Tournay

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Tournay
Tournay
Place d'Astarac (côté nord).
Blason de Tournay
Blason
Tournay
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Tarbes
Intercommunalité Communauté de communes des Coteaux du Val d'Arros
(siège)
Maire
Mandat
Nicolas Datas-Tapie
2020-2026
Code postal 65190
Code commune 65447
Démographie
Gentilé Tournayais, Tournayaises
Population
municipale
1 189 hab. (2018 en diminution de 12,44 % par rapport à 2013)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 11′ 06″ nord, 0° 14′ 47″ est
Altitude Min. 249 m
Max. 511 m
Superficie 14,32 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Tarbes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Vallée de l'Arros et des Baïses
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Tournay
Liens
Site web ville-tournay.fr

Tournay (prononcé /tuʀ.naj/ Écouter) est une commune française située dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Tournayais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune située dans l'Astarac entre Tarbes et Lannemezan, sur la route nationale 117 et l'Arros. Cet affluent de l'Adour est rejoint sur la commune par le ruisseau Arrêt.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Tournay et des proches communes.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau de l'Arrêt traverse la commune du sud au nord et forme une partie de la limite ouest avec la commune de Bordes.
La rivière de l'Arros (affluent droit de l'Adour) traverse la commune du sud au nord et forme une partie de la limite ouest avec les communes de Bordes et Peyraube.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est tempéré de type océanique, dû à l'influence proche de l'océan Atlantique situé à peu près 150 km plus à l'ouest. La proximité des Pyrénées fait que la commune profite d'un effet de foehn, il peut aussi y neiger en hiver, même si cela reste inhabituel.

Données climatiques à Tournay.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,6 1,3 2,7 5,2 8,3 11,6 14,1 13,9 11,7 8 3,6 1,3 6,9
Température moyenne (°C) 5,3 6,1 7,8 10 13,3 16,7 19,3 19 17,2 13,3 8,5 5,8 11,9
Température maximale moyenne (°C) 9,9 11 12,9 14,8 18,3 21,7 24,5 24 22,6 18,6 13,4 10,4 16,8
Ensoleillement (h) 108,8 118,8 155,6 157,2 181,3 191,5 215,5 196,4 194,5 164,4 124,4 104,4 1 912,8
Précipitations (mm) 112,8 97,5 100,2 105,7 113,6 80,7 57,3 70,3 71 85,2 93 112,1 1 099,4
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale d'Ossun de 1961-1990[2].


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Cette commune est desservie par la route départementale D 817 et par les routes départementales D 14 et D 46 et est traversée par l'autoroute A64.

Accès par la SNCF, gare de Tournay, sur la ligne Toulouse - Bayonne.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Tournay est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tarbes, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 153 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (46 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (51,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (44,8 %), zones agricoles hétérogènes (29,1 %), prairies (11,7 %), zones urbanisées (9,2 %), terres arables (5,2 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

65 HP 00 8931.jpg

Histoire[modifier | modifier le code]

Les tumulus d'Ozon et de Tournay témoignent de l'époque protohistorique.

Il n’y a pas de raison d’attribuer le nom de Tournay au peuple aquitain des Tornates (de localisation inconnue), puisqu’il s’agit du « nom transféré » de la ville belge de Tournai.

L'histoire de Tournay commence avec le château de Renso, Arrensou en bigourdan, fief d'une baronnie dont le souverain était Bohémond d'Astarac.

C'est le dimanche de l'Assomption de l'an 1307 que le paréage de la bastide de Tournay fut consenti entre Bohémond d'Astarac et le sénéchal de Toulouse, représentant du roi de France Philippe IV le Bel, qui avait besoin d'une ville fortifiée au voisinage du château de Mauvezin pour en contrer l’influence. Il lui donna le nom de la ville belge de Tournai en commémoration d’une de ses victoires et octroya à la population des privilèges fonciers. Il reste de cette époque le plan général de la ville caractérisé par ses rues en angle droit, significatif des «villes nouvelles», appelées aussi bastides du XIIIe siècle.

