Agressions racistes de 1973 en France

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Agressions racistes de 1973 en France

Lieu Marseille, Grasse, Paris (France)
Résultat jusqu'à 50 morts.
Chronologie
Chasse à l'homme à Grasse, après la dispersion violente d'une manifestation
Une manifestation qui s'opposait à une réunion du groupe d'extrême droite Ordre nouveau dégénère à Paris.
Assassinat d'un traminot par un immigré algérien dément à Marseille
Editorial appelant à la haine publié dans Le Méridional
Début des ratonnades à Marseille
Attentat contre le consulat d'Algérie à Marseille

Les agressions racistes de 1973 en France sont une vague de meurtres et de violences racistes envers des personnes immigrées maghrébines, perpétrés principalement dans la région de Marseille pendant l'été et l'automne 1973, et ponctuée par l'attentat meurtrier du 14 décembre 1973 contre le consulat d’Algérie à Marseille. Ces crimes, commis dans un contexte de tensions diplomatiques entre la France et l'Algérie au moment du premier choc pétrolier, et sur fond de grande rancœur héritée de la guerre d'Algérie, ont presque tous été classés sans suite après des enquêtes bâclées.

Contexte[modifier | modifier le code]

Ces événements interviennent onze ans après la fin de la guerre d'Algérie et lors du premier choc pétrolier. Le racisme anti-arabe est très présent dans la société française[1] et trouve dans la crise économique une légitimation[2].

En juin 1971, le quotidien El Moudjahid alerte sur « l'offensive de haine contre les émigrés algériens en France », et dénonce une campagne raciste dans la presse française et des expéditions punitives qui font suite à la décision prise en février 1971 de nationaliser le pétrole algérien[rb 1]. Le Mouvement des travailleurs arabes (MTA) tente d'alerter l'opinion[3], notamment après les assassinats à Paris de Djilali (ou Djellali) Ben Ali en 1971[4],[rb 2] et de Mohammed Diab en 1972[5],[rb 3].

Face aux difficultés économiques, le gouvernement Pierre Messmer, sous la présidence Pompidou, adopte la circulaire Marcellin-Fontanet, qui limite l'immigration en France : elle subordonne la politique de recrutement des travailleurs étrangers à la situation de l'emploi, et lie la perte d'emploi à la perte de la carte de séjour[6] ; la perte du travail implique la perte de la carte de séjour[6]. La population française est alors divisée sur la question de l'immigration[yg 1]. En , un mouvement de protestation à la circulaire se met en place pour soutenir les immigrés en situation irrégulière par des grèves, dont des grèves de la faim. La contestation est forte à Valence, et plusieurs églises de la Drôme annulent, en signe de solidarité, la messe de Noël[yg 1]. La question de l'immigration entre dans l'actualité et, en , la circulaire Fontanet est assouplie[yg 1],[7].

Événements à Grasse[modifier | modifier le code]

Le , face à des travailleurs immigrés sans-papiers dans le calme contre la circulaire Fontanet[8], et se présentent à la Mairie de Grasse pour présenter leurs revendications, le maire de la commune Hervé de Fontmichel refuse toute discussion et les faits disperser à la lance incendie[9],[10]. Cinquantaine travailleurs tunisiens ont interpelés. Les tabassages font cinq blessés, dont un grave, chez les manifestants[yg 1]. Des expéditions punitives associant des policiers sont menées pendant la nuit[rb 1]. Des affiches signées Ordre nouveau sont placardées dans la ville pour dénoncer « l'immigration sauvage »[10]. Louis Blancard, le curé de Grasse, organise un mois après les incidents une réunion avec les travailleurs immigrés pour calmer les esprits et « demande pardon pour ce qu'on leur a fait »[8],[yg 1].

Événements à Paris[modifier | modifier le code]

Le , le groupe d'extrême droite Ordre nouveau, dont des affiches avaient été placardées à Grasse, organise un meeting à la Mutualité, à Paris, avec pour slogan « Halte à l'immigration sauvage ». La contre-manifestation de gauche n'est pas autorisée, mais a tout de même lieu, dégénérant en affrontements avec la police qui font plus de 70 blessés chez les forces de l'ordre[yg 1] et un nombre inconnu de blessés parmi les manifestants[11]. Dans la foulée, le ministre de l'Intérieur, Raymond Marcellin, fait dissoudre Ordre nouveau ainsi que la Ligue communiste et arrêter son dirigeant, Alain Krivine[yg 1].

