Les Neiges du Kilimandjaro (film, 2011)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Les Neiges du Kilimandjaro.
Les Neiges du Kilimandjaro
Réalisation Robert Guédiguian
Scénario Jean-Louis Milesi
Robert Guédiguian
inspiré du poème de Victor Hugo, Les pauvres gens
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Durée 107 minutes (h 47)
Sortie 2011

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Neiges du Kilimandjaro est un film français réalisé par Robert Guédiguian, sorti en 2011.

Synopsis[modifier | modifier le code]

À Marseille, Michel Marteron, la cinquantaine est soudeur et représentant syndical CGT aux côtés de Raoul, son beau-frère et ami d'enfance. Il cite souvent Jean Jaurès. La SMN, entreprise où ils travaillent est en difficultés. Un plan de licenciement est décidé, vingt employés doivent être licenciés. La désignation des licenciés est effectuée par tirage au sort, en accord avec les syndicats. C'est Michel qui tire dans l'urne les vingt papiers, sur l'avant-dernier son propre nom est écrit. Raoul dit à Michel qu'il ne comprend pas pourquoi il a inscrit son nom sur un des papiers puisqu'il est représentant syndical. Michel lui répond qu'il n'est pas représentant syndical pour bénéficier de privilèges.

Michel est marié depuis 30 ans avec Marie-Claire qui est aide-ménagère pour des personnes âgées, elle a abandonné ses études d'infirmière pour se consacrer à sa famille. Ils ont deux enfants Flo et Gilles, et trois petit-enfants Ludovic « Ludo », Louis et Monica. Flo est en couple avec Jeannot, Gilles est en couple avec Maryse. Raoul est marié à Denise la sœur cadette de Marie-Claire. Maintenant que Michel est au chômage, il essaye de voir le bon côté de sa situation, il propose à ses enfants de s'occuper de ses petit-enfants, à la grande joie de ces derniers.

Marie-Claire et Michel fêtent leurs 30 ans de mariage dans les locaux syndicaux de l'entreprise. Les anciens collègues de Michel qui ont étés licenciés en même temps que lui, les amis et la famille sont invités. Ils se sont cotisés pour leur offrir des billets d'avion pour un voyage en Tanzanie — où se dresse le Kilimandjaro — avec le surplus en argent liquide dans un petit coffre, en leur chantant le tube des années 1960 Les Neiges du Kilimandjaro. Raoul offre aussi à Michel un vieux magazine Strange, dans lequel Michel avait écrit son nom sur la couverture intérieure, la première bande-dessinée que Michel a achetée. Raoul dit l'avoir trouvé par hasard dans une librairie.

Un soir dans la maison de Michel et Marie-Claire, Raoul et Denise sont invités, ils jouent à la belote. Deux hommes armés de pistolets, gantés et cagoulés font irruption dans la maison, ils les frappent et les attachent sur leurs chaises. Ils sont bien renseignés, comme le dit l'un d'eux, ils réclament et s'emparent du petit coffre contenant l'argent liquide et les billets d'avion. L'un des voleurs est le meneur, il donne des ordres, interroge, alors que l'autre ne dit presque rien et dissuade son complice de les frapper. Le meneur frappe Raoul pour s'emparer de sa carte bancaire, puis obtenir le code secret. Puis il fait basculer la chaise de Michel par terre pour obtenir la même chose. Il part à mobylette essayer de retirer de l'argent au distributeur automatique. Le complice monte la garde dans la maison et attends l'appel téléphonique du meneur, qui lui confirmera que les codes secrets sont justes. En attendant le voleur feuillette le magazine de bande-dessinées offert par Raoul. Michel qui gît toujours à terre attaché sur sa chaise lui demande de le relever, ce qu'il fait. Quand il reçoit l'appel rassurant de son complice, il part à pied emportant le magazine, abandonnant les victimes ligotées. Il enlève le foulard qui cachait son visage. C'est Christophe Brunet le dernier licencié dont le nom a été tiré dans l'urne. Il rentre en bus à l'appartement HLM où l'attendent ses deux demi-frères Jules et Martin, dont il est le père de substitution.

