Campan

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Campan
Mairie de Campan
Mairie de Campan
Blason de Campan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement arrondissement de Bagnères-de-Bigorre
Canton Canton de Campan
Intercommunalité aucune
Maire
Mandat
Gérard Ara
2014-2020
Code postal 65710
Code commune 65123
Démographie
Population
municipale
1 418 hab. (2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 01′ 03″ N 0° 10′ 42″ E / 43.0175, 0.178343° 01′ 03″ Nord 0° 10′ 42″ Est / 43.0175, 0.1783  
Altitude Min. 629 m – Max. 2 747 m
Superficie 95,36 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Campan est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans les Pyrénées en vallée de Campan à la confluence de l'Adour et de l'Adour de Payolle.

Campan se compose de plusieurs entités :

L'Adour du Tourmalet, en provenance de La Mongie conflue sur la rive gauche de l'Adour au nord de Sainte-Marie-de-Campan.

Communes limitrophes de Campan
Beaudéan Asté Esparros
Campan Beyrède-Jumet, Aspin-Aure
Bagnères-de-Bigorre Aulon Ancizan, Arreau

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Gascogne, Bigorre et Haute-Bigorre.

Les Compani marquent leur rébellion contre les invasions romaines en 56 avant J.-C. et près de Payolle entre 39 et 28 avant J.-C.

En 1820, Campan, avec 4 329 habitants, était la troisième agglomération du département après Tarbes et Bagnères-de-Bigorre. Cinquante moulins y fonctionnaient en 1825.

Faits historiques[modifier | modifier le code]

  • En 1700, le célèbre ébéniste André-Charles Boulle intègre le marbre de Campan dans ses meubles en association avec de l'ébène, de l'étain, du cuivre et des écailles[1],[2].
Loggia du Grand Trianon, colonnes en marbre de Campan.
  • En 1784, Pierre Bernard Palassou écrit qu'une grotte à une inscription relate la visite en ce lieu de la comtesse de Brionne en 1766[3]. Heinrich August Ottokar Reichard précise que cette grotte est sur la rive droite de l'Adour au pied de la montagne grise[4]. Pierre Henri Valenciennes évoque quant à lui la disparition des stalactites de la grotte[5].
  • En 1779, Nicolas Gobet évoque à Campan la présence de mines de cuivre, concession des Sieurs Thorin et Poli[6].
  • En 1821, Cyprien Prosper Brar cite dans son ouvrage sur la minéralogie les trois types de marbres de Campan, le rouge, le vert et l'Isabelle[7]. Il cite également au muséum royal de Paris, dans la galerie des peintres anciens (Salle de la Diane) quatre colonnes en marbre de Campan. Pierre Toussaint de La Boulinière écrit que le marbre de Campan est très utilisé sous Louis XIV et Louis XV, notamment pour le Grand Trianon et Versailles[8]. Le marbre de Campan est également utilisé par Barthélemy Prieur dans l'église des célestins de Paris pour le Monument du cœur du connétable Anne de Montmorency[9].
  • Grigorii Vladimirovitch Orlov, en 1822, décrit les mœurs des habitants de Campan[10].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent mantelé de sinople, aux trois sapins brochant de l'un en l'autre, au chef de gueules chargé de trois campanes d'or, colletées du champ, soutenu d'une divise ondée du même.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La commune de Campan présente la particularité, assez rare en France, de comporter deux collèges électoraux pour les élections municipales : le bourg d'un côté et Sainte-Marie La Séoube de l'autre.[réf. nécessaire]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Gérard Ara SE  
1995 2001 Marc Chicoulaa RPR Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.


Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 26 septembre 2014, Campan est jumelée avec[11] :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 418 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 640 3 816 3 978 4 329 4 171 4 248 4 058 4 091 3 900
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 815 3 655 3 576 3 524 3 275 3 115 2 974 2 872 2 744
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 697 2 550 2 406 2 135 2 000 1 989 1 880 1 821 1 881
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 634 1 546 1 481 1 458 1 390 1 483 1 472 1 465 1 418
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Les principales ressources sont la forêt, le marbre vert, l'élevage qui produit le lait et la laine et le tourisme.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La halle
  • La halle, lieu d'un important marché aux bestiaux. Elle date du XVIe siècle et elle est classée monument historique depuis le 14 mars 1927[14].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Jean-Baptiste de Campan : elle a été construite au XVIe siècle. Elle contient un retable de style baroque datant du XVIIIe siècle, de l'école des frères Ferrère d'Asté. Église inscrite aux monuments historiques depuis 1972[15].
  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Sainte-Marie-de-Campan. Inscrite aux monuments historiques depuis 1989[16].
  • Église Saint-Vincent-de-Paul de La Séoube.
Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Sainte-Marie-de-Campan

Le monument aux morts de Campan[modifier | modifier le code]

La femme au capulet par Edmond Chrètien

Sculpté par Edmond Chrètien, artiste bordelais, et érigé en 1926, devant l'église, devant le portail principal, le monument aux morts de Campan se distingue par son aspect sobre et émouvant.

Hormis les dates et la liste des morts, le monument ne contient aucune référence à la guerre : ni soldat, ni arme.