Assassinat d'un traminot à Marseille[modifier | modifier le code]

Pendant le mois d'août 1973, plusieurs expéditions punitives à Marseille font des victimes dans la population d'origine algérienne, et le meurtre d'un chauffeur de bus par un algérien appuie la thèse du « danger nord-africain »[rb 4]. Dans l'après-midi du , à la hauteur du boulevard Françoise-Duparc[12] à Marseille, un Algérien décrit comme malade mental, Salah Bougrine, tue un chauffeur de tramway de la ligne 72, Désiré-Émile Gerlache. Salah Bougrine donne l'impression de ne pas vouloir acquitter le montant de sa place en bus. Il finit par payer son ticket et va s'asseoir derrière le conducteur, puis se jette sur lui, le poignarde et l'égorge. Il blesse ensuite six autres voyageurs avant d'être maîtrisé[13],[rb 5]. Il est conduit au commissariat pour éviter un lynchage. Blessé à la tête, il est hospitalisé[N 1].

Le lendemain du meurtre, Gabriel Domenech, rédacteur en chef du Méridional, futur membre du Front national, et farouchement opposé à toute présence algérienne en France, écrit dans un éditorial intitulé « Assez, assez, assez ! » : « Assez des voleurs algériens, assez des casseurs algériens, assez des fanfarons algériens, assez des trublions algériens, assez des syphilitiques algériens, assez des violeurs algériens, assez des proxénètes algériens, assez des fous algériens, assez des tueurs algériens. Nous en avons assez de cette immigration sauvage qui amène dans notre pays toute une racaille venue d’outre-Méditerranée […]. »[14],[rb 7],[12] En , Gabriel Domenech est condamné, pour cet article, à 1 500 F d'amende et à payer 1 franc symbolique au MRAP ; le directeur de Minute est également condamné, à 2 000 F d'amende, pour avoir reproduit des extraits de cet éditorial le 5 septembre[15].

Un « Comité de défense des Marseillais » (CDM) se constitue dès le lendemain du drame pour « assurer la sécurité des Français » ; il s'installe dans les locaux du Front national de Marseille. M. Pujol, député suppléant, déclare alors : « Les immigrés finissent par croire qu'ils sont chez eux […]. Ils sont à la charge du contribuable français.[yg 1] »

Le préfet de police interdit les manifestations à partir du 27 août, et appelle les marseillais à la raison: « je manquerais à mon devoir si je n'adjurais pas mes citoyens à faire preuve de calme et de dignité face à la campagne de haine qui essaie de dresser face à face les deux communautés »[16],[rb 8]. Il est interpelé par le CDM qui menace d'exercer une justice privée[rb 9]. L'archevêque de Marseille, Roger Etchegaray, appelle lui aussi au calme dans le journal télévisé du 27 août[17]. Le journal El Moudjahid s'inquiète : « chacun n'aurait dû voir [dans le meurtre du traminot] que le geste criminel d'un fou (...) mais il se trouve que le meurtrier est un Algérien. Cela suffit aux nostalgiques de tous bords, à ceux dont la haine envers notre pays est et restera inextinguible, pour essayer de déclencher en France une véritable flambée de racisme anti-algérien, pour appeler à de nouvelles ratonnades »[18].

Les obsèques du chauffeur de bus le 28 août prennent une dimension nationale ; 5 000 personnes accompagnent la dépouille[19].

Vague de violences racistes[modifier | modifier le code]

De nombreuses personnes algériennes sont assassinées à la suite de la mort du chauffeur de bus. Six travailleurs immigrés Algériens sont retrouvés morts à Marseille et dans la région entre le 24 août et le 2 septembre[20]. Selon l'ambassade d'Algérie en France, cette vague de violences a fait 50 morts algériens et 300 blessés[yg 1]. Les organisations de travailleurs nord-africains font quant à elles état d'une douzaine de morts en plus des quatre victimes de l'attentat du contre le consulat d'Algérie à Marseille[21]. La sociologue Rachida Brahim a décompté 16 assassinats de personnes Nord-Africaines en 1973 dans la cité phocéenne mais la plupart des assassins n'ont pas été identifiés[22],[rb 10]. La loi Pleven de 1972 est considérée comme le pilier de la législation antiraciste française, mais le droit français ne permettra de prendre en compte l'intention raciste d'un crime qu'à partir de 2003[rb 11],[23].

