Léon Gozlan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Léon Gozlan
Image dans Infobox.
Portrait photographique de Gozlan par Nadar.
Fonction
Président de la Société des gens de lettres
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Formation
Activités
Rédacteur à
Autres informations
Membre de
Distinction
signature de Léon Gozlan
Signature de Gozlan.
Tombe de Leon Gozlan (division 21).JPG
Sépulture de Gozlan au Père-Lachaise.

Léon Gozlan, né à Marseille le et mort à Paris le , est un écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Léon Gozlan est le fils d’un riche négociant, Jacob Gozlan, juif sépharade né à Alger, qui participa à la constitution à Marseille de la première colonie juive organisée en 1783. Son père ayant fait faillite du fait des guerres maritimes, Léon Gozlan abandonne ses études au lycée de Marseille[n 1],[1], pour se lancer dans l’aventure maritime. Il voyage en Afrique et au Sénégal. Ses souvenirs de voyages sont rapportés dans la nouvelle Pour avoir voulu imiter Robinson. Il devient chroniqueur à Paris, au journal Vert-Vert, par l'intermédiaire de son ami et compatriote l’avocat Méry.

Léon Gozlan est surtout resté célèbre pour son livre-souvenir sur Balzac, Balzac en pantoufles (). Régis Messac présente Gozlan comme

« celui qui fut le secrétaire de Balzac. Sans avoir, dit-il, autant d'originalité que son maître, ce fut un écrivain assez considérable. Il avait des dons naturels et beaucoup de métier. S'il a laissé certaines pages boursoufflées, il en a laissé d'autres, alertes et gouailleuses, qui mériteraient d'être relues. Polydore Marasquin appartient à cette seconde catégorie[2]. »

Son esprit vif et léger, ses chroniques, le font apprécier de ses confrères. Il succède à Balzac à la présidence de la Société des gens de lettres et il préside aussi la Société des auteurs et compositeurs dramatiques[n 2]. Il s’essaie également au théâtre avec des drames et des comédies, dont la Pluie et le beau temps, créé au Théâtre Français (), et Tempête dans un verre d’eau (). On lui doit encore une excellente série monographique intitulée Châteaux de France, parue en deux volumes sous le titre Tourelles en [3].

Gozlan est enterré au cimetière de Montmartre.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Citation[modifier | modifier le code]

Jules Barbey d'Aurevilly écrit, en 1863[4] : « Léon Gozlan, un esprit chaud, coloré, condensé, aiguisé, vivant et vibrant, plein d’invention, un maître qui fait d’abord le diamant et qui après le taille, et quand il n’a pas de diamant, qui prend un bouchon de liége et en fait sortir le feu du diamant par une incroyable magie !... Mais savent-ils même à l’Académie qu’il existe un Léon Gozlan ?... »

