Château Borély

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Château Borély
Image illustrative de l’article Château Borély
Château Borély
Type Bastide
Architecte Charles-Louis Clérisseau
Esprit-Joseph Brun
Début construction 1767
Fin construction 1778
Propriétaire initial Louis Borély
Protection Logo monument historique Classé MH (1936)[1].
Coordonnées 43° 15′ 27″ nord, 5° 22′ 55″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département
Blason département fr Bouches-du-Rhône.svg
Bouches-du-Rhône (13)
Commune Blason ville fr Marseille (Bouches-du-Rhône).svg Marseille (8e)

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Château Borély

Le château Borély est un château situé dans le quartier de Bonneveine, dans le 8e arrondissement, à Marseille.

Historique[modifier | modifier le code]

Construction[modifier | modifier le code]

Joseph Borély achète le à Alzéar d'Antoine une propriété de terres, vignes, prés, jardin, arbres et bâtiment au quartier de Bonneveine. Cette même année 1684, son frère François Borély est nommé 1er échevin de Marseille, signe de sa réussite dans le grand négoce[2]. Nicolas et Louis Borély, les deux fils de Joseph, résident longtemps à Alexandrie où ils dirigent un comptoir qui importe à Marseille du blé, du riz, de la soie et surtout de l'huile destinée à la fabrication du savon[3], bien avant que la cité phocéenne ne se spécialise dans le savon fabriqué à partir de la culture de l'arachide en Afrique noire.

Le fils aîné, Nicolas Borély, est nommé en 1747 1er échevin de Marseille puis est anobli en 1753 par Louis XV ; il se fait construire un magnifique hôtel particulier à l'angle de la rue Vacon et de la rue Saint-Ferréol qui sera détruit en 1848. Son frère cadet, Louis Borély, de retour à Marseille en 1755 poursuit la constitution du domaine familial de Bonneveine par des acquisitions successives de terrains : « La Tirane », « La Michèle », « La Dumone » et surtout en 1764 « La Valbelle ». Sur ces terrains il décide de faire construire un château et demande un plan au célèbre architecte Charles-Louis Clérisseau ; cet homme de l'art remet un dessin d'un projet de façade le [4]. Il est probable que Louis Borély trouve ce projet trop compliqué et demande à Marie-Joseph Peyre, directeur des bâtiments du roi, de le simplifier[5]. Les modifications apportées par ce nouvel intervenant ne sont pas connues avec exactitude car il n'existe aucun plan de celles-ci. Il est par ailleurs probable que d'autres architectes (Aulagnier, Torcat) ont apporté une contribution sans savoir de quelle importance[6].

Les propriétaires successifs[modifier | modifier le code]

Louis Joseph Denis Borély décède le et, n'ayant pas d'enfant, laisse tous ses biens à son frère cadet Honoré Borély, membre honoraire de l'Académie de peinture et de sculpture de Marseille. Ce dernier continue d'entretenir le château et accroit notamment la bibliothèque[7]. Pendant la Révolution il s'éloigne du château mais le récupère par la suite pratiquement intact. À sa mort survenue le , le château devient la propriété de sa fille unique Louise Jeanne Marie qui avait épousé le Pierre Léandre de Mark de Tripoly, comte de Panisse-Passis[8]. Celui-ci conserve avec soin le château et les collections qu'il renfermait. À sa mort cette somptueuse demeure est transmise à son fils, le marquis Gaston de Panisse qui, ayant également hérité d'un magnifique domaine sur la commune de Lamanon, décide de vendre le château Borély.

Le musée archéologique[modifier | modifier le code]

En réalité il s'agit d'une bastide à la campagne, qui était habitée surtout aux beaux jours. Ce château a été construit au XVIIIe siècle à la demande de Louis Borély (1692-1768), un riche négociant de Marseille.

Il est implanté dans l'actuel parc Borély. Il fut cédé à la ville dès le XIXe siècle et a hébergé le musée d'archéologie pendant plusieurs années (et jusqu'en 1989). Une tèse[9], ou chasse des dames existe toujours dans le parc.

Vaste bâtiment sur 3 niveaux, il est flanqué de deux pavillons, d'une vaste cour et un portail sur l'arrière. Le bâtiment principal regorge en son sein plusieurs pièces richement décorées, et notamment au premier étage, d'une très belle chapelle ovoïde.

Le château Borély, classé aux monuments historiques en 1936[1] et qui a subi une profonde restauration entre 2009 et 2013, est de nouveau ouvert au public depuis le 15 juin 2013. Il sert d'écrin au musée des Arts décoratifs, de la Faïence et de la Mode.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Notice no PA00081332, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Roger Duchêne et Christian Ramade, Le château Borély : Marseille flamboyante, Marseille, Autres Temps, , 62 p. (ISBN 2-84521-029-9), p. 11
  3. Roger Duchêne et Christian Ramade, Le château Borély : Marseille flamboyante, Marseille, Autres Temps, , 62 p. (ISBN 2-84521-029-9), p. 12.
  4. Francine Valette, Le château Borély : Étude historique, synthèse documentaire, , 151 p., p. 16
  5. Roger Duchêne et Christian Ramade, Le château Borély : Marseille flamboyante, Marseille, Autres Temps, , 62 p. (ISBN 2-84521-029-9), p. 13
  6. Francine Valette, Le château Borély : Étude historique, synthèse documentaire, , 151 p., p. 17
  7. Émile Perrier, Les bibliophiles et les collectionneurs provençaux, Marseille, Barthelet & Cie imprimeurs, , 561 p., p. 81
  8. Émile Perrier, Les bibliophiles et les collectionneurs provençaux, Marseille, Barthelet & Cie imprimeurs, , 561 p., p. 82
  9. La tèse est un espace planté de rangées de buissons et pourvu de filets qui permettait autrefois de chasser les petits oiseaux, ainsi pris au piège ; ce loisir était souvent pratiqué par les dames dans les grandes propriétés, voir Jardins de France, avril 2003, page 36. Voir également Gilles Mihière, Les Bastides marseillaises, éditions Jeanne Laffitte, pages 95 et 96.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émile Perrier, Les bibliophiles et les collectionneurs provençaux, Marseille, Barthelet & Cie imprimeurs, , 561 p.
  • Adrien Blés, Dictionnaire historique des rues de Marseille, Éd. Jeanne Laffitte, Marseille, 1989, p. 61, (ISBN 2-86276-195-8).
  • Roger Duchêne et Christian Ramade, Le château Borély : Marseille flamboyante, Marseille, Autres Temps, , 62 p. (ISBN 2-84521-029-9).
  • Simone Bourlard-Collin, Nicole Martin-Vignes et Christine Daffis-Felicelli, Les Borély : Une famille...Une demeure..., Marseille, Catalogue de l'exposition au musée Borély de décembre 1980 à avril 1981, Imprimerie municipale de Marseille, , 53 p.
  • Francine Valette, Le château Borély : Étude historique, synthèse documentaire, , 151 p.
  • Librairie Hachette et société d'études et de publications économiques, Merveilles des châteaux de Provence, Paris, Collection Réalités Hachette, , 324 p.
    Préface du Duc de Castries vice-président de l'Association des Vieilles maisons françaises : Basse Provence : Marseille, Château Borély, Les pompes et les fastes d'un prince du négoce..., pages 76 à 83

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]