Michel a le bras gauche en écharpe suite à la chute. Denise est traumatisée et sombre dans la dépression. Avec la part de butin que son complice lui donne peu après, Christophe paye les deux mois de loyer en retard, fait des stocks de nourriture et rembourse à sa voisine Agnès, l'argent qu'elle lui avait prêté. Michel ne retrouve pas de travail de soudeur. La mère de Christophe passe en coup-de-vent à l'appartement prendre des vêtements. Dans le bus, Michel se retrouve assis face à Martin et Jules qui lit son magazine de bande-dessinée. Michel lui emprunte et s'assure que c'est celui qui lui a été volé en voyant son nom écrit sur la couverture intérieure. Michel les suit jusque devant l'entrée de leur HLM. Il attend qu'ils ressortent, ils sont en compagnie de Christophe et Agnès. Michel est sidéré quand il reconnait Christophe, il rentre chez lui raconter tout à Marie-Claire. Le lendemain il va déposer plainte. Les policiers l'emmènent devant chez Christophe pour lui demander de l'identifier, quand il sort dans la rue, ils l'interpellent.

Michel s'interroge sur lui-même, il se demande s'il n'a pas trahi ses idéaux et s'est embourgeoisé. À l'hôtel de police, Marie-Claire et Michel découvrent que le pistolet de Christophe est un jouet en plastique. Le commissaire leur apprend que Christophe n'a pas de casier judiciaire.

Michel va voir Raoul pour essayer de le convaincre de retirer sa plainte. Celui-ci est aigrit, il expose des idées extrémistes à Michel et refuse de discuter avec lui. Michel retire sa plainte. Il trouve un emploi précaire de distributeur de prospectus publicitaires dans les boites à lettres, Marie-Claire l'aide à distribuer. Le commissaire apprend à Michel que le complice a été interpellé, les billets d'avion ont été récupérés chez lui. Le commissaire informe Michel de ce que Christophe a fait de sa part de butin et de sa situation familiale. Marie-Claire obtient l'adresse de Christophe par le commissaire et s'y rend. La porte de l'appartement n'est pas verrouillée, elle entre et fait connaissance avec Martin et Jules. Jules est très méfiant contrairement à Martin. Agnès entre, elle détrompe Marie-Claire qui la prend pour leur mère. Agnès lui décrit la situation familiale. Marie-Claire obtient de rencontrer la mère quelques minutes sur le quai juste avant qu'elle embarque. Marie-Claire est outrée de la mentalité égocentrique et égoïste de cette femme.

Michel se fait rembourser les billets d'avion. Flo soupçonne Jeannot d'avoir une maîtresse à Bordeaux.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

La neige sur le Kilimandjaro

Genèse du film[modifier | modifier le code]

Selon Robert Guédiguian, le choix de s'inspirer du poème de Victor Hugo Les pauvres gens (qui devait, initialement, être aussi le titre du film[2]) a été guidé par le souhait de replonger dans le passé pour observer l'évolution de la société[3]. D'autre part, comme Hugo, Guédiguian a la volonté de mettre en avant des personnages modestes qui n'ont pas droit à la parole[3].

Distinctions[4][modifier | modifier le code]

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Nominations et sélections[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [lire en ligne]
  2. Robert sans Robert de Bernard Sasia et Clémentine Yelnik, et « Secrets de tournage », Allociné
  3. a et b « Interview de Robert Guédiguian et Ariane Ascaride pour le film Les Neiges du Kilimandjaro », sur abusdecine.com (consulté le 27 décembre 2011)
  4. Prix pour Les neiges du Kilimandjaro sur IMDb
  5. (en) « Les neiges du Kilimandjaro wins 2011 LUX Film Prize », sur luxprize.eu (consulté le 27 décembre 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]