Lycée Thiers

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Lycée Thiers
Image illustrative de l’article Lycée Thiers
L'entrée du lycée.
Généralités
Création 1802
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 43° 17′ 47″ nord, 5° 22′ 58″ est
Adresse no 5 place du Lycée
13001 Marseille
Site internet lyc-thiers.ac-aix-marseille.fr
Cadre éducatif
Proviseur Éric Gallo
Population scolaire ~400 élèves au collège
~920 élèves au lycée
~980 élèves en classes préparatoires
Formation collège
lycée général (S, ES et L)
CPGE scientifiques, économiques et littéraires
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
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Géolocalisation sur la carte : Marseille

(Voir situation sur carte : Marseille)
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La cour du lycée Thiers avec la chapelle des Bernardines en arrière-plan à droite.

Le lycée Thiers est un établissement public local d'enseignement français, situé au 5, Place du Lycée, dans le 1er arrondissement de Marseille, en plein cœur du Quartier Thiers, non loin du Vieux Port. Il regroupe un collège, un lycée et de nombreuses classes préparatoires aux grandes écoles.

C'est le plus ancien lycée de Marseille, créé en 1802 comme Lycée impérial, dans les locaux du couvent des Bernardines. Une partie du bâtiment, créée avant la Révolution française, est classée monument historique. Il est aujourd'hui l'établissement public qui obtient les meilleurs résultats de l'académie d'Aix-Marseille au brevet, baccalauréat et aux concours d'admission aux grandes écoles. Il est connu pour son éthique de travail fondée sur le proverbe de Pierre Puget "Nul bien sans peine", et pour avoir formé de nombreux journalistes, hommes politiques, hommes de lettres et scientifiques français.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les débuts du lycée de Marseille[modifier | modifier le code]

Le lycée impérial de Marseille[modifier | modifier le code]

Le lycée de Marseille a été créé comme lycée impérial par Napoléon Ier. La loi du XI floréal an X () décidait la création de quarante-cinq lycées dans toute la France. Le troisième établissement d'État créé fut le lycée de Marseille, par le décret en date du 24 vendémiaire an XI (16 octobre 1802)[1]. Il fut ouvert le 1 nivôse an XI (). L'installation se fit dans l'ancien couvent des Bernardines, édifié en 1746, qui devint propriété nationale à la Révolution, puis le siège de l'administration départementale[2].

En octobre 1802, l'abbé Roman fut nommé proviseur, et l'installation fut organisée par le préfet impérial Charles-François Delacroix et par l'inspecteur général de l'instruction publique, le père de la paléontologie Georges Cuvier[3]. La bibliothèque de l'école fut composée des livres de l'Académie des sciences, lettres et arts de Marseille[4].

Lors de la toute première remise des prix, le préfet et conseiller d'État Thibaudeau fait un discours qui caractérisera le Lycée impérial pour les prochaines années : "Ce qui se passe dans cette enceinte retentit non seulement dans le sein de vos familles, mais jusqu'à l'auguste chef de la République. Vous êtes une partie de cette pépinière qu'il a fondée pour réparer les ravages du temps et pour fournir à l'État des citoyens capables de soutenir, dans toutes les fonctions, la gloire du nom français. Ceux d'entre vous qui ne tromperont pas l'espoir de la patrie recueilleront un jour les bienfaits du Gouvernement et la reconnaissance nationale, comme ils recueillent aujourd'hui la satisfaction de leurs parents, les suffrages de leurs maîtres, ceux des autorités et de la cité tout entière".

Lors de la création des lycées impériaux, le Conseiller d’État chargé de la Direction et de la surveillance de l’Instruction publique rappelle dans son rapport de pluviôse an XI la situation particulière de Marseille : "La Commission observe qu’aucune ville n’est plus que celle de Marseille dans le cas de profiter des dispositions de l’article 10 et de l’article 14 de la loi du 11 floréal d’après lesquelles le Gouvernement peut augmenter le nombre des professeurs des Lycées et y nommer des professeurs de langues vivantes.". Ainsi, Gabriel Taouil, traducteur d'arabe de Napoléon Ier lors de sa campagne d'Égypte, est nommé professeur d'arabe. La situation est unique en France. Il est payé 5000F, contre 300F pour un professeur de langue normal. Le lycée, dans un but d'éducation populaire, ouvre les cours d'arabe à toute la population de Marseille. Les élèves se désintéressent rapidement de la langue et le nombre de créneaux horaire est réduit de trois à deux cours par semaine[5]. Il durera jusqu'à 1929, avec une interruption de 1826 à 1829. Eusèbe de Salle le remplace alors.

À cette époque-là, le lycée compte sous l'Empire environ trois cents élèves, dont cent cinquante externes[6], à l'époque principalement issus l'aristocratie marseillaise. Le préfet rassemble des objets de valeur pour ouvrir, le 9 septembre 1804, le musée du lycée dans l'ancienne chapelle réaménagée. La sacristie de la chapelle a servi à agrandir la bibliothèque générale des professeurs ; dans les bas-côtés a été établie la bibliothèque classique. En 1874, la ville contraint le lycée à faire don d'une partie de ses tableaux et livres au Palais Longchamp.

