Vive la France (film, 2013)

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Vive la France
Description de l'image Vive la France (film, 2013) Logo.png.
Réalisation Michaël Youn
Scénario Michaël Youn
Dominique Gauriaud
Jurij Prette
Acteurs principaux
Sociétés de production Legende Films
Gaumont
Makayel
France 2 Cinéma
Pays de production Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 98 minutes
Sortie 2013

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Vive la France est un film français réalisé par Michaël Youn, produit par Légende Film, et distribué par Gaumont[1] sorti au cinéma le . Le film met en scène Michaël Youn et José Garcia incarnant les deux protagonistes du film Muzafar et Feruz.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le Taboulistan est un minuscule pays fictif, prétendument enclavé entre l'Afghanistan, le Kirghizistan et le Tadjikistan, quasiment inconnu du reste du monde. Son seul atout de notoriété est d'avoir inventé le taboulé. Hélas, les Libanais leur ont volé la recette. Leur chef aimerait faire connaître son pays. Par conséquent, deux demi-frères taboulistanais, des bergers au look de Borat Sagdiyev nommés Muzafar et Feruz[1], sont envoyés en France par leur président pour faire la promotion de leur pays. La méthode retenue : le « terrorisme publicitaire ». Leur objectif est de détruire la tour Eiffel à l'aide d'un avion. À la suite d'une grève à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, ils se posent en Corse. Ils rencontrent les nationalistes corses et embarquent sur un bateau en direction de Marseille. Malheureusement, un des deux est victime d'une attaque car il portait un maillot PSG, puis d’une erreur médicale. Une journaliste d'iTélé les aide à aller à Paris...

Résumé détaillé[modifier | modifier le code]

Muzafar et Feruz, demi-frères, sont deux habitants du Taboulistan, un pays (fictif) enclavé entre l'Afghanistan, le Kirghizistan et le Tadjikistan, pratiquement inconnu du reste du monde. Leur trésor national, le taboulé, est également attribué à tort, aux Libanais, qui leur ont volé la recette. Furieux que son pays ne soit pas plus connu, Adadat Uechmugul, Chef Suprême, demande à ses conseillers de trouver une solution. Son fils, Jafaraz, suggère de détourner un avion et de le faire s'écraser sur la Tour Eiffel. Devant cette idée lumineuse, Adadat le charge de trouver des hommes pour accomplir cette mission. Jafaraz fait le tour des villages et Muzafar et Feruz sont recrutés.

Après une formation autour de la langue et de la culture française, les deux frères partent en Turquie pour prendre un vol pour Paris. Alors qu'ils s'apprêtent à prendre le contrôle de l'avion, l'hôtesse de l'air informent les passagers qu'en raison d'une grève, l'avion doit atterrir en Corse. Les tabouls sortent de l'aéroport et se font voler leurs affaires par un taxi. N'ayant aucun sens de l'orientation, les demi-frères arrivent dans un bar mais se font vite chasser quand Muzafar gifle la serveuse qui lui demandait ce qu'il voulait manger (au Taboulistan, une femme ne doit pas adresser la parole à un homme). Ils se réfugient ensuite dans une propriété appartenant à des continentaux, changent de vêtements et décident d'y passer la nuit. La maison explose et les demi-frères se retrouvent nez à nez avec des indépendantistes qui croyaient la maison vide. Les Corses les kidnappent, pensant qu'il s'agit des propriétaires puis les relâchent en comprenant leur erreur. Les tabouls expliquent qu'ils doivent se rendre à Paris et les corses leur fournissent un petit bateau.

Victimes d'une insolation, ils échouent sur une plage naturiste et finissent par arriver à Marseille où ils se retrouvent au beau milieu d'un affrontement entre CRS et manifestants. Les habitants les emmènent dans un bar (les demi-frères pensent y trouver des bombes) mais sont de nouveau chassés quand Feruz ôte son blouson et révèle qu'il porte un maillot du PSG (trouvé dans la maison en Corse). Feruz est ensuite pris à partie par une bande d'adolescents et s'évanouit à cause d'un coup au nez pendant que Muzafar est jeté dans la mer.

Feruz est emmené à l'hôpital mais découvre que le médecin s'est trompé et lui a retiré un rein au lieu de soigner son nez. Le médecin lui explique que son organe est en transit pour Paris et qu'il doit être greffé dans quelques jours. Marianne, une journaliste d'itélé qui cherchait un sujet, décide de les aider mais les demi-frères sont envoyés dans un centre pour migrants à Toulouse après que Feruz ait agressé une hôtesse.

Au centre, les demi-frères tentent de corrompre leur gardien qui finit par accepter si ils se déguisent en animaux pour qu'il tourne une vidéo. Muzafar et Feruz réussissent à s'enfuir et Marianne les récupère. Le lendemain matin, les tabouls se réveillent dans le village natal de Marianne, dans le Sud-Ouest, qui les emmènent fêter le 14 juillet avec toute sa famille. Les tabouls découvrent les coutumes françaises bien loin de ce qu'ils ont appris chez eux et commencent à apprécier leur pays d'accueil. Muzafar contacte Jafaraz qui lui donne l'ordre d'exécuter leur mission sinon il tuera leur père. Muzafar décide de ne rien dire à Feruz et ils atteignent finalement la capitale en compagnie de Marianne. Entre-temps, Adadat ordonne à son fils de se rendre à Paris pour détruire lui-même la Tour Eiffel.

