Vincent Scotto

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Vincent Scotto

Nom de naissance Vincent Baptiste Scotto
Naissance
Marseille
Décès (à 78 ans)
Paris
Activité principale Auteur-compositeur-interprète, producteur de musique
Genre musical Chanson française
Instruments mandoline, guitare
Plaque au 9 rue Saint-Martin.

Vincent Baptiste Scotto est un compositeur français, né le à Marseille[1] et mort le à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vincent Scotto est le dernier-né de Pasquale Scotto d'Aniello et de Antonia Intartaglia, originaires de l'île de Procida, située au nord du golfe de Naples.

Il débute comme chanteur à Marseille en 1906 en s'accompagne à la guitare. L'une de ses toutes premières compositions est adaptée par Henri Christiné pour devenir un succès du chanteur Polin : La Petite Tonkinoise. Fort de cette réputation, il monte à Paris. C'est le début d'une production abondante, comme J'ai deux amours, Prosper (Yop la boum), Le Trompette en bois, Marinella (Émile Audiffred et Geo Koger) créé par Tino Rossi, Le Plus Beau Tango du monde créé par Alibert ou Sous les ponts de Paris (Jean Rodor) Créé par Georgel.

Vincent Scotto est le compositeur de 4 000 chansons, et de 60 opérettes, jouées, produites ou écrites entre autres par Émile Audiffred, interprétées par Henri Alibert (son gendre), Paulette Merval, Marcel Merkès… Nombre de ses chansons ont été des succès internationaux, en Europe et aux États-Unis.

La série des « opérettes marseillaises » produites par Émile Audiffred, sur des livrets de René Sarvil et de Émile Audiffred (notamment Un de la Canebière), a beaucoup fait pour répandre à Paris, sinon dans le monde entier, une certaine image de Marseille et des méridionaux, parfois caricaturale.

Sa popularité actuelle est aussi due aux nombreuses musiques qu'il a composées pour le cinéma. On ne dénombre plus de 200 films à son actif, dont ceux de son ami Marcel Pagnol. Ce dernier lui confia également le rôle-titre dans Jofroi en 1933. Marcel Pagnol lui écrivit cet hommage :

« Mon cher Vincent, quand tu partiras, tu laisseras cent ou deux cents chansons, des sentiments à toi, des idées à toi, qui feront encore du bien à des gens qui ne sont pas nés. »

Scotto meurt à Paris, à l'âge de 78 ans, un an avant la création de son dernier ouvrage, Les Amants de Venise, au théâtre Mogador. Il repose au cimetière Saint-Pierre de Marseille. Son épouse Marguerite Monier, née en 1879, est morte en 1962.

Depuis 1948, un Prix Vincent-Scotto est décerné annuellement par la SACEM pour récompenser la meilleure chanson populaire qui s'est révélée dans l'année.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Publication[modifier | modifier le code]

  • Souvenirs de Paris, Toulouse, éditions STAEL, 1947 (notice BnF no FRBNF355396053)

Hommages[modifier | modifier le code]

Il existe des rues Vincent-Scotto à Paris, Valras, La Rochelle, Goussainville, Baillargues et à Illkirch-Graffenstaden; une impasse Vincent-Scotto à Montpellier.

Un collège marseillais porte son nom, tandis que la série télévisuelle Plus belle la vie en fait l'éponyme du lycée auquel sont rattachés les habitants de son quartier fictif de Marseille.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roger Vignaud, Vincent Scotto, l'homme aux 4 000 chansons, éditions Autres temps, 2006 (ISBN 2845212399)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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