Les conditions de vie des élèves étaient, en ce début de siècle, bien médiocres, ainsi que l'atteste le préfet Thibaudeau en 1803 : une extrême puanteur « qui pouvait nuire aux élèves », une hygiène n'envisageant que « le lavage des pieds », et des mœurs militaires « qui avaient d'abord effarouché des esprits timorés[7] ».

C'est vers cette époque que le futur premier président de la Troisième République, Adolphe Thiers, intègre le lycée.

La Restauration de la monarchie[modifier | modifier le code]

Renommé Collège Royal sous la Restauration, l'établissement voit ses effectifs augmenter sensiblement, notamment grâce aux demandes d'étudiants aux origines les plus diverses. Ce cosmopolitisme s'explique notamment par le rayonnement commercial de la ville de Marseille. À partir de 1815, l'uniforme militaire est remplacé par le frac. À cette époque, le futur chef du gouvernement de Napoléon III Émile Ollivier finit ses études au lycée.

Aussi dès 1833, est créé un enseignement secondaire spécial qui, sous des noms divers, répond aux exigences du commerce et de la vie économique d'une cité en pleine expansion. Pour se développer et accroître son rayonnement à l'international, le lycée est le premier en France à organiser des cours dédiés à former au commerce. Ils évolueront pour devenir, au siècle suivant, les Classes préparatoires économiques et commerciales. L'organisation des cours est faite par le proviseur Auguste Anselme Deschamps : étalée sur deux ans, le cursus mélange des cours spéciaux de commerce et d'industrie, d'arithmétique et de dissertation, avec des cours de culture classique (histoire, par le grand érudit Toulouzan, allemand, anglais, italien et même arabe). Dès 1834, les demandes d'admission augmentent : les archives montrent que les élèves venaient non-seulement de France, mais aussi de Smyrne, Palerme, Naples, Constantinople et Pondichéry. Le grec moderne fut donc ajouté. En 1835, le cursus fut étendu à trois ans ; en 1897, à six. En 1852, ce cursus prit le nom d'École de commerce et d'industrie, qui évolua, en 1863, en Cours préparatoire au commerce et à l'industrie. En 1864, ce fut Cours commerciaux et industriels. Grâce à Marcel Granet, professeur d'histoire, conseiller et confident du ministre Victor Duruy, les cours furent transformés : ils prirent, d'après la loi du 21 juin 1865, la dénomination d'Enseignement secondaire spécial, et le décret du 26 août 1865 établit un Conseil supérieur de perfectionnement pour ce nouvel enseignement.

En 1836, le physicien André-Marie Ampère meurt dans les appartements du lycée au cours d'une tournée d'inspection. En hommage à ce grand savant, François-René de Chateaubriand fit édifier, lors d’un passage à Marseille en 1838, une croix sur sa tombe.

Les locaux sont constamment agrandis et rénovés au cours du siècle. En 1820, le lycée se dote d'une grande place, encore aujourd'hui appelée "Place du lycée". À partir de 1845, sont édifiées les classes des externes avec leur longue galerie couverte rappelant celle d'un cloître : elles accueillent de nos jours les classes préparatoires. La grande porte donnant sur le Cours Julien ne fut percée qu'en 1893.

Proximité et conflits avec le pouvoir sous le Second Empire et la IIIe République[modifier | modifier le code]

Sous la présidence de Louis-Napoléon Bonaparte puis sous le Second Empire, le lycée fut renommé Lycée Impérial et continua de s'agrandir : en 1854, une école primaire avec sa propre buanderie et bassin de natation fut créée comme pépinière du lycée. Cette école fut en situation d'irrégularité jusqu'en 1862, date à laquelle les six maîtres d'école furent enfin payés par le lycée. Des classes préparatoires à l'École militaire de Saint-Cyr et à l'École polytechnique sont également créées à cette époque. Plus tard viendront les classes littéraires, préparant notamment à École normale supérieure (Paris). En 1859, le Lycée impérial a 859 élèves.

En 1849, le professeur d'arabe Georges Sakakini se fait connaître pour sa violente violente harangue publique contre Voltaire, Proudhon, Ledru-Rollin et les « serpents » socialistes. Cela lui vaut l’estime du parti de l’Ordre, ainsi que sa sympathie : après le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte, le gouvernement de Napoléon III rémunère ses cours communaux en plus de son métier d'enseignant au lycée.