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Les Émotions de Polydore Marasquin, Paris, H. Laurens, , 160 p., 4 f. de pl. en coul. : ill. ; in-16 (BNF 32186466, lire en ligne sur Gallica).
  • Les Émotions de Polydore Marasquin, Paris, F. Rouff, [s. d.], 32 p., couv. ill. en coul. ; gr. in-8° (BNF 32186465, lire en ligne sur Gallica).
  • Plus joyeuses aventures d'Aristide Froissard, Paris, F. Rouff, , 48 p. (BNF 32186479, lire en ligne sur Gallica).
  • avec Sébastien Blaze, Mémoires d'un apothicaire sur la Guerre d'Espagne, pendant les années 1808 à 1814, Paris, Ladvocat, , 447, 400, 2 vol. ; 22 cm (BNF 30530610, lire en ligne sur Gallica).
  • Les Intimes : roman (avec Raymond Brucker, publié sous la signature « Michel Raymond »), Eugène Renduel, 3 vol.
Pour faciliter le succès de Les Intimes, Michel Brucker le publia avec la signature de Michel Raymond. Ce nom était connu : Michel Brucker avait publié un autre livre avec Michel Masson : Le Maçon, mœurs populaires, roman en 4 volumes, Paris, Ambroise Dupont et Cie, 1828. Sous le nom Michel Masson, pseudonyme formé de la réunion des prénoms des deux auteurs. Cette livre n'obtint que des éloges de toute la presse.
Après la publication de Les Intimes, Michel Masson ne réclama pas, mais il rompit toute collaboration avec Brucker, qui ne se gêna point pour continuer pendant longtemps à lui emprunter la moitié de son nom, et, voulant profiter lui-même du bénéfice du pseudonyme, il s'en servit pour les deux premiers volumes de ses Contes de l'atelier ou Daniel le Lapidaire. (1832 à 1833 (4 vol. in-8°). Puis, voyant le succès assuré, il le substitue de Masson. Le succès fut très-grand. Les sujets ont presque tous été au théâtre[5].
  • Le Notaire de Chantilly, t. 2, Paris, Dumont, , 2 vol. in-8° (BNF 30530611, lire en ligne sur Gallica).
  • Le Médecin du Pecq (Nouvelle édition), Paris, .
  • Le Médecin du Pecq, Paris, Michel Lévy frères, , 349 p., 1 vol. in-18 (BNF 32186476, lire en ligne sur Gallica).
  • Les Tourelles : Histoire des châteaux de France, Paris, Dumont, , 358, 348, 2 vol. ; in-8° (BNF 32186484, lire en ligne sur Gallica), tome 2 sur Gallica, (BNF 32186484).
  • La main droite et la main gauche : drame en cinq actes, Paris, .
  • Aristide Froissard, Paris, .
  • Aristide Froissard, Paris, Librairie illustrée, , 410 p., in-8° (BNF 35962799, lire en ligne sur Gallica).
  • Les Nuits du Père-Lachaise, Paris, A. Lemerle, , 3 vol. in-8° (BNF 30530616, lire en ligne sur Gallica), tome 3 sur Gallica, (BNF 30530616).
  • Les Nuits du Père-Lachaise (Nouvelle édition), Paris, Calmann-Lévy, , 360 p., 1 vol. ; in-16 (lire en ligne sur Gallica).
  • Le Lion empaillé, Paris, .
  • Une tempête dans un verre d’eau (représentée pour la première fois, a Paris, sur le Théâtre historique, le .), Paris,
  • La Queue du chien d'Alcibiade, comédie en 2 actes (représentée pour la première fois dans le Théâtre-Français, Paris, le ), Paris, Michel-Lévy fr., , 48 p., in-12 (BNF 38666160, lire en ligne sur Gallica).
  • Les Paniers de la comtesse, Paris, .
  • Louise de Nanteuil : pièce en cinq actes (représentée pour la première fois dans le Théâtre du Vaudeville, Paris, le ), Paris, Michel-Lévy frères, , 22 p., fig.; 31 cm)(1860 (BNF 30530598, lire en ligne sur Gallica).
  • Georges III, .
  • Le Gâteau des reines, comédie en 5 actes, en prose, Paris, Michel-Lévy frères, , 112 p., in-18 (BNF 30530577, lire en ligne sur Gallica), représentée pour la première fois dans le théâtre, .
  • Balzac en pantoufles, Paris, Librairie illustrée, , IV-388 p., in-18 (BNF 30530525, lire en ligne sur Gallica).
  • La Folle du logis, Paris, .
  • La Folle du logis, Paris, Librairie nouvelle, , 317 p., in-18 (BNF 30530571, lire en ligne sur Gallica).
  • Un fou couronné, Paris, A. de Vresse, , 295, 302, 311, 3 vol. in-8° (BNF 30530638, lire en ligne sur Gallica), vol 2 sur Gallica vol 3 sur Gallica.
  • Les Émotions de Polydore Marasquin, (2e édition) suivi de la Ville des gens de bien, Paris, Michel-Lévy frères, , 291 p., in-18 (BNF 30530555, lire en ligne sur Gallica).
  • Les Émotions de Polydore Marasquin, ou Trois mois dans le royaume des singes, Paris, Librairie internationale, , 3e éd., 301 p., in-18 (BNF 30530556, lire en ligne sur Gallica).
  • Les Émotions de Polydore Marasquin, Paris, Librairie illustrée, , 3e/4e éd., 322 p., ill., couv. ill. ; in-16) ill. Fraipont et Mas (BNF 30530557, lire en ligne sur Gallica).
  • La Comédie et les Comédiens, t. 3, Paris, Michel Lévy, , IV+345, 17 × 11 cm.
  • La Pluie et le beau temps : comédie en 1 acte, en prose (Nouvelle édition), Paris, Calmann Lévy, , 28 p., in-12.
  • Balzac chez lui, Paris, Michel Lévy frères,  Télécharger cette édition au format ePub (Wikisource) ─ L’édition originale a paru en 1862.
  • Balzac intime : Balzac en pantoufles : Balzac chez lui (Nouvelle édition), Paris, , iv-388, in-18 (BNF 30530525, lire en ligne sur Gallica).
  • Le Vampire du Val-de Grâce, Paris, .
  • Le Faubourg mystérieux, Le Vampire du Val de Grâce, Paris, Édouard Dentu, , 335 p., in-18 (BNF 30530576, lire en ligne sur Gallica).
  • Le Capitaine Maubert, Paris, C. Vanier, , 174 p., 1 vol. ; in-18 (BNF 30530527, lire en ligne sur Gallica).
  • Le Dragon rouge, Paris, Bureaux du "Siècle", , 265-345 p., 1 vol. ; in-4° (lire en ligne sur Gallica).
  • Les Martyrs inconnus, Paris, E. Plon, 18??, 246 p., 1 vol. ; in-16 (BNF 30530607, lire en ligne sur Gallica).
  • La Vivandière, Paris, Édouard Dentu, , 315 p., in-18 (BNF 30530646, lire en ligne sur Gallica).
Nouvelles
  • Échec à l'Éléphant
  • La Main cachée
  • La Villa Maravigliosa
  • Le Fifre
  • Comment on se débarrasse d'une maîtresse
  • Léopold Spencer
  • Le Feu, histoire de quatre savants
  • Les Petits Machiavels
  • Mouton
  • Voyage de M. Fitz-Gérald à la recherche des mystères
  • La Frédérique
  • Nouvelles : La Group, Un Homme arrivé, Le plus beau rêve d'un Millionnaire, Histoire d'un Franc, Un moine méconnu, Paris, Michel-Lévy frères, , 383 p., in-18 (BNF 30530645, lire en ligne sur Gallica).
  • « Un Mot sur les Journaux », Le Diable à Paris. Paris et les Parisiens, Paris, Michel-Lévy frères, no d'édition,‎ , p. 31-44 (BNF 33345547, lire en ligne sur Gallica [in-12]).
  • L'Amour des lèvres et l'amour du cœur, Paris, Librairie Nouvelle, 1858.
Livre pour enfants
  • Aventures merveilleuses et touchantes du Prince Chènevis et de sa jeune sœur, J. Hetzel.
  • Le Nouveau Magasin des Enfants, Paris, J. Hetzel ; L. Hachette et Cie, , 324 p., 1 vol. ; 240 vignettes; 25 cm (BNF 30999433, lire en ligne sur Gallica).

