Musée Cantini

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Musée Cantini
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Blason ville fr Marseille (Bouches-du-Rhône).svg Marseille (2e)
Adresse 19 rue Grignan,
13006 Marseille
Coordonnées 43° 17′ 32.4″ N 5° 22′ 41.2″ E / 43.292333, 5.37811143° 17′ 32.4″ Nord 5° 22′ 41.2″ Est / 43.292333, 5.378111
Informations générales
Date d’inauguration 1936
Collections art moderne, période 1900-1980.
Nombre d’œuvres Signac, Derain, Chabaud, Kandiski, Ernst, Léger…
Informations visiteurs
Site web http://musee-cantini.marseille.fr

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Musée Cantini

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Musée Cantini

Le musée Cantini est un musée situé au 19 de la rue Grignan à Marseille. Il abrite des collections d'art moderne et d’art contemporain que complètent celles du musée d'art contemporain de Marseille.

L’hôtel particulier[modifier | modifier le code]

Cet hôtel particulier est édifié en 1694 pour la Compagnie du Cap Nègre, spécialisée dans la pêche du corail sur les côtes nord de la Tunisie[1] et dans le commerce des laines, de la cire et des cuirs[2].

À la suite de difficultés financières de cette compagnie[3], l’hôtel particulier est vendu le à Dominique de Montgrand époux de Marguerite de Bionneau, arrière-grand-père de Jean-Baptiste-Jacques-Guy-Thérèse de Montgrand, futur maire de Marseille[4]. qui le vendit par acte du à Louis Joseph Chaudoin.

Le Dieudonné Bernadac achète ce bâtiment qui devient ensuite en 1888 la propriété de Jules Cantini. Après avoir été loué au club des Phocéens, l’immeuble est légué en 1916 à la ville de Marseille, à charge pour elle d’y créer un musée des arts décoratifs qui ne s’ouvrit au public qu’en 1936.

Le musée[modifier | modifier le code]

Le musée présentait initialement ses œuvres du XVIIe au XIXe siècle, notamment des peintres de l'école provençale du XIXe siècle, tels que Paul Guigou, Adolphe Monticelli, Émile Loubon, René Seyssaud, Félix Ziem, Maurice Bompard, Jean-Antoine Constantin, Gustave Ricard ou José Silbert. Il s’est depuis plus particulièrement spécialisé dans l'art moderne de la première moitié du XXe siècle jusqu'aux années soixante et abrite aujourd'hui l'une des plus importantes collections publiques françaises de province couvrant la période 1900-1980[5], avec celles des musées de Lyon, Saint-Étienne, Grenoble ou Strasbourg.

Les collections[modifier | modifier le code]

Le riche panorama des œuvres présentées couvre les différentes périodes historiques de l'art moderne :

Pointillisme, fauvisme et cubisme[modifier | modifier le code]

Le pointillisme, le fauvisme et le cubisme caractérisent l'art du début du XXe siècle.

L'entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

L'entre-deux-guerres voit fleurir nombres de courants artistiques : art abstrait, dadaïsme, Art déco, purisme :

Marseille et le surréalisme[modifier | modifier le code]

Beaucoup de membres du groupe surréaliste se retrouvent à Marseille en 1940 et 1941, au moment de l'exil. Ce courant est représenté par des œuvres majeures :

  • Joan Miró ;
  • Max Ernst, Monument aux oiseaux, 1927 ;
  • Jacques Hérold, Les Têtes, 1939 ;
  • André Masson, Antille, 1943 et Le Terrier, 1946 ;
  • Victor Brauner, 21 tableaux, dont Tableau optmiste, 1943, Les Taraphs, 1945, Poichali, 1946, Autoportrait impérial, 1947 ; Figure hermétique, 1953, Couple florilège, 1956, Empreinte de la volupté, 1961, L'Emblème de l'emblémateur, 1964, L'Allusion, 1964 et Fruit nouveau, 1964 ;
  • Jean Arp, Genèse, 1944 ;
  • Joseph Cornell, Flat sand box, vers 1950 ;
  • Roberto Matta, Contra vosotros asesinos de palomas, 1950 ;
  • Wifredo Lam ;

L'africanisme y est représenté avec Élisabeth Faure.

De l'après-guerre à 1980[modifier | modifier le code]

Sculptures[modifier | modifier le code]

La collection comporte aussi des sculptures y compris du XIXe siècle :

Dessins et photographies[modifier | modifier le code]

Le musée conserve des dessins de André Derain, Pierre Bonnard, André Masson, Francis Picabia, Mark Rothko, Pablo Picasso, Edward Hopper, Victor Brauner, Jean Dubuffet, etc., ainsi qu'une importante collection de photographies.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Régis Bertrand, Lucien Tirone, Le Guide de Marseille, édition la manufacture, Besançon, 1991 (ISBN 2-7377-0276-3)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Masson, Les Compagnies du corail, Barlatier et Fontemoing, Marseille et Paris, 1908
  2. Augustin Fabre, Les Rues de Marseille, Camoin, Marseille, 5 volumes, tome IV, page 246
  3. Gaston Rambert, Histoire du commerce de Marseille, Plon, Paris, 1954, 7 volumes, tome 4, page 235
  4. Comte Godefroy de Montgrand, Armorial de la ville de Marseille, Alexandre Gueidon, Marseille, 1864, page 274-275
  5. Musée Cantini, collections permanentes, site www.marseille.fr

Liens externes[modifier | modifier le code]