Saint-Barnabé (Marseille)

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Saint-Barnabé
Saint-Barnabé (Marseille)
Vue de l'église Saint-Barnabé
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Ville Marseille
Canton Marseille-Montolivet
Arrondissement municipal 12e arrondissement
Code postal 13012
Démographie
Population 12 070 hab. (2012)
Géographie
Coordonnées 43° 18′ 14″ nord, 5° 25′ 08″ est
Transport
Métro Ligne 1 du métro de MarseilleLouis Armand
Ligne 1 du métro de MarseilleSaint-Barnabé
Ligne 1 du métro de MarseilleLa Fourragère
Bus Autobus de MarseilleLigne 7 Ligne 7B Ligne 7T Ligne 9 Ligne 10 Ligne 67 Bus de nuit 509
Localisation

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Saint-Barnabé

Géolocalisation sur la carte : Marseille

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Saint-Barnabé

Saint-Barnabé est un quartier de Marseille, dans le 12e arrondissement. Il est centré sur l'ancien village de Saint-Barnabé, situé au bord du plateau dominant le ruisseau du Jarret, à l'est de la ville. On accède à Saint-Barnabé depuis le centre-ville en montant le boulevard de la Blancarde, qui contourne les anciens ateliers Decanis. Les habitants de Saint-Barnabé sont appelés les Barnabites. La population du quartier est de 12 070 en 2012[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence à Saint-Barnabé d'une tribu ligure, dès l'an 600 av. J.-C., est suspectée. Des vestiges de cette occupation ont été identifiés à Saint-Julien, quartier limitrophe[2].

Le site de Saint-Barnabé fut habité dans l'Antiquité romaine, vraisemblablement dès le IIe siècle av. J.-C. Les évêques de Marseille y avaient une bastide. Des fouilles archéologiques à la campagne des Lierres ont permis, en 1860, de mettre au jour plusieurs tombeaux en brique.

Au XVe siècle, Barnabé Capelle, notaire à Marseille, fit don d'un retable pour orner une chapelle située au lieu-dit Fond des Paillards. En reconnaissance, les habitants du lieu consacrèrent leur lieu de culte à Saint Barnabé[3].

Le château de Saint-Barnabé, construit au XVIIIe siècle, a hébergé d'illustres personnages : Marie-Christine de Bourbon-Siciles, Régente d'Espagne, et femme de Ferdinand VII, Alphonse de Lamartine, Joseph d'Arbaud, ....

Géographie[modifier | modifier le code]

Quartiers voisins[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Saint-Barnabé est desservi par les transports en commun de Marseille :

La rocade L2 (future A507) devrait permettre, lorsqu'elle sera achevée, de contourner le centre-ville et de rejoindre en quelques minutes les autoroutes nord (A7) et est (A50).

Saint-Barnabé village[modifier | modifier le code]

Le village de Saint-Barnabé a gardé son caractère propre, avec sa rue centrale (rue Montaigne) très animée qui rassemble une multitude de petits commerces, et où les piétons disputent le passage aux automobiles et aux autobus. À l'extrémité de la rue, le « château », propriété de la ville, longtemps abandonné[5], héberge une crèche. Dans l'axe de la rue, on aperçoit l'église, sur la place Caire, face au Bar du terminus (il s'agit du terminus de l'ancien tramway de Marseille)[6].

La « route de Saint-Julien » (aujourd'hui avenue) se sépare de la rue centrale à l'entrée du village, au lieu dit « La Croix », ainsi nommé en raison de la présence d'un calvaire (aujourd'hui occulté par un monument aux morts).

Entre ces deux axes de circulation, le terrain de l'ancienne École des électriciens, devenue École d'ingénieurs de Marseille (EIM) et transférée depuis les années 1980 à Château Gombert, a été transformé en une placette piétonne entourée de commerces, espace commercial et piéton au cœur du quartier. Ce lieu a été baptisé « Saint-Barnabé-village ». L'imposant immeuble de l'École, longtemps désaffecté, a été transformé en 2007 en un ensemble de logements et bureaux.

Le quartier[modifier | modifier le code]

Les propriétés rurales qui entouraient le village de Saint-Barnabé ont petit à petit cédé la place à des villas, modestes ou parfois ambitieuses, puis à des cités plus populaires. Le maillage urbain, assez impropre à la circulation, quadrille désormais ce quartier composite. Les activités économiques se réduisent aux nombreux commerces et à un certain nombre d'activités de services (poste, centres paramédicaux, garages).

Éducation[modifier | modifier le code]

Saint-Barnabé compte de nombreux établissements d'éducation, de portée locale, municipale ou régionale.

Enseignement écoles maternelles et primaires[modifier | modifier le code]

  • Groupe Scolaire Saint-Barnabé
  • École privée catholique

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

  • École Maestris : CAP, Bac, BP, BTS, DEES
  • Lycée Professionnel et Technologique Marie Gasquet

Autres[modifier | modifier le code]

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

  • Pierre Fabre (né en 1957), capoulié (responsable) du Félibrige de 1992 à 2006, a vécu à Saint-Barnabé jusqu'à l'âge de 20 ans et a fréquenté l'école élémentaire du Groupe Scolaire de Saint-Barnabé.
  • Victor Gelu (1806 - 1885), poète provençal, a habité une maison de la rue Lazarine.
  • André Roussin (1911 - 1987), auteur dramatique français, membre de l'Académie Française, a vécu à Saint-Barnabé de l'âge de 3 ans à l'âge de 8 ans, entre 1914 et 1919.
  • SCH, alias Julien Schneider, (né en 1993)

Faits divers[modifier | modifier le code]

En 1932, le bureau de Poste, alors situé à l'angle de la rue Montaigne et de la rue du Docteur Cauvin, est le lieu d'un hold-up sanglant : 3 policiers sont tués. Camille Maucuer, le chef de la bande de malfaiteurs, est condamné à mort et exécuté, boulevard Chave, en 1934.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Insee
  2. Les Racines de Saint-Barnabé, René Tellene, Imp. Lartigot, 1982
  3. Origine des quartiers de Marseille, par Robert Bouvier, éd. Jean-Michel Garçon, 1988, (ISBN 2-9502847-0-1), page 113
  4. Le collège Louis Armand n'est plus situé sur ce boulevard, mais a été déplacé rue Saint-Jean-du-désert
  5. voir photos château au début du XXe siècle
  6. Voir la place Caire au début des années 1900 et en 2006