Marc Simoncini

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Marc Simoncini
Naissance (55 ans)
Marseille
Nationalité Flag of France.svg Française
Profession
Formation

Marc Simoncini (né en 1963 à Marseille) est un chef d'entreprise français fondateur d'un des premiers sites de communauté francophone iFrance en 1996, du site web de rencontre par internet Meetic en 2001, du fonds d'investissement Jaïna en 2009 ainsi que du site d'optique à bas prix Sensee en 2011. Il est également auteur des livres « Grandeurs et misères des stars du Net » et « Une vie choisie ».

Il a été membre du Conseil national du numérique du  au 

Biographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Peu doué pour les études (alors que son père est ingénieur France Télécom, son frère aîné ingénieur Arts et Métiers et que sa sœur a fait un MBA de finance à Washington), Marc Simoncini redouble sa quatrième et sa première[1] avant d'obtenir au repêchage un baccalauréat D. Il trouve sa voie dans l'informatique en poursuivant des études à l'École Supérieure d'Informatique de Montreuil (devenue SUPINFO), d'où il sort diplômé en 1984[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1985, il fonde sa première entreprise (CTB[3], à Dijon, spécialisée dans la fourniture de services Minitel)[4].

En 1989, après la liquidation judiciaire de CTB pour défaut de paiement d'un de ses gros clients[5], il crée la société SSII Opsion Innovation spécialisée en développement de solutions interactives sous UNIX. C'est à cette époque qu'il rencontre Xavier Niel, fondateur d'Iliad et client d'Opsion Innovation[6].

Lors de l'émergence d'internet, il développe en 1998 iFrance au sein d'Opsion et en fait l'un des premiers sites de communauté français à succès (devenant le deuxième hébergeur de sites, derrière Multimania[7]), implanté dans les pays francophones (France, Suisse, Québec, Belgique) et proposant l'hébergement de pages personnelles avec un annuaire des sites, un email gratuit puis un agenda. Durant l'été 1999, le fonds de capital-risque Viventures prend une participation dans iFrance pour 3 millions d'euros ; il accroit sa participation en décembre 1999.

L'introduction en Bourse réussie de Multimania le 9 mars 2000 focalise l'intérêt des investisseurs sur les sites communautaires. Marc Simoncini reçoit des propositions de rachat de la part de Liberty Surf (propriété de Bernard Arnault à l'époque) et de Vivendi, ainsi qu'une offre partielle de TF1. En mai 2000, Marc Simoncini revend iFrance à Vivendi pour 182 millions d'euros en titres et en cash[8]. Intégré à VivendiNet, iFrance est bridé dans son développement et Marc quitte rapidement Vivendi.

Il intervient ensuite comme conseil et business angel dans diverses startups dont 1000mercis (qui sera introduite en bourse quelques années plus tard).

En novembre 2001, il crée Meetic, site web de rencontre[9] dont il fait rapidement une référence. Le site est leader en Europe dans sa catégorie avec 28 millions de profils enregistrés depuis sa création et 28,4 % des parts de marché[10]. Meetic s'étend dans toute l'Europe, en Chine et au Brésil puis vers le monde entier et est introduit en bourse le 13 octobre 2005 pour une valeur de plus de 500 millions d'euros ; avec 20 % des parts, en reste l'actionnaire de référence[4].

Le 19 février 2009, Meetic rachète les activités européennes de Match.com son principal concurrent, détenu par InterActiveCorp (IAC), le groupe de Barry Diller, un ancien de Vivendi Universal. En septembre 2010, Marc Simoncini annonce qu'il souhaite vendre Meetic ; il y renonce finalement en décembre, constatant qu'aucune offre satisfaisante ne lui est parvenue.

Parallèlement, Marc Simoncini développe son activité d'investisseur. Il est actionnaire du site de Poker en ligne Winamax[4] depuis 2009 au moins (une controverse existe sur la date exacte[11]).

Fin 2009, il structure sa démarche d'entrée au capital de start-ups en créant Jaïna Capital, un fonds d'investissement qui privilégie les modèles économiques novateurs[4]. Il détient des participations dans Ifeelgoods, Made.com, OLX, Plyce, Winamax, Zilok et Ouicar. En qualité de business angel, Marc Simoncini compte investir dans des jeunes entreprises de l'univers high-tech[12]. Le fonds d'investissement a depuis fermé[13].

En juin 2011, il investit 7,5M€ dans le site lentillesmoinscheres.com et annonce vouloir créer un groupe d'optique online : Sensee[14] qui vendra des lentilles, des lunettes de soleil et des lunettes correctrices. L'ambition annoncée de Sensee est de diviser par deux le prix de l'optique en France. Le site est lancé mi-novembre 2011[15].