Le 29 août, le soir même des obsèques d'Émile Guerlache, le brigadier François Canto abat froidement un jeune algérien, Ladj Lounès[rb 10],[20],[N 2]. Rachid Mouka est découvert le 24 août le corps criblé de balles[N 3] ; Abdel Wahab Hemahoum (ou Hamaman[19], ou Hemaman) est tué à coups de madrier le 26 août sur le Vieux-Port au cours d'une bagarre générale[rb 8],[N 4] ; Hamou (ou Hammou) Mebarki, décède le 29 août, le crâne défoncé par son employeur[rb 12],[19],[N 5] ; Saïd Aounallah est abattu le 26 août près de l'autoroute nord de Marseille, son corps est retrouvé près d'un dépot de bus dans le centre ville[rb 13],[19][N 6] ; Saïd Ghilas est blessé mortellement le 28 août dans le quartier Saint-André de Marseille[N 7] ; Bensaha Mekernef décède le 2 septembre des suites d'une fracture du crâne[20],[N 8] ; Mohammed Ben Brahim est tué avec une carabine le 16 septembre dans le 16e arrondissement de Marseille par sa voisine[rb 14],[19]. Mouzali Rabah est tué par balles ; Mohand Ben Bourek est noyé, les côtes enfoncées et le foie perforé[26][source insuffisante] .

À Toulouse, dans la nuit du 27 au , 50 « paras » du 9e régiment organisent une ratonnade qui fait plusieurs blessés[27],[28],[29]. Le journal Le Monde du évoque une « expédition punitive » menée à la suite d'une bagarre survenue lors d'un bal le dimanche précédent, au cours de laquelle deux militaires ont été blessés. En dépit du fait que le 9e RCP a été aussitôt consigné, une cinquantaine de paras ont réussi à faire le mur et agressent plusieurs Nord-Africains. L'un d'entre eux sera hospitalisé. Les cinquante soldats qui ont pris part à l'expédition ont été envoyés en manœuvres spéciales à titre disciplinaire[29].

À la Ciotat, dans la nuit du 28 au , un Algérien est abattu à la sortie d’un café et un cocktail Molotov est jeté dans une entreprise où travaillent majoritairement des Algériens[30].

Le , le gouvernement expulse le pasteur suisse Berthier-Perregaux, représentant à Marseille de l'association d'aide aux migrants la CIMADE[yg 1],[31]. Le Monde parle de décision « arbitraire », tandis que L'Aurore évoque une « provocation »[yg 1].

Le , un attentat au consulat d’Algérie de Marseille fait quatre morts et vingt blessés[rb 15]. L'attentat est revendiqué par le groupe Charles-Martel composé d'anciens de l'OAS et de nostalgiques de l'Algérie française[yg 1], mais ses auteurs ne seront jamais identifiés[32]. Le Mouvement des travailleurs arabes rassemble huit mille personnes dans un cortège à Marseille, en signe de deuil et d'indignation ; des manifestations sont organisées aussi dans d'autres villes[33]. Fin décembre, plusieurs autres victimes algériennes sont ciblées, avec un mort à Izeron (Isère) le 25[yg 1].

Conséquences[modifier | modifier le code]

La flambée raciste met à mal l'image édulcorée de la ville de Marseille, souvent présentée au début des années 1970 comme cosmopolite[34]. Malgré la réaction de Jean Rambaud dans Le Monde, Marseille devient soudain la « capitale du racisme »[35]. Le Nouvel Observateur se demande « Peut-on vivre avec les Arabes? »[36], et Paris Match « Les bicots sont-ils dangereux? »[37]. Le président français Georges Pompidou déclare le  : « La France est profondément antiraciste. […] En France, de racisme il n'y en a pas, en tout cas il ne doit pas y en avoir. »[yg 1] Toutefois, ce discours de principe[38] est critiqué. Le Monde dénonce notamment en septembre 1973 l'indifférence du gouvernement[yg 1],[39]. L'ambassadeur algérien en France dénonce également la complaisance du maire de Marseille, Gaston Defferre, et l'inaction de la police[réf. nécessaire].

La ville est au cœur d’un mouvement social de contestation qui s'oppose notamment à la circulaire Fontanet[yg 1]. Le Mouvement des travailleurs arabes, très influent à Marseille, lance un appel à la grève générale contre le racisme pour le . Elle est suivie par 30 000 personnes à Marseille, puis le mouvement se propage dans toute la France[3]. Une autre grève générale a lieu le 14 septembre[40].

Ce mouvement force la municipalité à mettre en œuvre une politique en faveur des migrants, notamment la résorption des bidonvilles[yg 1]. Cette politique volontariste est affichée lors de la visite de Giscard d'Estaing à Marseille en février 1975, avec l'annonce que la ville doit servir de pilote pour les programmes d'actions concertées avec l'État[41].