Dans l'appartement de la journaliste, les demi-frères tournent maladroitement leur vidéo de revendication mais Feruz décide de laisser tomber la mission en ayant petit à petit commencer à apprécier leur vie ici. Muzafar, furieux, part et trouve le revendeur d'arme que Jafaraz lui a indiqué qui l'équipe avec une ceinture d'explosifs. Marianne et Feruz arrivent à l'hôpital où les médecins l'attendent pour lui re-greffer son organe. Avant l'opération, Feruz emmène son rein dans une glacière et part retrouver son demi-frère. Marianne et lui le cherchent aux alentours du monument et le retrouvent dans un parc. Muzafar éclate en sanglots et explique à son demi-frère qu'il ne veut tuer personne et qu'il s'est débarrassé de la bombe.

Sur le Pont d'Iena, les demi-frères reconnaissent Jafaraz et son majordome avec le sac contenant la bombe. Jafaraz enclenche la minuterie et s'enfuit. Feruz lance le sac dans l'eau mais explose en ayant, par erreur, lancé celui qui contenait son rein. Aux yeux des français, deux migrants ont sauvé la Tour d'un attentat et via un reportage de Marianne, le monde entier découvre l'existence du Taboulistan. La joie d'Adadat est de courte durée car les tabouls le décapitent quelques jours plus tard et Feruz devient un héros national. Son fils tente de fuir vers la Suisse mais son avion est victime d'un attentat-suicide. Invité à l'Elysée pour rendre hommage à son demi-frère, Muzafar exécute la danse traditionnelle de son pays qui consiste à gifler la personne avec qui il danse.

Le film se conclut sur les agents de sécurité qui sont sur le point de le plaquer au sol après que Muzafar ait giflé la Présidente de la République.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Michaël Youn, réalisateur, co-scénariste et interprète du rôle de Feruz.
L'acteur José Garcia au festival de Cannes 2012, pour la promotion du film.

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Développement du projet[modifier | modifier le code]

Michaël Youn, artiste et acteur français, décide de tourner son deuxième long-métrage Vive la France à Marseille[6]. De ses mots, le réalisateur décrit ce film comme « une comédie caricaturale, qui risque d'en faire rire plus d'un, et qui témoigne de son amour pour la France[6] ».

L'histoire de ses deux apprentis terroristes est inspiré d'une histoire réelle comme l'explique Michaël Youn : « Avec mes deux coscénaristes (Dominique Gauriaud et Jurij Prette), nous étions partis pour écrire un film sur le personnage de Christelle, la sœur de Fatal Bazooka (découverte dans le clip Parle à ma main). On est alors tombé sur un journal italien racontant que des membres d'Al-Qaïda qui se dirigeaient vers Milan dans le but de commettre un attentat avaient dû se poser à Naples pour des raisons techniques et étaient morts au bout d'une semaine. Le premier avait été tué par la Camorra, qui avait appris qu'il était terroriste, et le second avait été poignardé dans un terrain vague par des gosses de 12 ans qui voulaient lui piquer ses affaires. Une version extrême de l'arroseur arrosé…»[7].

Distribution[modifier | modifier le code]

Le casting du film se déroule durant les 5 et entre Saint-Cirq-Lapopie, Monpazier et Villeneuve-sur-Lot[8]. Concernant les enfants, les candidatures devaient être envoyées par courriel avant le [8]. Le , une longue file d'attente d'approximativement 800 personnes[9] est aperçue sous la halle Lakanal dont le tournage démarre par la suite en début [10]. À Tour-de-Faure, une quinzaine de rugbymen se sont regroupés pour effectuer un casting. La responsable Anne Barbier explique « en tant que responsable du département casting de Michaël Youn, je suis chargée de rechercher des figurants pour un film où le rugby sera omniprésent. Vive la France ! sera réalisé et interprété par Michaël, dans lequel jouera également José Garcia. Ce film se déroulera dans le Sud-Ouest, terre de rugby s'il en est, mais je ne peux pas vous en dire plus pour le moment[11] ». Le bureau d'accueil des tournages s'est installé dans les locaux du cinéma L'Utopie » à Sainte-Livrade[12].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage du film a lieu entre le samedi et le mercredi .

Le , Michaël Youn et José Garcia présentent le film en avant-première au Méga CGR de Pau[13]. La sortie officielle du film au cinéma est prévue le [14].

Le , pour la dernière promotion du film, Cyril Hanouna décide d'organiser le plus grand Harlem shake en direct avec, les invités, les chroniqueurs en fin d’émission de Touche pas à mon poste ![15].