Loin des soldats héroïques qui ornent bien des monuments en France, la statue qui le domine représente une femme en deuil, au visage pratiquement invisible, et qui porte le vêtement de deuil traditionnel de la vallée, le long capulet noir.

Ce monument rassemble dans un même hommage les morts des guerres du XXe siècle pour chacune des sections de la commune : Le Bourg, Sainte Marie et La Séoube.

Enfin des bas-reliefs évoquent la paix retrouvée à travers les représentations des trois principales richesses de la commune : le bois, le beurre, la laine.

Les Mounaques de Campan[modifier | modifier le code]

femme au balcon

Autrefois, lorsqu'un homme de la vallée de Campan se mariait en dehors de la norme, par exemple un veuf qui épousait une jeune fille, il était l'objet d'un « charivari », manifestation de moquerie assez violente. Le couple était représenté sous forme de poupées grossières, les Mounaques (de l'occitan monaca, la poupée).

Depuis quelques années, un atelier de fabrication de petites mounaques de collection a ouvert. Fondé par Maryse Bouyrie et Marie-Madeleine Ortéga, initialement situé à La Séoube, il se situe depuis 1999 au cœur de Campan, dans une maison achetée par le conseil municipal, la maison « la Clairefontaine ».

De début juillet à mi-septembre, on peut voir sur les balcons des maisons (ou ailleurs) des Mounaques qui y sont exposées chaque année.

Les Cagots de Campan[modifier | modifier le code]

Comme beaucoup de bourgs des Pyrénées, Campan a connu l'existence des Cagots, sortes de réprouvés qui étaient jusqu'au début du XXe siècle rejetés sur la rive droite de l'Adour. De nos jours, le pont qui relie les deux rives se nomme « pont des Cagots ». L'église Saint Jean-Baptiste, au bourg, contient en fond de nef, une chapelle réservée aux Cagots. Cette chapelle était séparée du reste de l'église. Les Cagots y accédaient par un portail particulier, afin de ne pas se mêler au reste de la population. La chapelle contient aussi un bénitier réservé aux Cagots et sculpté d'une patte d'oie, symbole de cette population.

La Forge de Sainte-Marie-de-Campan[modifier | modifier le code]

Un des hauts lieux du Tour de France.

Eugène Christophe, dit le Vieux Gaulois, y répara la fourche de son vélo lors de l'édition de 1913. Une plaque sur la façade le rappelle. Le 18 Juillet 2014, une statue en bronze représentant le cycliste brandissant sa fourche a été inaugurée sur la place de Sainte-Marie-de-Campan[17].

Payolle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Payolle.

Le plateau de Payolle et son emblématique lac constituent un espace de loisir été comme hiver. On y pratique le ski, la randonnée pédestre ou en raquettes, l'équitation, la pêche et même le dévalkart

Autres lieux[modifier | modifier le code]

Les environs[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jeanne-Louise-Henriette Campan.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cabinet. « Notice no 9552 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  2. Autre cabinet. « Notice no 9575 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  3. Pierre Bernard Palassou - Essai sur la minéralogie des Monts-Pyrénées - Chez Didot jeune, Libraire, 1784 - Lire en ligne.
  4. Heinrich August Ottokar Reichard - Guide classique du voyageur en France: dans les Pays-Bas et en Hollande - Chez Audin 1827 - Lire en ligne.
  5. Pierre Henri Valenciennes - Élémens de perspective pratique, à l'usage des artistes [&c.]. - édité en 1820 - Lire en ligne.
  6. Nicolas Gobet - Les anciens minéralogistes du royaume de France: avec des notes - Lire en ligne
  7. Cyprien Prosper Brard - Minéralogie appliquée aux arts ou, Histoire des minéraux qui sont employés dans l'agriculture, l'économie domestique, la médecine; la fabrication des sels, des combustibles et des métaux; l'architecture et la décoration; la peinture et le dessin; les arts mécaniques; la bijouterie et…, Volume 2 --Mme -Madame&f=false Lire en ligne.
  8. Pierre Toussaint de La Boulinière - Itinéraire descriptif et pittoresque des Hautes-Pyrénées françoises: jadis territoires du Béarn, du Bigorre, des Quatre-Vallées, du Comminges, et de la Haute-Garonne, Volume 2 - Édition Librairie de Gide Fils, 1825 - Lire en ligne.
  9. « Notice no 1877 », sur la base Atlas du musée du Louvre
  10. Grigorii Vladimirovitch Orlov - Titre Voyage dans une partie de la France ou lettres descriptives et historiques adressées à Me la comtesse Sophie de Strogonoff, Volume 2 - Édité chez Bossange père, 1824 Lire en ligne.
  11. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 26 septembre 2014).
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  14. « Notice no PA00095359 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Notice no PA00095357 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Notice no PA00095358 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Statue Eugène Christophe : l'œuvre d'un homme seul », sur La Depeche du Midi,‎ 24/07/2014 (consulté le 22/09/2014)
  18. Madame Campan, Mémoires sur la vie privée de Marie-Antoinette, Reine de France et de Navarre, tome 1., Henri Colbrun et Co..,‎ 1822

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

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Articles connexes[modifier | modifier le code]