Adaptation au cinéma[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Régis Messac, « Polydore Marasquin au royaume des singes », présentation d'une réédition des Émotions de Polydore Marasquin (1857), Les Primaires,  ; texte repris dans Régis Messac, Hypermondes, éditions Ex nihilo, 2018.
  • Pierre Echinard et Georges Jessula, Léon Gozlan (1803-1866), coll. IMMAJ, Marseille, 2003, 66 p. ; (ISBN 2-9519299-1-9) ;
  • Régis Messac, Les Romans de l'homme-singe, Éditions ex nihilo, Paris, 2007, 130 p. (ISBN 2-916185-01-1).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Concernant les études de Gozlan dans au lycée de Marseille, voir : Jacques Delmas, Livre d'or : Histoire du lycée de Marseille, Marseille, Imprimerie marseillaise, , p. 121.
  2. Régis Messac, Les Romans de l'homme-singe.
  3. Pierre Echinard et Georges Jessula
  4. Jules Barbey d'Aurevilly, « M. Jules Sandeau », dans Les Quarante Médaillons de l’Académie (Wikisource)
  5. Pierre Larousse, Dictionnaire du XIXe siècle, t. 10, L-MEM, 1873, KB Den Haag, LZ Ency. 15.LAG.
  6. (it) Roberto Chiti, Roberto Poppi et Enrico Lancia, Dizionario del cinema italiano: I film, Gremese, (ISBN 8876055487)
  7. (it) Paolo Mereghetti, Il Mereghetti, B.C. Dalai Editore, (ISBN 8860736269)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ce lycée deviendra au début du XXe siècle le lycée Thiers.
  2. Société fondée en par Beaumarchais.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :