de mer (grec: 'oceanos', océan)
  • Un poisson potamodrome migre en restant en eau douce (grec: 'potamos', rivière)
  • Un poisson diadrome est un poisson vivant alternativement en eau de mer et en eau douce (grec: 'dia', entre).
    Dans ce troisième cas, trois migrations sont possibles :
    • La migration anadrome va vers l'eau douce, en amont (grec: 'ana', vers le haut)
    • La migration catadrome va vers l'eau de mer, l'aval (grec: 'cata', vers le bas)
    • La migration amphidrome est effectuée dans les deux sens (grec: 'amphi', les deux)

Le poisson potamotoque à migration génésique anadrome le plus connu est le saumon qui nait dans les petits cours d'eau douce, migre ensuite vers l'océan où il vit pendant quelques années avant de retourner dans le cours d'eau où il est né pour se reproduire, puis mourir. Le saumon est capable de remonter un cours d'eau sur des centaines de kilomètres (ex: Rivière de l'Allier en France). Toutefois, la construction de nombreux barrages le long des cours d'eau a contribué à la dégradation de la migration du saumon (retard à la migration), malgré l'installation d'échelles à poissons ou passes à poissons sur certains barrages.

Le poisson thalassotoque à migration génésique catadrome le plus connu est l'anguille dont les larves vivent quelquefois pendant des mois ou des années en mer avant de remonter les cours d'eau où elles vont atteindre leur plein développement, y vivre puis retourner en mer pour y pondre et y mourir.

Physiologie et éthologie[modifier | modifier le code]

Au milieu du XXe siècle, alors que l'on construit et prévoit de construire de nombreux barrage, et que diverses populations de poissons migrateurs ont déjà été réduites par la surpêche, les ichtyologues cherchent à mieux comprendre le phénomène migratoire[3]. Ils distinguaient clairement deux cas :

  1. Dans certains cas, « tout se passe comme si le poissons tentait simplement de se maintenir dans des eaux de mêmes conditions physiques et physicochimiques, ce ui le conduit à fuir les variations du milieu ambiant : variations saisonnières, par exemple. Le métabolisme et milieu intérieur du poisson est alors physiologiquement stable »[4] ;
  2. Inversement, la migration d'avalaison ou de dévalaison s'accompagnent de très importantes modifications physiologiques du poisson, notamment quand il doit passer du milieu marin à l'eau douce ou inversement. Ces modifications complexes sont contrôlées par des facteurs internes[4] (ex modification du squelette avec résorption ostéoclastique, déminéralisation diffuse ou «halastasie»[5], et ostéolyse ; ostéolyse[6], Contrôle de l'iode[7] et du taux de chlore cellulaire[8], régulation hormonale, qui semblent notamment impliquer la glande thyroïde[9] et l'hypophyse[10] et par des facteurs environnementaux (température, durée du jour, dureté et pH de l'eau, etc.)

Dans un groupe (de saumons par exemple), certains individus présentent des comportements individuels différents, que l'on cherche à mieux comprendre, car pouvant éventuellement être indicateur d'un trouble ou avoir une utilité en termes d'adaptation évolutive[11].

Mieux comprendre les facteurs internes et externes qui induisent ou inhibent les comportements ou réflexes migratoires doit aussi permettre de mieux concevoir les dispositifs d'aide à la migration (passes à poissons, ascenseurs à poissons, écran électrique répulsif[12], éclairage ou non-éclairage, etc.).

