Saint-Savin (Hautes-Pyrénées)

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Saint-Savin
Vue de Saint-Savin.
Vue de Saint-Savin.
Blason de Saint-Savin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement d'Argelès-Gazost
Canton Canton d'Argelès-Gazost
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de Saint-Savin
Maire
Mandat
Gérard Omisos
2014-2020
Code postal 65400
Code commune 65396
Démographie
Population
municipale
384 hab. (2011)
Densité 99 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 58′ 50″ N 0° 05′ 27″ O / 42.980452, -0.09088242° 58′ 50″ Nord 0° 05′ 27″ Ouest / 42.980452, -0.090882  
Altitude Min. 433 m – Max. 1 320 m
Superficie 3,86 km2
Localisation

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Saint-Savin

Saint-Savin est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

La terrasse qui borde la place principale offre une belle vue sur l'ample vallée d'Argelès, fermée en amont par le pic de Viscos (alt. 2141 m). À l'arrière-plan, à gauche, se profile la silhouette du pic Long (alt. 3192 m).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Savin
Lau-Balagnas Beaucens
Arcizans-Avant Saint-Savin Adast
Cauterets Uz Pierrefitte-Nestalas

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint Savin, anachorète du Lavedan[modifier | modifier le code]

La commune doit son nom à saint Savin, ermite qui vécut à Pouey-Aspé, près du monastère de Saint-Savin. Après sa mort, son corps fut descendu au village de Bencer, nom alors du village de Saint-Savin. Le « tombeau de Saint-Savin », un sarcophage de style roman, constitue aujourd'hui encore le maître-autel de l'église de Saint-Savin ; il est classé au titre des monuments historiques ; de part et d'autre de l'autel se trouvent deux grands tableaux peints sur bois qui évoquent la vie du saint, ses miracles, et la ferveur des fidèles pour celui qui est devenu le saint patron de la vallée[1].

Article détaillé : Saint Savin.

L'abbaye de Saint-Savin-en-Lavedan[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye de Saint-Savin-en-Lavedan.
Le monastère de Saint-Savin (Hautes-Pyrénées) en 1828 (lithographie)

Saint-Savin fut un des plus grands centres religieux du pays de Bigorre. Le monastère date au moins du Xe siècle et a été construit en lieu et place d'un fort gallo-romain dénommé anciennement Palatium Æmilianum (« Palais Émilien »). En 841, le monastère est pillé et brûlé par les Normands ; il l'aurait été antérieurement par les Sarrazins[2]. En 945, le comte Raymond Ier de Bigorre la dote richement, lui attribuant un territoire dénommé le Pascal de Saint-Savin comprenant les huit villages de Saint-Savin (Sen Sabi), Castet, Lau (Laou), Balagnas, Adast (Adas), Nestalas, Soulom et Uz ; l'église Saint-Jean-de-Saint-Savin était leur église paroissiale commune[3]. En 1080, le vicomte de Béarn Centulle V (devenu comte de Bigorre sous le nom de Centulle Ier) affilia le monastère à l'abbaye Saint-Victor de Marseille pour remercier l'abbé de Saint-Victor d'avoir obtenu du pape l'annulation de son mariage avec Gilsa, lui permettant ainsi d'épouser l'héritière du comté de Bigorre, Béatrice[4]. Au XIIIe siècle, l'abbaye contrôle encore le territoire des sept villages précités.

À partir du XVIe siècle, l'abbaye périclite (destructions liées aux guerres de religion, relâchements de discipline, abbaye placée en commende) et les bâtiments se dégradent malgré une tentative de restauration au XVIIe siècle par des moines de la congrégation de Saint-Maur. Trois moines seulement y résident en 1790. L'année suivante l'église devient paroissiale et les bâtiments monastiques, devenus biens nationaux sont vendus. L'abbaye sert de carrière de pierre et la salle capitulaire devient une écurie[3]. En 1854, un grave tremblement de terre provoque des destructions supplémentaires[5]. Prosper Mérimée ordonne la restauration de l'église abbatiale en 1855, sauvant le bâtiment de la ruine.

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Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la Sainte Vierge au naturel sur une terrasse de sinople, accompagnée en chef d'une croix de Malte d'argent accostée de deux corbeaux de sable.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2008 Roger Aguillon    
mars 2008 en cours Gérard Omisos    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 384 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
555 561 1 141 564 620 603 592 637 609
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
572 586 549 493 508 505 504 506 511
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
503 502 512 417 384 395 370 329 326
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
373 377 327 316 331 353 381 377 372
2011 - - - - - - - -
384 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye de Saint-Savin-en-Lavedan.

L'abbatiale de Saint-Savin, classée monument historique en 1840[8] et abritant un rare orgue Renaissance de 1557 dont le buffet est classé au titre objet depuis le 21 mars 1904[9] et la partie instrumentale depuis le 30 avril 1975[10]. Le sarcophage de saint Savin sert de soubassement au maître-autel. Les terrasses attenantes à l'église sont aussi classées monuments historiques depuis l'arrêté du 10 septembre 1956.

L'église abbatiale date du XIIe siècle et fut surélevée au XIVe siècle mais il ne subsiste rien de l'abbaye si ce n'est l'église abbatiale et la salle capitulaire. Attenant à la salle capitulaire, un Trésor a été aménagé et contient des pièces d'art sacré rappelant la richesse de ce monastère et en particulier la dévotion à saint Savin.

À moins d'un kilomètre au sud-ouest de l'abbaye, la chapelle Notre-Dame de Piétat du XVIe siècle est inscrite au titre des monuments historiques[11].

Demeures remarquables[modifier | modifier le code]

Au lieu-dit Bouits, une maison et une grange sont inscrites depuis 1976 au titre des monuments historiques[12].

Espaces publics[modifier | modifier le code]

Des fontaines et lavoirs agrémentent les espaces publics.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'écrivain Paulo Coelho est très attaché à cette commune et y fait référence dans son livre Sur le bord de la rivière Piedra, je me suis assise et j'ai pleuré, avec une scène près de la fontaine de Saint-Savin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Joseph Abbadie, alors curé de Saint-Savin, publia en 1857 Vie de saint Savin, anachorète du Lavedan, consultable [1]
  2. J.M. Besse, Archives de la France monastique, tome III, 1910, consultable http://www.archive.org/stream/archivesdelafran10abbauoft#page/80/mode/2up/search/Savin
  3. a et b http://membres.multimania.fr/scalp7/scalp_ribiera_de_Saint-Savin.htm
  4. Jacques Longué : Hautes-Pyrénées, le guide - J&D Editions, Biarritz, 1997.
  5. http://www.jedecouvrelafrance.com/f-2548.hautes-pyrenees-abbatiale-saint-savin.html
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  8. « Église et les terrasses attenantes », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 septembre 2012.
  9. « Orgue de tribune : buffet d'orgue », base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 11 septembre 2012.
  10. « Orgue de tribune : partie instrumentale de l'orgue », base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 11 septembre 2012.
  11. « Chapelle de Piétat », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 septembre 2012.
  12. « Maison et grange », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 12 septembre 2012.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]