Le lycée se sépare dans les années 1860 de la partie supérieure de la colline sur laquelle il se trouve : c'est l'actuelle place du conservatoire. Elle est vendue plus de 300 000 francs à la ville de Marseille, qui prend en charge la construction du bâtiment qui sera successivement la Bibliothèque de Marseille (ensuite transférée à la bibliothèque de l'Alcazar, plus proche du centre économique qu'était le Vieux-Port), l'École des Beaux-arts de Marseille, et enfin, le Conservatoire à rayonnement régional de Marseille, toujours en activité.

La discipline militaire évolue avec le temps pour devenir plus paternelle, quoique toujours stricte. La séquestration d'étudiants et les cachots créés sous l'ordre de Napoléon Bonaparte sont bannis et ont totalement disparu vers 1865. Pour accompagner la naissance et l'évolution de la pédagogie, avec la proscription des châtiments corporels initiés par Henri Marion à partir de 1890, le lycée améliore son système de récompenses. Les prix d'excellence sont décernés à Pâques, et des prix sont distribués lors d'une cérémonie solennelle à la fin de l'année scolaire par un intervenant extérieur : préfet, député ou sénateur, professeur illustre et, en 1841, le roi Louis-Philippe[8]. Les six meilleurs élèves de chaque manière ont droit à s'asseoir sur le "banc des honneurs" en classe.

En 1866, l'Association des anciens élèves du lycée Thiers est fondée, faisant d'elle l'une des plus vieilles de France encore en activité. Les lois du Second Empire restreignant la liberté d'association fit que les fondateurs, qui avaient enregistré leur association le 10 octobre, durent attendre le 27 janvier 1867 pour que le préfet accorde l'autorisation.

Par une circulaire du 30 octobre 1867, le ministre de l'instruction publique Victor Duruy organise l'enseignement secondaire des jeunes filles à Marseille. Le lycée Thiers étant, selon le décret napoléonien qui l'a fondé, uniquement masculin, les jeunes filles ont cours au nouveau lycée, le Lycée Montgrand. Le nouveau lycée manquant de professeurs, les professeurs du Lycée impérial y donnent cours.

Le lycée continue sa croissance sous la IIIe République et délaisse le nom de lycée impérial. Un épisode marquant du lycée est la révolte des enseignants contre le gouvernement dit de Ordre moral, au pouvoir à partir de 1873 : le ministre de l'instruction publique Arthur de Cumont oblige les professeurs en 1875 à faire cours en robe. Mesure surannée, gênante et coûteuse, car les robes s'usent vite. Les professeurs de sciences en furent bientôt dispensés ; M. Vessiot, professeur de rhétorique, fut le premier à protester : un jour il osa aller faire sa classe sans robe, ce qui encouragea tous ses collègues à lui emboîter le pas. Les robes disparurent peu de temps après.

En 1888, de nouvelles rénovations fixent la géographique actuelle du lycée : les collégiens entrent par l'entrée de la place du lycée, agrandie depuis 1820, et passent devant la loge, qui n'a plus changé de place depuis cette date. L'année suivante, le lycée est considéré dans un rapport de l'Inspection de l'instruction publique de 1889 comme "au premier rang parmi ceux des départements".

L'École de commerce et d'industrie, filière du lycée créée en 1833, prépare pour la première fois en 1897 au concours d'entrée de l'École Supérieure de Commerce de Marseille, créée en 1872 et à l'École des hautes études commerciales de Paris (HEC), créée en 1881. Cette autorisation émane du ministre de l'instruction publique de l'époque, Alfred Nicolas Rambaud. C'est cette même année que le lycée décide d'arrêter les classes d'une heure et demie pour n'avoir plus que des classes de deux heures.

Il y a, au tournant du siècle, 98 professeurs au lycée Thiers, ce qui est encore rare en France, dont 13 professeurs de langues vivantes.

Le lycée Thiers au XXème siècle[modifier | modifier le code]

Les premières promotions du début du XXème siècle sont prolifiques pour le lycée. La classe de 1905 de Première supérieure, équivalent des classes préparatoires A/L actueles, est composée de Marcel Pagnol, Marcel Brion et Albert Cohen. L'émulation littéraire qui règne à cette époque pousse Pagnol à créer au lycée la revue Fortunio, qui sera reprise par un autre élève, Jean Ballard, pour devenir Les Cahiers du Sud, dont l'aventure se poursuivra jusqu'en 1966. Y auront été publiés Antonin Artaud, Paul Éluard, Robert Desnos, Simone Weil et Marguerite Yourcenar.

La gratuité des études dans le secondaire au début du XXe siècle font que le "Grand lycée" n'est plus assez grand pour accueillir tous les élèves de Marseille. Il faut donc trouver un nom au "Grand lycée" pour le différencier des autres. Si Edmond Rostand, élève entre 1879 et 1884, partait favori, c'est celui d'Adolphe Thiers, alors connu comme le premier président et stabilisateur de la IIIe République, qui est choisi le 3 mai 1930. Adolphe Thiers avait visité son ancien lycée en décembre 1847, ainsi qu'en 1876, un an avant sa mort, et avait eu de la peine à le reconnaître tant il avait été agrandi et rénové.