Surveillance & évaluation[modifier | modifier le code]

Dans le cadre d'une gestion plus écosytémiques des ressources naturelles et en particulier d'une gestion durable des pêches (« Pêche durable »), ainsi que de la Gestion intégrée des zones côtières, ou pour évaluer ou monitorer la biodiversité, de nombreux pays ont mis en place des systèmes de suivi des populations et remontées de certains poissons migrateurs (saumons, anguilles notamment). Ceci se fait par des pêches électriques, des opérations de Capture-marquage-recapture, avec éventuelles poses de puces électroniques ou balises (radiopistage[13]) ou encore via des comptages en passes à poisson (vidéo et comptage par mesure de la résistivité[14] ou par infrarouge[15] quand l'eau n'est pas trop turbide et que les poissons sont peu nombreux[16]), avec éventuelle évaluation du poids de l'animal et de la biomasse de migrateurs par un appareil spécial. Des systèmes acoustiques de type sonar permettant de discriminer les espèces (dont en mer pour les poissons pélagiques[17] sont aussi testés depuis les années 2000[18]. Il reste difficile de faire des comptages automatiques de populations importantes en remontée ou dévalaison[19], mais pour le saumon rouge, là où ils sont très nombreux (en Alaska par exemple) des photos aériennes permettent aussi une certaine évaluation de la biomasse et du nombre d'individus. Depuis les années 1990, en Écosse notamment[20], les résultats de quatre suivis automatiques par infrarouge ont montré une congruence des tendances à long terme entre le nombre de saumons pêchés à la canne à pêche et le nombre de saumon comptés par des compteurs automatiques[21].

En France le Schéma national des données sur l'eau ou SNDE, dans son système d'information sur l'eau (SIE) [22], supervisé pour sa partie technique par l'ONEMA pour le compte du Ministère chargé de l'écologie et des Partenaires du SIE (depuis août 2010) intègre depuis 2009 une base de données sur les poissons migrateurs, dite Base de données STACOMI. Celle-ci agrège les données des « stations de contrôle des migrateurs » et d’une partie de la base sur les pêches électriques et il est prévu en 2011[23] de bancariser les données anciennes et de lier entre elles les bases contribuant à la banque migrateurs afin qu'elle puisse alimenter le tableau de bord national de suivi des populations migratrices de France métropolitaine, avec la difficulté pour les salmonidés qui est qu'on ne peut différentier les populations résultant de nombreux lâchers de poissons d'élevages en rivière, des populations plus « sauvages ».

En France métropolitaine, l’activité de pêche ciblant les espèces migratrices amphihalines, circulant en mer comme dans les eaux continentales, concerne à la fois les pêcheurs professionnels et les pêcheurs amateurs (aux lignes, aux engins ou aux filets). La pêche professionnelle cible surtout l’anguille européenne, le saumon atlantique, la truite de mer, la grande alose et l’alose feinte, la lamproie marine et la lamproie fluviatile, le mulet porc alors que lLa pêche récréative y ajoute notamment l’éperlan et le flet.
Dans les départements français d’outre-mer, la pêche vise plutôt des Gobiidés sicydiinae (ex. : bichiques) ainsi que l'anguille.

Perturbation des migrations[modifier | modifier le code]

De nombreux facteurs peuvent Les grandes ou petites migrations des poissons peuvent perturber la migration. Ils vont de la création de « barrages physiques » dans les cours d'eau (barrages sans passes à poissons, pose de filets transverses) à des barrages chimiques (pollutions chimiques graves de l'eau), en passant par des phénomènes plus discrets de perturbation hormonale, de pollution thermique, de perturbations par la pollution lumineuse, en passant par le braconnage () etc. Une grande partie des migrations animales se fait de nuit, et la lumière naturelle et/ou artificielle influe fortement sur de nombreux processus du vivant en perturbant les rythmes biologiques et notamment le rythme nycthéméral dont dépendent les modifications saisonnières de métabolisme et de comportement. Beaucoup d'espèces sont également sensibles aux cycles lunaires et à la luminosité de la lune (De nuit, la lumière du soleil (alors invisible) reflétée par la lune peut par exemple inhiber ou au contraire exciter l'activité de certains animaux aquatiques ; en particulier, le rythme nycthéméral influe sur les migrations quotidiennes (déplacement horizontaux et/ou verticaux) et l'activité de nombreuses espèces planctoniques dont les daphnies et autres invertébrés aquatiques et organismes zooplanctoniques). L'éclairage artificiel les perturbe, comme il perturbe des escargots aquatiques[24] ou des poissons migration, reproduction, alimentation)[25].