En août 2011, il cède à l'américain Match.com 70 % de sa participation dans le site Meetic et reste membre du conseil d'administration de la société.

En septembre 2011, il ouvre avec Jacques-Antoine Granjon (Vente-privee.com) et Xavier Niel (FREE) l'École Européenne des Métiers de l'Internet (EEMI). Installée à Paris, la première promotion compte 140 élèves.

En juin 2012, il investit 1,5 million d'euros dans Aztec, une société industrielle produisant des dameuses à neige, via son fonds d'investissement Jaina Capital.

En novembre 2012, il investit 3 millions d'euros dans Devialet, une société française spécialisée en hi-fi. Investissement que feront également ses amis Xavier Niel (fondateur de Free), Jacques-Antoine Granjon (vente-privee.com) et Bernard Arnault (PDG du groupe LVMH)[16].

Le 3 décembre 2013, il organise avec Xavier Niel et Jacques-Antoine Granjon le concours #101projets[17]: 300 jeunes de moins de 25 ans présentent leurs projets en moins de 60 secondes chacun. 101 projets seront retenus et obtiendront une dotation de 25 000 euros chacun (soit une enveloppe globale de plus de 2,5 millions d'euros).

En 2012, il participe avec Xavier Niel et Jacques Antoine Granjon à la création par Richard Caillat de Arts Live, une société de Production de Spectacles.

En 2015, il crée Reborn Production et co-produit les films "Arnaud fait son 2ème film" d'Arnaud Viard, "Neruda" de Pablo Larrain avec Gael García Bernal et Georges et Mavie d'Elise Girard avec Lolita Chaman.

Il soutient Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle française de 2017. Il considère qu'il s'agit du candidat "le plus à même de moderniser le pays"[18].

Le 7 mars 2018, Marc Simoncini publie un livre autobiographique intitulé "Une Vie Choisie"[19],[20].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Père de deux enfants, il est marié à la co-fondatrice de la boutique de design Serendipity[21].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Une vie choisie, op. cit., p. 11
  2. Biographie sur zonebourse : http://www.zonebourse.com/barons-bourse/Marc-Simoncini-63/biographie/.
  3. CTB, pour Communication Télématique Bourgogne.
  4. a b c et d Gabriel Milési, Les dynasties du pouvoir de l'argent, Michel de Maule, , p. 137.
  5. Une vie choisie, op. cit., p. 17
  6. Interview de Marc Simoncini, dans "Les sagas du pouvoir" d'Hedwige Chevrillon sur BFM Radio, 18 août 2010
  7. « Marc Simoncini : ' Si je devais vendre Meetic, je gagnerais plus d'argent qu'avec iFrance ’ », sur 01net.com, .
  8. Coup de chance ou géniale intuition, il a réussi à vendre en 2000 son site iFrance au groupe Vivendi pour 180 millions d'euros
  9. « Marc Simoncini, (très) riche malgré lui », sur Le Monde.fr (consulté le 24 avril 2018)
  10. chiffre Nielsen/NetRatings en mai 2006)
  11. Poker : Patrick Bruel et Marc Simoncini font leur coming out, Le Journal du Net, 14 mai 2009.[1]
  12. Challenges (janvier 2010) Marc Simoncini : « Je veux investir 100 millions dans des start-up françaises »
  13. Marc Simoncini, interviewé par Marie-Pierre Gröndahl, « Marc Simoncini, l'homme pressé », Paris Match, semaine du 1er au 7 mars 2018, pages 42-45.
  14. « Sensee »
  15. La guerre des Lunettes sur le web est déclarée, Les Échos no 21058 du 15 novembre 2011 page 12
  16. FrenchWeb (juin 2012)
  17. « 101projects.fr » [archive du ]
  18. « Présidentielle 2017 : 32 personnalités s'engagent pour le second tour », leparisien.fr,‎ 2017-04-28cest09:44:40+02:00 (lire en ligne)
  19. « "Oh un con": Le fondateur de Meetic raconte sa rencontre avec Michel Sapin », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  20. « INTERVIEW. Marc Simoncini, fondateur de Meetic: "Il fallait que je raconte aux jeunes la vraie histoire" », Nice-Matin,‎ (lire en ligne)
  21. « Marc Simoncini », sur lesechos.fr, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Caroline Michel, « Marc Simoncini », dans Capital, no 209, février 2009, p. 28-29

Liens externes[modifier | modifier le code]