Entre Noël et le Nouvel an 1934, Marcel Pagnol réalise le film Merlusse, dont le lieu central de l'action est le lycée. L'administration n'avait laissé à Pagnol que quinze jours, c'est-à-dire la durée des vacances de Noël, pour tourner son film[9].

En mai 1968, profitant de la vague anti-Thiers ambiante, des étudiants demandent que le lycée soit rebaptisé en lycée Pythéas ou encore en lycée de la Commune de Marseille[10]. C'est à cette époque que le fils de Maurice Thorez, fils du leader du Parti communiste français, devient professeur agrégé de russe au lycée. Le russe continuera d'être une langue disponible en LV3 jusqu'à ce jour.

À une date inconnue, sont installées dans le lycée des plaques commémoratives dédiées au souvenir des élèves et professeurs morts pendant les deux guerres mondiales.

Un « Plan Lycée Réussite » est élaboré par le Conseil Régional, dont le président de l'époque, Jean-Claude Gaudin, lance le coup d'envoi dans le lycée. Est créé une annexe au lycée, le "Bâtiment scientifique", où sont installés des laboratoires de physique-chimie et des salles de conférence. Le lycée décide, grâce à un partenariat avec EDF, de conserver des instruments et appareils scientifiques qui existent depuis la fondation du lycée. Ils sont depuis lors continuellement exposés dans un des grands couloirs du lycée. Les anciens dortoirs sont transformés en un CDI sur deux étages, dont l'un est réservé aux étudiants des classes préparatoires. Le sombre réfectoire souterrain décrit par Marcel Pagnol est transformé en un grand restaurant scolaire lumineux.

Au début du mois de septembre 1997, des élèves de la section prépa BCPST sont victimes d'un bizutage violent : après avoir été obligées de défiler à moitié nues dans les rues de Marseille, elles ont été obligées de se baigner dans la mer et se promener à nouveau en public dans leurs sous-vêtements devenus transparents. Amenées dans un appartement, elles ont dû simuler des fellations sur un vibromasseur et reproduire des scènes tirées de films pornographiques, avant d'être à nouveau exhibées en public, bâillonnées et ligotées, sur l'esplanade du Prado. Ses scènes furent photographiées et filmées, les photographies ensuite distribuées et vendues au sein du lycée[11],[12].

Quatorze élèves furent alors exclus par le conseil de discipline de l'établissement pour une durée de trois semaines[13]. Une enquête de l'IGEN révéla la complicité d'adultes dans ces faits de bizutage : des faux emplois du temps avaient été distribués aux élèves pour les inciter à rejoindre les activités organisées par les élèves chargés du bizutage. Ce rapport provoqua l'ouverture d'une procédure disciplinaire contre le proviseur du lycée Thiers[14], qui se solda par un avertissement contre celui-ci[12]. Deux professeurs de BCPST, Joëlle Jeanjean et Daniel Pansieri, non nommés par le rapport de l'IGEN, attaquèrent en diffamation Ségolène Royal car ils se sentaient visés par le rapport et les remarques de la ministre[15]. La CJR jugea en mai 2000 que la ministre n'avait pas diffamé ces deux professeurs[16].

Cette affaire de bizutage fut citée à de nombreuses reprises dans les débats parlementaires concernant la loi du 17 juin 1998 interdisant les bizutages[17].

Le lycée Thiers aujourd'hui[modifier | modifier le code]

L'établissement est aujourd'hui un complexe d'études, comprenant une section collège complète avec environ 400 élèves (dont une centaine en cursus à horaires aménagés musique), et le lycée en lui-même avec près de 1 900 élèves, dont 980 inscrits dans les classes préparatoires aux grandes écoles. Afin de décongestionner le restaurant du lycée, un restaurant universitaire ouvert aux élèves des classes préparatoires a été créé dans le quartier Thiers, non loin de la place du Lycée.

Poursuivant la tradition du journal étudiant datant de Marcel Pagnol, le lycée a aujourd'hui un journal, "La Terre en Thiers", qui a gagné la première place lors de la seconde et quatrième éditions (2015 et 2017) du Concours national de la presse jeune. Les lycéens y publient articles, réflexions et feuilletons.

Dans la continuation des symphonies jouées par les élèves du lycée sous les empires et sous les monarchies, les élèves des classes préparatoires organisent chaque année un concert à l'Opéra municipal de Marseille. Les enseignements de littérature sont bien souvent accompagnés de sorties au théâtre dans les deux théâtre voisins : le Théâtre du Gymnase et le Théâtre des Bernardines.

Des clubs sont proposés dans l'établissement. En plus de l'Association sportive, qui propose des sports tels que l'escalade et le tir à l'arc, le Club de maths et le café philo sont organisés par les professeurs et les étudiants pour initier les élèves du collège. Le collège et le lycée ont chacun leur propre journal. Un club de jeu de go se réunit toutes les semaines au CDI du collège, ainsi qu'un club d'e-sport selon les années.