Les migrations « verticales »[modifier | modifier le code]

Beaucoup de poissons peuvent migrer contre des courants importants.

Pour cela, ils peuvent localement se servir des « contre-courants » qui se forment le long des berges ou contre le fond du cours d'eau pour avancer avec moins d'efforts, se reposer ou prendre de l'élan et bondir hors de l'eau pour mieux franchir un obstacle (comportement typique des grands salmonidés).

Les migrateurs semblent aussi, dans une certaine mesure capable de trouver des chemins où la remontée d'un torrent voire l'escalade d'un barrage artificiel ou rocheux demandera moins d'énergie. Ce comportement instinctif leur permet à certaines espèces de gagner des zones d'altitude, parfois si hautes qu'elles y échappent à la plupart de leurs prédateurs aquatiques.

Le cas des « poissons-escaladeurs »[modifier | modifier le code]

Alticus arnoldorum, qui fait partie de la famille des Blenniidae et vit dans le Pacifique, peut escalader une vitre verticale en s'aidant de sa queue et de sa face ventrale qui font ventouse contre la paroi

Certaines espèces telles que l'anguille au stade "civelle" ou les lamproies en Europe (et divers poissons tropicaux à ventouse buccale, plecostomus par exemple ou capables de faire ventouse de leurs corps gobies du Pacifique par exemple) peuvent se servir de leur bouche et/ou sont aidées de ventouses buccales ou ventrales et/ou de nageoires adaptées, ainsi que d'un mucus qui les aident à se coller au substrats verticaux ou presque verticaux, et à avancer face à un puissant courant. Elles franchissent ainsi facilement des obstacles naturels ou des barrages de faible hauteur (quelques mètres tout au plus pour les anguilles, mais certains gobies peuvent grimper, en plusieurs étapes des parois quasi verticales ou verticales bien plus hautes).

Certaines espèces de poissons ont en effet développé des capacités inhabituelles « d'escalade ». Elles peuvent remonter (souvent la nuit et parfois de jour), des parois verticales (jusqu'à plusieurs centaines de mètres de parois verticales pour certaine espèces) dès lors qu'au moins une fine couche d'eau y ruisselle, par exemple en bordure d'une chute d'eau verticale ou d'un torrent.

Dans ces cas, une grande partie des poissons meurent ou s'épuisent lors de la migration et surtout lors de l'ascension verticale. Ceux qui parviennent ; souvent après plusieurs tentatives au sommet de la cascade accèdent ainsi à des zones que tout ou partie de leurs prédateurs aquatiques ne peuvent atteindre. Ils peuvent y alors y pondre avec plus de chance de survie pour les larves, ce qui semble compenser les pertes de vies lors de l'escalade.

Exemple de Hawaï[modifier | modifier le code]

Trois espèces de gobies anadromes sont capables à Hawaii d'escalader des dizaines à centaines de mètres de parois verticales : Lentipes concolor, Awaous guamensis et Sicyopterus stimpsoni. Ainsi les jeunes mâles et femelles de trois espèces de poissons (et une espèce de crevette) entament chaque année, une migration verticale particulièrement difficile (environ 350 m de paroi verticale où l'eau dévale pendant que les poissons montent).
Ces 3 espèces de poissons amphidromes grimpent lentement en utilisant une capacité propre à tous les gobies qui est de former une ventouse ventrale[26]. Pour S. stimsoni, si l'on rapporte à sa taille (7 cm) la hauteur des parois, celle-ci est 5000 fois la longueur de son corps, ce qui correspondrait environ à la hauteur du sommet l'Everest pour un homme de taille moyenne[27].