Tournay sera détruite à l'occasion des guerres de religion, et reconstruite à l'emplacement actuel.

En 1591, les minimes vinrent y dresser leurs tentes pour plus de deux cents ans. Ils y formèrent le couvent des Minimes ainsi que l'ordre mendiant à l'emplacement du château. Aujourd'hui, le site accueille un terrain de rugby, un camping, une piscine, un court de tennis et la salle des fêtes. Le cimetière a été créé en 1632 à la suite d'une épidémie de peste.

Après la Révolution de 1789, la ville devint chef-lieu d’un canton qui comportait alors 18 communes. Il en compte aujourd’hui 27.

L’abbaye Notre-Dame de Tournay, abbaye bénédictine s'est implantée en 1952 à l'intérieur d'une boucle de la rivière Arros, suivie en 1955 par l’abbaye des bénédictines à Ozon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie.
École maternelle.
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 1983 Albert Pierrot    
mars 1983 2014 Josette Fourcade   gestionnaire éducation nationale
mars 2014 2020 Camille Denagiscarde DVD  
mars 2020[9] En cours Nicolas Datas-Tapie Sans  

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Historique administratif[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Tournay appartient à la communauté de communes du canton de Tournay créée en et qui réunit 27 communes.

Services publics[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2018, la commune comptait 1 189 habitants[Note 3], en diminution de 12,44 % par rapport à 2013 (Hautes-Pyrénées : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8407627709451 2581 2271 3161 3951 400
1856 1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 4081 3401 3571 2971 3181 3241 1711 1391 180
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 1881 0891 0901 0701 0451 0171 0161 1321 136
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
1 0761 1611 0651 1091 1421 2371 2521 3361 209
2018 - - - - - - - -
1 189--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école maternelle a été l'école des filles.

L'école élémentaire s'est finalement installée dans un bâtiment d'architecture contemporaine mêlant murs de béton restés bruts, bois et surfaces vitrées. L'originalité décorative de certains plafonds est, en fait, un dispositif d'insonorisation.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices publics[modifier | modifier le code]

Siège du club de l'amitié de l'Arros, place Denagiscarde.

La mairie, puis à partir de 1910, l'actuel siège du club de l'amitié de l'Arros, place Denagiscarde, ont été, tour à tour, l'ancienne école des garçons.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Demeures anciennes[modifier | modifier le code]

Maison natale de Francis Jammes.

La maison Francis Jammes, sur la place d'Astarac, où vécut le poète.

Patrimoine botanique[modifier | modifier le code]

L’arboretum est issu d'une ancienne lande à fougères reboisé une première fois en 1938 puis en 1958 à la suite de l'incendie du boisement initial. Il héberge aujourd'hui 200 essences d'arbres et d'arbustes indigènes comme exotiques. Il est géré par l'office national des forêts (unité territoriale plaine et coteaux, de l'agence départementale des Hautes-Pyrénées) pour le compte de la communauté des communes du canton de Tournay. Une brochure facilitant la visite est disponible à l'office du tourisme de Tournay.
L'accès à cet arboretum est libre, des visites guidées par un botaniste peuvent être organisées sur demande.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Tournay

Son blasonnement est : De sinople à la tour d'argent maçonnée de sable et posée en bande.

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Climatologie mensuelle à Tarbes », sur le site de l'association InfoClimat (consulté le 25 septembre 2016).
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Tarbes », sur insee.fr (consulté le 3 avril 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 15 avril 2021)
  9. Christophe Ruiz, « Tournay : Nicolas Datas-Tapie a pris ses fonctions de maire », sur lasemainedespyrenees.fr, (consulté le 27 mai 2020).
  10. « Liste des juridictions compétentes pour Tournay », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 17 décembre 2015)
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 15 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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