Suites judiciaires[modifier | modifier le code]

Les enquêtes sont bâclées et la plupart se terminent par des non-lieux[25],[42].

  1. En février 1974, Salah Bougrine est reconnu pénalement irresponsable pour troubles mentaux, et un non-lieu est prononcé[rb 6].
  2. Le sous brigadier François Canto, inculpé, le de l'assassinat de Ladj Lounes, meurt le vendredi à l'hôpital de la prison des Baumettes à Marseille, ce qui marque la fin de l'action publique le concernant, mais une seconde inculpation est prononcée le à l’encontre de Raymond Michel, pour non-dénonciation de crime et complicité d'assassinat[24].
  3. L'instruction du meurtre de Rachid Mouka se solde par un non lieu[25].
  4. Les trois meurtriers d'Abdelwahab Hemahoum ont été identifiés et inculpés fin de mars 1974[20].
  5. Il n'y a pas eu d'information ouverte du chef d'homicide volontaire pour la mort de Mébarki Hamou[20].
  6. Affaire de la mort de Saïd Aounallah : non-lieu confirmé en appel[25].
  7. Mort de Saïd Aounallah : non-lieu confirmé en appel[25].
  8. Mort de Bensaha Mekernef: non-lieu confirmé en an appel [25].

Dans la culture populaire et dans la fiction[modifier | modifier le code]

Ces événements de 1973 servent de toile de fond détaillée à la romancière et historienne Dominique Manotti pour son roman Marseille 73, publié en 2020[43],[44],[45], ainsi qu'au film Dupont Lajoie d'Yves Boisset, sorti en 1975[46].

La ligne 12, un roman de Raymond Jean publié quelques mois avant l'assassinat du traminot chez Denoël, envisage un scénario prémonitoire : un travailleur algérien est abattu dans un bus par un Français[12].

Documents[modifier | modifier le code]