Richard Blob, de l'Université de Caroline du Sud à Clemson, fait remarquer qu'outre la ventouse ventrale qui permet à tous les gobies de se fixer dans les zones de fort courant, S. stimpsoni a aussi une bouche qui a évolué pour former une seconde ventouse qui l'aide à escalader des parois verticales. Ce n'est pourtant pas le grimpeur le plus rapide des cascades hawaiennes : A. guamensis "grimpe" 30 fois plus vite que lui[27]. Il utilise comme lui la pseudo-ventouse qu'il forme avec ses nageoires pectorales, mais tout en restant le plus possible collé au substrat rocheux il se propulse par de puissantes ondulations de la queue.

Chez ces trois espèces seules un faible pourcentage de la population arrive à destination, néanmoins, ces migrations verticales semblent présenter un intérêt en termes de sélection naturelle, en permettant aux individus qui arrivent à destination de trouver des zones dépourvues de leurs prédateurs habituels[27].

Autres exemples[modifier | modifier le code]

Hawaï n'est pas un cas unique. On a longtemps pensé que les populations d'altitudes de poissons provenaient d'œufs involontairement apportés par des oiseaux, mais d'autres espèces de poissons-escaladeurs qui avaient longtemps échappé à l'attention des naturalistes ont été découvertes, par exemple en Islande, en Nouvelle-Zélande, en Thaïlande, au Venezuela, au Japon ou encore à Puerto Rico[27].

La lamproie est un poisson-parasite qui dispose d'une puissante ventouse buccale. Elle peut l'utiliser pour escalader des seuils ou des barrages naturels de branches ou rochers, mais il arrive également souvent que des lamproies les franchissent avec moins d'effort, en étant fixées à un grand salmonidé.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Potter E & Dare P (2003) [http://www.cefas.defra.gov.uk/publications/techrep/tech119.pdf Research on migratory salmonids, eels and freshwater fish stocks and fisheries ; summary of research undertaken under the Department for Environment, Food and Rural Affairs (Defra) Salmon and Freshwater Fisheries Programme between 1990 and 2002 ; Science Series ; Technical Report N°119

