Arbéost

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Arbéost
Blason de Arbéost
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement d'Argelès-Gazost
Canton Canton d'Aucun
Intercommunalité Communauté de communes du Val d'Azun
Maire
Mandat
André Mallecot
2014-2020
Code postal 65560
Code commune 65018
Démographie
Population
municipale
92 hab. (2011)
Densité 6,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 59′ 57″ N 0° 17′ 03″ O / 42.9992, -0.28416666666742° 59′ 57″ Nord 0° 17′ 03″ Ouest / 42.9992, -0.284166666667  
Altitude Min. 555 m – Max. 2 480 m
Superficie 14,9 km2
Localisation

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Arbéost est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées et la région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la chaîne pyrénéenne ; elle est située en Lavedan dans la haute vallée de l'Ouzom et fait partie du parc national des Pyrénées. Desservie par la route départementale 126, elle s'étage le long de cette route de Ferrières (550 m) au col du Soulor (1474 m).

Topographie[modifier | modifier le code]

Éclaté en quartiers, le village démarre à Ferrières sur la rive gauche du ruisseau Lanet par le quartier du Hougarou (555 m) qui constitue son point le plus bas en altitude. De Hougarou en montant vers le Soulor, la route va en lacets dans une étroiture boisée longeant le ravin de l'Ouzoum pour déboucher sur un vaste cirque dominé par le Gabizos (2639 m) et le pic des Taillades (2692 m), le pic de la Latte de Bazen (2472 m), le Mont Laid (1691 m). À l'entrée du cirque est le cœur du village, le Bourg, où se trouvent la mairie-école, l'église et le cimetière (autrefois les cafés, l'auberge, la boulangerie) ; du Bourg en abandonnant la route départementale 126 pour descendre vers l'Ouzoum, on arrive au quartier des Bourrinquets qui bute sur le domaine béarnais. En reprenant la 126 au Bourg vers le col du Soulor, sont disposés de part et d'autre les quartiers des Bézious, Harnassat, Lascoutes, Cuyaubère. Les granges d'estives sont éparpillées dans le cirque du Litor, sous le col du Soulor et sous la route du col d'Aubisque. L'altitude maximale du territoire communal est à 2 480 m.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village, ancien hameau d'été des communes d'Arrens et de Marsous érigé en paroisse en 1743, appartient au Val d'Azun, une des sept vallées du Lavedan qui constituent la partie sud-occidentale de la Bigorre. Sa position est frontalière avec le Béarn (département des Pyrénées-Atlantiques, région Aquitaine), le gave Ouzoum marquant la frontière à l'ouest (territoire communal de Louvie-Soubiron en Béarn) ; par la route, l'entrée en Béarn se fait après le village de Ferrières (commune du Val d'Azun) par la commune d'Arthez-d'Asson, le gave Ouzoum prenant alors l'appellation d'Ouzom en devenant béarnais.

La population eut une activité essentiellement agricole et pastorale. Les chevriers d'Arbéost étaient réputés pour la qualité du lait de leurs bêtes. Au XIXe siècle, et jusqu'en 1930, certains partaient sur les routes, à la fin de l'été, accompagnés de leur troupeau pour vendre le lait dans les villes : Bordeaux et même Paris[1]. Dans les années 1930-1962, une grande partie des hommes du village travailla comme mineurs dans la mine de Baburet. Mineurs l'hiver, ils quittaient souvent ce travail à la fin du printemps pour redevenir paysans ou pasteurs, les jeunes s'engageant pour la saison d'été dans les hôtels de Lourdes[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti : au premier d'argent à la corneille de sable perchée sur une branche du même, au second de sinople aux deux vaches d'or passant l'une sur l'autre ; le tout sommé d'un chef d'azur chargé d'une fleur de lys d'or accostée de deux flèches du même, celle de dextre posée en barre et celle de senestre posée en bande.
Commentaires : Officiel

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juillet 2009 en cours Monique Mech    
avril 2009 2009 André Malécot    
mars 2008 2009 Pierre Larribère    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 92 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
782 802 776 994 1 059 896 972 968 981
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
969 870 934 961 984 1 007 900 890 900
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
803 780 724 620 553 537 474 385 352
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
268 200 164 145 128 121 116 106 89
2011 - - - - - - - -
92 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Son activité principale et traditionnelle est agropastorale : saloir et fromages pyrénéens vendus sur place et aussi par les producteurs sur les marchés locaux (Arrens, Argelès-Gazost, Lourdes, Tarbes, Pau, ...) ; élevage de vaches, brebis et chèvres pour le fromage et la viande auxquels s'ajoutent quelques chevaux et porcs ; prés de fauche (la vente de fourrage ne semble plus être un secteur d'activité). Le tourisme se développe : gîte d'étape ; beaucoup de maisons sont des résidences secondaires, occupées pour certaines par des natifs ou issus d'anciens habitants acteurs de l'exode rural, pour d'autres par des amoureux de la montagne ayant élu ces lieux ; en 2005, deux d'entre elles appartiennent à des Britanniques. Sur le quartier des Bourrinquets, une usine hydroélectrique est exploitée par un particulier.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. H. Condou, Le village d'Arbéost (Hautes Pyrénées). Étude historique, Tarbes, 1945 .
  2. J. Caput. « La situation actuelle de la mine de Baburet ». Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest, tome XVII, 1956.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011