Enseignement dispensé[modifier | modifier le code]

Collège[modifier | modifier le code]

Les matières enseignées au collège sont les mathématiques, le français, l’histoire-géographie, les SVT, la physique-chimie, la technologie, les langues vivantes (anglais, allemand, espagnol, italien), le latin, le grec ancien, le grec moderne, l’EPS, la musique et les arts plastiques. Les élèves sont répartis dans quatre classes dont une classe musicale. Il est à noter également que le collège, contrairement au lycée — où une sélection sévère est opérée — est fréquenté par une population extrêmement hétérogène constituée d'élèves d'un arrondissement très populaire.

Le taux de réussite du Collège Thiers au Diplôme national du brevet est compris entre 82% et 90% selon les années. Le taux de mention a été de 78% en 2017.

Lycée[modifier | modifier le code]

Les matières enseignées au lycée sont les mathématiques, le français, l’histoire-géographie, les SVT, la physique-chimie, la philosophie, l’EPS et, selon les filières, les sciences économiques et sociales, la littérature et la littérature anglaise. Parmi les deux langues (LV1 et LV2) à choisir sont proposées l’anglais, l’allemand, l’espagnol, l’italien et le russe. Il est également possible de présenter les options arts plastiques, hébreu, provençal, chinois, grec ancien, latin et musique au baccalauréat[18]. La filière littéraire propose aux élèves des cours d'anglais renforcé et d'espagnol renforcé pour ceux qui désirent étudier ces langues de manière approfondie.

La particularité du lycée Thiers est de disposer d'une section musicale. Cette section est la seule de l'académie d'Aix-Marseille à assurer la préparation au baccalauréat de techniques de la musique et de la danse (TMD). La formation des élèves y est assurée avec le conservatoire à rayonnement régional de Marseille[18].

Répartition des classes au lycée :

Seconde Première Terminale
8 secondes de détermination
1 seconde musicale
1 première L
2 premières ES
5 premières S section SVT
1 première S section SI
1 première musicale
2 terminale ES
1 terminale L
5 terminales S section SVT
1 terminale S section SI
1 terminale musicale

Il est également de tradition au lycée Thiers d'effectuer en fin de classe de Seconde une sélection pour les futurs élèves de filière scientifique. Les élèves qui le souhaitent peuvent demander à ce que leur dossier soit examiné par une commission pédagogique pour leur permettre d'intégrer la Première S2, une classe dont le but principal est de préparer les élèves qui se destinent aux classes préparatoires. Le rythme y est encore plus soutenu que dans les classes normales, et les élèves ont des khôlles comme en CPGE.

Tous les élèves de Seconde, Première et Terminale ont, une fois par semaine, un devoir surveillé. Ces devoirs surveillés durent deux heures en Seconde et quatre heures en Terminale, et portent, chaque semaine, sur une discipline différente. Cette préparation intensive permet de mettre les élèves dans les meilleures conditions pour obtenir leur baccalauréat et pour s'habituer au rythme des classes préparatoires.

Classes préparatoires aux grandes écoles[modifier | modifier le code]

L'entrée des classes préparatoires, côté cours Julien.

Le lycée abrite des CPGE littéraires (une classe de Khâgne A/L, une classe de Khâgne B/L et une classe de Khâgne LSH), économiques et commerciales (une classe d'ECS), et scientifiques (une classe de MP, deux classes de MP*, une classe de PC, une classe de PC*, une classe de PSI*, trois classes de BCPST).

Les élèves des classes préparatoires aux grandes écoles peuvent vivre dans dans l'internat du lycée, qui se situe à proximité de la place du Lycée. Disposé sur six étages, il est constitué de deux bâtiments reliés : l'ancienne mairie de quartier, et l'ancien hôtel Bon Séjour.

Liens entre le lycée et l'université[modifier | modifier le code]

Il est dans l'ADN du lycée Thiers que d'entretenir de continuels rapports avec l'enseignement supérieur. De nombreux professeurs du lycée ont enseigné à l'université (Victor Jamet, Ernest Vessiot, Henri Marion, Frédéric Wallerant, Émile Mathias), et cette tradition continue aujourd'hui. Cette proximité permet aux élèves du lycée Thiers de bénéficier de conférences organisées par des professeurs de l'Université d'Aix-Marseille dans les locaux du lycée, ainsi que de se rendre à des spectacles dans les locaux de l'université.

Classements[modifier | modifier le code]

Lycée[modifier | modifier le code]

En 2017, le lycée se classe 15e sur 131 au niveau départemental en termes de qualité d'enseignement, et 429e au niveau national. Le classement s'établit sur trois critères : le taux de réussite au bac, la proportion d'élèves de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement, et la valeur ajoutée (calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet)[19].

