Jarret (rivière)

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Le Jarret
Le Jarret passe en souterrain sous le Parc du XXVIe centenaire à Marseille
Le Jarret passe en souterrain sous le Parc du XXVIe centenaire à Marseille
Caractéristiques
Longueur 16,4 km [1]
Bassin 102 km2 [réf. nécessaire]
Bassin collecteur entre massif de l'Étoile et Garlaban
Débit moyen ?
Régime régime pluvial
Cours
· Localisation Allauch
Embouchure l'Huveaune
· Localisation Marseille
Géographie
Pays traversés Drapeau de la France France
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Marseille
Régions traversées Provence-Alpes-Côte d'Azur
Principales localités Allauch, Marseille

Sources : SANDRE:« Y44-0400 »

Le Jarret est une rivière qui coule dans le département français des Bouches-du-Rhône. Il prend sa source à l'extrémité est du massif de l'Étoile, au nord de la commune d'Allauch, et se jette dans l'Huveaune dans le quartier de Sainte-Marguerite à Marseille.

Géographie[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

La localisation de la source du Jarret pose un problème. Le SANDRE, organisme officiel d'information sur l'eau en France, localise cette source sur le flanc ouest du Collet Redon, à une altitude de 340 mètres environ. Mais sur sa propre carte le nom de Jarret figure sur un tracé provenant du nord et qui conflue avec celui attribué au Jarret. De même l'IGN nomme Jarret le ruisseau qui descend le long de la route départementale, en provenance des pentes situées au sud-est du Mont Julien, à 420 mètres d'altitude environ. Si cette position de la source est retenue, le parcours du Jarret compte 2 kilomètres de plus que la longueur calculée par le Sandre (16,4 km).

Parcours[modifier | modifier le code]

Le vallon du Jarret vu de l'ancien château de Ners

Peu après sa source, le Jarret prend la direction du sud-ouest. Coincé entre les flancs sud de l'Étoile (Collet Ratier et les collines adossées au nord du Garlaban, le Jarret a creusé un vallon sauvage, étroit et sinueux, qui n'est parcouru que par la route de Marseille à Trets, et ne comporte pratiquement aucune habitation sur près de 10 kilomètres, jusqu'aux premières maisons d'Allauch, à la Fève. L'ancien château de Ners, aujourd'hui en ruines, gardait cette entrée du terroir marseillais.

Le Jarret traverse ensuite les quartiers nord d'Allauch (la Fève, la Bourdonnière, le Logis-neuf), Plan-de-Cuques, et entre à Marseille à la Croix-Rouge. Il prend alors la direction du sud. Jusqu'aux Chartreux, il reste entouré de collines, et son passage y est parfois difficile : le quartier de Malpassé —littéralement « mauvais passage »— doit son nom à un resserrement entre la colline de Saint-Just et le plateau de l'est marseillais (Montolivet - Beaumont).

Embouchure[modifier | modifier le code]

Sur la fiche du Sandre, aucune mention d'embouchure ne figure. Sur la carte associée, le cours du Jarret est brusquement interrompu dans le quartier des Chartreux, en un point dont les coordonnées sont données sous la rubrique "dernier point de confluence". Il est pourtant de notoriété publique, et logique, que le Jarret continue son cours au-delà de ce point, mais en étant couvert, notamment sous l'ensemble de voies majeures de circulation constituant la « Rocade du Jarret », puis, après un court passage à l'air libre, passe sous le Parc du XXVIe centenaire (cf. photo en haut de page), avant de se jeter dans l'Huveaune à l'entrée du quartier de Sainte-Marguerite.

La longueur de ce tronçon ignoré par le Sandre est d'un peu plus de 5 kilomètres.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Régime[modifier | modifier le code]

Le Jarret dans son cours supérieur, à sec en fin d'été

Le Jarret a un régime hydrologique de type pluvial typiquement méditerranéen : très basses eaux en été, crues liées aux pluies le reste de l'année. Du fait de sa source en terrain calcaire, il est le plus souvent à sec dans son cours supérieur, et ce jusqu'à son arrivée en zone habitée. Par contre il peut devenir torrentiel lors de pluies orageuses ou prolongées. Dévalant du massif de l'Étoile, les eaux de ce torrent peuvent être tumultueuses, et ses crues récurrentes endommagent périodiquement ses rives. Des travaux d'endiguement ont été effectués au début des années 2000, notamment dans le quartier de Malpassé. De plus des espaces souterrains de stockage des eaux de crue ont été aménagés en 2017 en bordure de son cours inférieur.

Données hydrologiques[modifier | modifier le code]

Aucune station hydrologique n'est établie sur le cours du Jarret. Aucune donnée officielle n'est disponible sur les débits de la rivière.

Affluents[modifier | modifier le code]

Le Sandre ne répertorie aucun affluent du Jarret. Cependant celui-ci reçoit les eaux de ruissellement de nombreux vallons, notamment en rive droite, du côté de la chaîne de l'Étoile (vallon de la Vache, vallon des Ouides, des Médecins, de la Grave).

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'origine, le Jarret obliquait vers l'ouest à la hauteur de l'actuelle église des Chartreux, et allait se jeter dans le Vieux Port. À la fin du Xe siècle[2], ou peut-être au début du XIVe [3], il est dévié vers le sud et prend son cours actuel jusqu'à rejoindre l'Huveaune.

Un carrefour sur la rocade du Jarret

En 1954, le ruisseau s'étant peu à peu transformé en égout à ciel ouvert, Gaston Defferre, maire de Marseille, fait couvrir le lit du Jarret depuis Saint-Just jusqu'à la Timone. Sur son emplacement est construite une rocade urbaine à deux fois trois voies (boulevards Jean-Moulin, Sakakini, Françoise-Duparc, Maréchal-Juin). Cette « rocade du Jarret » a été ensuite prolongée au sud jusqu'au confluent avec l'Huveaune (boulevards Jean-Moulin, Rabatau, Schloesing), puis vers le nord-est jusqu'à la Rose en même temps que la construction de la ligne 1 du métro de Marseille (avenue Jean-Paul-Sartre).

Pour les marseillais d'aujourd'hui, « le Jarret » n'est plus une rivière, mais un des principaux axes de circulation de la ville.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Jarret (Y4421020) » (consulté le 24 mars 2017)
  2. André Boulaya d'Arnaud, Évocation du Vieux Marseille, Éditions de Minuit, 1959, p.222
  3. P. Guiral et P. Amargier, Histoire de Marseille, Éditions Mazarine, 1983, p.101.

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