Tournay

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Tournay
Place d'Astarac (côté nord).
Place d'Astarac (côté nord).
Blason de Tournay
Blason
Tournay
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Tarbes
Canton La Vallée de l'Arros et des Baïses
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Tournay
Maire
Mandat
Camille Denagiscarde
2014-2020
Code postal 65190
Code commune 65447
Démographie
Gentilé Tournayais, Tournayaises
Population
municipale
1 377 hab. (2014)
Densité 96 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 11′ 06″ nord, 0° 14′ 47″ est
Altitude Min. 249 m – Max. 511 m
Superficie 14,32 km2
Localisation

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Tournay

Tournay (prononcer « Tournaï ») est une commune française située dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans l'Astarac entre Tarbes et Lannemezan, sur la route nationale 117 et l'Arros. Cet affluent de l'Adour est rejoint sur la commune par le ruisseau Arrêt.

Accès par la SNCF, gare de Tournay, sur la ligne Toulouse - Bayonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Tournay et des proches communes.
Communes limitrophes de Tournay
Bordes, Peyraube, Moulédous,
Bernadets-Dessus
Oueilloux Tournay Burg
Oléac-Dessus, Poumarous, Ozon

Histoire[modifier | modifier le code]

Les tumulus d'Ozon et de Tournay témoignent de l'époque protohistorique.

Il n’y a pas de raison d’attribuer le nom de Tournay au peuple aquitain des Tornates (de localisation inconnue), puisqu’il s’agit du « nom transféré » de la ville belge de Tournai.

L'histoire de Tournay commence avec le château de Renso, Arrensou en bigourdan, fief d'une baronnie dont le souverain était Bohémond d'Astarac.

C'est le dimanche de l'Assomption de l'an 1307 que le paréage de la bastide de Tournay fut consenti entre Bohémond d'Astarac et le sénéchal de Toulouse, représentant du roi de France Philippe IV le Bel, qui avait besoin d'une ville fortifiée au voisinage du château de Mauvezin pour en contrer l’influence. Il lui donna le nom de la ville belge de Tournai en commémoration d’une de ses victoires et octroya à la population des privilèges fonciers. Il reste de cette époque le plan général de la ville caractérisé par ses rues en angle droit, significatif des «villes nouvelles», appelées aussi bastides du XIIIe siècle.

Tournay sera détruite à l'occasion des guerres de religion, et reconstruite à l'emplacement actuel.

En 1591, les minimes vinrent y dresser leurs tentes pour plus de deux cents ans. Ils y formèrent le couvent des Minimes ainsi que l'ordre mendiant à l'emplacement du château. Aujourd'hui, le site accueille un terrain de rugby, un camping, une piscine, un court de tennis et la salle des fêtes. Le cimetière a été créé en 1632 à la suite d'une épidémie de peste.

Après la Révolution de 1789, la ville devint chef-lieu d’un canton qui comportait alors 18 communes. Il en compte aujourd’hui 27.

L’abbaye Notre-Dame de Tournay, abbaye bénédictine s'est implantée en 1952 à l'intérieur d'une boucle de la rivière Arros, suivie en 1955 par l’abbaye des bénédictines à Ozon.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Tournay

Son blasonnement est : De sinople à la tour d'argent maçonnée de sable et posée en bande.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Tournay.
Mairie.
École maternelle.
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1983 Albert Pierrot    
1983 2014 Josette Fourcade    
2014 en cours Camille Denagiscarde DVD  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Tournay appartient à la communauté de communes du canton de Tournay créée en décembre 1996 et qui réunit 27 communes.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 377 habitants, en augmentation de 6,41 % par rapport à 2009 (Hautes-Pyrénées : -0,31 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
840 762 770 945 1 258 1 227 1 316 1 395 1 400
1856 1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 408 1 340 1 357 1 297 1 318 1 324 1 171 1 139 1 180
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 188 1 089 1 090 1 070 1 045 1 017 1 016 1 132 1 136
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014 -
1 076 1 161 1 065 1 109 1 142 1 252 1 323 1 377 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église.

Édifices publics[modifier | modifier le code]

Siège du club de l'amitié de l'Arros, place Denagiscarde.

La mairie, puis à partir de 1910, l'actuel siège du club de l'amitié de l'Arros, place Denagiscarde, ont été, tour à tour, l'ancienne école des garçons.

L'école maternelle a été l'école des filles.

L'école élémentaire s'est finalement installée dans un bâtiment d'architecture contemporaine mêlant murs de béton restés bruts, bois et surfaces vitrées. L'originalité décorative de certains plafonds est, en fait, un dispositif d'insonorisation.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Étienne de Tournay.

Demeures anciennes[modifier | modifier le code]

Maison natale de Francis Jammes.

La maison Francis Jammes, sur la place d'Astarac, où vécut le poète.

Patrimoine botanique[modifier | modifier le code]

L’arboretum est issu d'une ancienne lande à fougères reboisé une première fois en 1938 puis en 1958 à la suite de l'incendie du boisement initial. Il héberge aujourd'hui 200 essences d'arbres et d'arbustes indigènes comme exotiques. Il est géré par l'office national des forêts (unité territoriale plaine et coteaux, de l'agence départementale des Hautes-Pyrénées) pour le compte de la communauté des communes du canton de Tournay. Une brochure facilitant la visite est disponible à l'office du tourisme de Tournay.
L'accès à cet arboretum est libre, des visites guidées par un botaniste peuvent être organisées sur demande.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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