Résultats des élèves du lycée au baccalauréat[20]
Année Taux de réussite Taux de mention[21] Rang départemental Rang national
2017 95,07 % 73 %

(dont 28% de mentions TB)

15/131 429
2016 96,11 % 72,25 %
2015[22] 94,1 % 72 %

(dont 22,46% de mentions TB)

20 752
2014[22] 97,16 9 268
2013[22] 98,16 71 %[23] 8 280
2012[22] 97,9 % 5 217/2323
2011[24] 98,2 % 72,8 % 12/147 310/5627
2010[25] 97,2 % 72,5 % 13/147 476/5627
2009[26] 98,9 % 79,7 % 8/147 310/5627
2008 96,03 % 13/147 430/5627
2007[27] 98,9 % 72,5 % 4/147 194/5627
2006 97 % 8/147 252/5627
2005 95 % 6/147 203/5627
2004[28] 97,1 % 70,4 % 3/147 74/5627
2003[29] 98,8 % 72,5 % 1/147 5/5627
2002[30] 95,9 % 73,3 %

Le lycée a aussi participé chaque année depuis 2014 à la compétition lycéenne de Questions pour un champion, gagnant lors de la première année de participation[31], et envoyant depuis lors ses élèves jusqu'aux finales.

Classes préparatoires aux grandes écoles[modifier | modifier le code]

Le classement national des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) se fait en fonction du taux d'admission des élèves dans les grandes écoles.

En 2015, L'Étudiant donnait le classement suivant pour les concours de 2014 :

Filière Élèves admis dans
une grande école*
Taux
d'admission*
Taux moyen
sur 5 ans
Classement
national
Évolution
sur un an
ECS [32] 2 / 40 élèves 5 % 10 % 36e
sur 95
en diminution 9
Khâgne A/L [33] 3 / 36 élèves 8 % 5 % 5e
sur 41
en augmentation 3
Khâgne B/L [34] 4 / 37 élèves 11 % 10 % 7e
sur 22
=
Khâgne LSH [35] 0 / 36 élèves 0 % 5 % 73eex-æquo
sur 73
en diminution 57
MP / MP* [36] 16 / 127 élèves 13 % 15 % 30e
sur 114
en diminution 1
PC / PC* [37] 15 / 85 élèves 18 % 21 % 15e
sur 110
=
PSI / PSI* [38] 14 / 44 élèves 32 % 39 % 17e
sur 120
en diminution 6
BCPST [39] 54 / 123 élèves 44 % 41 % 21e
sur 53
en augmentation 8
Source : Classement 2015 des prépas - L'Étudiant (Concours de 2014).
* le taux d'admission dépend des grandes écoles retenues par l'étude. Par exemple, en filière ECE et ECS,
ce sont HEC, ESSEC, et l'ESCP ; en khâgne, ce sont l'ENSAE, l'ENC, les 3 ENS, et 5 écoles de commerce.

Architecture du lycée[modifier | modifier le code]

Situation et accès[modifier | modifier le code]

La chapelle des Bernardines jouxte le lycée.
Metro-M.svg Tramway-T.svg Ce site est desservi par le métro et le tramway de Marseille : stations Noailles et Canebière Garibaldi.

Le lycée se situe dans le quartier Thiers, dans le 1er arrondissement de Marseille, entre la Canebière et le cours Julien. Il est bordé à l'est par la rue Sénac-de-Meilhan et à l'ouest par le boulevard Garibaldi, aboutissant du cours Lieutaud. L'entrée principale, pour les collégiens et lycéens, se situe no 5 place du Lycée, tandis que l'entrée des classes préparatoires se situe côté cours Julien. Le lycée est adjacent au couvent des Bernardines et à sa grande coupole, qui abrite désormais le théâtre des Bernardines, théâtre d'essai dédié à la création et à la recherche. Le théâtre a été classé monument historique en 1952. Il est également situé à deux pas du théâtre du Gymnase. Ces deux ensemble font du quartier Thiers un des poumons culturels de Marseille.

La gare Saint-Charles, située à une station de métro du lycée, permet aux étudiants et professeurs qui n'habitent pas à Marseille de prendre le train quotidiennement pour se rendre au lycée. Il est également simple de rejoindre à partir du lycée l'autoroute A7 pour quitter la ville.

Architecture générale et occupation des lieux[modifier | modifier le code]

Plan du lycée Thiers.

Le lycée est de forme rectangulaire et découpé en quatre bâtiments: le bâtiment Central au nord, le bâtiment de l'Horloge à l'ouest, le bâtiment Sénac à l'est et le bâtiment des Grandes écoles au sud. Un bâtiment scientifique abritant des salles de travaux pratiques de chimie, une salle de conférence et une salle de devoirs surveillés jouxte la cour réservée des préparationnaires et borde la place du Conservatoire à rayonnement régional de Marseille.

Le lycée dispose de deux cours de récréation : la plus grande pour le collège et le lycée, une plus petite réservée aux étudiants des classes préparatoires. Cette dernière est surélevée d'un étage par rapport à la première en raison du dénivelé du terrain.