Autour du film[modifier | modifier le code]

Le film est truffé de références à des stars et événements récents. Cette rubrique en reprend quelques-unes, mais n'est pas exhaustive. Aussi, certaines scènes évoquent plusieurs références en même temps ; cette liste peut donc ne pas être précise[16].

  • Arrivé au bar des Supporters de Olympique de Marseille tout le monde lève les verres et scande À la bien ! qui fait référence a une chanson du rappeur marseillais Soprano.
  • Les scénaristes ont choisi le prénom Marianne pour Isabelle Funaro afin d'évoquer le symbole de la République française, la célèbre Marianne coiffée du bonnet phrygien (coiffure que le personnage met d'ailleurs sur les têtes des deux héros lors de la séquence du 14 juillet).
  • Par certains aspects (personnages venant d’un pays lointain affublés d’une moustache et parlant avec un fort accent), Vive la France rappelle les films de Sacha Baron Cohen et notamment le déjanté Borat, personnage irrévérencieux et vulgaire. Michaël Youn se défend toutefois : "Ça n'a rien à voir : Borat est journaliste alors qu'on est terroristes ; on est persécutés par les autochtones alors que dans Borat, c'était plutôt lui qui persécutait les Américains", affirme le comédien.

Michaël Youn, Isabelle Funaro et Ary Abittan ont précédemment joué dans Fatal, tandis que Moussa Maaskri et Philippe Ambrosini ont joué dans Bye Bye et Hors jeu. Maaskri a aussi fait trois autres films avec Gérard Dubouche : MR 73, La Mer à boire et Chercher le garçon, ainsi qu'avec Michaël Youn dans le film Carbone. Gérard Dubouche et Luc Palun ont joué dans le film Travail d'Arabe et rejoueont plus tard dans le film Poly.

Sean Obispo, le fils de Pascal Obispo et d'Isabelle Funaro fait une brève apparition dans une scène où il incarne un des jeunes de Marseille.

Accueil[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Le film reçoit des critiques globalement négatives de la part de la presse et des spectateurs[17]. Pour Écran Large : « Le constat est terrifiant puisqu'à part deux ou trois rires nerveux, l'encéphalogramme reste plat. » Pour Ouest-France, c’est « une succession de péripéties répétitives. De grosses blagues de potache trop téléphonées pour vraiment faire rire ». Seul Le Parisien ne tarit pas d’éloges : « Vive la France » est une réussite d'humour, de bonnes idées et d'excellentes répliques. Avec, en prime, de superbes images de l'Hexagone. Le duo Youn-Garcia, épaulé par l'éblouissante Isabelle Funaro, est un sommet de numéros d'acteurs. On aurait tort de s'en priver"[18].

Box-office[modifier | modifier le code]

Vive la France a fait un bon démarrage en France avec environ 464 280 entrées la première semaine, puis enregistre finalement 1 103 659 entrées en France. Le budget était de 15,8 M . Le film a récolté 9 338 419 [19].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Vive la France ! », sur Premiere.fr (consulté le )
  2. Vive la France sur cbo-boxoffice.com, consulté le 16 février 2013
  3. « Marcilhac-sur-Célé. Dans les coulisses du tournage de Michaël Youn et José Garcia », sur La Dépêche du Midi,
  4. Un casting pour « Vive la France » sur La Dépêche du Midi, 23 mai 2012
  5. « Michaël Youn se prend pour Sacha Baron Cohen », sur Première,
  6. a et b « Marseille : le cadeau de Michaël Youn aux mamans de la Timone », sur La Provence, (consulté le )
  7. « Vive la France : loin de Borat, le nouveau Michaël Youn est inspiré d'une histoire vraie », sur Première,
  8. a et b « Un casting pour «Vive la France» », sur La Dépêche, (consulté le )
  9. « Villeneuve (47) : Casting pour un film avec Michaël Youn et José Garcia », sur Sud-Ouest (consulté le )
  10. « Villeneuve-sur-Lot. Les figurants se bousculent au casting », (consulté le )
  11. « Tour-de-Faure. Casting de rugbymen pour Michaël Youn », (consulté le )
  12. « Villeneuve-sur-Lot. Qui veut jouer avec José Garcia et Michaël Youn ? », sur La Dépêche, (consulté le )
  13. « José Garcia et Michaël Youn font le show à Pau », sur La République des Pyrénées, (consulté le )
  14. Clément Cuyer, « Vive la France : Michael Youn vous fait découvrir le Taboulistan ! », sur Allociné, (consulté le )
  15. François 19/02/2013 12H25, « Touche pas à mon poste ce mardi : Youn, Garcia, et Harlem Shake en direct. », sur leblogtvnews.com, (consulté le ).
  16. « Secrets de tournage », sur Allociné
  17. 1,8/5 et 2,5/ sur AlloCiné, et 5,2/10 sur l'IMDb.
  18. Le Parisien, « « Vive la France »  : réjouissantes tribulations *** », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  19. http://www.jpbox-office.com/fichfilm.php?id=13234

Liens externes[modifier | modifier le code]