Aragnouet

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Aragnouet
Le village d'Aragnouet.
Le village d'Aragnouet.
Blason de Aragnouet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Bagnères-de-Bigorre
Canton Vielle-Aure
Intercommunalité Communauté de communes de la Haute Vallée d'Aure
Maire
Mandat
Jean Mouniq
2014-2020
Code postal 65170
Code commune 65017
Démographie
Population
municipale
239 hab. (2011)
Densité 2,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 47′ 20″ N 0° 14′ 10″ E / 42.788889, 0.236111 ()42° 47′ 20″ Nord 0° 14′ 10″ Est / 42.788889, 0.236111 ()  
Altitude Min. 956 m – Max. 3 194 m
Superficie 108,29 km2
Localisation

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Aragnouet

Aragnouet est une commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Neste d'Aure au pont du Moudang

La commune d'Aragnouet est située dans les Pyrénées dans la partie supérieure de la vallée d'Aure. Elle est composée de cinq villages : Fabian, Aragnouet, le Plan, Éget-Cité et Éget Village (ou le haut) et des hameaux du Ticot, du Mathet, de Meyabat. Son territoire comprend les lacs de Cap-de-Long et d'Orédon. Le point culminant de la commune est le pic Long avec 3 194 mètres.

La commune est frontalière de l'Espagne (Aragon) avec laquelle elle est reliée depuis l'ouverture en 1976 du tunnel d'Aragnouet-Bielsa.

Toute une partie ouest de la commune, depuis le Pic de Néouvielle jusqu'au Pic de Troumouse à la frontière espagnole, fait partie du parc national des Pyrénées. Au nord de la retenue de Cap-de-Long, la bande de terrain comprise entre le lac, le Pic de Neouvielle et le Pic de Hèche Castet fait partie de la réserve naturelle du Néouvielle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Aragnouet
Barèges,
Luz-Saint-Sauveur
Enclave de Saint-Lary-Soulan Enclave de Vignec,
Cadeilhan-Trachère
Aragnouet Tramezaïgues
Gèdre Espagne

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chemin du Piedmont.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Une hypothèse ferait venir le mot « Aragnouet » du gascon aragnou, la prunelle en gascon[1],[2] accolé avec le suffixe occitan "-et" qui dérive du suffixe latin "-etum" désignant un endroit associé à la végétation. Ainsi « Aragnouet » signifierait l'endroit où se trouvent des prunelles.

« Aragnouet » pourrait également provenir d'Aragonet, « petit Aragon ». En effet, comme le raconte Pierre de La Boulinière[3], à la conquête de l’Espagne par les Maures qui débuta en avril 711, quantité de chrétiens fidèles à leur foi s’enfuirent vers la France et beaucoup d'Aragonais vinrent se réfugier en vallée d'Aure où ils furent accueillis. Mais le territoire habité ne pouvant suffire à tous, on installa les nouveaux venus dans la haute vallée encore inculte qui prit à cette occasion le nom de Val d'Aragonet[4], « petit Aragon ».

Une autre hypothèse ferait venir notamment « Aragnouet » d'aran (la vallée en basque) accolé à des suffixes diminutifs.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti : au premier d'or à deux pals de gueules, au second de gueules à deux croisettes pattées de huit pointes l'une sur l'autre la première d'argent sur laquelle broche en cœur un besant du même, la seconde d'azur[5].
Commentaires : * Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Roger Castagné    
2001 en cours Jean Mouniq    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 239 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
321 396 237 213 433 450 460 510 520
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
525 423 510 420 422 441 375 365 317
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
300 287 287 285 317 310 296 256 258
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
215 201 160 260 336 260 246 241 239
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

  • Commune traditionnellement rurale et agricole, Aragnouet est tournée également vers le tourisme avec notamment la station de ski de Piau-Engaly.
  • La commune compte les usines électriques de Fabian (EDF, prenant les eaux des Nestes de la Géla, de Saux et de Badet) et d'Éget (SHEM, prenant les eaux du barrage de l'Oule, ainsi que de l'aval du barrage d'Orédon). Dans le bâtiment de l'usine SHEM d'Éget se situent également deux groupes de production gérés par EDF dans le cadre de la concession hydroélectrique de Fabian-les-Écharts. Les barrages de Cap de Long et d'Aubert sont également situés sur la commune d'Aragnouet, mais leurs eaux sont dérivées vers l'usine EDF de Pragnères.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire gascon-français (Landes) de l'abbé Vincent Foix ARAGNOUN sub. mas. Prunelle
  2. Dictionnaire gascon-français, dialecte du département du Gers par Justin Cénac-Moncaut, Justin Édouard Matthieu Cénac-Moncaut 1863 - ARAYGNOU, s. m., fruit du prunier sauvage ou de l'épine noire
  3. "Itinéraire descriptif et pittoresque des Hautes-Pyrénées françoises, Tome III[1], page 99."
  4. Comme on peut le voir sur la carte gravée en page 15 du Tome I[2] de l’Itinéraire descriptif et pittoresque des Hautes-Pyrénées françoises de Pierre de la Boulinière.
  5. Blason d'Aragnouet sur le site Passion Bigorre, consulté le 26 février 2013.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  8. « Centrale hydroélectrique », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 1er août 2010.
  9. « Eglise des Templiers, dite aussi Chapelle-du-Plan », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 31 juillet 2010.
  10. « Chapelle d'hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem Notre-Dame-de-l'Assomption dite chapelle des Templiers », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 31 juillet 2010.
  11. « Chapelle Saint-Pierre-aux-Liens », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 1er août 2010.
  12. « Chapelle Notre-Dame-de-Meyabat », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 1er août 2010.
  13. « Église paroissiale Saint-Pierre-aux-Liens », base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 1er août 2010.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]