Le lycée dispose d'un réfectoire situé sous le bâtiment Central (au niveau -1) et d'infrastructures sportives (gymnases, terrains de basket-ball, de football et de volley-ball) dans la grande cour et au niveau 0 du bâtiment Sénac. Les collégiens sont répartis dans les salles de classes au niveau 0 du bâtiment Central et du bâtiment de l'Horloge. Six grands escaliers permettant d'accéder à l'étage sont situés aux quatre coins des lieux et au milieu du bâtiment Central. Au premier étage (niveau 1) on retrouve dans le bâtiment Central les bureaux de l'administration et les deux Centre de documentation et d'information de l'établissement : celui du lycée, et, à l'étage supérieur, celui réservée aux étudiants des classes préparatoires. Partout ailleurs à l'étage se trouvent des salles de classe. Au deuxième étage (niveau 2) on retrouve dans le bâtiment Central une salle de travail et le CDI réservés aux étudiants en CPGE, des salles de travaux pratiques de physique dans le bâtiment des Grandes Écoles, de TP de SVT dans le bâtiment Sénac et enfin des salles de classe ordinaires dans le bâtiment de l'Horloge. Le dernier étage (niveau 3) n'est présent que dans le bâtiment Sénac et rassemble les salles réservées à l'enseignement des sciences de l'ingénieur.

Anciens membres[modifier | modifier le code]

Le lycée compte beaucoup d'anciens élèves remarquables, qu'ils aient été littéraires, scientifiques, hommes politiques, journalistes, médecins... Certains ont eu un destin national, tandis que d'autres ont été actifs localement.

Le lycée Thiers a connu quelques familles et dynasties : la famille Rostand, principalement active dans la finance et les arts, la famille Pagnol, centrée sur la littérature et le cinéma, la famille Fabry, dont trois des cinq frères ont intégré l'École polytechnique tandis que l'aîné a été président du tribunal de Tunis (les frères Fabry sont par ailleurs cousins des Rostand par leur mère), la famille Fabre (avec un historien, un médecin, un ingénieur, un armateur) et la famille des riches armateurs franco-grecs Zafiropulo.

Anciens élèves notables[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Élève du lycée Thiers.

Anciens professeurs[modifier | modifier le code]

Par ordre alphabétique

Anciens proviseurs[40],[41][modifier | modifier le code]