  • Chronologie des évènements, publiée dans Le Monde en septembre 1973 : « Depuis le 9 juin, début de la campagne contre l'"immigration sauvage", incidents, meurtres, grèves », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  • Yvan Gastaut, « La flambée raciste de 1973 en France », Revue européenne des migrations internationales, vol. 9, no 2,‎ , p. 61-75 (lire en ligne)
  1. a b c d e f g h i j k l m n o p et q Yvan Gastaut 1993.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Benjamin Stora, Le transfert d'une mémoire : de l'Algérie française au racisme anti-arabe, La Découverte,
  2. Yvan Gastaut, « Français et immigrés à l'épreuve de la crise (1973-1995) », Vingtième Siècle. Revue d'histoire, vol. 84, no 4,‎ , p. 107 (ISSN 0294-1759 et 1950-6678, DOI 10.3917/ving.084.0107, lire en ligne, consulté le )
  3. a et b Abdellali Hajjat 2005.
  4. Djilali Ben Ali, jeune Algérien de quinze ans, est assassiné le 27 octobre 1971 dans le quartier de la Goutte d’Or à Paris.
  5. Le 29 novembre 1972, Mohammed Diab est assassiné dans le commissariat de Versailles, par le sous-brigadier Marquet.
    • « La mort d'un ouvrier algérien dans un commissariat de Versailles provoque de vives réactions », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
    • « Le meurtrier de Mohamed Diab s'est-il comporté en policier raciste ? », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
    • « Après sept ans et demi de procédures, la chambre d'accusation de Paris examine le cas du policier qui avait tué Mohamed Diab », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
    • « Le policier qui avait tué H. Mohamed Diab bénéficie d'un non-lieu », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. a et b Carmel Sammut, « L'immigration clandestine en France depuis les circulaires Fontanet, Marcellin et Gorse », Collection IDERIC, vol. 6, no 1,‎ , p. 379–397 (lire en ligne, consulté le )
  7. « À propos de la circulaire Fontanet », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. a et b « " J'ai eu honte. Je leur demande pardon pour ce qu'on leur a fait " », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. Mogniss H. Abdallah, « « Ratonnade » de Grasse, un certain 12 juin 1973 », Plein droit, vol. 107, no 4,‎ , p. 44 (ISSN 0987-3260 et 2262-5135, DOI 10.3917/pld.107.0044, lire en ligne, consulté le )
  10. a et b « L'ordre règne à Grasse », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. « De violents affrontements ont opposé les contre-manifestants gauchistes à la police De nombreux blessés parmi les forces de l'ordre », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. a b et c Yvan Gastaut 2013.
  13. « Un Algérien tue un conducteur d'autobus et blesse cinq autres personnes », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  14. Le Méridional, 26 août 1973
  15. « Le Méridional, La France et Minute sont condamnés pour injures raciales », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  16. « Nombreuses mises en garde contre les réflexes racistes La manifestation est reportée à mercredi », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  17. L'appel au calme de Mgr Etchegaray, évêque de Marseille, extrait du JT du sur le site de l'INA.
  18. « ...et à l'étranger En Algérie El Moudjahid réclame " des mesures contre les semeurs de haine " », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  19. a b c d et e « L'effervescence semble retomber à Marseille », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  20. a b c d et e « Un policier est inculpé de l'assassinat d'un jeune ressortissant algérien », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  21. Francis Cornu, « Dans la crainte de nouvelles réactions racistes », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  22. AFP, « Ces ratonnades sanglantes que Marseille a préféré oublier », Libération,‎ (lire en ligne)
  23. C'est une disposition de la Loi pour la sécurité intérieure.
  24. « Un policier marseillais meurt à la prison des Baumettes », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  25. a b c d et e « La cour d'appel d'Aix-en-Provence confirme trois non-lieux dans des affaires de meurtres d'Algériens », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  26. Tahar Ben Jelloun, Les Yeux Baissés, , 300 p. (ISBN 9782021068108, lire en ligne)
  27. Gastaut, art. cit., note 15 qui recense une série d'incidents.
  28. « Les soldats "chassent" les Nords-Africains », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  29. a et b « Le 9e R.C.P. reste consigné », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  30. Michel Kokoreff, Violences policières, généalogie d'une violence d'Etat, Éditions Textuel, , 159 p. (ISBN 978-2-84597-849-2, lire en ligne)
  31. « Le pasteur Berthier Perregaux a été expulsé Six heures du matin : dix-sept policiers en civil... », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  32. « Il y a 40 ans, un attentat meurtrier ravageait le consulat d'Algérie à Marseille », sur Marsactu, (consulté le )
  33. « La manifestation des travailleurs nord-africains a été d'une ampleur inégalée à Marseille », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  34. Yvan Gastaut, « Marseille cosmopolite après les décolonisations : un enjeu identitaire », Cahiers de la Méditerranée, no 67,‎ , p. 269–285 (ISSN 0395-9317, DOI 10.4000/cdlm.134, lire en ligne, consulté le )
  35. « Si Marseille était raciste, elle n'existerait pas... », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ) :

    « Tout de même ! Marseille et sa millénaire tradition de tolérance raciale et religieuse, Marseille la cosmopolite devenue soudain raciste, est-ce que cela ne demandait pas autre chose que l'anathème ? »

  36. Le Nouvel observateur, 3 septembre 1973
  37. Paris Match, 4 septembre 1973.
  38. Fabrice Dhume et Vanessa Cohen, « Dire le racisme, taire la race, faire parler la nation. La représentation du problème du racisme à travers la presse locale », Mots. Les langages du politique, no 116,‎ , p. 55–72 (ISSN 0243-6450, DOI 10.4000/mots.23059, lire en ligne, consulté le )
  39. « Éditorial », Le Monde,‎  :

    « Du Premier Ministre et de son prédécesseur, on a vainement attendu un discours aux immigrés (...). Ce n'est pas en ignorant le problème qu'on le résout »

  40. « Le Mouvement des Travailleurs Arabes lance un ordre de grève pour le vendredi 14 septembre », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  41. « M. Giscard d'Estaing rend visite à Marseille à des travailleurs immigrés », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  42. a et b « Marseille 73 : la ratonnade oubliée », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  43. « Une année, un polar (5/5) : Marseille, 1973 », sur LExpress.fr, (consulté le )
  44. « "Marseille73", de Dominique Manotti », sur www.franceinter.fr (consulté le )
  45. « Marseille1973 de Dominique Manotti : "Raconter, c'est résister" » [vidéo], sur Télérama (consulté le )
  46. Yvan Gastaut, « Dupont Lajoie, portrait-type du raciste sur les écrans », Hommes & migrations. Revue française de référence sur les dynamiques migratoires, no 1330,‎ , p. 64–67 (ISSN 1142-852X, DOI 10.4000/hommesmigrations.11447, lire en ligne, consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]