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fontaine, M. (1954). Du determinisme physiologique des migrations. Biological Reviews, 29(4), 390-418. (résumé)
  2. Beall E & Marty C (1983) Dévalaison et survie d'alevins de saumon atlantique (Salmo salar L.) en milieu semi-naturel contrôlé. Bulletin français de pisciculture, (290), 135-148 (résumé)
  3. Fontaine M (1946) Vues actuelles sur les migrations des Poissons. Experientia, 2(7), 233-237 (extraits)
  4. a et b Fontaine M (1948) Du Rôle joué par les Facteurs internes dans certaines Migrations de Poissons : Étude critique de diverses Méthodes d'Investigation. Journal du Conseil, 15(3), 284-294.
  5. Kacem A (2000) Transformations morphologiques et histologiques du squelette du saumon Atlantique(Salmo salar L.) au cours de son cycle vital ; Thèse de Doctorat (résumé).
  6. Kacem, A., & Meunier, F. J. (2000). Mise en évidence de l’ostélyse périostéocytaire vertébrale chez le saumon atlantique Salmo salar (Salmonidae, Teleostei) au cours de sa migration anadrome. Cybium, 24(3), 105-112.
  7. Fontaine M & Leloup J (1950) L'iodémie du saumon (Salmo-salar L) au cours de sa migration reproductrice ; Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences, 230(12), 1216-1218.
  8. Fontaine M (1951) Sur la diminution de la teneur en chlore du muscle des jeunes saumons (smolts) lors de la migration d’avalaison. comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences, 232(26), 2477-2479.
  9. Fontaine M, Leloup J & Olivereau M.(1952), La fonction thyroidienne du jeune saumon, Salmo-salar L (Parr et smolt) et son intervention possible dans la migration d'avalaison. Archives des sciences physiologiques, 6(2), 83-104.
  10. Fontaine M & Olivereau M (1949) L'hypophyse du saumon (Salmo-salar L) à diverses étapes de sa migration. Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences, 228(9), 772-774
  11. Bégout-Anras, M. L. (2001). Étude des particularités du comportement individuel des Saumons lors de leur migration estivale dans l'estuaire de l'Adour. CREMA L'HOUMEAU, contrat de collaboration–Étude et investissement
  12. Gosset C, Travade F & Garaicoechea C (1992) Influence d'un écran électrique en aval d'une usine hydroélectrique sur le comportement de remontée du saumon atlantique (Salmo salar). Bulletin Français de la Pêche et de la Pisciculture, (324), 2-25. (résumé)
  13. Baril D & Gueneau P (1986) Radio-pistage de saumons adultes (Salmo salar) en Loire. Bulletin Français de la Pêche et de la Pisciculture, (302), 86-105.
  14. Dunkley DA & Shearer WM (1982) An assessment of the performance of a resistivity fish counter. Journal of Fish Biology ;20:717-737.
  15. Santos, J.M. et al., „Monitoring fish passes using infrared beaming: a case study in an Iberian river“ , Journal of Applied Ichthyology , (2007), pp 26-30.
  16. Shardlow, T. F., & Hyatt, K. D. (2004) Assessment of the counting accuracy of the Vaki infrared counter on chum salmon. North American Journal of Fisheries Management, 24(1), 249-252. (résumé)
  17. Aymen Charef, Seiji Ohshimo, Ichiro Aoki, Natheer Al Absi (2010) Classification of fish schools based on evaluation of acoustic descriptor characteristics  ; Fisheries Science 01/2010; 76(1):1-11
  18. M.C. Langkau, H. Balk, M.B. Schmidt, J. (2012) Borcherding Can acoustic shadows identify fish species? A novel application of imaging sonar data Fisheries ; Management and Ecology 01/2012; 19(4):313-322. (résumé)
  19. Mockenhaupt B & Scholten M (2012), Large automatic fish counter–an option to register migrating fishes in a technical fishway quantitatively ?, Symposium 2012, Vienne
  20. Beaumont W, Welton JS, Ladle M (1991) Comparison of rod catch data with known numbers of Atlantic salmon (Salmon salar) recorded by a resistivity counter in a southern chalk stream. In: Cowx I.G., editor. Catch Effort Sampling Strategies. Oxford: Fishing News Books; . p. 49-60. 420 pp.
  21. Thorley, J. L., Eatherley, D. M. R., Stephen, A. B., Simpson, I., MacLean, J. C., & Youngson, A. F. (2005). Congruence between automatic fish counter data and rod catches of Atlantic salmon (Salmo salar) in Scottish rivers. ICES Journal of Marine Science: Journal du Conseil, 62(4), 808-817.
  22. Schéma national des données sur l’eau (SNDE), 31 p.
  23. Source : Lettre Res'eau infos, La lettre des acteurs du Système d'information sur l'eau. N° zéro, juin 2011
  24. Fernando Pimentel-Souza, Virgínia Torres Schall, Rodolfo Lautner Jr., Norma Dulce Campos Barbosa, Mauro Schettino, Nádia Fernandes, Behavior of Biomphalaria glabrata (Gastropoda: Pulmonata) under different lighting conditions  ; Revue canadienne de zoologie, 1984, 62:2328-2334, 10.1139/z84-340
  25. Source Jean-marc Elouard et Chritian Lévêque, Rythme nycthéméral de dérive des insectes et des poissons dans les rivières de côte d'Ivoire, Laboratoire d’hydrobiologie, ORSTOM, Bouaké (Côte d'Ivoire)
  26. exemple d'tilisation de la ventouse ventrale (vidéo) chez Sicyopterus lagocephalus
  27. a, b, c et d The amazing rock-climbing gobies, consulté 2013-08-25