Par ordre chronologique
  • Jacques Roman (22 décembre 1802 - 19 septembre 1804), ensuite recteur de l'académie de Lyon
  • Reboul (19 septembre 1804 - 1810)
  • Verbert (1810 - décembre 1813)
  • Dubruel (décembre 1813 - 10 octobre 1816)
  • Charles Marcel Tranchant (10 octobre 1816 - 29 septembre 1821)
  • Mazel (29 septembre 1821 - 7 novembre 1821)
  • Antoine Arnaud Denans (7 novembre 1821 - 23 septembre 1823)
  • Louis-François Bonnafous (23 septembre 1823 - 30 septembre 1830)
  • Auguste Anselme Deschamps (25 septembre 1830 - 27 août 1840)
  • Jean-Marie Joseph Frédéric Ferrouil De Montgaillard (27 août 1840 - 9 août 1850)
  • Jean-Baptiste Antoine Jullien (30 août 1850 - 24 août 1854)
  • Marcel Courtade (24 août 1854 - 10 mars 1864)
  • Vincent Joguet (21 mars 1864 - 5 août 1865)
  • Emmanuel Sylvain Grenier (16 août 1865 - 7 août 1877)
  • Henri Gossin (7 août 1877 - mars 1880)
  • Etienne Jean Xavier Asquer (mars 1880 - 5 avril 1880)
  • Jean-Pierre Valentin Alphonse Lair (5 avril 1880 - 28 juin 1880)
  • Gabriel Ernest Gallerand (28 juin 1880 - 27 décembre 1883)
  • Jules Pierre Marie Dalimier (27 décembre 1883 - 7 septembre 1889)
  • Émile-Marie Fitremann (13 septembre 1889 - 14 août 1890)
  • Léonce Frétillier (14 août 1890 - 30 décembre 1892)
  • Anatole Morlet (30 décembre 1892 - 1er janvier 1895)
  • Ernest Jacques Louis Guigon (1er janvier 1895 - 1905)
  • Louis Daux (2 mars 1905 - 1909)
  • François Richard (1909 - 1915)
  • Arthur Maluski (1915 - 1918)
  • Louis-Boniface Brugeas (1918 - 1928)
  • Jean Rieumajou (août 1929 - 1932)
  • Lucien Chattelun (1932 - 1936)
  • Morgnet (1936 - 1937)
  • Claude Pons (1937 - 1942)
  • Robert Lamy (12 août 1942 - 30 novembre 1944)
  • Charles Leconte (4 janvier 1945 - 1949)
  • Emmanuelli (1949 - 1955)
  • Lorin (1955 - 1965)
  • De Pastor (1965 - 1968)
  • Gaston Simon (16 septembre 1968 - 1973)
  • Pierre Roussier (1974 - 1983)
  • Danielle Delclos (1983 - 1990)
  • Alain Gauthereau (1990 - 1998)
  • Pierre-Jean Bravo (1998 - 2007)
  • Philippe Freydefont (2007 - 2011)
  • Thierry Verger (2011 - 2016)
  • Éric Gallo (2016)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Delmas, Jacques (18..-19.. ; professeur). Auteur du texte, « Histoire du lycée de Marseille : livre d'or / par Jacques Delmas,... ; avec une introduction par A. Gasquy,... », sur gallica.bnf.fr, (consulté le 15 septembre 2018)
  2. Delmas, Jacques (18..-19.. ; professeur). Auteur du texte, « Histoire du lycée de Marseille : livre d'or / par Jacques Delmas,... ; avec une introduction par A. Gasquy,... », sur gallica.bnf.fr, (consulté le 16 septembre 2018)
  3. « Cuvier (Georges) », sur www.inrp.fr (consulté le 15 septembre 2018)
  4. « 374 » (consulté le 12 septembre 2018)
  5. Clavères, Marie-Hélène, « L’enseignement de l’arabe au lycée de Marseille au XIXe siècle », Documents pour l’histoire du français langue étrangère ou seconde, no 28,‎ (ISSN 0992-7654, lire en ligne)
  6. « UN LYCEE AU COEUR DE L’HISTOIRE - Lycée Thiers à Marseille », sur www.lyc-thiers.ac-aix-marseille.fr (consulté le 15 septembre 2018)
  7. Maurice Gontard, Histoire des lycées de Marseille, Aix-en-Provence, 1982.
  8. Delmas, Jacques (18..-19.. ; professeur). Auteur du texte, « Histoire du lycée de Marseille : livre d'or / par Jacques Delmas,... ; avec une introduction par A. Gasquy,... », sur gallica.bnf.fr, (consulté le 16 septembre 2018)
  9. Jean-Jacques Jelot-Blanc, Pagnol inconnu, Flammarion, (ISBN 9782081267688, lire en ligne)
  10. Pierre Guiral, Adolphe Thiers ou De la nécessité en politique, Fayard, 1986, p.8.
  11. liberation.fr
  12. a et b liberation.fr
  13. lemonde.fr
  14. lemonde.fr
  15. leparisien.fr
  16. tempsreel.nouvelobs.com
  17. senat.fr
  18. a et b « Informations », sur www.lycée-thiers-marseille.org (consulté le 13 avril 2012)
  19. Méthodologie du classement national des lycées français
  20. « Classement du lycée Thiers », sur www.linternaute.com, L'Internaute (consulté le 17 avril 2012)
  21. Taux calculé pour les élèves ayant obtenu une mention AB, B ou TB et ayant accepté de publier cette information.
  22. a, b, c et d « Classement Lycee Thiers à Marseille (13001) », sur www.linternaute.com (consulté le 5 février 2017)
  23. « Résultat du Lycée Thiers en 2013 »
  24. « Résultats 2010 - 2011 », sur www.lycee-thiers-marseille.org (consulté le 17 avril 2012)
  25. « Résultats 2009 - 2010 », sur www.lycee-thiers-marseille.org (consulté le 17 avril 2012)
  26. « Résultats 2008 - 2009 », sur www.lycee-thiers-marseille.org (consulté le 17 avril 2012)
  27. « Résultats 2006 - 2007 », sur www.lycee-thiers-marseille.org (consulté le 17 avril 2012)
  28. « Résultats 2003 - 2004 », sur www.lycee-thiers-marseille.org (consulté le 17 avril 2012)
  29. « Résultats 2002 - 2003 », sur www.lycee-thiers-marseille.org (consulté le 17 avril 2012)
  30. « Résultats 2001 - 2002 », sur www.lycee-thiers-marseille.org (consulté le 17 avril 2012)
  31. « "Questions pour un champion" : la victoire du lycée Thiers de Marseille », LaProvence.com,‎ (lire en ligne)
  32. Classement 2015 des prépas ECS
  33. Classement 2015 des prépas A/L
  34. Classement 2015 des prépas B/L
  35. Classement 2015 des prépas LSH
  36. Classement 2015 des prépas MP
  37. Classement 2015 des prépas PC
  38. Classement 2015 des prépas PSI
  39. Classement 2015 des prépas BCPST
  40. Jacques Delmas, Histoire du lycée de Marseille : livre d'or, Marseille, Imprimerie marseillaise, , 169 p. (lire en ligne)
  41. Pierre Echinard, Sylvie Orsoni, Marc Dragoni, Le Lycée Thiers 200 ans d'histoire, Édisud, (ISBN 2-7449-0495-3), p. 275

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]