Paul Préboist

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Paul Préboist
Description de cette image, également commentée ci-après
Paul Préboist vers 1950
Nom de naissance Paul Claude Préboist
Naissance
Marseille (Bouches-du-Rhône)
Nationalité Drapeau de la France Française
Décès (à 70 ans)
7e arrondissement de Paris
Profession Acteur
Films notables Le Grand Restaurant
Oscar
Hibernatus
Mon oncle Benjamin
Le Bateau sur l'herbe
La Folie des grandeurs
Les Misérables (1982)

Paul Préboist est un acteur français, né le à Marseille et mort le dans le 7e arrondissement de Paris[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un jockey d'origine provençale et d'une mère d'origine britannique[2], Paul Claude Préboist naît à Marseille et grandit dans le quartier de La Rose[3]. Il devient à quatorze ans jockey d'obstacles ; par la suite, il travaille comme guichetier aux Assurances sociales. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il se produit dans les brasseries marseillaises et les hôpitaux en pastichant les chansons de Fernandel et de Noël-Noël. À ses débuts, il joue ses premiers sketches avec un inconnu qui selon ses propres termes est « déjà très drôle et insupportable » : Louis de Funès[4]. Il côtoie à l'époque les artistes de cabaret marseillais, tels que Fransined, le frère de Fernandel, ou Bréols. À l'invitation d'Henri Crémieux et Fransined, il s'installe à Paris où il suit les cours de la rue Blanche, puis se produit au théâtre et au cabaret.

Au théâtre[modifier | modifier le code]

Il interprète la pièce Drame à Toulon - Henri Martin de Claude Martin et Henri Delmas qui relate la vie et le procès de Henri Martin, marin opposé à la guerre d'Indochine et condamné à cinq années de réclusion pour participation à une « entreprise de démoralisation de l'armée et de la nation »[5],[6],[7]. Charles Denner, René-Louis Lafforgue, José Valverde et Antoine Vitez sont quelques-uns des comédiens de la troupe[8]. Les représentations sont interdites par plusieurs préfets[9] et maires. Mais la censure est souvent déjouée et la pièce est jouée plus de trois cents fois.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Entre 1948 et 1992, il apparaît dans plus de 120 films, généralement dans des rôles comiques de second plan. Il tourne également dans une dizaine de téléfilms, dont 7 épisodes de la série policière Les Cinq Dernières Minutes. Sa meilleure performance d'acteur (pour la critique) est sans doute dans le film de Gérard Brach de 1970, La Maison, où aux côtés de Michel Simon, il joue le rôle de Pascal, un personnage sensible, où il n'était pas attendu, même si à l'époque, le film, assez original, est très discret à sa sortie.

Par la suite, il arrivera à obtenir des premiers rôles en vedette dans certains films, comme Mon curé chez les nudistes, ou Le facteur de Saint-Tropez.

Son frère Jacques Préboist apparaît à ses côtés dans de nombreux films.

À partir de 1985 et la fin des films dits « franchouillards », à petits budgets, où l'on faisait souvent appel à lui, il diminue ses prestations au cinéma.

À la radio et à la télévision[modifier | modifier le code]

Dans les années 1950-1960, il travaille à la radio aux côtés de Pierre Dac et Francis Blanche.

Dans les années 1980, 1990, et jusqu'à sa mort, il apparaît très souvent, et souvent déguisé sans complexes, dans les émissions festives et joyeuses de divertissements de son ami Patrick Sébastien. Lors de son émission Le Grand Bluff, il affirme être toujours vierge.

Fin de carrière et mort[modifier | modifier le code]

Après une dernière apparition à l'automne 1994 dans Que le meilleur gagne, il prend sa retraite pour se consacrer à l'élevage de chevaux[10].

Il meurt le dans le 7e arrondissement de Paris[1] des suites d'une longue maladie[11]. Plus tard dans l'année, Patrick Sébastien lui rend hommage avec un documentaire sur sa vie intitulé Adieu Paulo diffusé sur France 2.

Crématisé au cimetière du Père-Lachaise[12], une partie de ses cendres est enterrée dans le cimetière de Couilly-Pont-aux-Dames en Seine-et-Marne. L'autre partie se trouve à Nizas (Hérault), dans le caveau de famille d'une amie proche, la pianiste Darzie (Marie-Thérèse Turquet, 1939-2004)[13],[14].

Postérité[modifier | modifier le code]

Une rue porte son nom dans le quartier de la Croix-Rouge à Marseille.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Années 1940-1950[modifier | modifier le code]

Années 1960[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Années 1950[modifier | modifier le code]

Années 1960[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

  • 1991 : Club Dorothée : Emission du 13 Février : Invité d'honneur de l'émission : Nombreux sketchs matinée et après-midi.
  • 1991 : Le cadeau de Noël

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 1977 : La Bougeotte avec Jean-Roger Caussimon
  • 1983 : Ça fait du bien[15].
  • 1983 : I love vachement you.
  • 1991 : P'tit père la douceur.
  • 1991 : Les pieds plats.

Radio[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Insee, « Acte de décès de Paul Claude Préboist », sur MatchID (consulté le )
  2. Télé 7 Jours n°240, semaine du 24 au 30 octobre 1964, page 52
  3. « Mort de l'acteur Paul Préboist. », sur Libération.fr, (consulté le )
  4. « Paul Préboist », sur Allociné (consulté le ).
  5. « Le jugement rendu à Toulon avait été cassé pour vice de forme », Le Monde,‎
  6. J-M. Théolleyre, « Charles Heimburger fera cinq ans de prison », Le Monde,‎
  7. Alain Ruscio, « Libérez Henri Martin », L'Humanité,‎
  8. « Lire « Drame à Toulon - Henri Martin » », sur observatoiredelacensure.over-blog.com, (consulté le )
  9. Philippe Roger, « La guerre froide sur le littoral du Pas-de-Calais : l'interdiction des représentations de « Drame à Toulon » à Calais en décembre 1951 », Revue du Nord, no 394,‎ , p. 187-197 (lire en ligne)
  10. Télé 7 jours no 1844, semaine du 30 septembre au 6 octobre 1955, page 136 : "Je suis à la retraite, une retraite heureuse. Je m'occupe de chevaux. Désormais, il n'y a qu'eux qui m'intéressent. J'en élève des géants, de la race des shaïs et des frisons. Ce sont des chevaux très beaux et très rares d'origine hollandaise. J'en présenterai au prochain salon de l'Agriculture, en avril 96, à Paris."
  11. « Mort de l'acteur Paul Préboist. », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  12. Philippe Landru, « Couilly-Pont-aux-Dames (77) », sur Cimetières de France et d'ailleurs, (consulté le ).
  13. « Hérault : le mystère plane autour de la sépulture de Paul Préboist », sur midilibre.fr, (consulté le ).
  14. Pascale De Souza, « Seine-et-Marne : ces tombes abritent des célébrités », sur leparisien.fr, (consulté le ).
  15. « Paul Préboist - artiste », sur bide-et-musique.com (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Documentation[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]